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Note moyenne 3.64 /5 (sur 44 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Algérie , 1954
Biographie :

Christian Combaz est romancier, essayiste et artiste peintre.

Élève au collège de François Mauriac à Bordeaux , chez les Jésuites de Paris, puis au collège Sainte Croix de Neuilly, qui fut celui de Montherlant.

A dix-sept ans, entre en Sorbonne et en Hypohkâgne au lycée Henri IV à Paris. Premiers essais littéraires. - Finit l'année comme employé de banque puis contrôleur au théâtre des Variétés. Nombreux voyages à Rome.

Sa famille l'ayant conjuré de reprendre des études il s'inscrit à Sciences-Po où il devient l'élève de Raymond Barre et de Laurent Fabius.

Proche de l'ancienne équipe de Combat il commence à livrer des notes de lecture aux Nouvelles Littéraires puis au Quotidien de Paris grâce à Philippe Tesson. Il s'inscrit à l'école des Beaux-Arts de Paris en sculpture tout en menant de front études et journalisme .

En 1978, Luc Estang, romancier catholique et pilier des éditions du Seuil, le complimente sur l'ébauche d'un premier livre et l'encourage : ce sera "Messieurs".

Il y contracte et développe une passion pour l'aviation. Passage comme chroniqueur littéraire à l'Express que vient de quitter Angelo Rinaldi. Retour inopiné de Rinaldi au bercail. Combaz est remercié par la rédaction de l'Express.

Voyages, sculpture, dessins, deltaplane à San Francisco. Rôde autour des studios d’ Hollywood où il vit plusieurs mois chez des amis et essaie de travailler comme scénariste .

A Londres où il fréquente une poignée de relations américaines il compose son deuxième puis son troisième roman, Constance D., lequel est unanimement salué par la critique et sélectionné pour tous les grands prix littéraires.

Son œuvre de polémiste s'enrichit la même année d'un bref pamphlet, De l'Est, de la Peste et du Reste, rédigé après un long séjour hivernal à Budapest.

Il est également chroniqueur télé pour 'Valeurs actuelles'.

Familier de l’informatique, de l’image de synthèse et des réseaux depuis 1992. A publié plusieurs articles techniques sur ces sujets, sous pseudonyme, dans diverses revues.

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Source : http://site.combaz.free.fr/bio.html
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Christian Combaz : Tous les hommes naissent et meurent le même jour Écrivain, romancier, chroniqueur, Christian Combaz nous parle ici de son livre "Tous les hommes naissent et meurent le même jour", qui est la suite attendue à son Éloge de l'âge. Un...
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Mimimelie   18 octobre 2018
Les âmes douces de Christian Combaz
Je me méfie des pays où il est socialement plus acceptable de voir deux hommes un fusil à la main que deux hommes qui se tiennent par la main.



Brian Whitaker
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Henri-l-oiseleur   29 août 2017
Portrait de Marianne avec un poignard dans le dos de Christian Combaz
(La langue de François Hollande). Sa méthode, qui consiste à faire un pas en arrière dès qu'il a avancé d'un mètre, devient préoccupante : la fréquence des "même si" et des "en même temps" chez lui est tellement grande qu'elle trahit une incapacité à tracer une ligne nette entre ce qu'on fera et ce qu'on ne fera pas, entre ceux dont on s'occupe et ceux qui peuvent attendre. La phrase type, la formule récurrente est : "je fais le nécessaire, même s'il reste encore des problèmes" ou bien : "nous allons développer les lignes d'autocar même si le train est irremplaçable." Ce recours à l'opposition des termes, au balancement qui ne veut rien dire mais qui donne l'illusion d'une délibération intérieure est parfois tellement caricatural qu'il en oublie de s'assurer que les choses qu'il oppose sont contradictoires, comme dans la phrase suivante : "j'ai, avec Mme Merkel, des relations qui relèvent de la sincérité et, en même temps, de la franchise".



p. 158
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Henri-l-oiseleur   28 août 2017
Portrait de Marianne avec un poignard dans le dos de Christian Combaz
(A propos d'un de ses livres refusé par Fayard). Son sujet se résume facilement : la jeunesse invente, par la violence, une autorité qu'elle n'a jamais subie, afin de rétablir une hiérarchie brutale, masculine, dont l'égalitarisme socialiste et féminin l'a privée. Les débuts du nazisme sont comparables. Ce sont ceux d'un mouvement de jeunesse exalté jusqu'à la férocité, qui intimide les femmes, les professeurs, les vieux, les homosexuels, les démocrates, et les Juifs.

