AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

3.91/5 (sur 1387 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1975
Biographie :

Cédric Sapin-Defour est journaliste, auteur et alpiniste.

Ancien chroniqueur pour le mensuel "Montagnes Magazine", il est aujourd’hui collaborateur au quotidien "Libération" et publie tous les lundis matin, pour la revue en ligne Alpine Mag, un billet d’humeur en lien avec la montagne intitulé "Espresso".

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : "Le dico impertinent de la montagne" (JMEditions, 2014), "Qu’ignore-je ? L’alpinisme" (JMEditions, 2016), "Gravir les montagnes est une affaire de style" (Paulsen, 2017) et "Les sept vies de François Damilano" (Paulsen, 2018), sa première biographie.

La 41e édition (2023) du Prix Littéraire 30 Millions d’Amis a honoré Cédric Sapin-Defour et son roman, Son odeur après la pluie (Stock), et le Britannique Tom Mustill pour son essai, Comment parler baleine.

page Facebook : https://www.facebook.com/cedric.sapindefour
+ Voir plus
Ajouter des informations
Bibliographie de Cédric Sapin-Defour   (11)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Dans cet épisode de L'Intention, Cédric Sapin-Defour nous emmène sur les traces de son chien Ubac, dont il a partagé la vie pendant 13 années. Dans « Son odeur après la pluie » (Stock), récompensé du Prix 30 Millions d'Amis en 2023, il rend hommage à cette relation unique, intime et singulière. À la recherche de l'équilibre dans cette relation, dans la nature et dans l'écriture, Cédric Sapin-Defour nous partage son cheminement vers un amour total et horizontal. Concept éditorial: Hachette Digital en collaboration avec Lauren Malka Voix et interview: Laetitia Joubert et Shannon Humbert Écriture: Lauren Malka Montage, musique originale: Maképrod Conception graphique: Lola Taunay Photo auteur: Ph. MATSAS Extrait musical : Extrait de Anniversary, The Pogues, album Pogue Mahone,1996 Extrait de Rive Gauche, Alain Souchon, album Au ras des pâquerettes, 1999

+ Lire la suite

Citations et extraits (353) Voir plus Ajouter une citation
Je sais que cette vie commune aura ses joies et ses peines mais c’est ainsi, les chemins menant au bonheur sont pavés de bien des affres, les trajets directs n’existent pas ou alors c’est vers autre part que le bonheur.
Commenter  J’apprécie          690
– Je connais mes chiens… les chiens. Je sens qu’Ubac est heureux de partir. Je ne dis pas ça pour vous rassurer.
– Vous me rassurez quand même. Le veut-il vraiment ? Est-il heureux ainsi ? Ces questions seront les douces rengaines des années à venir et elles n’auront de réponses que la grandiose et terrible interprétation.
– Avec les gens, au moins, on sait, ils parlent.
– Oui mais ils peuvent dire ce qu’ils veulent.
Commenter  J’apprécie          573
Il est ainsi des pics de l’existence qui invitent les géographies de l’enfance, nostalgie d’un temps où les rêves faisaient foi, évidents, irrévocables, insensibles aux monitions des prophètes de pacotille, experts en lendemains malaisés, ceux qu’on appelait les vieux. Ce n’est qu’après, poli par la vie, que l’on pense en contraintes avant tout.
Commenter  J’apprécie          536
Les enfants croient en leur toute-puissance, ils sont protégés du doute ; quand ils disent à Ubac de s’asseoir, l’éventualité qu’il ne le fasse pas ne flotte pas dans l’air. Ubac s’assoit. J’applique désormais leur dogme : il faut croire. À ce que l’on dit, à ce que l’on fait, aux vœux que l’on formule. En somme à ce que l’on est.
(Ubac est un chien)
Commenter  J’apprécie          480
C’est n’estimer rien qu’estimer tout le monde.
Commenter  J’apprécie          430
Il faut pleurer me disait ma grand-mère, les larmes du dedans font autrement plus mal et pourrissent les os. Iko dormait sur la banquette arrière et je me persuadais qu’il n’avait rien compris, que les chiens n’avaient pas conscience de leur finitude ; les bêtes, on jure à leur clairvoyance ou à leur ignorance, selon ce qui protège notre cœur. Un matin, après mille ajournements égoïstes, l’amour l’emporta sur l’attachement. Il fallut décrocher le téléphone pour prendre un rendez-vous qui pique une vie, se rendre chez notre vétérinaire, le sien, le mien et en repartir seul, détroussé, un collier et une poignée de poils comme uniques talismans. En quelques centilitres d’une seringue, l’après s’éteint et rien ne revient. Je crois qu’Iko se plaisait sur notre terre, nous avions d’innombrables projets, pourtant nous le savions, attendre n’est jamais préférable.
Commenter  J’apprécie          400
Surfiler son existence de la présence d'un chien, c'est entendre que le bonheur façonne la tristesse, c'est mesurer comme le manque est mal soluble dans les mémoires aussi vastes et heureuses soient-elles, c'est accepter que chaque minute volatile soit vécue sept fois plus intensément qu'à l'habitude, c'est se cogner à ce séduisant et vertigineux projet de ne saboter aucun instant et de célébrer la vie de manière forcenée.
Commenter  J’apprécie          230
Nous, les hyperconnectés, dans la grande histoire des séparations, avons perdu la plus flatteuse des connexions, chaque balade me le confirme, bientôt les seuls chants d’oiseaux qui soulèveront notre oreille seront les arrivées de message sur nos écrans.
Ce chien me réapprend à lire le vivant autour, à écouter les musiques de la nature, ses amplitudes, ses respirations, à mesurer ses états, à déchiffrer ses codes. L’ai-je su un jour ? Si la vie m’a démontré que, pour connaître un paysage, rien n’est plus fidèle que l’éprouver par le corps, à la longue, humble et en toute saison, Ubac me dit autre chose encore, qu’il faut en être, faire corps et ne pas craindre qu’il nous traverse.
Commenter  J’apprécie          323
L'amour dont il s'agit sera sans conditions. Il s'en fichera de beaucoup, de mon rang, de mes richesses, de mes vertus et de mes manques. Il m'aidera à défricher les importances et nous réduirons ensemble cette existence au luxe de l'essentiel. Il sera là à ensauvager mes jours et ni lui ni moi ne serons plus jamais seuls. Cela peut suffire à être heureux. Qu'il advienne le meilleur ou le pire, les larmes ou les rires, les honneurs ou les blâmes, il voyagera dans sa constance et les ondulations de mon existence sans jamais céder à notre histoire un pouce de sa loyauté, sans me juger, prêt à donner la sienne si nécessaire. Il m'augmentera.
Commenter  J’apprécie          140
Ce chien me réapprend à lire le vivant autour, à écouter les musiques de la nature, ses amplitudes, ses respirations, à mesurer ses états, à déchiffrer ses codes.
Commenter  J’apprécie          150

Acheter les livres de cet auteur sur
Fnac
Amazon
Decitre
Cultura
Rakuten

Lecteurs de Cédric Sapin-Defour (1750)Voir plus

¤¤

{* *} .._..