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Note moyenne 4.08 /5 (sur 840 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Long Island , le 16/04/1960
Biographie :

Daniel Mendelsohn est docteur en lettres classiques, écrivain et critique littéraire américain et contributeur à de nombreuses revues dont la célèbre New York Review of Books. Il enseigne également la littérature classique à l'université de Princeton puis au Bard College dans l'État de New-York.

En 2006, il publie "The Lost", publié en français sous le titre "Les Disparus". Dans cet ouvrage, il retrace les recherches qu'il a menées pour retrouver la trace de six membres de sa famille, tués par les nazis, durant la Seconde Guerre mondiale. Ceux-ci vivaient dans la petite ville de Bolechow, située aujourd'hui en Ukraine. L'auteur collecte des témoignages au cours de plusieurs voyages, en Ukraine, en Australie, en Israël et les confronte à la mémoire des disparus telle qu'elle lui a été transmise par sa famille, ainsi qu'à de rares documents d'archives… Cette œuvre inclassable oscille entre enquête, reconstitution historique et chronique intimiste.
"Les Disparus" a reçu en 2007 le Prix Médicis du roman étranger.

En 2008, sort en France "Si beau, si fragile : essais critiques". Travail sur la confrontation des cultures au travers du théâtre, du cinéma et de la littérature.

L'année suivante paraît en France "L’étreinte fugitive". Ce livre édité aux États-Unis en 1998, constitue le premier volet d'un triptyque dont "Les Disparus" forment le second. Il a également reçu une réception critique exceptionnelle.

En 2017, sort le très remarqué "Une Odysée : un père, un fils, une épopée". Roman autobiographique dans lequel il relate un séminaire d'études qu'il consacra à l'Odyssée d'Homère et auquel participa son père aujourd'hui disparu Jay Mendelsohn.

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Daniel Mendelsohn vous présente son ouvrage "Trois anneaux : un conte d'exils" aux éditions Flammarion. Entretien avec Véronique Béghain. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2450829/daniel-mendelsohn-trois-anneaux-un-conte-d-exils Note de musique : YouTube Audio Library Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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Citations et extraits (186) Voir plus Ajouter une citation
Melpomene125   22 avril 2021
Les disparus de Daniel Adam Mendelsohn
Mon désir de posséder un tel récit n’était pas très différent du désir qu’avait mon grand-père de croire aux histoires du voisin juif ou de la bonne polonaise. Les deux étaient motivés par un besoin de croire à une histoire qui, aussi horrible fût-elle, donnait un sens à leurs morts – qui ferait qu’ils seraient morts de « quelque chose ». Jack Greene m’a dit autre chose, ce soir-là : ses propres parents, comme Shmiel, avaient espéré pouvoir mettre leur famille à l’abri, obtenir des visas ; mais, en 1939, la liste d’attente pour obtenir des papiers était de six ans (et six ans plus tard, tout le monde était mort, a-t-il ajouté). Comme je suis quelqu’un de sentimental, j’aimerais croire – nous ne le saurons jamais, bien sûr – que mon grand-père, ses frères et ses sœurs, ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour Shmiel et sa famille. Ce que nous savons, au moins, c’est que, en 1939, rien de ce qu’ils auraient pu faire n’aurait pu les sauver.

