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Note moyenne 4.63 /5 (sur 40 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Céline Maltère est l’auteur de plusieurs recueils de nouvelles et de romans. Elle écrit également des poèmes et des micronouvelles, dont certains paraissent dans des revues (L’Ampoule, Catarrhe, Sous Vide, Gonzine, Les Deux Zeppelins…) mais aussi sous forme de recueils chez Sous la Cape, comme Les Cahiers du sergent Bertrand en 2015, qui raconte la biographie fantasmée d’un homme peu fréquentable… Trois de ses romans ont été édités par la Clef d’Argent. On peut lire ses nouvelles Scènes d’esprit aux Éd. des Deux Crânes, ainsi que d’autres textes dans des anthologies ou ouvrages collectifs. Son dernier recueil de textes en date est Les Nouvelles Charcutières (Ginkgo éditeur).
Le fantastique et le bizarre ne sont pas ses seules sources d’inspiration : passionnée de littérature, elle est aussi admiratrice de Violette Leduc à qui elle rend hommage dans V, les ailes de Faucon, un récit de voyage poétique et dans un article de colloque sur le mécénat littéraire.

Céline Maltère écrit aussi des articles pour Le Salon littéraire.
Elle a reçu, en avril 2018, le Prix René Barjavel du festival Les Intergalactiques pour sa nouvelle « La Coupole ».


Lien : http://celinemaltere.tumblr.com
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
alberthenri   22 juillet 2016
Le Cabinet du Diable de Céline Maltère
Je suis Hubert Lantier, pirate bibliophile, passionné d'histoire et de généalogie. J'ai vécu bien du temps en mer, mais il est un temps où l'on quitte le navire, vous connaissez cette expression...Je passe mes journées dans les livres désormais.
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Shan_Ze   14 octobre 2019
Les Corps Glorieux de Céline Maltère
Pour lui, le pouvoir revenait aux femmes, plus froides, plus dignes et plus barbares.
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Marpesse   16 mai 2016
Les Corps Glorieux de Céline Maltère
Une nuit où la lune semblait plus proche de la terre, nous sentîmes, raidis sur nos sièges, que quelque chose se passait. Une émanation silencieuse s’échappait du luisel, une respiration d’outre-tombe qui ne me trompa point. Alors, elle se leva très lentement de sa couche mortuaire et, je vous jure qu’en ce vingtième jour de janvier, je vécus une épiphanie incroyable : cette femme inquiéta mes sommeils. Je savais que les soirs où viendraient me rejoindre les dames du sérail, je me laisserais caresser, et j’imaginerais que ce serait sa main, d’une blancheur éblouissante, qui glisserait sur ma peau. Rien que cette pensée du plaisir à venir m’inspirait des frissons voluptueux. Mon cœur avait ourdi sa chute : il battait à tout rompre dans mes entrailles ! »
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Marpesse   04 septembre 2015
Les Cahiers du Sergent Bertrand de Céline Maltère
Plus près d’elles, je pus voir la verdeur de leur corps qui se tortillait à la lune. Leur peau décomposée s’offrait le luxe hypodermique d’une blancheur d’os.
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julienraynaud   31 mars 2018
Scènes d'esprit et autres nouvelles de Céline Maltère
ses regrets tombaient de son crâne, sur les épaules de son chemisier jaune.
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Marpesse   20 mai 2016
Les Corps Glorieux de Céline Maltère
La sorcière que j’étais arriva chez le chevalier rouge avec la bête de somme, la chouette et le nourrisson qui braillait. Elle demanda qu’on lui donnât asile pour la nuit car la route l’avait harassée. On voulut qu’elle se présentât: qui était-elle, d’où venait-elle, où allait-elle? Pourquoi avait-elle gravi cette montagne? Elle n’accepta de fournir des explications qu’au seigneur du château. Avec son attirail dont elle refusait de se séparer, on la fit entrer dans une salle où le chevalier dînait: assis, il paraissait plus grand qu’un chevalier debout. Il était long et plat, anguleux et juteux du sang dont il ne se lavait pas. À sa vue, elle fut mal à l’aise… C’était un échalas douteux comme l’était sa demeure: la toiture était trouée de toutes parts; les tapisseries, mangées par la vermine, pendaient prodigieusement aux murs qui s’effritaient; une dalle sur trois, par son absence, risquait de vous faire trébucher…

