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Note moyenne 3.52 /5 (sur 313 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 14/05/1962
Biographie :

Christophe Claro, né à Paris le 14 mai 1962, et plus connu sous le simple nom de Claro, est un écrivain, traducteur et éditeur français. Il est le petit-fils de Léon Claro, une figure importante de l'architecture française en Algérie.

Christophe Claro passe son enfance en banlieue parisienne. Après des études de lettres supérieures au lycée Lakanal de Sceaux, il travaille en librairie de 1983 à 1986, et devient correcteur pour différentes maisons d'édition. Il publie son premier roman, Ezzelina, aux éditions Arléa en 1986. Sa première traduction, Kilomètre zéro de Thomas Sanchez, paraît en 1990.

Menant en parallèle ses activités d'écrivain et de traducteur, il publie ensuite régulièrement des romans et récits tout en traduisant de grands noms de la littérature anglo-saxonne contemporaine, parmi lesquels William T. Vollmann, Thomas Pynchon, Salman Rushdie, John Barth, Mark Z. Danielewski, James Flint, William H. Gass et Hubert Selby Jr. Il se décrit comme étant un « chasseur de trésors littéraires ».

Depuis 2004, Claro est en outre co-directeur avec Arnaud Hofmarcher de la collection « Lot 49 » (fiction américaine) aux éditions Le Cherche midi
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En partenariat avec le festival Paris en toutes lettres, la BnF accueille chaque année deux écrivains en résidence littéraire. Cette année, Emmanuelle Bayamack-Tam et Arno Bertina proposent une restitution publique de leurs travaux respectifs. Née en 1966, Emmanuelle Bayamack-Tam a publié aux éditions P.O.L. une douzaine de romans, ainsi qu'une pièce de théâtre, Mon père m'a donné un mari (2013). Elle a reçu le prix Alexandre-Vialatte 2013 pour Si tout n'a pas péri avec mon innocence et le prix du Livre Inter 2019 pour Arcadie (2018), une fable politique et écologique. Sous le pseudonyme de Rebecca Lighieri, elle écrit également des romans plus « noirs », tels Les Garçons de l'été (2017) et Il est des hommes qui se perdront toujours (2020). En 2019, elle publie éden, son premier roman pour la jeunesse. Pour Emmanuelle Bayamack-Tam, la fonction de la littérature est de déstabiliser. Sa langue volontairement violente et organique aborde des sujets souvent provocants. « J'écris pour déranger. À commencer par moi-même. […] La littérature qui m'intéresse est celle qui fait bouger les lignes, qui déstabilise. Je n'attends pas qu'un livre me conforte dans mes idées reçues, ni qu'il me procure une sérénité factice. Quand j'écris, dès que je sens que le lecteur s'est tranquillement installé dans l'histoire, je le malmène. Je débusque toute position confortable, et je la détruis. », déclarait-elle en 2018. Né en 1975, Arno Bertina a publié des romans et récits très variés, mais qui ont en commun la forme de l'enquête sur sa propre « identité mobile ». Je suis une aventure (2012) est une sorte de roman picaresque dont un des protagonistes est le tennisman « Rodgeur Fédérère ». Des Châteaux qui brûlent (2017) met en scène un huis clos d'une semaine entre des salariés d'un abattoir breton en grève et le ministre de l'Industrie qu'ils séquestrent. En mars 2020, L'Âge de la première passe, récit documentaire, relate le travail mené durant trois ans auprès de prostituées congolaises mineures. Arno Bertina se dit également « passionné par les aventures collectives » depuis son année de résidence à la Villa Médicis en 2004-2005, durant laquelle il a coécrit la « farce archéologique » Anastylose (2006). Il a ainsi participé à toutes les aventures de la constellation d'écrivains à géométrie variable (Bruce Bégout, Mathias Énard, Claro, Maylis de Kerangal, Hélène Gaudy, Oliver Rohe…) qui s'est constituée en 2004 autour de la revue et des éditions Inculte.

