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Note moyenne 3.62 /5 (sur 66 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Berlin , le 11/06/1933
Mort(e) à : Paris , le 15 déc. 2008
Biographie :

Claude Olievenstein est né le 11 juin 1933 à Berlin et décédé le 14 décembre 2008 à Paris d'une Maladie de Parkinson invalidante, est un psychiatre français qui s'est spécialisé dans le traitement de la toxicomanie.

Ses parents, tailleurs juifs, fuient l'Allemagne nazie pour se réfugier en France. Claude Olievenstein échappera par deux fois aux camps de concentration. La première en fuyant l'Allemagne, et la deuxième en refusant de porter l'étoile juive comme l'ordonnait le gouvernement de Vichy .
Son frère aîné, Armand Olivennes est également psychiatre, mais il est surtout connu comme auteur de poésies (il est le père de Denis Olivennes, directeur général de l'hebdomadaire le Nouvel Observateur).

Il monte faire ses études en psychiatrie à Paris. Il fait une partie de sa formation à Charenton avec le Dr Henri Baruk qui a la particularité d'être contre les neuroleptiques, les interdisant même dans son service. Son expérience comme interne à Villejuif en 1965, le révolte contre le système, les normes qui, selon lui, maintiennent l'individu dépendant au lieu de guérir . Il décide de soutenir sa thèse de psychochimie sur le LSD. Sa vie prend un nouveau tournant, il essaie les différentes drogues, le LSD ainsi que les « brownies » (comprimés hallucinogènes) et fréquente le milieu hippie pour comprendre ce qui pousse les toxicomanes à prendre ces substances qui les détruisent lentement.
Il décède en décembre 2008 à l'âge de 75 ans. Son livre Naissance de la vieillesse en 2000 est consacré à cette maladie (Parkinson) qui l'oblige à prendre sa retraite en juin 2001.
Il est un des premiers en France à s'intéresser aux traitements de toxicomanes. Dans ce but, il fonde en 1971 le Centre Médical Marmottan. C'est un centre d'accueil, d'orientation et de soins pour les toxicomanes non alcooliques . Grâce à lui, Marmottan est devenu une référence internationale. Son approche repose sur une prise en charge institutionnelle et psychothérapeutique inspirée par la psychanalyse.

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Source : Wikipédia
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Video et interviews (3) Voir plusAjouter une vidéo

Claude Olieveinstein
Bernard PIVOT reçoit Claude OLIEVENSTEIN pour son livre "Le non-dit des émotions". Au cours de l'entretien, ce dernier définit ce qu'est le non-dit : un combat contre soi, un compromis pour accepter la règle du jeu des autres... Quand on s'avoue les non-dits, il y a alors jouissance et plaisir, mais quand ils deviennent insupportables, comme le non-dit de l'angoisse, cela peut mener au...

Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
aschrod   26 juillet 2020
L'Homme parano de Claude Olievenstein
Sur l'autre face de la même médaille de la finitude de l'homme, la paranoïa se constitue dans l'extase car, aussi choquant que cela puisse paraître à un croyant, l'extase est le moyen ultime dans la tentative d'être Dieu, d'éviter la mort. Aucune conviction n'est aussi indestructible que l'extase, source de révélations, de vérité absolue, aux portes de l'Esprit Divin. Vu du dehors, par exemple lorsqu'un agnostique contemple un ermite chrétien ou un chrétien un animiste fétichiste, il s'agit d'un système irrationnel et faux. Vu du dedans, l'extase, cette forme ultime de la paranoïa, est une totalité infinie, sans brèche , elle est le plus haut degré de ce que peut tenter l'homme pour échapper à son destin mortel, tentative qui se découvre « pleine d'impossibles », comme le dit Georges Bataille, car elle s'achève toujours par le retour à l'existence des hommes quelconques, donc de l'angoisse. Le projet extatique se brise sur la dure réalité de la condition humaine. Finalement, malgré mille détours, la confrontation avec l'angoisse de mort perdure dans une sinusoïde où alternent les hauts et les bas. À un engagement massif dans l'extase répond un engagement total dans l'angoisse. Plus les lignes de défense sont fortes, plus les débâcles sont tragiques et indomptables.
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aschrod   26 juillet 2020
L'Homme parano de Claude Olievenstein
Toute Église, tout irrationnel organisé en système rationnel, est fondé sur la mort, sublime, ou terrifiante. C'est par excellence l'appareil destiné à combattre l'angoisse de mort. À tous ceux qui n'ont pas la force ou simplement les bases culturelles pour, dans un combat singulier, se forger une opinion personne, l'institution religieuse répond : crois, tu seras sauvé, ou, plus subtilement, si tu ne crois pas, si tu n'obéis pas, tu seras perdu. Entre la faute démonisée (d'autant plus qu'elle est invisible), la sanction de l'enfer, la rédemption des justes, le système bâtit, à partir de postulats dont on ne saura jamais s'ils existent, s'ils sont vrais ou faux, une construction causaliste totalement logique qui possède celui qui, obligé d'y adhérer, n'osera pas s'échapper du carcan, tant la faute est là dans une culpabilité qui ressemble à s'y méprendre à des bouffées d'angoisse immenses.
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aschrod   26 juillet 2020
L'Homme parano de Claude Olievenstein
Encore faut-il ne pas oublier qu'au cours du long chemin qui mène de l'animalité à la condition humaine, cette peur du vide, cette hantise de l'obscurité ont mille occasions soit de forger les défenses dont nous avons parlé, soit de se briser dans la dissociation des personnalités fragiles. Alors, ce sont les hallucinations, les délires, quand la terreur du monde extérieur est trop forte. Ou bien, en inversant la situation tel l'affranchi qui veut redevenir esclave ou refuse la liberté, c'est la soumission à des maîtres tout-puissants qui, eux, savent utiliser leur propre paranoïa en exploitant celle des autres. Ceux-là savent qu'une certaine règle du jeu consiste à emmener ces personnes jusqu'à l'extrême bord de l'angoisse pour que, soulagés, ils s'abandonnent corps et âme confondus aux gourous trônant dans leur propre système paranoïaque.
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aschrod   26 juillet 2020
L'Homme parano de Claude Olievenstein
Il y a un ordre dans la façon de penser, d'agir, de vouloir du paranoïaque (Kraepelin), alimenté, comme la voiture par l'essence, d'éléments affectifs, irrationnels, évoluant par grosses poussées passionnelles, même si elles sont longuement réfléchies, incubées. La paranoïa avance à cette double vitesse : ordre et folie, ordre fou, folie ordonnée. La passion du paranoïaque est une glace froide, nappée de chocolat brûlant. Cohérence et incohérence cousinent, même si l'économie psychique du pathologique semble calquée sur la structure normale. Dès lors, la réponse doit elle aussi être à la fois cohérente et incohérente, mue par l'ambigu sentiment que le paranoïaque a à la fois tort et raison.
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aschrod   26 juillet 2020
L'Homme parano de Claude Olievenstein
Moins les individus ont des possibilités de se différencier les uns par rapport aux autres, cependant qu'ils gardent (c'est fondamental) un sentiment d'appartenance, moins ils seront capables de réagir à l'installation d'une folie collective, surtout si celle-ci justifie en termes rationnels et surtout émotionnels un grand destin collectif. Moins l'idéal du moi pourra être satisfait sur le plan individuel, plus il se déléguera dans un idéal du moi collectif, magma structuré sur le mode institutionnel pour la satisfaction de pulsions torves, souterraines, étroitement contrôlées en même temps puisqu'elles ne sont acceptables que si elles sont mises au service de la cause.
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aschrod   26 juillet 2020
L'Homme parano de Claude Olievenstein
Le fait paranoïaque s'installe à X + 1, dans ce basculement qui rend impossible tout retour en arrière, toute véritable confrontation avec le réel, au nom du vrai, de l'absolue, totale, certitude d'avoir raison envers et contre tous. Cela n'exclut pas, loin de là, la souffrance du sujet parano. La certitude rigidifiant mille blessures, l'inquiétude, le doute entrent avec elle dans d'incessants combats, d'infinies supplications, pour changer de sort. Car il est loin d'être facile, le statut de vécu parano. La certitude n'engendre jamais le bonheur pour le UN seul qui porte la croix d'une mission impossible, totalitaire, et absolument obligatoire cependant.
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aschrod   26 juillet 2020
L'Homme parano de Claude Olievenstein
On peut s'interroger sur le sens de la pulsion mortifère qui pousse tant de dictateurs à verser le sang de « ses » enfants : c'est la fonction dévolue autrefois aux sacrifices humains, une construction quasi architecturale de la pulsion de mort. Plus encore, une tentative perverse de faire en sorte que la mort des autres remplace la sienne propre. Disposer du droit de vie ou de mort reste la seule façon d'être l'équivalent de Dieu, sinon à son propre regard, du moins à celui d'autrui.
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aschrod   26 juillet 2020
L'Homme parano de Claude Olievenstein
La paranoïa est toujours un délire en action. Autrement elle n'existe pas ou il n'existe qu'elle, tout homme amoureux, passionné, jaloux, interprétatif, étant alors paranoïaque. Il faut de l'action, structurée, préméditée, en ordre, pour que la parano existe.
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aschrod   26 juillet 2020
L'Homme parano de Claude Olievenstein
Peut-on dire que le monothéisme est la forme suprême de la paranoïa organisée, institutionnelle, alors que le paganisme polythéiste est une forme de résistance joyeuse, parfois obscène, le témoignage de la bonne santé des tribus ou des peuples ?
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Clifford   06 novembre 2017
Naissance de la vieillesse de Claude Olievenstein
La plénitude n’apporte peut-être pas de grandes passions ou d’enthousiastes vécus, elle apporte le calme, la quiétude du quotidien, une certaine sagesse dans le dire ou le faire, une vision ciblée du possible.
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