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Critiques de Colin Harrison (38)
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Havana Room
  13 juin 2012
Havana Room de Colin Harrison
Devant moi, je découvre un petit restaurant, au demeurant sympathique, qui a su conservé une valeur « authentique ». Comme a priori, je n’ai aucune affaire en cours, aucune envie particulière, je décide par curiosité de franchir la porte. La serveuse m’installe au fond, sans faire attention à moi. Au moins, je ne serai pas dérangé par les va-et-vient des clients. Je me cale au fond de mon fauteuil en cuir rouge, sort mon bouquin et plonge dans une nouvelle lecture. Une odeur de cigare froid parfume l’atmosphère de ce restaurant, et à chaque page tournée les effluves de viande grillée me parviennent. Sans le savoir, j’ai pénétré dans un véridique steak house de New York. Je passe ma commande tout en continuant à suivre les [més]aventures de mon héros fictif.



Lui, c’est Bill Wyeth, le quadragénaire type de New York, avocat compétent, une femme, un fils, fortune aisée sans être incommensurable. Une vie classique en somme guette ce père de famille plutôt conventionnel, jusqu’à ce triste et sombre jour, celui de l’anniversaire de son fils Timothy. Là, l’accident banal, statistiquement une chance sur un million qui va bouleverser à tout jamais la vie de deux familles. Responsable de cette tragédie, Bill va s’enfoncer, petit à petit, dans son marasme, jusqu’à tout perdre, son job au cabinet renommé, sa femme et son fils. Il n’y est pour pas grand-chose et pourtant il ne s’en remettra jamais et se plaira à suivre sa propre déchéance, inexorablement.



En attendant mon steak taille XXL servi sur une planche de bois, Colin Harrison me propose un étonnant voyage de New York jusqu’à la pointe sauvage de Long Island avant de revenir sur mes pas, Central Park et Manhattan ; une excursion parsemée de rencontres malsaines dans ses rues sombres, quelques déchets humains à mon image. Du regard, j’essaye d’attirer l’attention de la serveuse pour renouveler ma pinte de bière. Pas évident d’ailleurs de sortir du lot au milieu de tous ces costumes gris (des avocats, des courtiers en bourse, des consultants). En attendant, mes yeux replongent dans l’univers new-yorkais.



Bill Wyeth, un héros « austérien » ? Il n’en est pas loin... Faut dire que le lieu s’y prête avec facilité. New York et ses quartiers clés de Manhattan ou Harlem. La situation y est également pour quelque chose : un détail anodin qui va bouleverser (détruire, même) radicalement sa vie, une rencontre anodine, fortuite qui va peut-être le remettre sur le « bon » chemin... Mais alors que dans un roman de Paul Auster, le protagoniste touchera le fond, sombrera dans un abîme abyssal vers lequel il ne pourra plus reprendre pied, notre héros du jour aura l’occasion, contre toute attente, de prendre un nouveau départ dans la vie, dans la société.



Seul, attablé quotidiennement dans cet authentique « steak house », Bill Wyeth regarde, observe, suit de près ses congénères venus se rassasier dans ce même restaurant. Il découvrira notamment une petite salle en sous-sol, sorte de club privé : le Havana Room. Dès lors, ce Havana Room deviendra son obsession, sa quête : comment rentrer dans ce cercle fermé, que se passe-t-il au sous-sol de ce restaurant et pourquoi autant de mystères autour de ce « club » ? Assis à la table 17, tel un vieil habitué des locaux, Bill n’attend plus grand-chose de la vie. Jusqu’au jour où il recevra enfin le droit de s’immiscer aux membres du Havana Room...



La serveuse me fait un clin d’œil, elle a compris ma situation et renouvelle de suite ma pinte. Sans un mot, juste un regard. Ouf ! Je vais pouvoir me recaler au fond de mon fauteuil en cuir rouge et découvrir la fin de la quête de Bill.
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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Manhattan vertigo
  01 juin 2018
Manhattan vertigo de Colin Harrison
Colin Harrison n'était pas vraiment une découverte pour nous... On se souvient notamment des remarquables et remarqué « Manhattan nocturne » et « Havana Moon » dans les années 2000, formidables romans noirs dans un New york aussi crépusculaire qu'inquiétant....



On n'avait plus vraiment de nouvelles depuis une bonne dizaine d'années et le voilà qui revient en force avec Manhattan Vertigo ( on garde des titres ressemblants pour ne pas perdre totalement le lecteur) entre le roman noir et le roman choral autour de personnages assez proches de ses précédents romans, soient de grands notables de New York dont le passé trouble va revenir à la surface.



Manhattan Vertigo, c'est d'abord l'histoire d'un couple, Ahmed et Jennifer. Ahmed, venant d'une riche famille iranienne immigrée à Los Angeles, est un homme d'une trentaine d'année. Mi-avocat, mi-financier, n à la tête d'une immense fortune. Il est marié avec Jennifer, une jeune femme originaire de Pennsylvanie, au passé trouble, qui semble toujours hantée par son passé et son amour de jeunesse, Bill, un ancien GI texan. Un troisième homme vient se méler à ce triangle : Paul Reeve, voisin de palier du couple, avocat en droit du travail et de l'immigration, grand amateur d'art et confident de Jennifer qui a une passion qui pourrait bien le perdre : les vieilles cartes de Manhattan.... Car assez vite mafia iranienne, hommes de main libanais, tueurs à gages mexicains vont venir dans la danse et faire un joli carnage !!