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Citations et extraits (209) Voir plus Ajouter une citation
le_Bison   12 novembre 2015
Tous les diamants du ciel de Christophe Claro
L’époque t’interpelle ? Profite. Egare-toi, et en crabe avance, pince à pince, pas à pas, acquis à tous les heurts, toutes les vitrines, ton cœur rebelle à quelques baisers des nichons au sillon si étroit qu’y glisser l’imagination c’est déjà jouir sans entraves, alors laisse-toi éblouir par ce déluge de hasards que promet ce café, celui-là, oui !, si banal pourtant en sa bakélite inanité, avec ses pieds de chaises chromés, son zinc sale et ses œufs morts sur un carrousel d’alu, avec aussi son formidable flipper – oui, encore un ! -, ce flipper qui est un cercueil sonore au fronton duquel s’affrontent des divinités que tu donnerais éternellement gagnantes, mais qui vont perdre, oh n’en doute pas, et ce sous l’impulsion de tes deux index, soudain rusés, tel Ulysse dédoublé, vite, gagne Ithaque, empoche le spécial bonus qui claque, et reprends une bière, même tiède, même fade, ta paume toujours à l’exacte température du désir, car la nuit, la nuit qui aime à balbutier, s’entrouvre à peine à tes dépendances.
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oran   25 juin 2020
La Maison indigène de Christophe Claro
Mais la Maison mauresque n'est pas un décor, ou plutôt elle est davantage qu'un décor, autre chose qu'une simple villa-pastiche. C'est un livre, écrit à plusieurs mains, plusieurs cœurs, où il fait bon fermer les yeux, à l'écart des rumeurs - et ici la voix de Sénac en sourdine :

L'homme couché, le jour ne peut rien contre lui

il fuit sous des remparts il invente la terre

sur son lit est un vaisseau qui n'aborde nulle part

une cellule de monastère

un music-hall

et là, celle de Camus :

Mais qui se donne au temps de sa vie, à la maison qu'il défend , à la dignité des vivants, celui-là se donne à la terre et en reçoit la moisson qui ensemence et nourrit à nouveau.
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le_Bison   06 novembre 2016
Tous les diamants du ciel de Christophe Claro
Seule dans la rue où les passants hésitaient encore entre se hâter et s'attarder, Lucy posa sa langue sur le bout du mot sexe, puis suçota les contours du mot orgasme, faute de pouvoir savourer le relâchement majeur. Lucy en aurait pleuré, parce que trois mois sans baiser, hein, reconnaissons qu'aucune poésie n'y aurait survécu.
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le_Bison   03 octobre 2015
Tous les diamants du ciel de Christophe Claro
Lucy aurait voulu voir des expositions, explorer d'autres quartiers, rencontrer la vie ailleurs que dans sa vérité déchue, prendre le ferry, aussi, aller au cinéma, et contempler, sur la toile tendue, les visages impatients des héros, comprendre la psychologie des gorilles au cœur tendre et des extraterrestres humiliés, mais la rue, la rue trouble et lâche avec sa haine inédite et sans cesse réinventée, exigeait d'elle d'autres dévotions. Son homme n'aimait pas qu'elle rentre les poches vides et le regard fier. Et toujours, dans le musée de ses cauchemars, des touristes aux yeux globuleux commentaient son vagin promis à la noyade avant de lui concéder un quarter ou deux - elle était devenue, même en rêve, le guide de sa défunte anatomie. Quand elle rentrait au bercail, du foutre séché sur les joues, elle savait que le macaque du manque l'attendait, tapi dans l'ombre, ses crocs semblables à deux clés qui luisent mais n'ouvrent rien.
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chevalierortega33   29 septembre 2014
Les souffrances du jeune ver de terre (ou) Éloge de la vache folle de Christophe Claro
Quand vous n’existez pas vraiment, vos gestes vous échappent comme des asticots pressés de s’empaler sur l’hameçon de la réalité. Faut les laisser faire, ça soulage.
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le_Bison   28 février 2021
Plonger les mains dans l'acide de Christophe Claro
La vérité exige que je précise que c'est moi qui avait convoqué Pranx. Je tenais à me débarrasser de mes livres, que j'avais fini par juger trop bruyants, trop chahuteurs. Tout en s'épaulant quasi religieusement sur les étagères, ils se menaient entre eux, je le sentais bien, une guerre sourde, et les souvenirs que je gardais de certaines de leurs pages émettaient en se frottant les uns contre les autres un son désagréable, papier de verre sur de la plaie fraîche, rire gras étouffé par un goulot de bouteille, bref, mes livres se manifestaient à mon insu, et je voyais venir le moment où ils finiraient par dégager une odeur d’œuf pourri. Aussi décidai-je de m'en débarrasser.

