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4.4/5 (sur 80 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris, France , le 06/01/1935
Mort(e) à : Ukiah, Californie , le 09/01/2017
Biographie :

Claude M. Steiner est un transactionnaliste américain de renommée mondiale. Psychologue clinicien, proche collaborateur d'Eric Berne, il est l'auteur de nombreux articles et livres sur l'analyse transactionnelle. Ses contributions concernent principalement les scénarios de vie, l'alcoolisme, la compétence émotionnelle et les jeux de pouvoir relationnel. Prix Eric Berne en 1971. S'il écrit plus particulièrement pour les adultes, il faut signaler son conte pour les enfants, illustré par Pef et intitulé "Le conte chaud et doux des chaudoudoux".

Source : Catalogue de la BNF
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
Dans ces sacs, Belzépha avait mis des froids-piquants. Ces froids piquants ne rendaient pas ceux qui les recevaient chauds et doux, mais plutôt froids et hargneux. Cependant, c'était mieux que rien. Ils empêchaient les gens de se ratatiner. À partir de ce moment-là, lorsque quelqu'un disait : ''Je voudrais un chaudoudoux'' ceux qui craignaient d'épuiser leur réserve de chaudoudoux répondaient : '' Je ne peux pas vous donner un chaudoudoux, mais voulez-vous un froid-piquant ?''
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La vie avait bien changé ! Le plan diabolique de la sorcière marchait ! Il avaient beau trouver des chaudoudoux à chaque fois qu'ils plongeaient la main dans leur sac, ils le faisaient de moins en moins et devenaient chaque jour plus avares. Bientôt tout le monde remarqua le manque de chaudoudoux, et tout le monde se sentit moins chaud, moins doux.
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Les chaudoudoux étaient devenus si rares
que certains prenaient des froids-piquants qui, eux,
étaient innombrables et gratuits. Ils les recouvraient
de plumes un peu douces pour cacher les piquants
et les faisaient passer pour des chaudoudoux.
Mais ces faux chaudoudous compliquaient la
situation. Par exemple, quand deux personnes
se rencontraient et échangeaient des faux
chaudoudoux, elles s'attendaient à ressentir
une douce chaleur et s'en réjouissait à l'avance et,
au lieu de cela, elles se sentaient très mal.
Comme elles croyaient s'être donné de vrais
chaudoudoux, plus personne n'y comprenait rien !
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Pour comprendre à quel point ils étaient heureux,
il faut savoir comment on vivait à cette époque-là.
Chaque enfant, à sa naissance, recevait un sac plein
de chaudoudoux. Je ne peux pas dire combien
il y en avait dans ce sac car on ne pouvait pas
les compter. Ils étaient inépuisables. Lorsqu'une
personne mettait la main dans son sac, elle trouvait
toujours un chaudoudoux.
Les chaudoudoux étaient très appréciés. Chaque fois
que quelqu'un en recevait un, il se sentait chaud et
doux de partout.
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Est ce que les grandes personnes, avec leur loi, vont arrêter l'insouciance des enfants ? Vont elles se décider à suivre l'exemple de la jeune femme et des enfants et prendre le risque en supposant qu'il y aura toujours autant de chaudoudoux que l'on voudra ? Se souviendront-elles des jours heureux que leurs enfants veulent retrouver, du temps où les chaudoudoux existaient en abondance parce qu'on les donnait sans compter ?
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Quelqu'un n'était pas content
de voir les gens échanger des chaudoudoux.
C'était la vilaine sorcière Belzépha. Elle était même
très en colère. Les gens étaient tous si heureux
que personne n'achetait plus ses philtres ni
ses potions. Elle décida qu'il fallait que cela cesse
et imagina un plan très méchant.
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L'opération relationnelle fondamentale par laquelle l'individualisme et l'esprit de compétition sont mis en pratique, est le jeu de pouvoir. Un jeu de pouvoir est une transaction ou une série de transactions visant à amener les autres à faire ce qu'ils ne feraient pas autrement.

Les jeux de pouvoir peuvent être brutaux et impliquer une réelle coercition physique. Ils peuvent aussi se jouer par une pression mutuelle subtile, verbale ou mentale, que les gens vont exercer, pour obtenir ce qu'ils veulent.