Ca y ressemble quelque peu à un « le bûcher des vanités » d'aujourd'hui : Colin Harrison réussit bâtir une intrigue noire , retorse et rythmée , où le lecteur prend un plaisir coupable. « Manhattan Vertigo » est un livre de voyeur et on se prend bien vite à ce jeu pervers et sombre d'un univers sombrement addictif avant une intrigue qui va crescendo et un final assez terrible ! Un retour bien en forme de Monsieur Harisson...
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Manhattan nocturne
  27 mars 2014
Manhattan nocturne de Colin Harrison
traduit de l'américain par Christophe Claro (il est partout!)



Porter Wren , chroniqueur de l'horreur quotidienne dans un tabloïd new yorkais, avait jusque là réussi à se tenir à l'écart de ces histoires de cinglés qu'il racontait après témoignages bien croustillants.Il faisait avec l'époque et y gagnait sa vie ."Nous vivons une époque où tout ce qui est horrible a été recyclé en divertissement. Nous avons appris à dîner en regardant tomber les bombes."

Et puis sa rencontre avec Caroline Crowley ( la classique magnifique américaine, sortie de son trou et qui fait tout pour grimper l'échelle sociale) va changer la donne. Elle lui montre les photos du cadavre de son mari, cinéaste branché , dont la mort n'a jamais été élucidée. Et lui demande de regarder de nombreuses cassettes vidéos qu'il a tournées . Il voulait capturer la vérité de ce qui l'entourait...Sombre vérité.

Roman noir bien ficelé, mais aussi et essentiellement roman sur le voyeurisme et le triomphe du "poids des mots et du choc des photos", slogan bien connu d'un hebdomadaire français.

Difficile à lâcher avant la fin..



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Manhattan vertigo
  15 juin 2018
Manhattan vertigo de Colin Harrison
Colin Harrison, auteur américain, a déjà écrit une demi-douzaine de romans noirs mais n’avait rien publié depuis sept ans. Avec Manhattan Vertigo, il nous livre un thriller magnifique se déroulant à New York, avec pour thèmes l’argent, le pouvoir, le sexe et la passion des cartes anciennes avec, en prime, une tension omniprésente.

Jennifer est une jeune femme mariée à Ahmed Mehraz, homme d’affaires millionnaire d’origine iranienne à l’ascension irrésistible : « Il dégageait une autorité immédiate, un mélange de confiance en soi et d’affabilité qui incitait les gens à se presser autour de lui… On voyait immédiatement que, s’il en avait envie, il aurait un avenir politique. »

Paul Reeves, avocat spécialisé dans les dossiers d’immigration, est leur voisin de palier. Il est aussi le confident de Jennifer. Le roman débute d’ailleurs par une vente aux enchères, à Manhattan, chez Christie’s, où Jennifer a accompagné Paul qui veut acquérir une carte : « Il n’y avait qu’une seule chose qui comptait aux yeux de Paul, une seule : les vieilles cartes de la ville de New York. », car Paul, comme vous l’avez compris, voue une véritable passion pour les vieilles cartes de Manhattan.

Et c’est au cours de cette séance d’enchères que Paul va découvrir Bill, un beau Texan bien bâti. Il apprendra par la suite que cet homme est un amour de jeunesse de Jennifer, qu’il a été GI en Irak et qu’il est décidé à la reconquérir et à la ramener dans le ranch de ses parents.

Mais pour Jennifer, le choix va être difficile entre un mari possessif mais très fortuné et un amant doué mais provincial. À force d’hésiter, elle va nous emmener dans une véritable tragédie. Elle espère que Paul va l’aider à choisir mais celui-ci a une autre préoccupation. Il a appris que la plus vieille carte de New York - une œuvre inestimable dressée par un aide de camp de George Washington nommé Stassen Ratzer, en 1766, au début de la guerre d’Indépendance contre le Royaume-Uni - va peut-être être mise en vente. Rachel, sa compagne pétillante, très amoureuse, saura peut-être l’aider pour l’acquérir.

Quant à Ahmed, jaloux comme un tigre, alarmé par une photo de la caméra de surveillance de l’immeuble montrant sa femme dans l’ascenseur, très proche, trop proche d’un soldat américain bien bâti, va alors avoir recours à la diaspora iranienne et à un tueur à gages mexicain pour tenter d’éliminer l’intrus.

Aucun des personnages du roman ne m’a laissée indifférente. L’auteur a su donner à chacun des traits de caractère très forts et a su distiller, tout au long de l’histoire, des renseignements permettant de mieux comprendre et d’affiner la personnalité de chacun.

Si, dans Manhattan Vertigo, il y a beaucoup de noirceur, des personnages prêts à tout pour garder leur pouvoir et si possible l’augmenter, Colin Harrison a su glisser quelques notes optimistes qui rassurent. C’est un thriller palpitant qui décrit bien tous les vices du monde contemporain mais où vibrent cependant encore quelques valeurs humaines.

Je remercie vivement Le Club des Explorateurs du Polar de Lecteurs.com et les éditions Belfond pour cette découverte.
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Manhattan vertigo
  27 juin 2018
Manhattan vertigo de Colin Harrison
Manhattan Vertigo signe le grand retour d'un écrivain américain reconnu : Colin Harrison !



