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Note moyenne 4.15 /5 (sur 61 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Clamecy , le 11/04/1801
Mort(e) le : 12/10/1844
Biographie :

Claude Tillier, né le 11 avril 1801 à Clamecy (Nièvre) et mort le 12 octobre 1844, fut un pamphlétaire et romancier français .

Fils d'un serrurier aux maigres ressources, il réussit à suivre des études au lycée de Bourges grâce à une bourse accordée par la ville de Clamecy. Ses classes terminées, la modicité de sa fortune l'oblige à embrasser la profession de maître d'études à Soissons, puis à Paris. Il raconte dans ses mémoires comment « son bouquet de rhétorique au côté, comme un domestique à la Saint-Jean, il alla offrir ses services aux revendeurs de grec et de latin de la capitale ». Il finit par être renvoyé, et, en 1821, il tombe au sort et effectue un service militaire de six ans.

À son retour, il est nommé instituteur puis directeur d'école. Parallèlement, il œuvre comme journaliste à L’Indépendant à Clamecy, puis à L’Association, un journal démocratique de Nevers, pour lesquels il écrit aussi des feuilletons. Ses prises de position à l'encontre des notables locaux lui coûtent son poste de directeur à Clamecy.

Il meurt d'une maladie de poitrine et repose à Nevers ; son monument se trouve dans le carré 8 du cimetière Jean-Gautherin. Un buste représentant Claude Tillier est visible à Clamecy.

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Des Livres & Nous E. Orsenna et C. Tillier
Émission Des Livres & Nous. Nouvelle rencontre avec Erik Orsenna (écrivain, économiste et Académicien) présentée par Alexandra Oury + reportage sur Claude Tillier, auteur de le Tableau Noir, polar qui se situe à Amiens. PLUS D'INFOS SUR LE BLOG DE L'EMISSION : www.deslivresetnous.tv


Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Bouvy   11 août 2014
Mon oncle Benjamin de Claude Tillier
Quiconque a semé des privilèges doit recueillir des révolutions!
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gloubik   24 janvier 2016
Mon oncle Benjamin de Claude Tillier
Cette terre parée de verdure et de fleurs, c’est un phthisique dont les joues sont roses, mais dont la vie est condamnée. Un temps viendra où elle ne sera plus qu’une masse inerte, morte, glacée, une grande pierre sépulcrale sur laquelle Dieu écrira : « Ci-gît le genre humain. »

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Claude Tillier
dido600   28 octobre 2019
Claude Tillier
Manger est un besoin de l'estomac; boire est un besoin de l'âme .
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Claude Tillier
aschrod   26 juillet 2020
Claude Tillier
 Le peuple a toujours été lâche et le sera toujours. Deux mille ans sont passés depuis la mort des Gracques et mil sept cent cinquante-cinq ans depuis celle de Jésus-Christ, et c’est toujours le même peuple. Le peuple, c’est un grand imbécile de géant qui se laisse souffleter par un enfant, un énorme mouton qui se laisse mordre les jambes par un méchant roquet et scier la gorge avec une mauvaise lamelle.
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isacocci   12 janvier 2014
Mon oncle Benjamin de Claude Tillier
Qu'est-ce que vivre ? Se lever, se coucher, déjeuner, dîner, et recommencer le lendemain. Quand il y a quarante ans qu'on fait cette besogne, cela finit par devenir bien insipide.

Les hommes ressemblent à des spectateurs, les uns assis sur le velours, les autres sur la planche nue, la plupart debout, qui assistent tous les soirs au même drame, et baillent tous à se décrocher la mâchoire ; tous conviennent que cela est mortellement ennuyeux, qu'ils seraient beaucoup mieux dans leur lit, et cependant aucun ne veut quitter sa place.