Le jeu de pouvoir le plus brutal, c'est tout simplement celui où quelqu'un s'empare du pain de quelqu'un d'autre, et lui fait du mal physiquement s'il essaie de le récupérer. Un effet identique, à savoir prendre le pain, peut s'obtenir par des moyens mentaux ou psychologiques qui sont tout autant des jeux de pouvoir et qui ont le même résultat. Ce type de jeu de pouvoir pourrait s'appuyer sur la peur éprouvée par la victime plutôt que sur la force, puisque aucune force physique ne s'exerce vraiment, ou bien il peut se jouer en suscitant la culpabilité ou la honte de la victime afin qu'elle renonce de son plein gré à ce qui lui appartient. De toute façon, le résultat des jeux de pouvoir, c'est qu'on enlève à quelqu'un ce qui lui revient légitimement et qu'on le met entre les mains de quelqu'un d'autre.
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Les dix commandements de l’alphabétisation émotionnelle

1) Tu ne rentreras pas dans les jeux de pouvoir.

Demande plutôt ce que tu veux jusqu’à ce que tu l’obtiennes.

2) Tu ne te laisseras pas entraîner dans les jeux de pouvoir.

Ne fais rien que tu ne sois prêt à faire de ton plein gré

3) Tu ne mentiras ni par omission, ni par commission.

Sauf si ta sécurité ou celles des autres est en jeu, ne mens pas.

4) Tu défendras ce que tu ressens et ce que tu veux

Si tu ne le fais pas, il est peu probable que quelqu’un d’autre le fasse.

5)Tu respecteras les sentiments et les souhaits des autres.

Cela ne veut pas dire que tu doives t’y soumettre.

6) Tu rechercheras ce qui est valide dans les idées des autres

Il y a plus d’une façon de voir quelque chose.

7) Tu t’excuseras et tu feras amende honorable pour tes erreurs.

Rien ne te permettra de grandir aussi rapidement.

8) Tu voudras pardonner les autres pour leurs erreurs

Fais aux autres ce que tu voudrais qu’ils te fassent.

9) Tu n’accepteras jamais de fausses excuses.

Elles valent moins que pas d’excuse du tout.

10) Tu obéiras à ces dix commandements suivant ton meilleur jugement.

Aprés tout, ils ne sont pas gravés dans le marbre.
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Nous ignorons, en grande partie, comment fonctionne le pouvoir autoritaire, comment nous en abusons et comment nous nous laissons abuser. Ceci est dû au fait que nous y sommes immergés et que nous sommes forcés d'en accepter les usages et les abus, et cela depuis les premiers instants de notre vie. Après avoir passé une enfance à la merci des opinions et des caprices des autres, nous adoptons tout naturellement, en grandissant, des rôles dominants et répressifs aussi bien que des rôles passifs de victimes quand ils se présentent à nous. Par le vécu quotidien de la hiérarchie et de la compétition, on nous fait entrer dans la tête que nous devons accepter les déséquilibres du pouvoir et ses abus ainsi que les mauvaises utilisations de l'autorité.
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La position de confiance de base, "Je suis O.K., tu es O.K.", catégorise ce que nous appelons la position du "prince" ou de la "princesse", et cette position est celle à laquelle le nourrisson a tendance à adhérer. La seule raison pour laquelle un jeune abandonne cette posture soit pour "Je ne suis pas O.K." ou "Tu n'est pas O.K.", ou les deux, est que la réciprocité originelle, primaire est interrompue, et que la protection qui au début était donnée inconditionnellement (in utero à tout le moins) est retirée. L'insécurité d'une protection incertaine avec des conditions amène la conclusion que soit il n'est pas O.K., la mère n'est pas O.K., ou les deux ne sont pas O.K. Inutile de dire que cette décision n'est pas prise sans lutte. Cela nécessite une pression considérable pour convaincre le prince qu'il n'est pas, après tout, un prince et pour lui faire croire qu'il est plutôt une grenouille. Il est important de noter la différence entre un jeune qui se sent toujours O.K., bien qu'il soit mal à l'aise en raison des circonstances dans lesquelles il se trouve, et le jeune qui s'adapte à l'inconfort de son environnement en décidant qu'il n'est pas O.K., et devient ainsi à l'aise. Dans une situation de cette nature, le choix semble être de rester un prince inconfortable ou de devenir une grenouille confortable.
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