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Note moyenne 3.91 /5 (sur 38 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Reims , 1962
Biographie :

Sa bio:

“J’écris parce que je n’aime pas faire le ménage, et qu’écrire c’est moins salissant que peindre ou modeler de l’argile. En plus, moi qui déteste décidément le rangement, tout est bien disposé dans la boîte magique de l’ordinateur, même pas besoin de gomme, pas de rature, pas de papier chiffonné, je peux manier et remanier à l’infini si ça me chante. Mais je m’arrête toujours avant l’infini. C’est peut-être ça qui est dommage.

J’écris aussi parce qu’à l’école, c’était ma partie. Le samedi matin, la maîtresse lisait à toute la classe la meilleure rédaction de la semaine, et c’était toujours moi qu’elle lisait. Les autres jours, elle prenait bien soin de me traiter de tous les noms d’oiseaux pour faire bonne mesure, bavarde comme une pie, paresseuse comme une couleuvre, bête comme un âne, curieuse comme une chèvre, sans compter mon écriture de chat malade.

J’adore les animaux. Coïncidence ? Du coup, mon blog porte le nom de mon chien Posuto et comme RV mon mari écrit aussi dedans, il peut corriger toutes mes fautes d’orthographe .”
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Source : /motcomptedouble.blog.lemonde.fr
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Citations et extraits (65) Voir plus Ajouter une citation
Ce moment précis, juste avant que la bulle n’éclate, ne dure qu’une seconde, je ne sais pas si quelqu’un a pensé à lui donner un nom, je l’appelle la seconde échappée.
http://wp.me/p5DYAB-1wp
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– penser à tendre l’oreille, peut-être le bruit de l’eau, plus tard
– penser à tourner le dos au mur
– puis penser à se coller contre avec le ventre, frotter le mur de la mâchoire, du menton, plaquer sa main doigts écartés, qu’elle devienne rouge, la croupe de l’animal piégé, fissures de branches, penser les suivre, les renifler, et l’odeur du ciment ça travaille
– penser à dégonfler la bouée un peu (comme ça qu’on apprend à nager ils disent)
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Avancer dans un tube, tube train, et laisser sa tête s’arrondir dans la courbe touchant la vitre et le dehors, tête ballante soumise au rythme, suivre le trajet elliptique, le passager trois sièges plus loin, ce qui vient après ou plus large, le décor de l’autre côté, les souvenirs ce qu’il en reste, ce qui était avant, n’est plus, ce qui perdure, avancer.
http://wp.me/p5DYAB-1Pe
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C’était une ombre qui filait, qui lui passait au coin de l’œil, une forme vague, comme une silhouette de chat en embuscade.
Mais n’en était pas une, pas de queue, pas de pattes, seulement un peu de gris, l’estompe, un mouvement leste vite perdu. Et s’il tournait la tête pour mieux la voir, il n’y avait rien.
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Lundi matin, neuf heures trente.
Je traverse le quadrillage blanc du parking jusqu’aux sigles bleus des places pour handicapés. Je passe entre deux poubelles remplies de sable. Le sports vitrées coulissent sur de l’air chaud et de la musique. Passé le tourniquet, on peut tourner à gauche vers les produits d’entretien, ou à droite et ainsi longer les caisses, ou encore continuer en face vers les promotions du jour.
Mais je n’achèterai rien. Aujourd’hui, je regarde.
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Elle se fout des saint valentin potins cheveux brillants tac-o-tac bons plans des promotions divertissements parfum hits révélations vogue séparation stars au bout du rouleau yaourtières.
Elle se fout de ces minuscules choses, elle aime les très grandes, celles contenues dans le bac transparent de son aspirateur : brindilles de sapin, sables du sahara, particules d’astéroïdes qui croisèrent forcément des comètes, un jour
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Derrière la vitre, la ville se déroule dehors, sans moi. La ville ne résonne pas et ne raconte rien.
La ville plate, sa profondeur défaite, un décor peint sur une bâche tendue entre deux rouleaux, quel machiniste a oublié de l'actionner.
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Il avance dans un couloir au milieu d’autres. Se courbe, trois pas glissés, seconde figé, cambre, mains collées aux cuisses puis tendues vers l’avant, cherche à saisir le vide, tourne, s’écroule, genoux au ventre, relevé, pointe du pied, frappé, pas de côté, hanches inclinées et recommence.
On le croise sans le remarquer (il marche) sauf ceux qui le connaissent et savent la danse de l’homme qui danse dans sa tête
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Lui suffisait de se pencher pour prendre, de parler avec ses bonshommes, statuettes installées au hasard maîtrisé puis perdu - c’était mieux de le perdre - prenait reflets dans les vitrines, suivait du doigt les troncs les branches... 
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ses petites voitures pendant qu’il n’est pas là, placées sur ses cours, ses dossiers, ses pochettes, un presse-agrumes, tout y est, lui petit, lui grand, lui autonome, je récupère dans ses cartons la traine du bateau, ce qu’il jette par-dessus bord finalement, c’est un mille-feuilles, ou une carotte glaciaire, les étapes étagées, additionnées, à ranger dans sa prochaine la chambre, la sienne, c’est comme ça qu’on l’appelle, même s’il n’y dort pas .
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