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3.29/5 (sur 48 notes)

Nationalité : Allemagne
Né(e) à : Montauban , le 04/04/1945
Biographie :

Daniel Cohn-Bendit est un homme politique de nationalité allemande, principalement implanté politiquement et médiatiquement en France et en Allemagne. Favorable à la mise en place d'une Europe fédérale, il a fait l'essentiel de sa carrière politique au sein des institutions de l'Union européenne.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Cohn-Bendit
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Daniel Cohn-Bendit
Si tu es ministre , tu perds ta personnalité .
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En effet, pour nous, la révolution socialiste est une reprise consciente, par les exploités, de leur avenir et de la gestion de toute la société. Ce livre ne prétend pas pouvoir combler ce fossé, car nous savons que : « Dans la révolution, où la masse elle-même paraît sur la scène politique, la conscience de classe est pratique et active. Aussi, une année de révolution a-t-elle donné au prolétariat russe « l'éducation » que trente ans de lutte parlementaire et syndicale ne peuvent artificiellement donner au prolétariat d'Allemagne. » (Rosa Luxembourg, la Grève générale.)

Ce livre sera donc bâti sur trois axes : la reprise, d'une part, des moments principaux du mouvement de mai-juin (ceci pour le lecteur étranger) ; une tentative, d'autre part, pour montrer comment cette secousse révolutionnaire a été possible, quels étaient les signes avant-coureurs immédiats et les acteurs subjectifs qui la rendirent possible et violente. Enfin, nous reprendrons historiquement et théoriquement les grands thèmes qui furent au centre de la lutte tant étudiante qu'ouvrière, c'est-à- dire la grève générale, arme de destruction suprême du capitalisme, les conseils ouvriers, l'autogestion et l'abolition du concept dirigeant-dirigé au sein de toutes les organisations, aussi bien celles de la société que celles du mouvement révolutionnaire lui-même.
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Un autre problème important lié à celui de l'organisation,
est de tenter de définir la minorité agissante et ce que tout le
monde appelle « les masses ». Qu'est-ce que les masses ? Pourquoi
y a-t-il des masses ? Comment les masses peuvent-elles se transformer
justement en autre chose qu'une masse? Quelle sera
donc l'organisation minoritaire, tant qu'elle est minoritaire,
qui répondra à cette organisation de la société d'exploitation
pour la critiquer, en révéler le sens véritable ?

Il faudra montrer comment, historiquement, les masses ont trouvé des formes d'auto-organisation, par exemple sous la Commune de Paris de
1871, pendant les révolutions russes de 1905-1917, pendant la
révolution espagnole de 1936 et enfin pendant la révolution
hongroise de 1956.
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Illusion lyrique, nostalgie et aventurisme, manipulation, voilà comment, le péril de mai conjuré, on exorcise, à droite, les démons révolutionnaires, puisque aussi bien ils sont trop virulents pour qu'on ose leur faire face. Quitte d'ailleurs à tirer gloire, au nom d'une France à l'esprit impérissable, et en vertu d'un nationalisme éclairé, de ce peuple "léger, brillant, ... toujours semblable à lui-même en ses retournements soudains."
A gauche cependant, on exploite, on canalise, on se renfloue, on vend aussi la peau de l'ours...
Et de nouveau, le cortège des conformismes et des calculs de toutes espèces, de toutes familles politiques, se déploie autour des vieux slogans. L'immense tartuferie sociale, un moment prise au piège de la vérité nue, préfère, sans vouloir la comprendre, intégrer la contestation.
Hier, chacun parlait de la nécessité de réformer l'université. La gauche accusait le régime gaulliste de n'avoir rien fait depuis dix ans, pour mieux masquer sa propre impuissance. Le pouvoir brandissait le hochet de la réforme Fouchet, et s'ingéniait à briser l'UNEF, parce qu'elle ne se laissait pas abuser. Une partie du corps enseignant ronronnait dans sa paresse intellectuelle, son manque d'imagination, son parti pris de ne rien changer qui eût conduit à bouleverser ses habitudes de pensée et son cadre de travail.
Vinrent les jours de colère. Tout bascula, la fougueuse Nanterre, la Sorbonne exemplaire, le corps entier de l'université bourgeoise. L'ordre établi s'effondra dans les barricade. La révolte déferla sur les usines. L'Etat semblait se dissoudre. La société craquait.
Un instant terrassé, le général-président se redressa pour défier le « chaos ». Le nombre de ses fidèles se gonfla de tous les rescapés de cet affreux cauchemar. Et la vie reprit. En dépit des récalcitrants, les travailleurs retrouvèrent peu à peu le chemin des usines, les employés celui des bureaux, les citoyens celui des urnes. Tout rentra dans l'ordre, puisque aussi bien un général est fait pour commander, une opposition pour élire.
Et les étudiants ne sont-ils pas faits pour étudier ? Alors, qu'attendaient-ils pour emboiter le pas ? Pourquoi cette réticence à accepter la règle du jeu, ce refus de se voir octroyer leur réforme, cette obstination à vouloir bouleverser une société qui s'y refusait ?
Pour eux, les solutions de rechange n'existent pas. L'ordre ancien a vécu. A l'université du moins, nul ne pourra le restaurer. Il faudra bien leur accorder tôt ou tard la réforme totale des structures sur des bases d'autonomie et de cogestion. Mais puisque l'université n'a plus de frontières, puisqu'elle est en prise directe sur la société, puisque la jonction s'est opérée, vaille que vaille, entre les étudiants et les ouvriers, l'action révolutionnaire ne se confinera pas dans le domaine réservé de l'intelligentsia. Tout phénomène politique aujourd'hui s'intensifie par les effets de masses et de contagion. Et le procès de la société tout entière est désormais ouvert.
...
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Glorifions les femmes et les hommes qui ont bâti l'Europe. Et pour ceux que seuls les héros et les symboles animent, pourquoi ne pas se tourner vers les grandes figures de ce siècle ? Vers ces Européens qui ont débouté l'illusion nationaliste : Monnet, Schuman, Adenauer et Spaak. Sans oublier De Gasperi et Spinelli qui sont aussi les pères de la démocratie européenne.

Mettons leurs visages sur nos billets en euros plutôt que ces chimères sous forme d'arches, de ponts et de monuments qui ne reflètent en rien ceux que l'on trouve aux quatre coins de l'Europe et qui sont d'authentiques trésors. Utilisons les traits de celles et ceux qui font vivre le projet européen. Maudissons ces traités amputés de notre drapeau et de notre hymne. Notre patrie est aujourd'hui l'Europe. Notre hymne est l'"Ode à la Joie". Et notre drapeau, le drapeau bleu aux douze étoiles.
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Daniel Cohn-Bendit
Même si on nous promettait le paradis, nous le refuserions. Car nous voulons le prendre.
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La plus belle sculpture, c'est le pavé de grès, le lourd pavé cubique, c'est le pavé qu'on jette sur la gueule des flics.

graffiti de la Sorbonne en vers de 6 pieds
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Jean Quatremer : Qu'est-ce qui fait que l'Europe est l'Europe ? Qu'est-ce qui lie les Européens entre eux ?

Guy Verhofstadt : Si on se promène en Europe, on constate que l'architecture est partout la même, que les villes se ressemblent.

Daniel Cohn-Bendit : La place italienne, on la retrouve en Pologne.

Guy Verhofstadt : Les couleurs de l'Italie, en Suède.
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Même si Dieu existe
Il faudrait le supprimer.

.....Lu sur les murs de mai
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Ejacule tes désirs

.....Lu sur les murs de mai
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