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Note moyenne 4.12 /5 (sur 926 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Montargis , le 27/01/1940
Mort(e) à : Paris , le 27/02/1991
Biographie :

Charles Duchaussois est un écrivain français.

Il connait une jeunesse tumultueuse. Après avoir quitté la région parisienne pour le sud de la france, il commet différents délits et connait plusieurs séjours en prison. À sa sortie, il décide de rejoindre un ami au Liban.
Il part de Paris en 1962. Il va rencontrer la drogue et les hippies, traverser de très nombreuses villes jusqu'à Katmandou. Il sera rapatrié en France en janvier 1970.
Durant un an il lutte pour se désintoxiquer aidé par sa compagne.
En 1971, le couple s'installe en Suisse. Ils ont deux fils.
En 1972, ils se séparent et Charles regagne Paris.
En 1974 il se marie et a une fille.
En 1978, il est de nouveau emprisonné.
En 1983, il divorce et se remarie en prison.
Il décède d'un cancer du poumon. Il est enterré à Valenton (94).

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Source : http://duchaussois.ifrance.com/
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Bibliographie de Charles Duchaussois   (1)Voir plus

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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation

Partout, par terre, dans les coins, sur les rochers, sur le sable où battent doucement les vagues, il y a de la merde.

Des paquets de merde, des couches épaisses, fumant au soleil.

Et au-dessus, volent les mouches. Des nuages de mouches bleues qui vrombissent par milliers tout autour de moi, affolées par l'odeur insoutenable.

Deuxième partie.

Les tours de la mort.

Chap 4 - p 130 -

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Flash, en anglais, cela veut dire : éclair.

Pour un drogué, cela veut dire : spasme.

Le flash, c’est ce qui se passe dans le corps d’un drogué quand, poussée par le piston de la seringue, la drogue entre dans ses veines.

Ça a la violence de l’éclair et l’intensité du spasme amoureux.

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Pour certains, les vrais intoxiqués, cette arrivée au Pakistan, c’est la fin d’un long calvaire.

Depuis des jours et des jours ils voyagent à petites étapes, brûlant d’impatience et de fièvre, faisant des prodiges pour se procurer de la drogue et soudain, c’est le paradis.

A des prix défiant toute concurrence, ils se voient offrir tout ce qu’ils veulent, du haschisch à l’héroïne, en passant par le L.S.D., l’opium et tout l’éventail des amphétamines. En somme, c’est le puits d’eau, tout à coup, pour le naufragé du désert qui n’a rien vu couler d’autre que sa sueur depuis des semaines.

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Minuit dix, le 7 septembre 1969.
J’ai vingt-neuf ans et demi, je pèse 48 kilos.
Je suis un junkie qui va se finir dans la montagne.
Je suis ni heureux, ni malheureux, ni anxieux, ni tourmenté.
J’ai en moi la fatalité des Orientaux.
Je ne me donne pas plus de trois semaines à vivre.
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Le haschisch, à côté de l’opium, c’est du bouillon de légumes à côté du cognac.

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La vie est formidable. La drogue nous met dans un état de force et de lucidité extraordinaires. Nous ne sommes jamais fatigués.

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Tout autour de moi, dans le silence chaud et lourd de la nuit, de petites braises luisent à tour de rôle, au rythme des aspirations. Je suis bien, je suis heureux. J’ai le nez assez fin pour respirer tous les parfums du monde, le regard assez perçant et la bouche assez grande pour voir et manger tous les biens de ce monde. La nature toute entière me semble un paradis terrestre fait pour être dévoré à pleines dents étreint avec tout mon corps.

Demain, je repartirai et l’Orient m’ouvrira ses portes.

Désormais, je ne resterai pas un seul jour, une seule nuit, sans me droguer.

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La moitié de la seringue est à peine vidée dans ma veine que déjà le flash est en moi, que quelque chose de très étrange se produit.

Un énorme, un délectable pincement envahit tous les nerfs de mon corps.

En même temps, des picotements m’ont pris. Aux extrémités et aux muqueuses.

Mes doigts de pieds, mes doigts de mains se mettent à me piquer, ainsi que ma bouche et mon anus.

En même temps, j’ai subitement chaud, très chaud.

Cela a duré quelques secondes, une vingtaine peut-être, mais cela me laisse pantelant, la tête qui tourne, une lassitude merveilleuse dans tous le corps.

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Une dernière chose que tous les vrais amateurs de hasch connaissent : il faut alterner les « crus », passer de l’un à l’autre, de l’afghan au pakistanais, au népalais, etc.

Pourquoi ? D’abord pour le plaisir. A fumer toujours le même hasch, le goût s’émousse, se lasse. C’est un peu comme avec les vins. Boiriez-vous toujours uniquement du beaujolais ?

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Nous sommes le 4 juillet 1969. Dans six mois, à six jours près exactement, je serai dans l'avion qui décollera pour Paris. A moitié mort. Pour l'instant, en sautant du camion, solide, confiant, j'ai tous les sens en éveil. Je suis dans une ville asiatique plate, pas très grande, à peine différente des autres, c'est-à-dire qu'elle grouille de monde, qu'on voit partout des coupoles, des temples. Mais celle-là a quelque chose de différent : l'air y est extraordinairement léger. C'est normal, Katmandou est à 1000 mètres d'altitude et au loin on voit les cimes enneigées de l'Himalaya. C'est cela, ma première impression, ce qui m'a tout de suite frappé : la légèreté de l'air. Il est vivifiant, très oxygéné, revigorant. Et, ironie, quand je pense aujourd'hui à ce qui m'est arrivé, je me dis : Au moins, ici, je vais m'oxygéner.

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