Avec ce nouveau roman, le lecteur retrouvera tous les ingrédients qui ont fait le succès de ce romancier. Un roman noir sur-vitaminé qui nous permet de faire la connaissance d'une galerie foisonnante de personnages.



J'aime beaucoup la construction en forme de roman choral car cela permet de suivre plusieurs points de vue de la même histoire, de suivre plusieurs intrigues qui vont se rejoindre progressivement et cela amène aussi à suivre des personnalités très différentes. Le challenge du roman choral repose sur le fait que le lecteur doit s'intéresser avec le même enthousiasme à chaque personnage.



Colin Harrison relève parfaitement le challenge avec des protagonistes qui sont tous très intéressants à suivre : il y a le riche businessman iranien Ahmed Mehraz qui est marié à Jennifer, cette dernière au cœur de toute l'histoire va devoir choisir entre son mari et un ancien amour, Bill, un GI texan. Au milieu de tout cela il y a Paul qui est l'ami de Jennifer mais qui est plus concentré sur la recherche d'une vieille carte de New York.



Ainsi la tragédie va s'introduire au fur et à mesure du fait des hésitations de Jennifer et les moments d'action vont ainsi s'enchaîner au travers de chapitres courts. Les thématiques de ce roman sont à la fois classiques et indémodables entre le sexe et l'amour, le pouvoir et l'argent. J'ai trouvé que Colin Harrison montrait parfaitement sa maitrise de ce genre littéraire et nous livre un très bon moment de lecture.



En définitive, si vous connaissez déjà Colin Harrison vous allez vous régaler avec son nouveau roman et si vous ne le connaissez pas vous pouvez le découvrir avec ce thriller addictif !
Lien : https://leatouchbook.blogspo..
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Manhattan nocturne
  09 août 2013
Manhattan nocturne de Colin Harrison
Encore un auteur dont j'avais lu et adoré un de ses précédents romans. Il s'agit de Colin Harisson, dont le Havana Room, plongée crépusculaire et haletante dans le New York nocturne résonne encore en moi, plus de 10 ans après sa lecture.



Dans ce Manhattan Nocturne, sorti en France en 2008, mais dont je n'ai lu le poche que cette année, on retrouve la même ambiance typique des romans noirs où un type en perdition va toucher le fond dans une histoire sordide et flamboyante à la fois.



Le livre nous amène sur les traces du narrateur Porter Wren, un journaliste reporter spécialisé dans les « Faits divers » d'un grand quotidien new-yorkais qui va se retrouver plongé dans une histoire de manipulation mettant aux prises une veuve d'un cinéaste underground, dont Wren va tenter de découvrir les raisons de sa disparition.



Une écriture magnifique, qui nous restitue parfaitement l'ambiance poisseuse de ce New York de tous les possibles, ou les histoires les plus sordides, et en même temps les plus flamboyantes peuvent survenir.



Un engrenage parfaitement tenu, de la première à la dernière page de ce récit où les personnages, pleins de failles et d'humanité , existent pleinement sous la plume de cet auteur majeur de la littérature noire américaine.



Voilà donc si vous passez devant les rayons poches de votre librairie habituelle, ce qu'il vous reste à faire si vous souhaitez bronzer sous votre parasol tout en ne voyant pas le temps passer...
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Manhattan vertigo
  22 mai 2018
Manhattan vertigo de Colin Harrison
Cela commence dans une salle de ventes de New-York. Paul et Jennifer, deux amis assistent à une vente au cours de laquelle Paul va casser sa tirelire pour une carte de New-York, très rare, et donc très chère. Paul est collectionneur, avocat.

Jennifer, est mariée à un homme d’affaire iranien, toujours en vadrouille, jaloux et ne renonçant à aucun sacrifice pour suivre à la trace sa femme. Il faut dire qu’elle n’est pas vraiment discrète.

Paul et Jennifer sont voisins de palier, sur l’une des avenues les plus prestigieuses de New-York.

A priori, rien de bien croustillant… Oui, mais surgit grand costaud assez mystérieux qui embarque Jennifer, et Paul qui se met en tête d’acquérir la carte la plus recherchée, et toujours la propriété d’un vieux riche sur le point de passer l’arme gauche.



Si le début de l’histoire est assez tranquille, elle ne va pas le rester bien longtemps. Colin Harrison embarque très vite son lecteur dans un récit musclé et bourré d’adrénaline et dans un thriller original qui a pour toile de fond New-York, personnage à part entière.



Certes, il ne révolutionnera pas le genre, mais il est suffisamment divertissant et bien amené pour nous faire passer un agréable moment, et ouvrir une formidable fenêtre sur cette ville attachante et addictive.



Aucune raison de s’en priver, donc, d’autant que Poirette le recommande !


Lien : https://leblogdemimipinson.b..
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Havana Room
  24 novembre 2012
Havana Room de Colin Harrison
Cela débute comme un "Douglas Kennedy": un Golden Boy new-yorkais quarantenaire, à la suite d'un terrible concours de circonstance entraînant la mort d'un enfant, perd tout ce qui faisait sa vie: sa femme et son fils le quittent, ses amis lui tournent le dos et il est viré du cabinet d'avocats où il travaillait. Tout en pansant ses blessures, il prend l'habitude de diner dans un "steak house" dans lequel une salle mysterieuse, l'Havana room, le fascine. Il sera alors entraîné dans une intrigue haletante: cela devient un thriller brillant et original. C'est un roman bien plus profond, plus travaillé et plus abouti qu'un D.Kennedy. Les personnages sont fascinants, l'histoire est très bien ficelée, sans aucune perte de rythme.

