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3.88/5 (sur 1013 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : San-Angelo, Texas , le 13/08/1909
Mort(e) à : Los Angeles , le 07/04/1975
Biographie :

Charles Williams est un auteur américain de romans policiers.

Après ses études, il s'engage dans la marine marchande en 1929. Il quitte cette activité au bout de 10 ans pour épouser Lasca Foster.

Son expérience de radio dans la marine marchande lui permet de devenir technicien de maintenance en électronique pour RCA à Galveston, Texas puis pour la marine nationale américaine (Puget Sound Navy Yard dans l’État de Washington) jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale.

Il part alors, accompagné de son épouse, s'installer à Los Angeles où il travaille pour Mackay Radio jusqu'à la publication de son premier roman, "Hill Girl" (La fille des collines), en 1951. C'est un grand succès et Charles Williams devient alors écrivain professionnel. Il publie 21 autres romans et participe à la rédaction de nombreux scénarios de cinéma.

Le couple change souvent de résidence et passe beaucoup de temps en France où Charles Williams jouit d'une bonne réputation. En 1956, "Peaux de bananes" ("Nothing in Her Way", 1953), remporte en France le Grand prix de littérature policière.

A la mort de son épouse en 1972, il se retire en Californie, à la limite de l'Oregon, où il vit seul. Il revient à Los Angeles (quartier de Van Nuys) où il se suicide dans son appartement.

Les romans de Charles Williams ont donné lieu à treize adaptations pour le cinéma et la télévision. "Fantasia chez les ploucs", traduit aussi sous le titre "Le bikini de diamants" ("The Diamond Bikini", 1956), est adapté au cinéma en 1971 avec Lino Ventura. En 1983, François Truffaut adapte "The Long Saturday Night" (1962) sous le titre "Vivement dimanche !", son dernier film.

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Bibliographie de Charles Williams   (26)Voir plus

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8 mai 2023 François Guérif (directeur de la collection "Rivages Noirs") parle de l'écrivain Charles Williams, adapté de nombreuses fois au cinéma.


Citations et extraits (189) Voir plus Ajouter une citation
Ça avait l’air idiot et très sentimental, un peu boy-scout même, de dire « Je veux que ma femme soit heureuse », mais quand on y réfléchissait, ce n’était qu’une façon de dire : je veux être heureux.
On ne peut pas vivre avec une femme heureuse sans être heureux soi-même.
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Nous nous sommes allongés sur un tas de feuilles dans l'ombre mouchetée, très proches l'un de l'autre, nous touchant sans parler, le lac comme une feuille d'étain qu'on apercevait ici et là par des trouées entre les arbres, le temps arrêté, immobile dans le centre mort de midi. Sa tête reposait sur mon bras, son visage levé vers le mien, les yeux fermés, et j'avançai une main que je passai, les doigts écartés, à travers le désordre de ses cheveux.
Nous n'avions pas beaucoup parlé, parler était inutile. Il restait toujours mille détails que je voulais connaître à son sujet ; mais ça semblait très loin, des questions que je pourrais lui poser plus tard, une fois que nous serions sortis de ces eaux mortes et languides, une fois regagné le fil du temps. Ainsi étendu, je réfléchissais et j'essayais de me souvenir si c'était réel, ou seulement un rêve, cette image incroyable, fantastique : deux personnes supposées saines d'esprit ou, du moins, se conduisant généralement comme telles, qui s'avancent sans un mot, sans un signe, impavides, sans même se tenir la main ni murmurer, qui sortent tout droit de la maison et traversent la clairière en silence, en plein soleil, sans prières ni cajoleries de la part de l'une ou des deux, sans, de la part de l'autre, rien de cette fausse réticence vieille comme le monde, sans nécessité de communiquer, comme si toute l'affaire avait été prévue et discutée depuis des mois, et répétée, comme un grand mariage. Et quand nous étions arrivés à cet endroit, elle s'était arrêtée et s'était retournée. Rien de plus.
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Rien de plus facile que de tendre la main, de lui retirer la gnôle et de la balancer par la porte. On ne m'appelait pas Berliet pour rien. Je pensai à le faire et me demandai pourquoi j'hésitais, mais tout au fond de moi, je savais pourquoi. C'était à la pensée d'affronter ses railleries quand il serait dégrisé et que je devrais lui expliquer les raisons de mon geste. Ca aurait l'air si bête à ce moment là ! C'est drôle, pensai-je, comme on peut avoir peur d'un tas de choses tout au long de sa vie, mais ce que l'on craint toujours le plus, c'est le ridicule.
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Miss Harrington ? Eh bien ! C’est elle qui avait le liseron qu’a été la cause de tout ce raffut. […]
Un liseron tatoué, avec des petites feuilles bleues, qui grimpait tout autour d’une de ses poitrines, comme un sentier grimpe après la montagne, avec une rose en plein milieu.

Billy, huit ans…Miss Harrington vingt trois !
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Nous remontâmes sur la plage, vers le feu qui n'était plus qu'un lit de braises rougeoyantes. [...]

Nous nous étendîmes sur la sortie de bain jaune et regardâmes le vent fouiller les braises et envoyer des étincelles voltiger dans les dunes vides.

La plage était noire sur des kilomètres et nous étions les seuls êtres vivants sur un continent sombre et sauvage. Elle avait ôté son bonnet de bain et la lueur du feu qui mourait jouait dans ses boucles et chauffait les doux contours de son corps.
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Les grands chênes blancs, de l’autre coté du vallon, étaient voilés et sombres comme les nappes de brumes éparses, et sur ceux qui n’étaient pas loin, nous apercevions les anneaux gris-brun qui révélaient les niveaux des eaux pendant les crues d’hiver. Un moqueur se réveillait, et seul son chant accompagnait le gargouillement profond de l’eau sur le banc de sable en dessous de nous.

- C’est joli, non ?


Je m’imagine parfaitement écouter l'oiseau-moqueur chanter devant ce beau paysage embrumé à l’aube....
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Mon oncle Sagamore se penche pour regarder de plus près le premier chasseur. Ensuite, il s'avance vers l'autre, le fait rouler un petit coup sur lui-même et l'examine aussi. Après quoi, il revient vers nous, s'accroupit et sort sa carotte de tabac. Il l'essuie sur sa jambe de pantalon, en détache une grosse chique d'un coup de dents et secoue la tête :
- Sacré nom de nom, ça devait être pénible à voir. Les pauvres bougres se sont tiré dans le dos.
Le docteur Severance approuva d'un signe de tête :
- Exactement, et c'est pour ça que c'était si pénible. Ils ont vu venir le coup, les malheureux, mais c'était trop tard. Au moment même où ils appuyaient sur la détente, ils se sont rendu compte de ce qu'ils venaient de faire. Ils se sont retournés pour essayer d'esquiver, mais macache.
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Lee leva les yeux sur moi. Aucun de nous deux n'avait bougé.

Une mèche de cheveux était retombée sur son front et on aurait dit une zébrure à l'encre de chine sur la paleur mortelle de son visage.
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Je me souviens de m'être trouvé debout près de la voiture quelque part sur une route de campagne sombre, à fumer et écraser mon mégot sous ma semelle de chaussure en pensant : j'ai trente ans et ce n'est qu'une gamine - rien qu'une belle gamine aux grands yeux, une gamine pas très bavarde. C'est tout ce qu'elle est. Et l'embrasser, c'était comme percuter un camion de nitroglycérine.
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Les choses tapies dans l'obscurité au-delà du feu de camp étaient toujours bien plus terrifiantes que les autres, celles qu'on pouvait voir.
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