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Note moyenne 3.41 /5 (sur 180 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Tarbes , le 29/11/1929
Mort(e) à : Paris , le 03/01/2019
Biographie :

Née d'un père officier de cavalerie (et périgourdin) et d'une mère historienne (et landaise), Christine de Rivoyre fait ses études chez les Dames du Sacré-Coeur (Bordeaux et Poitiers) puis à Paris, à la Sorbonne. Licenciée ès lettres, elle obtient une bourse de l'Université de Syracuse (U.S.A.) où elle passe deux ans et demi.

De retour à Paris (1950) elle collabore au journal Le Monde et se spécialise dans les entretiens avec les écrivains et les hommes de théâtre anglo-saxons.

De 1955 à 1966 elle est directrice littéraire d'un grand magazine féminin. Son premier roman, L'Alouette au miroir, remporte le Prix des Quatre-furys. La Mandarine (1957), Les Sultans (1964), Fleur d'Agonie (1970) sont des best-sellers. Le Petit Matin (1968) obtient le Prix Interallié et J.G. Albicoco en tire un film d'une grande qualité artistique.

Christine de Rivoyre a écrit elle-même l'adaptation et les dialogues du film La Mandarine dont les vedettes sont Annie Girardot, Philippe Noiret et Murray Head et qui, dès sa sortie (mars 1972), obtient un vif succès.

Elle partage son temps entre Paris et sa maison landaise où, en dehors de son travail, elle se livre à l'étude des religions orientales, à la protection de la Nature dans les landes de Gascogne et à la culture du palmier et du magnolia.

Elle est membre du jury du Prix Médicis depuis 1971.
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Source : Actualitté
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Christine de Rivoyre mademoiselle des Landes
Contrairement à l'accoutumé, c'est Bernard PIVOT qui lit les premières phrases du 9ème roman de Christine de RIVOYRE "Le voyage à l'envers". le personnage nommé "Fou" surnom de "Foulque" est un homme de 45 ans sur un bateau avec sa maitresse Clara...il a des nostalgies, il pense à l'Amérique, et repart 25 ans avant et le revoila sur une autre île avec son premier amour. Roman sur la...
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
moravia   16 mai 2020
Le petit matin de Christine de Rivoyre
Christmas, c'est pour ce soir, mais à Nara, depuis l'occupation, ça ne compte pas. Le couvre-feu supprime la messe de minuit, les huîtres d'Arcachon dorment dans leurs parcs, pas de chocolat, pas de ces brioches appelées pastis, donc pas de réveillon, pas de veillée.

La crèche de notre enfance est restée dans un cocon de copeaux, là-haut, dans le grenier, avec son âne cul-de-jatte, ses mages dédorés, ses bergers portant leurs agneaux sur la nuque comme des havresacs et l'ange qui hochait la tête d'un air futé quand on mettait un sou dans la fente ménagée entre ses mains jointes.
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araucaria   06 janvier 2019
Le petit matin de Christine de Rivoyre
Un homme marche vers moi, c'est la tombée du jour, il avance parmi les hautes herbes de la lande en patois on dit des aouges), il traverse une coupe de pins, enjambe des tronçons de bois écorcés, corail ou chair, j'entends le bruit de ventouse que font ses bottes en caoutchouc. Moi, je suis assise sur un de ces morceaux de bois, je baisse la tête, mes cheveux pendent, dénoués (ce sont des cheveux très longs, châtains, frisés, presque crépus, quand je viens de les laver ils ressemblent à de longs éclairs mous), ils tombent en pluie sur ma nuque et devant, par-dessus ma bouche. L'homme se rapproche, je ne vois pas son visage, je veux crier, je ne peux pas, l'homme se rapproche encore et moi je glisse par terre, je suis semblable aux morceaux de pin qui jonchent la lande, je suis bois, je hurle, je crois hurler, je m'éveille, je me lève, je suis en sueur, mes cheveux sont collés sur mon cou, mon front. Qu'elle heure est-il? Quatre heures du matin. Jean, qu'est-ce que tu fais si loin de moi?
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Emily5F   04 avril 2010
Boy de Christine de Rivoyre
Je me suis levée. Je n'avais plus ni jambes ni tête. Entre les deux un corps comme un flocon, comme une balle mousse, j'ai couru vers la terrasse, je ne suis pas tombée, une chance. Sur le Bassin d'un bleu aveuglant, les pavois des bâteaux dansaient et le Bassin lui aussi dansait, mais sans vagues, c'était drôle. Je me suis couchée sur le petit mur, j'ai encore fermé les yeux. Quand je les ai ouverts, il y avait oncle Boy au-dessus de moi, il souriait :

- Ca va comme tu veux, Crevette ?

- Ca va très bien.

- C'était bon ?

- Délicieux.

- Tu es la femme de ma vie.