SUPER, efficace et talentueux.

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Havana Room
  10 septembre 2019
Havana Room de Colin Harrison
Havana Room, un lieu tenu secret où seuls quelques initiés peuvent entrer et ce qui s'y passe reste dans les lieux.

De quoi intriguer Bill Wyeth, un avocat brillant de New York, richissime qui se voit, du jour au lendemain, perdre tout ce qu'il a suite à une banale erreur qui va lui couter cher.



Il va connaitre les bas fond de sa vie de quadra, va reprendre pied petit à petit et son point de départ, cette table 17, qui va l'entrainer dans une intrigue haletante.



Un thriller bien américain, avec les codes américain, ce "steak house" où tout se passe, où les affaires se tricotent et se détricotent, où tout les statuts social de Manhattan vont se côtoyer.

Une histoire bien ficelée, j'ai aimé le style de l'auteur tout en rythmique, et quelle prouesse que de tenir sur près de 600 pages. Plaisant à lire.
Lien : http://lecturechronique2.com/
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Manhattan vertigo
  08 octobre 2018
Manhattan vertigo de Colin Harrison
Je n'avais jamais rien lu de Colin Harrison, auteur de polar connu et reconnu outre-manche. Aussi quand #Netgalley a proposé de découvrir son nouveau roman, après des années d'absence de la scène littéraire, j'ai sauté sur l'occasion.



L'histoire est avant tout celle d'un couple, Ahmed et Jennifer. Jennifer trompe son mari avec un amour d'enfance, et copine avec le voisin, Paul, un avocat serviable obsédé par les cartes de collection. Mais Ahmed, obsédé par le pouvoir, ne supporte pas que sa femme lui échappe. Grâce à ses relations, il va tenter de mettre fin à la liaison, provoquant alors des réactions en chaîne...



J'ai ouvert ce livre il y a presque deux mois. J'en ai lu une centaine de pages, puis je l'ai reposé, me demandant si je parviendrais un jour à le terminer. Car l'intrigue est très longue à se mettre en place. Pourtant, quand je me suis enfin décidée à reprendre ma lecture (avec réticence, je l'avoue) je ne l'ai plus lâchée!





Après une première partie plutôt lente et insipide, le rythme s'accélère et on plonge dans un vrai roman noir à l'américaine, avec mafia, tueurs à gages mexicain et jolies blondes vénales. Si ses ressorts ne sont pas nouveaux, l'intrigue tient très bien la route, et c'est vraiment addictif de suivre ces personnages au bord de la débâcle, qui courent toujours plus vite sur la route de leur destin. Finalement, je ne regrette pas de m'être fait violence!



Au final c'est un livre un peu brouillon, au rythme binaire, mais dont la fin ne manque pas de mordant.



A découvrir!
Lien : http://mademoisellemalenia.o..
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Manhattan vertigo
  08 mai 2018
Manhattan vertigo de Colin Harrison


"Manhattan Vertigo" nous vend du rêve ou plutôt un cauchemar on ne peut plus réussi ! L'auteur frappe un grand coup avec ce récit qui a su me tenir en haleine tout de long de ma lecture. Je ne pensais pas autant accrocher, je me suis vite prise au jeu pervers et sombre de ce récit où l'auteur y mêle avec beaucoup d'habileté tout ce petit monde à la baguette !







Dès les premières lignes, on se retrouve captif du récit. L'auteur plante le décor et nous endort gentiment avec volupté dans un univers où le luxe, la fête sont de mises mais en réalité, sous cette façade se cache un gros trafic.







Jennifer est une jeune femme mariée à un richissime iranien qui a soif de pouvoirs. Ce jeune héritier mène une vie très confortable à New York où il y fait la fête constamment. Jennifer est sous Xanax. C'est un médicament pour les personnes dépressives. Quand on dit que l'argent n'achète pas le bonheur, cette expression se vérifie pour cette pauvre Jennifer...







Heureusement, elle a un ami sur qui compter, Paul. Paul est un grand collectionneur d'art mais son plus gros défaut est dragueur ! Vous savez le genre qui ne vous lâche plus, celui qu'on ne sait pas comment éconduire poliment. Avec Jennifer, ils se sont bien trouvés tous les deux !







Paul collectionne les cartes de New York, de sa ville. Il est actuellement axé sur une seule et unique carte que possède un homme qui est à l'article de la mort. Pour avoir cette carte, il est prêt à tout ! Ses investigations vont le mener bien plus loin que ce qu'il n'aurait pu l'imaginer de prime abord. Il aura besoin d'aide dans son entreprise pour arriver à ses fins... Ou pas ! Parce que son ennemi va s'avérer être Ahmed, le mari de son amie Jennifer... Ce dernier dispose beaucoup plus de ressources que lui. Cette carte, il la veut, quoi qu'il lui en coûte ! Jusqu'où est-il prêt à aller pour assouvir sa soif de possession ?