Sans être une seule fois citée dans le livre, une certaine religion combattante, totalitaire, était entre autres visée par ma démonstration qui du coup en devenait importune. La même semaine, je fus convoqué par toutes les brigades de pompiers idéologiques de la télévision, soit quatre émissions en prime-time destinées à allumer des contre-feux.



p.98
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Danieljean   14 septembre 2019
Eloge de l'âge dans un monde jeune et bronzé de Christian Combaz
Peut-être n’a-t-on pas très bien mesuré la différence qui existe entre le détachement et le renoncement. Un retraité peut bien renoncer à tout, s’il n’est pas détaché, il reste le plus malheureux des hommes. Mais s’il n’est attaché à rien, il tire profit de tout.
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brumaire   14 avril 2018
Gens de Campagnol de Christian Combaz
J'épargne au lecteur le reste de l'argumentation qui consistait à travestir la mienne. Mais la mienne ce soir-là avait des ailes : l'âme de Florimond l'emporta comme un aigle à travers les cieux. Je racontai que la France qui attendait le bus en avait par- dessus tête de voir à la télévision des filles de 24 ans qui faisaient des rencontres passionnantes à Los Angeles. Le pays profond s'irritait du hiatus entre sa vie quotidienne et le fatras du spectacle que l'on donnait partout pour la réalité. Il n'aimait pas qu'on lui vole ses enfants dès la puberté pour les précipiter dans l'enfer de la consommation , de la violence permanente, du SMS compulsif et de la télévision à péage.

- Que savez-vous des enfants puisque vous n'en avez pas ? me dit-on.

J'expliquai que l'instituteur était venu me voir avec sa classe il y a huit ans pour réaliser un entretien , et que devant mes dessins, il m'avait dit : " Pourquoi ne viendrez-vous pas leur apprendre ce que j'ignore ? " Depuis lors, j'intervenais une fois par semaine à l'école locale, au dam des deux familles qui intimidaient les autres à propos de l'illégalité de mon bénévolat, suivant en cela les directives des associations, des collectifs et des ligues, devant lesquels le gouvernement était lui-même à genoux.

Là-dessus, mon député sembla nous inviter à changer de conversation et, pour alléger l'atmosphère, l'une des convives qui le tutoyait dit au reste de la tablée :

-Vous savez que Jérôme pratique le parapente ?

Le député-maire raconta ses aventures aériennes, finit par une anecdote glanée en Conseil des ministres et nous prîmes congé , en nous disant mutuellement " on se rappelle" sans en avoir aucune intention.
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Henri-l-oiseleur   28 août 2017
Portrait de Marianne avec un poignard dans le dos de Christian Combaz
Quand je me penchais vers quelque personnalité politique sur un plateau de télévision pour lui demander comment on pouvait tolérer l'importation et la vente de jeux vidéos où des enfants de treize ans étaient invités à contraindre des femmes à la prostitution, à exterminer des civils, la réaction aura toujours été de me prendre, moi, pour un ennemi de la liberté. Depuis cinquante ans ceux qui se disent mes amis nous préparent une Saint Barthélémy. Elle se rapproche, elle devient imminente. le peuple est fasciné par ses prédateurs. Il préfère toujours blâmer ceux qui sonnent le tocsin.



p. 118
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Henri-l-oiseleur   29 août 2017
Portrait de Marianne avec un poignard dans le dos de Christian Combaz
(Un attaché culturel d'ambassade). Ainsi de ce jeune attaché dont le vocabulaire respirait la plus grande, la plu opiniâtre servilité à l'égard de la machine à broyer. A broyer quoi ? Le langage, pour commencer. Ce n'étaient que "plasticiens en résidence" (jeunes gens couverts de chiffons noirs et portant un anneau d'argent à l'oreille), "propositions surprenantes" (n'importe quelle lubie portant le sceau contemporain), "réappropriation de l'espace" (version scénique des squats de Montreuil), "détournement fonctionnel" (comment transformer une tondeuse en lampadaire au nom du design).



p. 115
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Mimimelie   17 octobre 2018
Portrait de Marianne avec un poignard dans le dos de Christian Combaz
Si le commandant du paquebot Concordia se trouvait dans la cabine le soir où son bateau s’est échoué, ce n’est pas, que je sache, comme visiteur.



Nous ne savons encore rien des crimes qui seront commis demain contre la France. Mais quand ils auront été commis, nous saurons qui les a permis, ce qui nous fera gagner du temps.
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SZRAMOWO   05 mai 2016
Votre serviteur de Christian Combaz
Il aspirait à éveiller son esprit par le silence et voulait consacrer à la nature, à la course des nuages, au chant de la pluie sur les feuilles une attention de philosophe (…). Il conçut très bien que l’on pût vivre à l’abri des ambitions et énuméra les ingrédients de son humble extase : le campanile rouge qui égrenait au loin les coups de sept heures, la nature immobile qui contrastait avec l’anarchie des faubourgs de la ville, le rugissement d’un camion sur la corniche (…), le chant de la fontaine au fond du cloître et le jardinier qui passait sous la fenêtre en murmurant permesso.
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Danieljean   14 septembre 2019
Eloge de l'âge dans un monde jeune et bronzé de Christian Combaz
Si la communication connaît de nos jours une fortune extraordinaire, c’est à raison même de notre infirmité devant la solitude (qu’elle contribue d’ailleurs à aggraver sans cesse). Nous ne savons pas rester seuls.
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