Vivre, cela vaut-il la peine d'ouvrir les yeux ? Toutes nos entreprises n'ont qu'un commencement ; la maison que nous édifions est pour nos héritiers ; la robe de chambre que nous faisons ouater avec amour, pour envelopper notre vieillesse, servira à faire des langes à nos petits-enfants. Nous nous disons : Voilà la journée finie ; nous allumons notre lampe, nous attisons notre feu ; nous nous apprêtons à passer une douce et paisible soirée au coin de notre âtre : pan ! pan ! quelqu'un frappe à la porte ; qui est là ? c'est la mort : il faut partir. Quand nous avons tous les appétits de la jeunesse, que notre sang est plein de fer et d'alcool, nous n'avons pas un écu ; quand nous n'avons plus ni dents, ni estomac, nous sommes millionnaires. Nous avons à peine le temps de dire à une femme : " Je t'aime !" qu'à notre second baiser, c'est une vieille décrépite.

(extrait du début du premier chapitre)
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gill   15 janvier 2013
Mon oncle Benjamin de Claude Tillier
Boire et manger sont deux êtres qui se ressemblent : au premier aspect, vous les prendriez pour deux cousins germains. Mais boire est autant au dessus de manger que l'aigle qui s'abat sur la pointe des rochers est au dessus du corbeau qui perche sur la cime des arbres.

Manger est un besoin de l'estomac ; boire est un besoin de l'âme.

Manger n'est qu'un vulgaire artisan, tandis que boire est un artiste. Boire inspire de riantes idées aux poètes, de nobles pensées aux philosophes, des sons mélodieux aux musiciens ; manger ne leur donne que des indigestions.

Or, je me flatte, sergent, que je boirais bien autant que vous, je crois même que je boirais mieux ; mais pour manger, je ne suis auprès de vous qu'une mazette. Vous tiendriez tête à Arthus en personne ; je crois même que, sur un dindon, vous seriez dans le cas de lui rendre une aile...

(extrait du chapitre III du volume paru aux éditions "France-loisirs" en 1986)
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Bouvy   20 août 2014
Mon oncle Benjamin de Claude Tillier
Et d'ailleurs, qu'est qui vous presse donc tant de faire baptiser votre poupon? Est-ce une terrine de foie gras ou un jambon de Mayence qui se gâterait s'il n'était salé de suite? Attendez qu'il ai vingt-cinq ans; au moins, il pourra répondre de lui-même, et alors, s'il lui faut une caution, je saurai ce que j'ai à faire. Jusqu'à dix-huit ans, votre fils ne pourra prendre un enrôlement dans l'armée; jusqu'à vingt-et-un ans, il ne pourra contracter d'engagement civil; jusqu'à vingt-cinq ans, il ne pourra se marier sans votre consentement ou celui de Machecourt, et vous voulez qu'à neuf jours, il ait assez de discernement pour choisir une religion? Allons donc, vous voyez bien vous même que cela n'est pas raisonnable.
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Claude Tillier
dido600   27 février 2017
Claude Tillier
"Quiconque a semé des privilèges doit recueillir des révolutions."
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Ninochka   28 mai 2012
Belle-plante et Cornélius de Claude Tillier
D'abord, le titre de monsieur, que signifie-t-il? Exprime-t-il, ainsi que semblerait l'indiquer le pronom possessif, une dépendance quelconque de celui qui le donne envers celui auquel il le confère? Mais alors pourquoi un maître appelle-t-il son valet monsieur, à moins qu'on ne dise que le maître est en maintes circonstances sous la dépendance du valet? Indique-t-il une supériorité sociale. Dans ce cas, comment se fait-il que le ministre donne à son cordonnier et à son tailleur le titre de monsieur? Vient-il du mot senior, plus vieux, ainsi que le prétendent ceux qui hantent les glossaires et courent après les étymologies?
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Ninochka   28 mai 2012
Belle-plante et Cornélius de Claude Tillier
Ainsi le mot monsieur est atteint et convaincu de n'avoir pas le sens commun. C'est un grand imbécile qui ôte son chapeau à tout le monde, qui arrête tout le monde et qui n'a rien à leur dire. Il est réfractaire à toute définition.
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