Ahmed est un homme riche, un homme de pouvoir, qui a des moyens bien plus immense qu'on ne pourrait le penser. La vengeance, il ne la mange pas froid mais chaud ! Il n'a qu'à faire un signe pour que l'on exécute ses ordres. Ahmed est un homme qu'il vaut mieux avoir avec lui que contre lui ! Il sait que Jennifer, sa femme a un amant, un texan, un américain parti faire la guerre en Irak, un homme dangereux. Mais Jennifer mérite une leçon ; elle l'a trahi, il faut la punir mais il faut aussi que cette punition lui serve de leçon, et Ahmed n'est pas du genre à lésiner sur les moyens et n'a pas peur de mettre la main à la pâte...







Bill, militaire et amant de Jennifer sait parfaitement qui est le mari de Jennifer. Il n'a pas peur de l'affronter si l'occasion devait se présenter. Pour Jennifer, il est prêt à prendre tous les risques. C'est ainsi qu'un jeu sordide contre la montre va commencer. Les règles sont simples : mourir ou rester en vie. Mais pour la dernière option, il ne va pas falloir s'endormir sur ses lauriers...







C'est un livre sombre, prenant, pertinent et haletant ! Vous n'aurez pas le temps de vous ennuyer en cours de route, l'auteur a l'art et la manière de mettre des mots sur les maux. La plume de l'auteur est fluide, possessive, sombrement addictive ! Les personnages sont intéressants, la trame de l'histoire est bien menée et le final est terrible !







Pas loin du coup de cœur, ce thriller vertigineux a su m'emmener au-delà de toutes espérances ! J'ai passé un excellent moment lecture et ne peux que conseiller ce livre aux fans de thrillers !








Lien : http://leslecturesdeladiablo..
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Manhattan vertigo
  20 avril 2018
Manhattan vertigo de Colin Harrison
Je crois que ces derniers temps, j’ai dévorés bien plus de thriller que je ne l’aurai cru hah Je tiens d’ailleurs à remercier les édition Belfond pour cette découverte et cette lecture envoûtante. .



Manhattan Vertigo ou le thriller par excellence. Dès les premières on se retrouve dans univers entre les fastes des fêtes de la haute et les trafic que tout cela comprend. D’abord, il y a Jennifer. Cette belle jeune femme est marié à un riche héritier arabe mène une vie tranquille entre le faste des fêtes et les nuits enflammées de New York. Mais Jennifer est constamment sous Xanax. La richesse ne fait pas le bonheur des gens. Elle y contribue seulement. Aux cotés de son ami Paul, un riche collectionneur et dragueur invétéré, elle forme un duo incroyablement drôle et inséparable. Parce que dans la vie, Paul est un peu comme Jennifer. Paumé, mais profitant de chaque instant de cette vie qui lui est offerte chaque jour. Paul collectionne les cartes de New York. Cette ville qui l’a vu grandir et devenir l’homme qu’il est désormais. Dernièrement, il y a une seule carte qu’il veut. Elle est chez un vieil homme à l’article de la mort. Cette carte il l’a veut absolument. Au point de faire des recherches bien précises pour retrouver son nouveau propriétaire. Au point de demander à sa nouvelle petite amie de l’aider. Mais cette recherche n’est que le début d’un combat contre lui-même et contre une autre personne qui a beaucoup plus d’influence que lui: Ahmed, le très cher mari de Jennifer.



Ahmed est un héritier à la soif de vengeance sans limite. Il a de l’argent. Il a du pouvoir. Il a de la force. Et il a surtout toute une bande de tueur à gage sous les bras qui peuvent intervenir aussitôt qu’il lève le petit doigt. Depuis quelques mois, il sait ce que fait Jennifer dans son dos. Il sait qu’elle a un amant. Un texan. Un américain pur et dur. De ceux partis en Irak et qui vous broie les organes avec les mains. Et pour ça, Ahmed a une idée précise de ce qu’il va faire pour que Jennifer ne le trahisse pus dans son dos. Quitte à en ressortir les mains pleines de sang.



Parce que Bill, l’amant de Jennifer, n’est pas si innocent que ça. Militaire défendant son pays, en Irak, contre le terrorisme, il sait qui est le mari de Jennifer. Il sait à qui il a affaire s’il devait se retrouver devant lui. Mais, malgré lui, il va aussi mettre sa vie en danger pour avoir voulu être ce qu’il aurait voulu être depuis le début avec Jennifer.



C’est alors le début d’une course contre la montre pour ne pas mourir et se sortir de tout ça sans aucune égratignure. Mais entre tout ça, Jennifer survit dans ce monde de pouvoir et de violence. Malgré tout ce qui se passe, c’est elle qui contrôle chaque homme de cette histoire. Parfois un peu trop tard…Une chasse a l’homme est alors mise en place. Et tout ça n’est seulement que le début…



