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Note moyenne 3.76 /5 (sur 886 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Norwich , le 06/09/1972
Biographie :

China Tom Miéville est un auteur de romans qui mêle les genres science-fiction, horreur et fantastique.


A dix-huit ans, il enseigne l’anglais en Égypte puis au Zimbabwe, pendant une année. Puis il poursuit un cursus universitaire impressionnant, accumulant les diplômes en anthropologie, en droit et en économie.

Parallèlement à ses études universitaires, il persiste et travaille dès 1995 sur son premier roman, "King Rat" [publié en 1998].

Il qualifie son travail de weird fiction (la fiction d'horreur du début du XXe siècle qui mélange pulp et horreur, à l'instar des œuvres de Howard Phillips Lovecraft) et appartient à un groupe d'auteurs parfois surnommé new weird qui tente de faire sortir le mouvement fantasy des clichés commerciaux imposés par les successeurs de John Ronald Reuel Tolkien.

Sa compagne, Jesse Soodalter, est la fille de Ron Soodalter, un spécialiste de la lutte contre l'esclavage aux États-Unis.

China Miéville cite Michael de Larrabeiti, John Harrison et Mervyn Peake dans ses auteurs d'influence.

Passionné de politique, engagé à l’extrême-gauche, China Miéville a été membre jusqu'en 2013 du British Socialist Workers Party, le parti trotskiste britannique, pour lequel il a été candidat à plusieurs élections, puis de Left Unity, et également de l'International Socialist Organization (US) (il a les nationalités britannique et américaine)
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Citations et extraits (130) Voir plus Ajouter une citation
Alfaric   05 décembre 2017
Merfer de China Miéville
Les rumeurs se moquent de la vérité.
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China Miéville
Alfaric   03 décembre 2017
China Miéville
Dès les premiers temps lorsque l'être humain a entrechoqué des cailloux en s'émerveillant du feu, notre espèce a toujours voulu raconter. Jusqu'à ce que les étoiles disparaissent une par une comme des lampes qu'on éteint, il y aura des récits aussi longtemps qu'il restera des gens.
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China Miéville
Walktapus   09 janvier 2016
China Miéville
J'écris parce que j'aime les monstres passionnément.
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China Miéville
Walktapus   12 janvier 2016
China Miéville
Un roman réaliste, quelque soit son génie, est toujours limité par ses relations à la réalité à cause du paradigme dans lequel il fonctionne. Alors que le fantastique est capable de faire certaines choses - et manifestement, 99% du temps il ne fait pas ces choses - mais il est capable potentiellement de faire ces choses d'une manière que rien d'autre ne peut. Adorno est supposé avoir dit quelque-part, je n'ai jamais réussi à retrouver la citation, mais Adorno est supposé avoir dit : "Kafka est le seul auteur capable d'écrire sur le vingtième siècle". Je soupçonne que c'était voulu comme un panégyrique de Kafka en particulier, mais à supposer que ce soit vrai, c'est vrai à cause du mode d'écriture de Kafka, qui était non réaliste, fantastique, même si excentrique. Je pense qu'il y a quelque-chose dans le fantastique qui a le potentiel de s'engager dans la réalité vécue de la modernité d'une manière que le réalisme supposé ne peut pas.

(interview à International Socialist Review 75, janvier 2011, trad walktapus)
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China Miéville
Walktapus   06 janvier 2016
China Miéville
Je ne suis pas un gauchiste tentant de faire passer mon message maléfique par le biais de romans fantastiques. Je suis fou de science-fiction et de fantasy. Et quand j'écris mes romans, je ne les écris pas pour faire passer des messages politiques. J'écris parce que j'aime les monstres passionnément, et les histoires d'horreur et bizarres, et les situations étranges et le surréalisme, et ce que je cherche à faire, c'est communiquer cela. Mais, parce que j'arrive là-dedans avec une perspective politique, j'incorpore dans le monde que je crée nombre de mes préoccupations... Ce que j'essaie de dire, c'est que j'ai inventé ce monde, que je le trouve vraiment sympa, et que j'ai des histoires énormes à y raconter, et qu'un des moyens que j'ai trouvés pour rendre cela intéressant est d'y penser de manière politique. Si vous voulez faire ça aussi, c'est formidable. Sinon, ce monstre n'est-il pas sympa ?

