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Note moyenne 3.87 /5 (sur 150 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Little Rock, Arkansas , le 01/02/1919
Mort(e) le : 27/03/1988
Biographie :

Charles Willeford est né dans l’Arkansas. Deux ans plus tard, il déménage à Los Angeles. Mais son père meurt en 1922, et sa mère en 1927. Le gamin vit alors avec sa grand-mère. La Grande Dépression sévissant bientôt, il décide à 12 ans qu’il est un poids trop lourd pour la vieille dame. Pendant deux ans, il ère, se déplaçant en train à travers le pays. Une période qu’il racontera plus tard dans son deuxième livre autobiographique, I was looking for a street (1988).

A 16 ans, il ment sur son âge et s’engage dans la Garde nationale californienne. De 1936 à 1938, il est affecté aux Philippines, puis revient en Californie. C’est le sujet de son premier livre autobiographique, Something about a soldier (1986).

De la Libération à son retour aux États-Unis, il étudie l’art à Biarritz. De 1947 à 1949, on le retrouve au Japon. Puis il s’échappe deux mois étudier les Beaux-Arts à Lima (Pérou), avant de se réengager et d’être envoyé à la base d’Hamilton, en Californie.

Son premier roman, Les grands prêtres de Californie, sort en 1953, juste après son deuxième mariage. Ce qui ne l’empêche pas d’être hospitalisé pour dépression pendant trois mois. Willeford pense sortir du trou en 1962 avec Combats de coqs, un roman sudiste salué notamment par Erskine Caldwell. Mais son éditeur meurt, et la plupart des 24 000 exemplaires de ce livre magnifique ne sont même pas distribués. Willeford le vit très mal et abandonne la plume pendant presque dix ans. Il s’installe en Floride et enseigne l’écriture à l’Université de Miami. Il rompt le silence en 1971 avec le suspense psychologique Hérésie, et une nouvelle édition de Combats de coqs.

Divorcé en 1976 et remarié en 1981 avec Betsy Poller, il est de retour aux affaires en 1984 avec la publication de Miami Blues. Devant le succès, l’éditeur demande à Willeford une série avec son héros. Willeford n’est alors pas au mieux de sa forme.

Mais trois autres romans vont suivre. Pour le dernier, Ainsi va la mort, Willeford décroche enfin une avance conséquente de 225 000 dollars. Il n’en profitera pas. Le 27 mars 1988, une semaine à peine après la sortie du livre, une crise cardiaque l’emporte à 68 ans.
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Source : polars.org/
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Vidéo de

Cockfighter (Combats de coqs), film réalisée en 1974 par Monte Hellman.


Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
santorin   28 août 2019
Une fille facile de Charles Willeford
- Je vais te dire ce qu'il en est de la peinture, Helen, ce que la peinture a été pour moi. C'a été une histoire d'amour. Tous les peintres le sont ; c'est leur nature. Quand tu peins, la douleur au creux de ton estomac te mène à des sommets de sensation pure, et si tu as du talent, la sensation se transmet à la toile. En couleurs, en formes, en lignes qui viennent se fondre en une création parfaite qui te réjouit l'œil et fait battre ton cœur un peu plus vite. Voilà ce que la peinture signifiait pour moi, et puis, elle s'est transformée en une histoire d'amour malheureux, et nous avons rompu. Aujourd'hui, c'est bien terminé, autant que ça le sera jamais, et le monde de l'art n'en a certainement pas souffert.
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Marymary   05 septembre 2016
Une fille facile de Charles Willeford
L'homme Harry Jordan était un individu très maître de lui, un homme d'expérience. Rien ne le tracassait plus maintenant. Il était sur le point de retirer sa présence au monde pour partir vers un voyage dans l'espace, dans le néant. Quelque part l'attendait une matrice, un endroit chaud et sombre où la vie était facile, où l'on survivait sans effort, un endroit merveilleux où un homme n'avait nul besoin de travailler, de penser, de parler, d'écouter, de rêver, de partir en virée, de jouer ou d'utiliser des stimulations artificielles. Une vieille dame gentille et tendre, vêtue d'un long manteau sombre, l'attendait. La Mort. Jamais la Mort ne m'était apparue aussi attirante...
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Stockard   30 juin 2020
La messe noire du frère Springer de Charles Willeford
On devient homme d'Église pour échapper à un métier honnête et, deuxièmement, parce qu'on veut se faire du fric. La seconde catégorie est minoritaire, bien sûr. La majorité des hommes de robe recherchent une sécurité facile au prix d'un effort minimum. D'autres sont en quête de pouvoir. Si c'était le pouvoir que je voulais, je me ferais prêtre de l'Église catholique romaine. Je fais partie de la minorité. Le pouvoir ne m'intéresse pas ; c'est l'argent qui m'intéresse. Ce qu'il y a d'étrange, c'est que lorsqu'on cherche à se faire du fric par l'intermédiaire de l'Église, on obtient généralement le pouvoir avec. Le pouvoir et l'argent marchent la main dans la main.
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Renod   23 décembre 2019
Ainsi va la mort de Charles Willeford
La femme assise en face de lui fit entendre un petit rire :

- Fumer pas bon pour vous !