Pranx était une sorte de brocanteur que j'avais croisé à plusieurs reprises dans un café où j'allais, une ou deux fois par semaine, séduit par l'immense bloc amnésique que représentait à mes yeux le comptoir, dont le bois rayé et le zinc usé étaient comme l'abscisse et l'ordonnée d'une courbe imperceptible que ne pourraient jamais troubler les éructations des clients qui s'y greffaient. J'aimais ce contraste et, dans mon silence légèrement teinté de caféine, je me sentais complice du bois, du zinc, à mon tour pur tracé.

Mais je n'étais pas sourd et j'avais fini par comprendre que Pranx achetait et vendait des livres, vidait greniers et bibliothèques, et ce sans état d'âme, à l'inverse de ses collègues qui ne pouvaient s'empêcher de titiller quelque naïf secret clitoridien enfoui au fond du con de ces poussiéreux ouvrages qui, cela allait de soi, remplaçaient l'épouse partie depuis longtemps. Leur approche libidinale des livres m'avait toujours dégoûté, et je savais gré à ce Pranx d'être l'indifférent maquereau de leur destin.
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le_Bison   28 octobre 2015
Tous les diamants du ciel de Christophe Claro
Dans la rue, les fenêtres aspirent l’air chaud, l’air chaud meuble l’obscurité, l’obscurité se détache des pierres, tout est cycle et sensuel, on vit enfin le cœur de l’été.
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le_Bison   03 novembre 2015
Tous les diamants du ciel de Christophe Claro
Elle n’avait qu’une seule gloire, celle de n’être pas devenue une pom-pom pute au cul diplômé, fatalement enculée le 15 du mois par un gentil quarterback dans ce Connecticut auquel elle avait dit adieu – adieu à sa chambre aux draps vomis par Disney, adieu à ses copines manucurées et vite déflorées, adieu au monde gras des barbecues, adieu à son frère, de trois ans son esclave, pulvérisé par un bus, son frère qu’elle avait giflé une heure avant sa mort parce que ce chérubin avait osé lire – lui qui ne lisait pas – une ou deux pages de son journal intime où fleurissaient plus de désirs que de pavots dans la vallée de Badakhchan. Et surtout : adieu aux adieux, à tous les adieux.
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wellibus2   16 mars 2016
Chair électrique de Christophe Claro
il va sans dire que, tout ce temps, le sieur Godhison, ne cessait de les invectiver, de les fédérer par des taloches, des oeillades, châtiant l'intuition dés qu'elle prenait la forme et la vélocité d'une idée fixe ou se recroquevillait dans l'isolant du mutisme, sermonnant et croc-en-jambant les rêveurs, écartant du poing ou de l'équation tous ceux qui osaient alterner le courant ou tutoyer la dynamo, mais parfois aussi complimentant, bichonnant, parce qu'il était Godhison, le grand cerveau mille-pattes, la crotte de soufre propulsée sur le grattoir du profit, Godhison, Père et Fils, et maints esprits encore comme jamais on n'en avait subi ni détrôné, le sévère manitou, l'archigolem en personne jailli des fonts pan-électriques pour répandre non pas la lumière ou la terreur, mais l'humiliation sous toutes ses formes.
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le_Bison   22 octobre 2015
Tous les diamants du ciel de Christophe Claro
Lucy s’effritait lentement au soleil de la rue, à l’ombre des allées, partout où s’égarer était monnayable. Ses rares amis l’avaient lâchée une fois l’argent du père dissous, noirci, injecté. Six mois vécus à force d’illusions dans un presque monde aux lumières irritables, un monde si savamment, si bêtement, si lâchement, effréné que la peau, une fois la rencontre consommée, n’était plus qu’une navrante panoplie d’ecchymoses. Six mois d’escales et d’écroulements, sous les porches, sur des matelas, dans des bars où chaque verre de bourbon cliquetait tel un reliquat de squelette mal fondu. Six mois à explorer les arcanes de la crasse et l’absence de joie, poches trouées, jupe déchirée, cheveux gras, tête lourde, pensées lourdes, cœur lourd, les yeux pareils à deux perles privées de nacre, seule ô si seule.
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