(Interview de The Believer, trad walktapus)
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China Miéville
Walktapus   10 janvier 2016
China Miéville
Je pense qu'au cours des dix dernières années j'ai réussi à établir une relation avec un noyau dur raisonnable de mes lecteurs, grâce à qui je peux dire : "J'ai bien envie d'essayer différentes choses, ce qui produira une oeuvre bien plus intéressante. Un des corollaires est que chaque roman va être différent du précédent. Forcément, ça veut dire qu'il y en a que vous préférerez à d'autres." Je pense que ce que je demande aux gens, c'est cela : "avec un peu de chance, même si vous n'aimez pas chaque livre, le projet qui consiste à essayer des choses différentes vaudra le coup sur le long terme - et sera bien plus intéressant que l'autre possibilité. Même si vous n'aimez pas un certain livre, peut-être que vous direz : "Au moins je suis heureux qu'il ne fasse pas toujours la même chose encore et encore."

(...)

Je pense aussi qu'il ne faut pas se laisser enfermer dans l'idée d'essayer de donner aux gens ce qu'ils veulent, comme écrivain. Je pense vraiment sérieusement que mon boulot n'est pas de donner aux gens ce qu'ils veulent, mais de faire vouloir aux gens ce que je donne. Je peux réussir ça ou pas, mais c'est ce que je m'efforce de faire. Donc je ne pense jamais "Bien, qu'est-ce que les gens aiment ?". Je pense "Comment vais-je faire pour que les gens aiment et soient emportés par les trucs que j'essaie de faire ?".

(interview à International Socialist Review 75, janvier 2011, trad walktapus)
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Walktapus   26 janvier 2016
Le Concile de Fer de China Miéville
Dans cet ultime village désert, l'immense Cactus leur parla de lui. Il était djai'unt - ce que tous ensemble ils parvinrent à traduire par retardé.

Une anthropofloristique ésotérique faisait conserver aux Cactacés du veldt quelques-uns de leurs bulbes, qu'ils maintenaient dans le coma plusieurs mois après la date où ils auraient dû naître. Tandis que leurs frères et soeurs rampaient par terre en braillant, les djai'unt tardifs continuaient de dormir et de grandir dans leur chorion. Leurs corps se distendaient pendant que les techniques occultes les empêchaient de naître. Lorsqu'ils s'éveillaient pour émerger enfin, ils étaient monstrueux. Et prodigieux.

Leur déviance était douloureuse, leurs os ligneux, gauchis, leur peau, d'écorce, et bouillonnant d'excroissances. Ils souffraient sous l'effet de leurs sens élargis. Ils constituaient les gardiens, les combattants vigiles de leurs villages. Ils étaient tabous. Proscrits et révérés. Ils n'avaient pas de prénoms.
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Musardise   04 avril 2017
The City and the City de China Miéville
En me retournant, j'ai aperçu l'extrémité de GunterStrász entre les immeubles de brique sale, par-delà les limites de la cité. Le vent soulevait des immondices. On aurait pu se trouver n'importe où. Une vieille dame s'y éloignait lentement, d'un pas bancal, pataud. Elle a tourné la tête vers moi. Comme sa démarche m'avait frappé, j'ai croisé son regard. Voulait-elle me dire quelque chose ? D'un coup d’œil, j'ai évalué sa tenue, sa façon d'avancer, de se tenir, de me fixer...

Un sursaut violent : je m'étais rendu compte qu'elle n'était pas du tout sur GunterStrász, et que je n'aurais jamais dû la voir.
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China Miéville
laulautte   21 août 2019
China Miéville
Tolkien est le kyste sur le cul de la littérature fantasy. Son œuvre est massive et contagieuse : vous ne pouvez l’ignorer, n’essayez donc même pas. Le mieux que vous puissiez faire, c’est d’essayez de crever l’abcès. Car il y a beaucoup à exécrer : sa suffisance wagnérienne, ses aventures bellicistes en culotte courte, son amour étriqué et réactionnaire pour les statu quo hiérarchiques, sa croyance en une moralité absolue qui confond morale et complexité politique. Les clichés de Tolkien (elfes, nains et anneaux magiques) se sont répandus comme des virus. Il a écrit que le rôle de la fantasy était de « réconforter », créant ainsi l’obligation pour l’écrivain de dorloter le lecteur.
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China Miéville
Walktapus   05 mars 2016
China Miéville
Bas-Lag a commencé presque comme une expérience de pensée. C'était « Faisons une société de fantasy qui soit fantastique, qui ait de la magie, qui ait des monstres, mais qui soit urbaine plutôt que rurale, qui soit capitaliste plutôt que féodale, qui soit asentimentale - sans doute trop - plutôt que sentimentale ». Le paradoxe, c'est que si vous le faites de cette façon, vous rendez la fantasy plus réaliste.

(Dragon magazine 352, février 2007) (trad walkt)
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