- Je sais.

- Tu veux qu'on s'échappe ?

Je me suis levée brusquement. Ma tête existait de nouveau, mes jambes aussi.

- Tout de suite ?

- Si tu veux.

Le Bassin ne dansait plus et les bâteaux glissaient, leurs pavois flottaient, c'est tout. Tout près de nous le Bâteau Blanc.
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rulhe   30 avril 2018
Belle alliance de Christine de Rivoyre
- au temps de la colline de

Chaillot et de l, abbaye de

Longchamp, la rue était une

plantations.

- ah bon.et de quoi?

- d, arbres, espèce d. idiot.

des charmes, des tilleuls,

même des bouleaux.

- mais maintenant, nous

n, avons droit qu'à une

plantation de flics.
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Emily5F   16 février 2010
Boy de Christine de Rivoyre
-Vous pourriez parler français, dit Mademoiselle Dolly.

Non mais. Alors ça. Des conseils maintenant. On s'est soûlée, on s'est pris un bain de vase, on pue, on a l'air d'un poisson pourri et on ose donner des conseils ?

Vous pourriez parler français. Et l'accent de Bordeaux tout pointu par dessus le marché. Tu vas voir comment je vais te parler, Marie Cascante, tu vas voir le français que je te garde en réserve, ah je me sens patacayre.

- Je parle comme je veux, je dis, et cette robe-là (je montre le tas sur le lit) Mademoiselle pourra se la laver toute seule. Moi je nai pas été engagée pour récurer les étables.
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brigittelascombe   09 janvier 2012
Boy de Christine de Rivoyre
-Mes félicitations,Miss Suzon.Une nurse doit savoir nager.Vous allez pouvoir remplacer Nannie O.

Je ne réponds pas.Elle m'a visée,elle m'a touchée,la grande carcasse.Je ne pense plus que j'ai fait douze brasses,que Monsieur Boy est bon et raisonnable et que Pierre Harramburu sera fier de moi.Je me dis que si je sais nager c'est parce que la pauvre Miss a perdu presque tout son sang.Il me fait deuil tout à coup,mon plaisir.Oui,ça,il me fait deuil.
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brigittelascombe   09 janvier 2012
Boy de Christine de Rivoyre
-Qu'est-ce qu'il y a? Tu n'as pas l'air dans ton assiette.

-Quelle assiette?

Je n'ai sûrement pas une expression très gentille en disant ça.Mais aussi.Ah les phrases des grandes personnes quelquefois.Même à lui il arrive de pondre des phrases de ce genre.Tu n'as pas l'air dans ton assiette.Comment est-il l'air quand on est dans son assiette?Et d'abord où est-elle mon assiette?Près de mon âme?Loin de mon âme?C'est mon âme?Alors cassez la,mon Dieu,vite que j'en sois débarrassée.

-Tu sais,je n'aime que les crevettes heureuses, a dit Oncle Boy.

Il paraît un peu inquiet en disant ça.Un peu inquiet mais très gentil.Je lui souris.
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rkhettaoui   24 décembre 2012
Le petit matin de Christine de Rivoyre
Il y a des gens comme ça qui ne reconnaissent pas la haine, pourquoi la reconnaîtraient-ils ? ils ne l'ont pas connue, ils sont nés tranquilles et distraits, ils aiment la nature pour la contempler, pas pour la vaincre.
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paraty62   03 novembre 2013
Les sultans de Christine de Rivoyre
... Il ne faut pas s'énerver surtout pas s'énerver respirons .Il n'est encore que sept heures dix.Il reste une demi-heure pour rentrer à Boulogne,trente minutes ,trente fois une minute,quinze fois deux,trois fois dix,six fois cinq,il n'y a pas de quoi se dévorer le foie.Etre calme ,se moquer des chauffeurs de taxi comme des contractuels,comme des Martiennes joufflues ,comme des sonneries ,respirer ,respirer.Ouf ,le feu rouge est avalé,le tournant sur la gauche décrit et bien décrit ,Solange a progressé,elle a filé d'un trait jusqu'au bout de la rue Pierre-Charron.A la hauteur de la rue Clément-Marot,la pharmacie Evans lui a délégué,par-delà la caravane de voitures qui stagne en sens inverse,le sourire niais d'une dame en carton pour qui la vie est belle car elle est mince mince mince grâce à un biscuit à moins que ce ne soit parce qu'elle est toujours bien coiffée.
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brigittelascombe   09 janvier 2012
Boy de Christine de Rivoyre
-J'ai été bien dressée,c'est tout.

Bien dressée,voilà.Comme le chien de chasse à qui on apprend à rapporter le lièvre ou la bécasse.Maria Sentucq a été bien dressée.Et pas seulement à faire de la table de Madame,la première table de Bordeaux.A souffrir.A souffrir sans se plaindre.
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