Manhattan Vertigo fait parti de ces thrillers prenants du début à la fin. Colin Harrison nous plonge un New York riche, violent et hyper cliché. Les personnages ont chacun une histoire incroyablement intéressante et prenante. Les recherches, les calculs, la peur au ventre aussi pressante qu’infini pour chaque personnage nous mène loin. En bref, lisez Manhattan Vertigo pour le plaisir des mots, des thrillers et des moments de répit perdus.
Lien : https://leslecturesdhatchi.w..
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Manhattan nocturne
  13 septembre 2010
Manhattan nocturne de Colin Harrison
Bien construite, cette enquête pourrait être assez classique, si le narrateur n’était pas un journaliste, complètement impliqué dans cette histoire, ce qui rend sa recherche de la vérité tout à fait plausible, car il se trouve emberlificoté à un point tel qu’il est obligé d’enquêter pour s’en sortir. Porter Wren rédige habituellement des chroniques de faits divers, en y cherchant le petit détail qui va toucher le lecteur : une femme meurt dans un Lavomatic, c’est déjà suffisamment original, oui, mais elle tenait sa robe de mariée à la main, l’image en est bien plus forte ! Porter Wren n’est pas un héros récurrent, son aventure est de celles qui ne peuvent arriver qu’une fois dans une vie. Une femme l’aborde lors d’une réception pour lui demander de continuer une enquête sur la mort de son mari, cinéaste indépendant dont les œuvres originales commençaient à être reconnues. Il s’avère assez rapidement que l’affaire est plus compliquée qu’il n’y paraît et que Porter dérange certaines personnes.

Voilà pour l’intrigue. Quant au style, j’ai beaucoup aimé le recours, dans les scènes d’exposition, à l’énumération, qui ne peut que convenir au foisonnement d’une ville comme New York. J’ai éprouvé de l’empathie pour le personnage principal, même si parfois, on ne réagirait pas forcément comme lui ! Un très bon polar, ou roman noir, donc, que je verrais bien adapté au cinéma par James Gray, un réalisateur dont j'adore tous les films (Little Odessa, The Yards, La nuit nous appartient, Two lovers...)
Lien : http://lettres-expres.over-b..
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Manhattan vertigo
  04 mars 2019
Manhattan vertigo de Colin Harrison
Jennifer une jeune américaine débarquée de sa province à New York va très vite épouser Ahmed qu'elle connaît à peine, et vivre avec cet homme fortuné la vie insouciante des femmes riches. Mais Jennifer a un secret que l'alcool et le Xanax (mauvais mélange) ne peut lui faire oublier.

Ahmed son mari homme d'affaires sans scrupules, fils d'une famille iranienne proche du Shah a immigré avec les siens aux USA après la révolution (sans oublier d'emmener leur immense fortune), n'hésite pas à faire couler le sang pour obtenir ce qu'il veut.

Paul Reeves, leur voisin de palier, quinquagénaire avocat spécialisé dans l'émigration et collectionneur acharné de cartes anciennes, devient l'ami et le confident de Jennifer ce qui le rend hautement suspect aux yeux d'Ahmed.

Arrive Bill, GI originaire du Texas l'amour de jeunesse de Jennifer.

Entre ces quatre là va se mettre en place toutes les pièces du drame à venir

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Manhattan vertigo
  18 avril 2018
Manhattan vertigo de Colin Harrison
Oui c'est bien le vertige

que nous éprouvons à la lecture de cet excellent roman d'une grande richesse intellectuelle et de savoir. En plus d'être plongé dans la ville qui ne dort jamais, vous suivrez un thriller à la fois noir et apaisant, et approfondirez de nombreuses connaissances sur le monde des collections de cartes/plans (attention pas n'importe lesquelles celles du vieux New York) mais aussi juridiques.



Ne vous fiez pas aux premiers chapitres, uniquement descriptifs, qui plantent décor, ambiance et personnages. Leur lecture est déroutante parfois ennuyeuse car trop longue, mais déjà on sent de la part de l'auteur un gout du détail indéniable. Il ne nous vient pas une seule seconde de mettre en doute les connaissances sur le monde de la cartographie. La passion de la collection est transmise à nous le thriller maintenant !



Jennifer a une vie de rêves matérielles avec Ahmed, un voisin ami et confident en la personne de Paul, et des secrets mais dans cette histoire tous ont des secrets ! Classique ? non loin de là et même quand son amour de jeunesse Bill revient la chercher, le retournement des situations et des vies de chacun prend des allures de vrai thriller noir.



Le roman axe son intrigue sur le monde de l'art et des plans de ville que Paul collectionne et Ahmed le mari trompé tous deux avocats. Vous l'avez compris l'enjeu est la "possession", posséder une carte posséder une femme. Paul est le personnage à mes yeux le plus attachant de l'histoire avec Bill, on ressent dans chacun d'eux de profondes blessures qu'on a envie de panser.

Beaucoup de personnages secondaires et un en particulier : Rachel la compagne pétillante de Paul, c'est à elle que je me suis identifiée contre tout attente, un peu en retrait loin du bien du mal juste l'amour et chercher à lever cette mélancolie dont Paul s'est entouré avec les années. Car ce roman est aussi une approche du moi profond de ce que la vie nous amène à être.



Ce roman est tellement riche qu'il m'est difficile de le résumer justement, tout à du sens, chaque acte de chacun des personnages est légitime peu importe le camp auquel il appartient. C'est sombre mais jamais glauque, les thématiques s’entremêlent, le pouvoir, la justice, l'argent, l'égo, la convoitise, les tueurs à gage et l'amour aussi.



Plus je tournais les pages, plus la lecture se faisait puissante, roman qui ne peut être lu qu'une seule fois c'est certain, d'une telle abondance narrative et d'informations.



Et la fin ? la fin oui sans la spoiler une fin qui dénote d'une haute intelligence et d'une haute malignité d'un des personnages et ce n'est pas à ce qu'on s'attendait on a presque un doute être aussi malin est ce possible ? Simple efficace et bluffante, tout simplement parfaite dans la lignée du roman que nous livre Colin Harrison il aurait été préjudiciable de faire autrement.



