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Citations de Charles Baudelaire (2904)


coco4649   23 septembre 2014
Les fleurs du mal de Charles Baudelaire
LXIV. – SONNET D'AUTOMNE

Ils me disent, tes yeux, clairs comme le cristal :
« Pour toi, bizarre amant, quel est donc mon mérite ? »
― Sois charmante et tais-toi ! Mon cœur, que tout irrite,
Excepté la candeur de l'antique animal,

Ne veut pas te montrer son secret infernal,
Berceuse dont la main aux longs sommeils m'invite,
Ni sa noire légende avec la flamme écrite.
Je hais la passion et l'esprit me fait mal !

Aimons-nous doucement. L'Amour dans sa guérite,
Ténébreux, embusqué, bande son arc fatal.
Je connais les engins de son vieil arsenal :

Crime, horreur et folie ! ― Ô pâle marguerite !
Comme moi n'es-tu pas un soleil automnal,
Ô ma si blanche, ô ma si froide Marguerite ?

p.88
Extraits LES FLEURS DU MAL ET AUTRES POÈMES, GARNIER- FLAMMARION 1964.
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Khovarn   21 septembre 2014
Fusées - Mon coeur mis à nu - La Belgique déshabillée - Amoenitates Belgicae de Charles Baudelaire
Être un homme utile m'a toujours paru quelque chose de bien hideux.
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PiertyM   20 septembre 2014
Fusées - Mon coeur mis à nu - La Belgique déshabillée - Amoenitates Belgicae de Charles Baudelaire
Il n'existe que trois êtres respectables :
Le prêtre, le guerrier, le poète. Savoir, tuer et créer.
Les autres hommes sont taillables et corvéables, faits pour l'écurie, c'est-à-dire pour exercer ce qu'on appelle des professions.
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PiertyM   20 septembre 2014
Fusées - Mon coeur mis à nu - La Belgique déshabillée - Amoenitates Belgicae de Charles Baudelaire
On peut fonder des empires glorieux sur le crime, et de
nobles religions sur l'imposture.
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PiertyM   20 septembre 2014
Fusées - Mon coeur mis à nu - La Belgique déshabillée - Amoenitates Belgicae de Charles Baudelaire
- si un homme a du mérite, à quoi bon le décorer ? s’il n’en a pas, on peut le décorer, parce que [cela] lui donnera un lustre.

Consentir à être décoré, c’est reconnaître à l’Etat ou au prince le droit de vous juger, de vous illustrer, etc.
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Fleuryne   30 août 2014
Les fleurs du mal de Charles Baudelaire
Garde tes songes; les sages n'en ont pas d'aussi beaux que les fous.
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Nieva   12 juin 2014
Le Spleen de Paris : Petits poèmes en prose de Charles Baudelaire
Et, m'en retournant, obsédé par cette vision, je cherchai à analyser ma soudaine douleur, et je me dis : Je viens de voir l'image du vieil homme de lettres qui a survécu à la génération dont il fut le brillant amuseur ; du vieux poète sans amis, sans famille, sans enfants, dégradé par sa misère et par l'ingratitude publique, et dans la baraque de qui le monde oublieux ne veut plus entrer !
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Pperrine   17 mai 2014
Les fleurs du mal de Charles Baudelaire
La rue assourdissante autour de moi hurlait. Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse, Une femme passa, d'une main fastueuse Soulevant, balançant le feston et l'ourlet;
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Midnight   16 décembre 2013
Les fleurs du mal de Charles Baudelaire
Les plus riches cités, les plus beaux paysages,
Jamais ne contenaient l'attrait mystérieux
De ceux que le hasard fait avec les nuages.

- Le Voyage
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smiwa   01 décembre 2013
Les fleurs du mal de Charles Baudelaire
Dans son œil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
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Charles Baudelaire
noor   24 novembre 2013
Charles Baudelaire
Anywhere out of the world.
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gdesh   19 novembre 2013
Les fleurs du mal de Charles Baudelaire
AU LECTEUR
La sottise, l'erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.
Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.
Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.
C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent !
Aux objets répugnants nous trouvons des appas;
Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.
Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d'une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.
Serré, fourmillant, comme un million d'helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons,
Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.
Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,
N'ont pas encor brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C'est que notre âme, hélas ! n'est pas assez hardie.
Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,
II en est un plus laid, plus méchant, plus immonde !
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde;
C'est l'Ennui ! L’oeil chargé d'un pleur involontaire,
II rêve d'échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
- Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !
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LaForceduTemps   11 septembre 2013
Les fleurs du mal de Charles Baudelaire
Le crépuscule du matin

La diane chantait dans les cours des casernes,
Et le vent du matin soufflait sur les lanternes.

