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Note moyenne 3.47 /5 (sur 33 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Cérilly (Allier) , le 4-08-1874
Mort(e) à : Paris , le 21-12-1909
Biographie :

Fils d'un pauvre sabotier, Charles-Louis Philippe a pu poursuivre des études grâce à une bourse, mais il est toujours resté solidaire des humbles, écrivant par exemple à Maurice Barrès : « Ma grand-mère était mendiante, mon père, qui était un enfant plein d’orgueil, a mendié lorsqu’il était trop jeune pour gagner son pain. J’appartiens à une génération qui n’est pas encore passé par les livres. [...] Il faut que je vous rappelle qu’il est en moi des vérités plus impérieuses que celles que vous appelez « les vérités françaises ». Vous séparez les nationalités, c’est ainsi que vous différenciez le monde, moi je sépare les classes. [...] Nous avons été murés comme de pauvres et, parfois, lorsque la Vie entrait chez nous, elle portait un bâton. Nous n’avons eu comme ressource que de nous aimer les uns les autres. C’est pourquoi j’écris toujours plus tendre que ma tête ne le commande. Je crois être en France le premier d’une race de pauvres qui soit allée dans les lettres. » Après son baccalauréat, Charles-Louis Philippe prépare sans succès les concours d'entrée à l'École polytechnique et à l'École centrale, puis monte à Paris et entre dans l’administration départementale de la Seine. Désormais à l'abri du besoin, il mène à Paris une vie modeste, dans son petit appartement de l'île Saint-Louis. Il écrit d'abord des poèmes en prose, mais abandonne vite la poésie pour la fiction et publie à compte d’auteur Quatre histoires de pauvre amour (1897), puis La Bonne Madeleine et la Pauvre Marie (1898) et La Mère et l’enfant (1900). Une aventure avec une jeune prostituée lui donne l’idée d’un roman du trottoir parisien : ce sera Bubu de Montparnasse (1901), qui est très bien reçu. Suivent Le Père Perdrix (1902, pressenti par Octave Mirbeau pour le premier Prix Goncourt, mais paru trop tôt pour pouvoir concourir ; puis Marie Donadieu (1904, qui a peu de succès, et Croquignole (1906, tableau de la vie morose d'un petit employé, qui n'obtient pas le Prix Goncourt, malgré le soutien de Mirbeau. Philippe fait partie du « groupe de Carnetin » — du nom d'une maison louée en commun, près de Lagny, sur la Marne — avec Francis Jourdain, Marguerite Audoux, Léon Werth et Léon-Paul Fargue. Il est aussi lié d'amitié avec André Gide et Valery Larbaud. Il meurt prématurément le 21 décembre 1909, d'une typhoïde compliquée d'une méningite.
Un joli petit musée lui est consacré à Cérilly, voir sa présentation à http://musees-bourbonnais.org/musee-allier-auvergne.php?ID=92
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Source : wikipedia
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Brassens FALLET
- LES LIVRES DE MA VIE : AVENTURE LA LECTURE --- GEORGES BRASSENS et son ami RENE FALLET bavardent - ils parlent de "Mon oncle Benjamin" de CLAUDE TILLIER --- Brassens cite de CHARLES LOUIS PHILIPPE, un passage d'un livre de CLP qu'il a lu - il a une très bonne mémoire - Brassens explique son amour de la littérature, parle d'ALPHONSE DE LAMARTINE, MURRET --- RENE FALLET a...
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
LydiaB   14 avril 2013
L'Enfant malade de Charles-Louis Philippe
Cinq ans, six ans et sept ans, la joie…



Un jour de septembre, lorsque j’avais sept ans, j’eus mal aux dents. Mal aux dents, c’est triste. Cela prend les idées et les comprime jusqu’à ce qu’elles souffrent comme des bêtes et ne sachent plus que dire : J’ai mal aux dents. Maman faisait la lessive. Je rôdais autour d’elle, inquiet, je marchais en me plaignant. On dirait que nous promenons notre douleur afin de l’égarer, pour qu’elle se perde dans un coin et ne puisse plus nous retrouver. Maman s’interrompant me regardait avec de bons yeux. Les souffrances d’un enfant sont des souffrances imméritées. Le Destin martyrise quelqu’un qui se plie et qui pleure avec tant de faiblesse que l’on pense : Nature tu es forte, mais tu es bien injuste. Maman m’embrassait : « Mon pauvre petit, tu as mal aux dents ! »



Le lendemain, j’eus encore mal aux dents : Mon garçon nous la ferons arracher ce soir. Le médecin prend des pinces très dures et malfaisantes comme une âme d’acier. On ouvre la bouche, quelque chose s’arrache, on crie. Ça y est.