Bref foncez sur cette lecture, l'auteur revient après 8 ans d'absence avec un roman peaufiné à la perfection, les collectionneurs de "papier" vont parfaire leurs connaissances et les autres seront subjugués par ces "petits bouts de papier" qui décèlent bien des mystères historiques et d'expertises scientifiques.
Lien : https://happymandapassions.b..
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Manhattan nocturne
  18 mars 2014
Manhattan nocturne de Colin Harrison
Meurtres, accidents, drames en tous genres... Porter Wren, chroniqueur de faits divers dans un tabloïd new-yorkais, est un habitué des turpitudes quotidiennes de l'humanité. Mais en observateur prudent, il s'est toujours gardé de s'embarquer dans le type d'histoire qu'il raconte. Jusqu'au jour ou il est abordé par une séduisante jeune femme, la veuve d'un cinéaste en vogue dont le meurtre n'a jamais été élucidé. Elle détient des secrets. Il n'aurait jamais dû accepter de les partager... À mesure que se noue ce drame étouffant, Colin Harrison révèle un à un les fils mystérieux qui, nulle part comme à New York, relient les bas-fonds les plus sordides aux sphères les plus élevées de la réussite.







Je vends le meurtre, la mutilation, le désastre... C'est par ces mots que Porter Wren commence le récit de cette affaire dans laquelle il sera aspiré.. Un récit sous forme d'analyse non dénuée de cynisme et de lucidité, d'introspection.. Au fil des pages, qui peuvent paraitre longues, nous découvrons 2 univers opposés, celui de la pauvreté et celui de la richesse, 2 mondes opposés par l'argent mais avec un dénominateur commun "l'immoralité".



Et par ces mots que Porter Wren termine "Peut-être ne sommes-nous plus désormais qu'une société d'assassins - d'assassins et de leurs complices" .



Happée je fus par ce livre, par cette noire histoire à la lenteur hypnotisante, un vrai coup de foudre...



Amateurs d'histoires sanguinolentes, aux rythmes endiablés, aux tueurs fous et vicieux passez votre chemin..
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Manhattan nocturne
  04 février 2010
Manhattan nocturne de Colin Harrison
Porter Wren est journaliste à New York spécialisé dans les faits divers. Ses chroniques décrivent les vies des victimes tuées dans les rues de la Grosse Pomme. Porter est confronté à la noirceur de l'homme, mais en dehors des scènes de crime, sa vie est plutôt paisible. Il vit dans une maison ancienne avec sa femme Lisa, chirurgienne de la main, et leurs deux enfants. Malheureusement, Porter fait la connaissance, lors d'une réception, de Caroline Crowley. Celle-ci se dirige vers lui pour lui parler de la mort de son mari Simon. Ce dernier était un jeune cinéaste et il fut retrouvé dans un immeuble quelques mois plus tôt. Porter se laisse totalement séduire par l'envoûtante Caroline. “J'étudiais attentivement son visage, le front lisse - plus jeune que celui de ma femme - les sourcils, les grands yeux bleus - pétillants, amusés -, les pommettes hautes, le nez légèrement accusé, la bouche à la moue suggestive, puis de nouveau les yeux. Si bleus qu'on pouvait s'y perdre. (…) Elle inspira légèrement, se figea, me regarda. Elle venait de ce lieu où je désirais aller ; elle savait pourquoi les gens s'y rendaient, elle était en mesure de me révéler mon moi véritable, mon trouble l'amusait, elle s'attendait à ce que je succombe à ses charmes, et cependant elle ne voulait pas me jauger à cette aune, car c'était dans l'ordre naturel des choses.“ Porter se trouve alors mêlé à une histoire complexe dont les différentes strates se révèlent au fur et à mesure de ses découvertes.



“Manhattan nocturne” est un roman noir, très noir, à l'instar des nuits new-yorkaises. Colin Harrison réussit à créer une atmosphère pesante, sans espoir. Porter Wren connaît la misère, la violence des nuits ; il côtoie pour ses chroniques le meurtre, la trahison, les accidents, les vies qui se terminent douloureusement. L'ambiance est d'autant plus sombre que Porter nous raconte son histoire a posteriori. Plane sur son récit l'annonce de ses futures péripéties, des futures catastrophes qui vont lui tomber dessus. “Comment débutent tous les récits malheureux ? Quand on ne s'y attend pas, qu'on regarde ailleurs, qu'on pense à d'autres problèmes, aux problèmes ordinaires. A l'époque - cela remonte à janvier dernier - la ville reposait sous des amoncellements de neige sale, les camions-poubelles passaient en gémissant dans les rues boueuses, des gens achetaient des billets d'avion pour Porto-Rico, les Bermudes, n'importe où loin de ce froid qui les gelait jusqu'aux os, loin de la vie trépidante de Manhattan.“



La construction du roman est extrêmement travaillée. Au fur et à mesure de son enquête sur la mort de Simon Crowley, Porter Wren rencontre d'autres problèmes notamment liés aux cassettes vidéos réalisées par la victime. Simon filmait les gens à leur insu, prenait sur le vif la vie des personnes qui croisaient sa route. Porter regarde ces cassettes et en trouve une sur le meurtre non élucidé d'un policier ; une autre concerne un magnat de la presse, M. Hobbs. Ces différentes affaires s'emboîtent comme des poupées gigognes sans que les lecteurs ne soient perdus. Colin Harrison prend son temps pour construire ses intrigues, pour décrire minutieusement tous les personnages.