C’était l’heure où l’essaim des rêves malfaisants
Tord sur leurs oreillers les bruns adolescents ;
Où, comme un oeil sanglant qui palpite et qui bouge,
La lampe sur le jour fait une tache rouge ;
Où l’âme, sous le poids du corps revêche et lourd,
Imite les combats de la lampe et du jour.
Comme un visage en pleurs que les brises essuient,
L’air est plein du frisson des choses qui s’enfuient,
Et l’homme est las d’écrire et la femme d’aimer.

Les maisons çà et là commençaient à fumer.
Les femmes de plaisir, la paupière livide,
Bouche ouverte, dormaient de leur sommeil stupide ;
Les pauvresses, traînant leurs seins maigres et froids,
Soufflaient sur leurs tisons et soufflaient sur leurs doigts.
C’était l’heure où parmi le froid et la lésine
S’aggravent les douleurs des femmes en gésine ;
Comme un sanglot coupé par un sang écumeux
Le chant du coq au loin déchirait l’air brumeux ;
Une mer de brouillards baignait les édifices,
Et les agonisants dans le fond des hospices
Poussaient leur dernier râle en hoquets inégaux.
Les débauchés rentraient, brisés par leurs travaux.

L’aurore grelottante en robe rose et verte
S’avançait lentement sur la Seine déserte,
Et le sombre Paris, en se frottant les yeux,
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Clairoche   05 septembre 2013
Le Spleen de Paris : Petits poèmes en prose de Charles Baudelaire
" Maudites soient vos cibles et vos carabines, turbulents vivants qui vous souciez si peu des défunts et de leur divin repos ! Maudites soient vos ambitions, maudits soient vos calculs, mortels impatients, qui venez étudier l'art de tuer près du sanctuaire de la Mort ! Si vous saviez comme le prix est facile à gagner, comme le but est facile à toucher, et combien tout est néant, excepté la Mort, vous ne vous fatigueriez pas tant, laborieux vivants, et vous troubleriez moins souvent le sommeil de ceux qui, depuis longtemps, ont mis dans le but, dans le seul vrai but de la détestable vie ! "
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LaForceduTemps   11 août 2013
Le Spleen de Paris : Petits poèmes en prose de Charles Baudelaire
Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis? Ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère?
- Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis?
- Vous vous servez là d'une parole dont les sens m'est resté à ce jour étranger.
- Ta patrie?
- J'ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L'or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh, qu'aimes tu donc, extraordinaire étranger ?
- J'aime les nuages ... Les nuages qui passent ... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages.

Baudelaire: Petits poèmes en prose, I (1869)
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Charles Baudelaire
joannavanderstraeten   25 février 2013
Charles Baudelaire
Ainsi, je voudrais, une nuit
Quand l’heure des voluptés sonne,
Vers les trésors de ta personne,
Comme un lâche ramper sans bruit
Pour châtier ta chair joyeuse
Pour meurtrir ton sein pardonné,
Et faire à ton flanc étonné,
Une blessure large et creuse,
Folle dont je suis affolé
Je te hais autant que je t’aime.
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JaneAusten   22 février 2013
Les fleurs du mal de Charles Baudelaire
Chant d'automne

Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres
Adieu, vive clarté de nos étés trop court !
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zenzibar   19 février 2013
Oeuvres complètes, tome 1 de Charles Baudelaire
Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées
Mon esprit tu te meus avec agileté,
Et, comme un bon nageur qui se pame dans l'onde,
Tu sillonnes gaiement l'immnensité profonde
Avec une indicible et male volupté,
Envole toi loin de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.
Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'éxistence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lunmineux et sereins;
Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin, prennent un libre essor,
-Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !
(Elévation)
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Charles Baudelaire
Beasaaa   15 novembre 2012
Charles Baudelaire
Le vin rend l'oeil plus clair et l'oreille plus fine.
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born2fly   20 octobre 2012
Fusées - Mon coeur mis à nu - La Belgique déshabillée - Amoenitates Belgicae de Charles Baudelaire
Le monde ne marche que par le malentendu. C'est par le malentendu universel que tout le monde s'accorde. Car si, par malheur, on se comprenait, on ne pourrait jamais s'accorder. L'homme d'esprit, celui qui ne s'accordera jamais avec personne, doit s'appliquer à aimer la conversation des imbéciles et la lecture des mauvais livres. Il en tirera des jouissances amères qui compenseront largement sa fatigue.
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