AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 3.68 /5 (sur 306 notes)

Nationalité : Liban
Né(e) à : Beyrouth , 1960
Biographie :

Né à Beyrouth en 1960, Charif Majdalani quitte son pays en 1980 à destination de la France pour suivre des études de lettres modernes à l'université d'Aix-en-Provence. Il revient au Liban en 1993 après avoir soutenu sa thèse sur Antonin Artaud.

Dans un premier temps, il occupe un poste d'enseignant à l'université de Balamand puis à l'université Saint-Joseph où il est professeur de lettres.

À partir de 1995, il participe à la revue d'opposition L'Orient-Express, en charge de la rubrique littéraire. Cette collaboration s'achèvera en 1998 année de la cessation de publication de ce journal.

En 1999, Charif Majdalani revient à l'enseignement dans l'université Saint-Joseph de Beyrouth où il est en charge du département de Lettres Françaises. Ce poste lui permet d'accueillir des romanciers français et libanais. Lors du sommet de la francophonie 2002, il publie un livre Le petit traité des mélanges. Parallèlement à l'enseignement, on peut lire sous sa plume une chronique mensuelle publiée dans le journal La Montagne.

"Villa des femmes" obtient le Prix Transfuge du meilleur roman arabe.
+ Voir plus
Ajouter des informations
Bibliographie de Charif Majdalani   (12)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Ryoko Sekiguchi 961 heures à Beyrouth (et 321 plats qui les accompagnent) éditions P.O.L - où Ryoko Sekiguchi tente de dire de quoi est composé son livre "961 heures à Beyrouth (et 321 plats qui les accompagnent)"et où il est notamment question de Moyen Orient et d'Extrême Orient, de la Maison des écrivains de Beyrouth et de Charif Majdalani, de Mezze et de Kébbé, de cuisine et de la guerre, de Beyrouth et de Tokyo, à l'occasion de sa parution aux éditions P.O.L, à Paris le 18 mars 2021 "Je suis restée à Beyrouth presque un mois et demi, du 7 avril au 15 mai 2018, 961 heures au total. Je voulais réaliser le portrait de la ville à travers la cuisine : les gestes de ceux qui la font, les histoires racontées par les Beyrouthins… La cuisine est le seul outil que je possède pour me rapprocher d'une ville. Tant qu'il y aura des gens pour la préparer, dans leur pays ou en terre d'exil, pour prendre des forces. Pour une table idéale." 361321
+ Lire la suite
Podcasts (1)