C’est là que la sorcière revit Helga! Ses jambes faillirent se dérober devant la beauté retrouvée! Mais, aussitôt, le suzerain la pressa de répondre aux questions qui lui avaient été faites: pour ne pas importuner le seigneur, elle avait d’abord demandé à des gens des bourgs alentour de lui donner un lit; ils l’avaient chassée au lance-pierres, tel un corbeau, avaient maudit l’oiseau de mauvais augure; elle venait de Sibérie, avait marché des mois enceinte, et elle avait mis bas non loin de là. Elle se nommait Grischter.

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Marpesse   04 septembre 2015
Les Cahiers du Sergent Bertrand de Céline Maltère
La lune est froide au Mont Parnasse

Où les ventres nus se déchirent.

Le sergent suçote et aspire

Dans la nuit les tendres carcasses.

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Marpesse   04 septembre 2015
Les Cahiers du Sergent Bertrand de Céline Maltère
Des buses, que je pris d’abord pour des vautours, volaient près du grand peuplier. Je sentis alors le poids d’un regard étranger. Personne autour de moi, à moins d’un fou tapi dans l’ombre d’un mausolée. Je me rassurai en pensant que cette espèce de monomane ne sévit que de nuit.
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Marpesse   17 avril 2016
Le Cabinet du Diable de Céline Maltère
J’aime me souvenir de notre rencontre, quand j’étais sous-préfet à Embrun, une ville des Hautes-Alpes. Je n’avais jamais vu une femme aussi belle ! Ce fut un vrai coup de foudre. Pourtant, j’étais un célibataire endurci ; des rumeurs couraient sur mon compte : on ne me voyait jamais en compagnie d’une dame. Mon père avait tenté de me chercher une épouse : je n’imaginais pas partager la vie de quelqu’un que j’aimais à peine. Mon métier me comblait, je voyageais et j’étais libre. Je ne comptais pas m’embarrasser des tracas amoureux. Les femmes étaient des étrangères ; j’évoluais dans un milieu d’hommes, mes oncles avaient été très présents durant mon enfance. A trente ans, j’étais riche ! Mais cela ne m’émut pas, je n’ai jamais été dans le besoin. Louise avait dix-neuf ans quand je l’ai vue pour la première fois. C’est elle qui m’a donné l’envie de réaliser de grandes choses, de nous construire notre château. Elle était d’une grâce telle qu’elle ne me semblait pas humaine. A qui imaginerait une femme éthérée, une princesse blonde et effacée, je pourrais seulement opposer que sa beauté était italienne ; que sa fragilité apparente ne masquait pas l’acier de son regard ; que quiconque le croisait tombait amoureux d’elle. Je ne sais pas pourquoi elle m’aima, peut-être selon le mythe que les femmes ne craignent pas les ours.
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Marpesse   20 mai 2016
Les Corps Glorieux de Céline Maltère
Je m’éloignai de ce désert. La côte adriatique était ciselée comme un bijou. La mer si calme, si différente de l’eau tumultueuse que j’avais observée durant des jours, s’offrait à moi, parsemée de ses grottes et de ses rocailles. Je demeurai un long moment devant le champ marin, ébahie par l’écume qu’il laissait à mes pieds, vestiges de Vénus, restes de la naissance de l’amour.

Je patientai encore des nuits entières, à l’abri d’une caverne humide blanchie par les embruns. Je sentis passer des orages, je me séchai aux rayons ardents du soleil… L’automne ne venait pas!

Pourtant, un soir, aux prémices d’octobre, alors que la lune était pleine, une nuée de volatiles, moineaux démesurés au bec de vautour, s’avança vers mon antre. Ils croassaient mélodieusement: leur chant de femme était agréable à entendre, tout comme leur froissement d’ailes dans la nuit. Cette symphonie n’avait pas le même effet sur moi que la voix de mon Élionore: il avait quelque chose de funeste, qui m’incitait à me perdre dans les flots profonds et obscurs… C’était la mort, éclatante de terreur. Mais je ne pouvais pas mourir dans mon rêve, céder à cette facilité à laquelle s’opposait Angusta. Je devais finir cette épreuve.
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