Pendant tout notre voyage, j’avais été déçu parce que aucune des histoires dont j’avais entendu parler n’était confirmée par ce que nous pouvions entendre et voir ; pendant tout le voyage, j’avais désiré un récit passionnant. C’était seulement en écoutant Jack Greene que j’ai compris que j’étais à la recherche de la mauvaise histoire – l’histoire de la façon dont ils étaient morts, plutôt que celle dont ils avaient vécu.
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Piatka   20 novembre 2016
Les disparus de Daniel Adam Mendelsohn
Ce que je sais à présent, c'est ceci : il y a tant de choses que vous ne voyez pas vraiment, préoccupé comme vous l'êtes de vivre tout simplement ; tant de choses que vous ne remarquez pas, jusqu'au moment où, soudain, pour une raison quelconque - vous ressemblez à quelqu'un qui est mort depuis longtemps ; vous décidez tout à coup qu'il est important de faire savoir à vos enfants d'où ils viennent -, vous avez besoin de l'information que les gens que vous connaissiez autrefois devaient toujours vous donner, si seulement vous l'aviez demandée. Mais au moment où vous pensez à le faire, il est trop tard.
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Bobby_The_Rasta_Lama   01 mars 2021
Les disparus de Daniel Adam Mendelsohn
Alors que nous passions devant la Zeremonienhalle, qui était, je ne me rendais pas compte alors, une reconstruction, une restauration d'un édifice qui avait été incendié le soir du 8 novembre 1938, et marchions en direction des tombes proprement dites, le panorama qui nous a accueilli était celui d'un grand vide. Car de ce vaste terrain qui avait été acheté par les Juifs de Vienne dans les années 1920 pour la nouvelle section du cimetière, une fois que l'ancienne section avait été surpeuplée par les morts de cette florissante communauté, seule une petite portion était occupée par les tombes. A côté de ces tombes (presque aucune d'entre elles, avons-nous remarqué en y circulant, ne porte de dates postérieures au début des années 1930), se déployait une vaste prairie vide. Nous l'avons regardée fixement pendant un moment, avant de comprendre que la Nouvelle Section juive était en grande partie vide parce que tous les Juifs qui auraient dû être enterrés là, selon le cours normal des choses, étaient morts dans des circonstances qu'ils n'avaient pas prévues et s'ils avaient été enterrés, l'avaient été dans d'autres tombes moins élégantes qu'ils n'avaient pas choisies. [...] J'avais passé pas mal de temps dans les cimetières, mais il ne m'était pourtant jamais venu à l'esprit, avant cet après-midi dans le Zentralfriedhof, que les cimetières, eux aussi, pouvaient être vidés de leur vie.
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Piatka   22 novembre 2016
Les disparus de Daniel Adam Mendelsohn
L'intimité peut conduire à des émotions autres que l'amour. Ce sont ceux qui ont été trop intimes avec vous, vécu trop près de vous, vu trop de votre douleur ou de votre envie ou, peut-être plus encore, de votre honte, que vous pouvez, au moment crucial, facilement rompre, exiler, exclure, tuer.
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Piatka   05 décembre 2016
Les disparus de Daniel Adam Mendelsohn
La véritable tragédie n'est jamais une confrontation directe entre le Bien et le Mal, mais plutôt, de façon plus exquise et plus douloureuse à la fois, un conflit entre deux conceptions du monde irréconciliables.

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Lutvic   25 août 2020
L'étreinte fugitive de Daniel Adam Mendelsohn
Personne n'a jamais écrit de tragédie sur Ismène, la sœur d'Antigone – celle qui conseillait la prudence, celle qui a survécu. Comment serait-il possible ? La tragédie aime les extrêmes. Elle célèbre la beauté vertigineuse de la destruction totale. […] C'est de la beauté de la jeunesse sacrifiée que nous nous souvenons en sortant du théâtre, la beauté de ceux pour qui il n'y avait au bout du compte pas d'autre possibilité que la mort, que le renoncement à la vie pour son contraire. Le compromis ne peut être tragique ; il ne laisse rien derrière lui dont on puisse se souvenir. Les Athéniens, dans leurs éloges des morts au combat, parlaient d'une chose appelée « thanatos kalos », « la belle mort » – une mort qui est belle notamment parce qu'elle vous préserve dans la mémoire, dans l'oraison par laquelle on se souvient de vous, comme potentiel pur, de telle sorte que votre mort devient d'une certaine manière un moyen de garder la beauté intacte, elle devient un monument à elle-même. Dans « Antigone », si l’héroïne peut aller à son exécution en chantant qu'elle est une « épouse d'Hadès », une « épouse de la mort », c'est parce que, eût-elle choisi de vivre, de se marier, de devenir une épouse, il n'y aurait pas d'histoire à raconter, rien à célébrer, rien à chanter. Le quotidien est anathème pour la tragédie. C'est à partir de l'autodestruction, de l'échec, du manque et de la dévastation que la tragédie construit le beau monument qu'elle est elle-même.