Le surlendemain, j’eus encore mal aux dents : « Tu n’as pas de chance, mon enfant. Qu’est-ce que c’est donc ce mal aux dents qui ne veut pas finir ? » Je m’asseyais sur une chaise et je penchais la tête, pour voir si pencher la tête ne me soulagerait pas. Je ne promenais plus mon mal comme au premier jour, car il était tel que rien ne pouvait le distraire. Assis sur une chaise et penché, voyez-vous cet enfant : quelque chose est sur lui, trop lourd pour ses petites forces. Il pleure, il invoque sa mère, il invoque Dieu et toutes les puissances qu’il connaît : quelque chose est sur lui, terrible comme un châtiment. La mère pense : « Mon enfant ne vous a jamais offensé, mon Dieu, et moi que vous ai-je donc fait pour que vous vouliez le punir ? Mon Dieu, c’est à moi que vous auriez dû donner cette souffrance. »
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HORUSFONCK   21 août 2018
Croquignole de Charles-Louis Philippe
S’il est des gens qui vivent, il en est d’autres qui sont

placés dans leur voisinage.
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Austral   27 mars 2017
La mère et l'enfant de Charles-Louis Philippe
De quelque côté que nous contemplions l'horizon, nous les pauvres aux yeux fixes, les riches se dressent entre l'horizon et nous avec des châteaux

et des murailles, avec des règlements et des chiens qui les défendent. Nous marchons et nous voulons respirer, au milieu du monde, l'air des eaux et des forêts, nous marchons et nous sommes des gueux pleins de courage. Nous sommes allés bien loin et nous avons vu les riches assis dans leurs parcs et riant comme si le Bonheur recouvrait le monde. Nous aurions voulu posséder un enclos avec un champ pour y gagner notre pain. Les enclos sont gardés par les gardes des riches. Il y a tant de plaisirs sur la Terre, depuis le travail jusqu'au repos, et tant d'espace pour les goûter que nous étions bien sûrs de rire en route et de nous arrêter un soir, sous les chênes, avec une besace pleine et des cœurs pleins. Il n'y a plus de plaisir, il n'y a plus d'espace, les châteaux s'étendent et entourent tous les chênes de la forêt profonde.
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Charles-Louis Philippe
Austral   16 mars 2017
Charles-Louis Philippe
La résignation des pauvres gens s'étend sous le ciel comme une bête blessée et regarde doucement les choses dont elle ne peut point jouir.
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Austral   14 mars 2017
La mère et l'enfant de Charles-Louis Philippe
J'ai cru que mon cœur était du soleil, tant je sentais de bonheur.
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Corboland78   26 mars 2012
Bubu de Montparnasse de Charles-Louis Philippe
Louis Buisson habitait au cinquième étage, quai du Louvre, une petite chambre carrée. On y voyait un lit de fer avec quatre boules de cuivre, une bibliothèque en bois léger, une commode- toilette, une table recouverte d’un tapis rouge, une chaise et deux « fauteuils arméniens » qui avaient coûté douze francs au bazar de l’Hôtel de Ville. Un tapis de linoléum recouvrait le plancher, deux affiches et quelques gravures ornaient les murs. C’était la vie bien rangée d’un garçon qui fait sa chambre lui-même et la revêt simplement, à l’image de son esprit. La fenêtre ouvrait sur un grand bras de fleuve, à côté du Pont-Neuf et de son petit square où l’air, la lumière et l’eau formaient un spectacle mobile et rafraîchissant. Sommes-nous à Paris ? Nous sommes en haut des airs, dans un pays d’eau, mais dont l’air gronde comme des voitures qui roulent.
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nrisovics   28 juin 2018
Croquignole de Charles-Louis Philippe
Il se taisait avec une telle simplicité que, vraiment, on ne pouvait lui en vouloir.
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BVIALLET   23 novembre 2018
Bubu de Montparnasse de Charles-Louis Philippe
Il prend Berthe, la fleuriste, il la choisit belle et vierge, puis il en fait son plaisir, puis il en fait son métier.
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BVIALLET   23 octobre 2019
Marie Donadieu de Charles-Louis Philippe
— Tu peux chercher un autre homme, Marie. Après tout…

Elle répondit :

— Il faut déjà beaucoup de foi pour chercher.
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Austral   15 mars 2017
La mère et l'enfant de Charles-Louis Philippe
Je n'ai jamais été brave, ayant possédé toujours une grande imagination. C'est qu'en effet l'imagination nous montre la vie, de cieux, de femmes et de douleurs parée, qui nous font sentir la mort comme une caverne noire sans femmes et pleine d'oublis.
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