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Note moyenne 3.14 /5 (sur 25 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Gisors , 1973
Biographie :

Christophe Langlois est né en 1973 à Gisors. Professeur de Lettres puis conservateur de bibliothèque, il a occupé plusieurs postes à la Bibliothèque nationale de France depuis 2002, dont la direction du service Philosophie et religion. Dévoué à Borges, Roald Dahl et Tintin, aux jardins anglais et à la poésie allemande, il publie avec Boire la tasse son premier recueil de nouvelles. Attiré par différentes formes d’écriture, il a tenu plusieurs blogs expérimentaux, dont “Coquecigrue” (2004-2005), “Anima” (2005-2008) et “Bibliothèque du silence” (depuis 2008).
Connu comme auteur de nouvelles et d'essais, dont le dernier, paru en 2017, a été consacré à Guernica, Christophe Langlois signe, avec Dieu en automne, son premier roman.

L'auteur a publié, aux éditions Gallimard, le 14 mars 2019, un recueil de poésie :
" SECONDE INNOCENCE "

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Source : http://www.arbre-vengeur.fr et http://www.over-blog.com/profil/blogueur-3696529.html
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Bibliographie de Christophe Langlois   (6)Voir plus

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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
talou61   01 septembre 2017
Dieu en automne : Paris, septembre 1792 de Christophe Langlois
Au fond, cette librairie est l'église des temps nouveaux, on y prie à voix basse, en deux langues étrangères, le même Dieu : qui s'appelle Avoir Raison.
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coco4649   05 avril 2019
Seconde innocence de Christophe Langlois
PREMIERS SOLEILS





PREMIERS SOLEILS



Ce n'est pas vers le cœur des hommes

Que je me suis d'abord tourné



Mais vers le chat échappé

L'ombre des nuages

La vallée reparue du vent



Cet instant redevenu le seul

Quand on enlève ses bottes

Sur le seuil le soir



Que la pluie est une amie

Qu'il faut rentrer

Et qu'on n'en a plus envie



p.25
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Henri-l-oiseleur   30 août 2017
Dieu en automne : Paris, septembre 1792 de Christophe Langlois
(Une arrestation sommaire en pleine rue, en 1792). Quelques passants s'étaient arrêtés, attirant d'autres désoeuvrés, d'autres buveurs d'ennuis ; on ne sait jamais comment la curiosité traverse les murs et finit par avertir les créatures les plus moroses de la terre qu'un peu de chair fraîche risque de subir le sort commun. Rapidement, elles convergent vers le malheur et leur désagréable colonie s'agglutine, renifle, lorgne, pousse pour voir. Survient-il un accident ? un meurtre ? une arrestation ? Voilà qui les fait sortir du trou. Elles hument le futur cadavre avec la satisfaction de n'avoir rien raté. (...) Tout ce qui menace les êtres encore dans la lumière les rassasie. Faisant mine de s'apitoyer, elles leur barrent paisiblement la route, gênent les secours s'il y en a, commentent. Comment font ces fléaux humains pour peupler si vite la ruelle vide ? Mystère. La catastrophe survient dans la solitude, mais c'est toujours une foule qui boit le sang.



p.106
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Henri-l-oiseleur   31 août 2017
Dieu en automne : Paris, septembre 1792 de Christophe Langlois
(Exhumation des ossements, un siècle après). On continue peu à peu, autour d'eux, à constituer la collection inachevée de septembre Quatre-vingt douze. Comme une espèce disparue, laborieusement extraite des strates, elle va gagner la galerie de l'évolution des régimes politiques, former une autre sorte de musée des idées, une vitrine souterraine : la crypte des Carmes.

Ils ont eu la dernière discrétion de se glisser là, presque sous les pieds des passants, dans le sixième arrondissement, et les jours où l'air libre leur manque, de se mêler un peu à la foule.

Quand on tarde à quitter le quartier, le soir, traînant entre la rue du Vieux-Colombier et la rue du Regard, on peut se les figurer traversant le grand jardin qui s'étendait là, non loin du cinéma l'Arlequin, jusqu'au carrefour de la Croix Rouge.

Ces jeunes gens vêtus de noir se retournent et nous regardent avec curiosité, eux aussi.

N'en doutez pas.

Ils traversent l'éternité d'un après-midi d'été.



p. 391.
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myriampele   22 novembre 2017
Dieu en automne : Paris, septembre 1792 de Christophe Langlois
Car, qu'est-ce qu'une ville? Rien qui ne se raconte, rien qui ne se dessine, un mouvement perpétuel, une fuite. Paris a la fuite ample, foisonnante, curieuse.
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Henri-l-oiseleur   31 août 2017
Dieu en automne : Paris, septembre 1792 de Christophe Langlois
Se plantant devant les piles d'ouvrages qui annoncent la rentrée littéraire de septembre Quatre-vingt douze, il sourit. Il y a là de quoi feuilleter. On ne manque pas. Signe de bonne santé ? Ou prémices d'un sang trop lourd qu'il faudra clarifier d'un bon coup de lancette ? Qui sait.



p.59
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Henri-l-oiseleur   30 août 2017
Dieu en automne : Paris, septembre 1792 de Christophe Langlois
En accord avec sa sensibilité, le jansénisme offrait les turpitudes pures d'une dévotion entièrement livresque. Port-Royal était fait pour lui. Ce catholicisme déçu du salut l'assurait de trouver refuge dans les vanités impitoyables d'un couvent inexistant, puisque détruit, et donc propre aux imaginations mélancoliques. Voilà une destruction qui était fort pratique : elle assurait ses détracteurs d'avoir eu raison. Grazielli composait cet air d'éternel châtié qui devait rester à l'humanité comme la preuve ultime de ses torts envers lui.



p.155
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Accalia   03 août 2012
Boire la tasse de Christophe Langlois
C’est quand on voit l’intérieur du corps humain, se dit-il, qu’on remercie Dieu d’avoir inventé l’extérieur. Et d’avoir recouvert les idées d’une peau : le silence de ceux qui n’en pensent pas moins.
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coco4649   30 juillet 2018
L'amour des longs détours de Christophe Langlois
SOUS LE CERISIER BLANC





Un temps de désir sans nom

un temps de dôme

et d’attente nue

un temps lavé par les vents



une heure de solitude peut-être ?



une heure de regard perdu sous mes rosiers de nuit



le Bien-Aimé me tourne alors, me serpente, me parcourt

me crie grâce de jurer son amour

pour n’être plus moi-même

que cette passion qui entoure



le serment seul est vivifiant

en prière d’être partout

ce qui regarde

ce qui attend

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Melopee   16 avril 2012
Boire la tasse de Christophe Langlois
Se sentant observé, le psautier émit une vibration angélique d'insouciance feinte, et lui sifflota un Salve Regina version pop. C'est que cet imprimé volatile avait tout pour plaire. Il le réveillait à quatre heures du matin pour chanter l'office, l'accablait de citations bibliques quand il marchait dans la rue et, quand il confessait, l'interrompait pou corriger ses recommandations. Il n'en fallait pas plus pour passer à la casserole. (pp.74-75)
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