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Note moyenne 4.64 /5 (sur 11 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Agrégée de Lettres moder­nes, Docteur en littérature française, Corinne Bayle est Professeur à l’École normale supérieure de Lyon, membre du Centre de Recherches Comparées sur la Création (CERCC), spécialiste de poésie des XIXe et XXe siècles (Nerval, Gautier, Baudelaire, Reverdy, Éluard, Char, Bonnefoy) et des relations entre poésie et peinture.

Elle a été durant sept ans membre du comité de rédaction de la revue Le Nouveau Recueil dirigé par Jean-Michel Maulpoix (1998-2004). Elle y a publié des textes personnels et des comptes-rendus critiques, ainsi que dans d'autres revues, Europe, Ralentir Travaux, et sur le site Fabula.

À côté des essais critiques, ses livres personnels entrelacent la mémoire littéraire et la mémoire intime, en une prose poétique où le récit se développe par fragments, au gré des images et des souvenirs.
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Bibliographie de Corinne Bayle   (14)Voir plus

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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Lily13   08 janvier 2016
Gérard de Nerval : L'Inconsolé de Corinne Bayle
(Conclusion)



Je le vois comme un enfant, tantôt sensible et charmeur, volubile, séduisant avec ses théories impossibles, ses lectures érudites et ses utopies, tantôt comme un homme meurtri, isolé, replié sur sa solitude, ses cauchemars et ses fièvres. Il reste pour moi « l’Inconsolé », qu’il a mis en scène dans « El Desdichado ». Pourtant cet homme au sourire triste, qui n’a jamais trouvé le repos, voire le Salut, cet enfant que l’on voudrait bercer, est pareillement celui qui invente des berceuses magiques pour apaiser les angoisses, celui qui console, quand la nuit est trop noire à traverser. Si bien que la figure de style qui réunit deux termes antithétiques, l’oxymore, est l’emblème des contradictions de la personne privée et de l’œuvre publique. Le « Soleil noir de la Mélancolie » du même sonnet des Chimères rend compte de cette dualité toute romantique : ces antinomies ne sont pas dépassées, mais maintenues vives. Le soleil est lumineux et pourtant sombre, la mélancolie est déréliction, maladie mentale, et par un retournement volontaire, elle déclenche l’écriture, elle en est la source. Le soleil refuse la nuit et l’intègre, la folie rebute la raison et lui donne valeur. Ce qui égare dans le noir est aussi ce qui permet de se retrouver, ce qui inflige la blessure est aussi ce qui guérit.

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Lily13   24 juin 2016
Broderies nervaliennes de Corinne Bayle
Hantée par les déchirures, l’œuvre nervalienne se présente telle une rhapsodie de souvenirs et de lectures en écho. La voix du poète se nourrit d’une culture qui emprunte autant aux mythes de l’humanité qu’à des écrivains perçus comme frères, à des œuvres tenues pour jumelles. La quête d’une histoire intime trouée devient réflexion sur l’homme romantique, évocation de l’enfance des peuples, dont le miroir oblique sert de cadre à une autobiographie rêvée. Nerval rencontre dans la parole de l’autre (philosophe, penseur, idéologue, romancier, dramaturge, poète) les mots de son intériorité, reconfigurant des scènes ou des images primitives, en des réécritures qui réinventent la vie d’un artiste « brodé sur toutes les coutures ». (4ème de couverture)
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AuroraeLibri   28 février 2014
Du paradis : Journal de Poméranie (1792-1804) de Corinne Bayle
Chaque nuit, je suis réveillée par le souvenir qui toujours plus vivement m'appelle hors de ce monde.

Sanctuaire nocturne, la poésie est Nuit, nous confrontant à l'inconnu, pour mieux ouvrir les yeux sur le réel...

J'écris dans le silence de la nuit qui m'a bien des fois enseigné que la réalité superficielle ne saurait combler l'esprit et qu'il existe une sorte de réalité secrète dans l'univers, plus profonde et plus précieuse que tout ce qui fait du bruit dans l'Histoire.

12 janvier 1796
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Lily13   01 novembre 2015
La mort traversée. Du mouvement et de l'immobilité de Douve, d'Yves Bonnefoy de Corinne Bayle
Par son art de la fugue, Douve se donne comme interrogation orphique de la destinée humaine. La traversée de la mort magnifie la poésie comme chant élégiaque de voix envoûtantes — vive avancée au noir de la nuit intérieure.

(4ème de couverture par l'auteur de l'essai)
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