Nous allons voir des tragédies parce que nous avons honte de nos compromis, parce que nous trouvons dans la tragédie la beauté pure de l'absolu, une beauté qu'on ne peut avoir si on choisit de vivre. On ne peut faire une tragédie de la survie. On ne peut écrire une tragédie sur Ismène (J'ai lu, 2018 : pp. 219, 222-223).
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Lutvic   28 juin 2020
Les disparus de Daniel Adam Mendelsohn
C'est cet échec arbitraire à comprendre Sodome dans son contexte, en tant que métropole ancienne du Proche-Orient, en tant que lieu de plaisirs sophistiqués et même décadents, de beautés hyper-civilisées, qui aboutit à cette incapacité du commentateur à saisir la véritable signification des deux éléments cruciaux de cette histoire : le commandement de l'ange à la famille de Lot de ne pas se retourner vers la ville qu'ils fuient et la transformation de la femme de Lot en statue de sel. Car si vous voyez en Sodome quelque chose de beau – qui le paraîtra encore plus, sans aucun doute, du fait qu'il faut l'abandonner et la perdre à jamais, précisément de la même manière que des parents morts sont toujours plus beaux et meilleurs que ceux qui sont encore en vie –, alors il me paraît clair que Lot et sa famille reçoivent l'ordre de ne pas regarder en arrière non comme une punition mais pour une raison pratique : parce que le regret pour ce que nous avons perdu, pour les passés que nous devons abandonner, empoisonne parfois toute tentative pour commencer une vie nouvelle, ce qui est ce qui attend Lot et sa famille, tout comme l'avaient fait Noé et sa famille, et comme doivent le faire d'une manière ou d'une autre tous ceux qui ont survécu à d'horribles annihilations. Cette explication, à son tour, permet d'expliquer la forme prise par le châtiment de la femme de Lot – si c'est bien un châtiment, ce que je ne crois pas personnellement, dans la mesure où, selon moi, cela ressemble beaucoup plus à un processus naturel, à l'expression inévitable de sa personnalité. Pour ceux qui sont contraints par leur nature de regarder toujours en direction de ce qui est passé, plutôt que vers l'avenir, le grand danger, ce sont les larmes, les sanglots impossible à contenir dont les Grecs, sinon l'auteur de la Genèse, savaient qu'ils n'étaient pas seulement une douleur mais aussi un plaisir narcotique : une contemplation endeuillée et cristalline, si pure, qu'elle peut finalement vous immobiliser.



Quatrième partie : « Lech Lecha, ou En avant ! (juin 2003-février 2004) », 4. « Chez soi de nouveau (un faux dénouement) », pp. 808-809.
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Bazart   10 novembre 2017
Une Odyssée : Un père, un fils, une épopée de Daniel Adam Mendelsohn
Mon père détestait les signes de faiblesse, à commencer par la maladie, pour laquelle il affichait une sorte de mépris, comme si le fait d’être souffrant était une défaillance éthique plutôt que physique. Quand il nous arrivait de devoir rester à la maison parce que nous étions malades, il passait la tête par la porte de notre chambre avant de partir travailler et soupirait d’un air las et excédé, comme si cette grippe ou cette varicelle signifiait le début de quelque irréversible décadence morale.
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Lutvic   06 juillet 2020
Une Odyssée : Un père, un fils, une épopée de Daniel Adam Mendelsohn
En partie parce qu'il donnait l'impression d'être toujours penché sur un livre, en train de raisonner ou d'absorber les raisonnements des autres, quand j'étais petit, je ne voyais mon père que comme une tête. Cette impression que sa tête était la plus grande partie de son corps était accentuée par sa calvitie précoce, apparue sans doute alors que j'étais encore enfant, et j'imaginais que l'énorme cerveau qui se logeait à l'intérieur de sa boîte crânienne avait tellement grossi qu'à force d'appuyer sur les parois, il avait fini par faire tomber les cheveux de son crâne. Nombre de mes souvenirs de lui partent d'une image, non pas de son visage - l'ovale cireux souligné par l'arcade de ses sourcils et ses petits yeux marron foncé légèrement rapprochés, le long nez busqué, un peu tordu au bout, qui avait l'apparence du caoutchouc, la bouche aux lèvres fines qui avait tendance à se figer dans un pincement -, mais de sa tête, cette tête dégarnie qui semblait presque émouvante de vulnérabilité, comme exposée aux blessures (J'ai lu, 2018, pp. 45-46).
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Bazart   21 juillet 2018
L'étreinte fugitive de Daniel Adam Mendelsohn
Lorsque vous êtes gay, vous découvrez l’ironie de bonne heure, puisque c’est elle qui vous protège de votre propre échec, c’est elle qui vous permet d’avoir l’air puissant, comme un vainqueur, alors que en réalité, vous avez tout perdu.
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