New York a une place prédominante dans ce polar, il ne s'agit pas seulement d'un décor de fond. La ville est un personnage à part entière dans l'intrigue. Colin Harrison rend parfaitement l'atmosphère de cette ville en plein hiver : “Le taxi descendit l'avenue sous les lumières mouchetées de neige ; de rares silhouettes avançaient courbées sur les trottoirs entièrement blancs ; la ville avait quelque chose d'onirique, comme si l'aube n'allait jamais venir.” L'écriture de Colin Harrison est belle, très précise dans ses descriptions et d'une grande fluidité.



Je ne connaissais pas cet auteur avant ma lecture de “Manhattan nocturne” et je remercie Amanda pour cette découverte. Je reste imprégnée de l'atmosphère sombre de New York et de la force d'évocation de l'écriture de Colin Harrison. Un auteur que j'aimerais lire de nouveau.
Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
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Manhattan vertigo
  02 mai 2018
Manhattan vertigo de Colin Harrison
Tout d'abord merci aux éditions Belfond pour ce service-presse.

Nous faisons la connaissance de Paul Reeves, avocat en affaire migratoire et grand collectionneur de cartes anciennes.

Sa compagne Rachel, est une directrice d’agence de pub.

Il y a aussi Jennifer originaire de Pennsylvanie, Jennifer (la voisine de Paul) paumée au lourd passé et Bill son amour de jeunesse ancien GI texan. Avec qui elle trompera son mari Ahmed.

Ahmed, fils d'une famille iranienne immigrée à Los Angeles, est un homme d’une trentaine d’années.

Il est avocat et financier, avec une immense fortune. L'homme n'acceptera que trop mal d'être trompé croyez-moi.

L'auteur nous dévoile les protagonistes au fur et à mesure, leurs passés et ou ils en sont désormais.

J'ai beaucoup aimé ce côté "tout le monde à des secrets" !

Vous trouverez de tout dans ce roman pas seulement un bon thriller, mais aussi le pouvoir, la justice et l'amour, mais surtout l'art. Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas spoiler l'histoire ! Mais je vous le recommande sans hésiter !
Lien : https://lavisduneaccrodelale..
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Havana Room
  30 avril 2018
Havana Room de Colin Harrison
Encore un roman New-Yorkais, façon Chester Himes (cela m'a rappelé l'histoire homérique de la Reine des Pommes) et de James Hadley Chase.

Un soupçon aussi du "Bûcher des Vanités" de Tom Wolfe (mais celui là je ne suis pas arrivée à le terminer) quant à l'argument du texte : un avocat embarqué malgré lui dans une folle épopée à travers les différents quartiers de la "Grosse Pomme".

Je me suis laissée séduire par cette rocambolesque histoire digne des film noirs des années 1940, de gars qui, à la suite d'un incident met le doigt dans un engrenage dont il mettre 300 pages à s'extirper.

Cela signifie également que même si l'on plonge profondément, que l'on a tout perdu, que la situation semble insoluble, il arrive une lueur d'espoir, doublée d'intelligence du principal protagoniste afin se tirer d'affaire.

Voilà un roman palpitant, difficile à lâcher, dans un style enlevé, qui distrait immanquablement.

La chûte est incroyable, c'est du grand art!
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Havana Room
  11 décembre 2015
Havana Room de Colin Harrison
Tant dans sa construction que dans la trame, j’ai été emballée du début à la fin par ce récit. L’ambiance très particulière – suave, coulante – m’a happée et littéralement envoutée. Rien que pour l’ambiance rythmée new yorkaise il faut lire ce livre.

L’introduction est consacrée à la longue dégringolade de l’échelle sociale de Bill Wyeth, brillant avocat avec femme et enfant, appartement loft de standing qui « claque ». Suite à un malheureux accident involontaire de sa part, il tue un enfant Wilson Doan, du même âge que son fils Timothy chez lui lors de l’anniversaire de ce dernier. S’en suit un récit dense sur sa descente aux enfers et sur son parcours de rédemption. Le narrateur nous livre une description soutenue de la bourgeoisie et de l’élite de Manhattan, à la fin de la toute première partie, la référence au titre fait enfin son apparition (p61). A force d’errer dans NY il finir par atterrir au Havana Room. Qu’est ce que le Havana room, (p64), ce lieu mythique qui a vu passé toutes les célébrités (p91). Que se passe t-il dans les sous sol certains soirs ? Une chose très inattendue et surprenante dont Bill va faire l’expérience… Bill fait la connaissance d’Alison qui gère le restaurant bien qu’elle n’en soit pas propriétaire. Il va plus ou moins tomber amoureux d’elle mais cette dernière lui amènera que des embrouilles. A cause d’elle, il va devenir l’avocat de dernière minute de Jay Rayney pour un curieux échange d’immeuble contre un terrain viticole. Des magouilles, de la noirceur, une intrigue plutôt bien ficelée qui tient la route (pour moi en tout cas). Ce récit nous ballade dans NY, qui est aussi un personnage à part entière dans ce roman.

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