Citations et extraits (153) Voir plus Ajouter une citation
Bookycooky   30 août 2017
L'empereur à pied de Charif Majdalani
J’ai toujours aimé les années trente à Beyrouth, l’ambiance légère des costumes blancs et des chemises en lin, la ville bucolique, les maisons vénitiennes aux murs plongeant non dans l’eau sale des canaux mais dans la verdure de leurs jardins. J’ai toujours envié ceux qui y vécurent,.....
Commenter  J’apprécie          340
palamede   27 décembre 2020
Beyrouth 2020 : Journal d'un effondrement de Charif Majdalani
Acheter une terre avec les derniers sous qui vous restent, rêver de construire dessus quelque chose, cela devient un acte de résistance contre l’idée même d’effondrement.
Commenter  J’apprécie          340
Bookycooky   17 décembre 2020
Beyrouth 2020 : Journal d'un effondrement de Charif Majdalani
Lorsque nous avons parlé des poubelles qui ne sont plus ramassées depuis quelques jours, les dieux de l’Olympe ont fait leur travail et un ancien bouquiniste a détourné le sujet en racontant comment il lui arrivait parfois d’acheter des fonds de livres entiers, des centaines et des centaines d’ouvrages, dont certains sans aucune valeur qu’il portait alors lui-même jusqu’aux plus proches bennes à ordures du quartier, avant de les voir revenir quelques jours plus tard, proposés à la vente par des chiffonniers qui les y avaient récupérés. Il a donc pris le parti de jeter ce genre d’acquisitions inutiles dans des décharges plus lointaines, dans d’autres quartiers, mais les livres revenaient, inévitablement, comme par sortilège, ou comme une farce que lui aurait réservée quelque dieu rigolard.
Commenter  J’apprécie          312
Bookycooky   01 septembre 2017
L'empereur à pied de Charif Majdalani
Il dormait mal, ou pas du tout, se levait dans l’obscurité et allait marcher sur la terrasse, ou s’asseyait dans un fauteuil en osier, se demandant, devant le spectacle du brasillement tranquille des étoiles et face aux bruits de la nuit, le bois des arbres qui craque et les loups au loin, comment le monde pouvait continuer à tourner aussi naturellement alors que tant d’horreurs étaient commises chaque jour qui auraient dû finir par en empêcher la marche.
Commenter  J’apprécie          310
palamede   07 mars 2019
Des vies possibles de Charif Majdalani
Il se demande surtout, dans l’inextricable jeu des acquis, des gains et des dépenses que représente une vie, ce qui nous revient de droit et ce qu’on ne peut pas se permettre de porter à son propre crédit, ce qui est dû à notre volonté et ce qui nous est venu d’ailleurs providentiellement. 
Commenter  J’apprécie          310
palamede   06 mars 2019
Des vies possibles de Charif Majdalani
Patricia l’aime parce que, dans ses mots, le monde se pense. Quand il s’exprime, les choses s’ordonnent, prennent sens, et semblent retentir en elle. Il lui parle du ciel corruptible, de sa profondeur sans fin, et une ombre passe dans le regard de la jeune patricienne qui se demande où est Dieu, évidemment, et sans doute n’ose-t-elle pas questionner Raphaël, de peur d’être conduite à entendre des choses interdites. Elle préfère éprouver un vertige délicieux à l’idée que tout ce qui a la tête à l’endroit l’a aussi bien à l’envers, selon le point où l’on se poste, ce qui la fait décidément bien rire.
Commenter  J’apprécie          300
enjie77   30 mai 2020
Histoire de la grande maison de Charif Majdalani
Les moustaches frémissent, les yeux s'assombrissent, les chevaux font du sur-place et tournoient imperceptiblement sur eux-mêmes. Albe et Rome sont au bord de la guerre sans savoir qu'elles seront un jour Albe et Rome. Le moindre geste malencontreux, une main glissant trop brusquement sur une hanche, un torse se soulevant trop soudainement, et ce serait un massacre, un bain de sang que toute l'eau du Jourdain, du Lycus et du Chien ne pourrait suffire à laver et tout cela pendant que précisément, dans le domaine, dans la Petite Maison, dans la chambre à coucher, Hélène Callas vient de poser son pied nu dans l'eau de la bassine en émail bleu tandis que le curé se baisse, prend de l'eau de ce petit Jourdain dans une écuelle et la lui reverse sur la tête, une fois, deux fois, trois fois, si bien qu'Hélène a bientôt la robe blanche toute dégoulinante et les cheveux collés contre le front et le cou. Mais alors que Mitri Chéhadé s'apprête à saisir son pistolet et que Ramez Chahine empoigne le couteau qu'il a contre la hanche, Camille est l'objet d'une grâce inespérée. Quelque chose en lui soudain cède, toute la fatuité, le caractère tête brulée, la désinvolture excessive du mâle, tout ça d'un seul coup tombe comme les écailles des yeux du païen et Camille, d'un seul coup, voit, il se voit comme devant un miroir où il surprend son image qu'il ne reconnaît absolument pas. Il se voit dans cette mêlée absurde, il prend conscience qu'il en est le responsable principal et que ce n'est pas l'honneur des Callas qu'il s'apprête à défendre, mais l'entêtement tyrannique de son père et qu'en faisant cela, il est en train de briser stupidement le bonheur que sa sœur s'est choisi, de lui ôter, aussi, une chance unique de mariage, tout ça pour faire plaisir à son despote de père qui s'est juré de garder pour lui ses filles, son Saturne de père prêt à dévorer ses enfants plutôt que de les voir l'abandonner et alors, dans cet instant si bref qu'il ne suffit pas à Ramez Chahine pour empoigner son poignard, ni à Mitri Chéhadé pour refermer sa main sur la crosse de son revolver, dans cet instant Camille Callas choisit sa sœur contre son père et il recule devant Baz Baz, bouscule Ramez Chahine qui lâche son couteau et voici Baz Baz qui traverse le cordon, bientôt suivi par Mitri Chéhadé à qui Ramez Chahine ne peut que céder le passage, puis par Costa Zreiq à qui Sakr Chehab n'oppose plus aucune résistance et finalement les cavaliers du Kesrouane ouvrent complètement le passage et il devient clair que la guerre de Troie n'aura pas lieu.



Pages 132/132 - Il y a comme cela des passages que je trouve "magiques"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
Bookycooky   03 septembre 2017
L'empereur à pied de Charif Majdalani
Tout cela me fait souvent penser à Nauru, vous savez, cette toute petite île du Pacifique, jolie et verdoyante, mais dans les sous-sols de laquelle on a un jour découvert du phosphate. L’exploitation des réserves de ce minerai a considérablement enrichi les citoyens, mais a ruiné l’île, qui n’est plus qu’un trou énorme, entouré d’une mince bande de côte à peine habitable. Pour payer les dettes que leur manière de vivre trop richement les a obligés à finir par contracter, et une fois le phosphate épuisé, les habitants ont loué leur île à l’Australie, qui y dépose ses millions de tonnes de déchets.
Commenter  J’apprécie          280
palamede   10 mars 2019
Des vies possibles de Charif Majdalani
Il meurt à l’automne de 1674, comme rêvent de mourir tous les hommes et comme meurent les patriarches, entouré de sa femme et de ses enfants et, dehors, de ses ouvriers, de ses contremaîtres et de ses palefreniers, ceint de ses plantations, des horizons qu’il n’a pas cessé de scruter sa vie durant, de la Terre qui est en train de prendre dans l’imagination des hommes sa forme définitive, des étoiles et des astres à l’insoluble mystère, et aussi du ciel auquel il n’a pas toujours eu envie de s’intéresser, lui préférant l’univers plus riche mais plus dur de l’humanité tout entière. 
Commenter  J’apprécie          270
Bookycooky   03 septembre 2017
L'empereur à pied de Charif Majdalani
Mon père.......tentait de pénétrer ce qui dans ma vie n’allait pas pour que je sois si féroce envers ce que j’appelais devant lui les “bourgeois”, avec une moue de dédain. Je lui racontais des bobards sur l’empathie et la solidarité, cela le faisait rire, j’entrais alors en fureur, et j’étais souvent confus aussi parce que, à la vérité, je n’avais pas d’arguments réels, à part que j’avais envie d’aventures, comme ça, pour la folie de bousculer l’Histoire et de vivre des choses comme dans les livres.
Commenter  J’apprécie          270

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




.. ..