- A qui le dites-vous !

Elle gloussa à nouveau :

- Roulez une pour moi. Fumer pas bon pour moi aussi.

Il roula une cigarette dont il lécha le papier avant de la tendre à la femme et de la lui allumer avec son briquet.

Dès que la cigarette eut pris, elle la fit pivoter pour que la partie allumée soit enfoncée dans sa bouche, la maintenant entre ses lèvres et laissant la fumée s’échapper par son large nez plat. Elle ôta la cigarette et sourit.

- Comme ça, moi, comme aux Philippines, pas gâcher fumée.
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Renod   28 janvier 2020
La Différence de Charles Willeford
Les seuls vainqueurs d'une guerre sont ceux qui sont encore vivants quand elle se termine.
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Renod   04 décembre 2019
Dérapages de Charles Willeford
S'il leur avait fallu renoncer à quelque chose, leur voiture ou leur femme, la plupart des hommes, du moins parmi ceux que Stanley avait connu à Detroit, auraient certainement choisi de se séparer de leur femme.
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Stockard   17 juin 2020
La messe noire du frère Springer de Charles Willeford
J'ai toujours éprouvé une méfiance plus que certaine à l'égard des dentistes. Il y a quelque chose d'anormal chez une personne qui choisit délibérément de passer huit heures par jour en mettant les doigts dans la bouche de quelqu'un d'autre. Je reconnais que leur métier est nécessaire mais ça n'empêche qu'il règne autour d'eux une atmosphère de suspicion qui ne saurait être ignorée.
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Renod   04 décembre 2019
Dérapages de Charles Willeford
Ce célèbre écrivain disait que les hommes qui vivent dans les villes sont comme des cailloux dans un sac en cuir. Ils frottent tous les uns contre les autres jusqu’à devenir ronds et lisses comme des billes. S’ils restent dans le sac assez longtemps, il ne restera plus la moindre aspérité, c’est ça son idée. Seulement moi, j’ai réussi à garder mes aspérités, chacune des mes arêtes tranchantes. Mais toi, mon vieux, tu as la rondeur et le lustre d’une agate. Tu vis dans ce sac depuis soixante et onze ans, vieux. On pourrait te montrer à la télé comme le spécimen parfait du mâle américain. Tu es le fils d’un immigrant polonais et tu as travaillé toute ta vie pour une entreprise capitaliste qui s’en fout totalement. Ton fils est un vendeur à la manque, et tu as fait un mariage typique, sans bonheur ni sexe. Et maintenant, une merveilleuse retraite sous le soleil de Floride.
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Stockard   22 juin 2020
La messe noire du frère Springer de Charles Willeford
Chaque année, pas plus loin qu'aux États-Unis, trente pour cent des hommes mariés quittent leur femme et partent ailleurs. Un grand pourcentage de ces maris qui désertent le domicile conjugal reviennent, surtout ceux qui ont des enfants ; les enfants leur manquent. D'autres sont ramenés contre leur gré par injonction du tribunal, lorsqu'on les rattrape. Beaucoup reviennent parce que leur femme leur manque, et parce qu'ils s'aperçoivent que prendre en charge leur linge sale, les repas, le sexe et ainsi de suite constitue une sacrée corvée quand on se retrouve tout seul dans une chambre quelque part.
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Renod   06 novembre 2018
Miami Blues de Charles Willeford
- Vous auriez dû me laisser négocier à votre place. (...)

- Je ne conteste jamais les prix. L’argent est trop facile à gagner à Miami. C’est pour ça que c’est si cher par ici.

- Dans ce cas, dit-elle, en secouant ses boucles, vous pouvez me laisser un pourboire de dix dollars quand je vous déposerai devant l’Omni.

Lorsqu’ils arrivèrent à l’Omni, Freddy donna à la vieille dame un pourboire de dix dollars.

- Vous n’êtes pas aussi maligne que vous le croyez, madame Freeman. J’avais l’intention de vous en laisser vingt.

Le rire aigu et haché de la femme le suivit dans le hall de l’hôtel
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