AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

Note moyenne 3.64 /5 (sur 242 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Camjac, Aveyron. , le 19/01/1958
Biographie :

Daniel Crozes est journaliste, historien, romancier, biographe et essayiste.

Il a été journaliste à La Dépêche du Midi de 1982 à 1990.

Depuis juillet 1990, Daniel Crozes consacre tout son temps à l'écriture. Il vit et écrit dans son village natal où sa famille s'enracine depuis près de quatre siècles.

Il a publié plusieurs romans de société dont "Le Pain blanc", "Le Café de Camille", "Julie", "La Montagne sacrée".

Source : Wikipédia
Ajouter des informations
Bibliographie de Daniel Crozes   (58)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Daniel Crozes. A Naucelles, on raconte.


Citations et extraits (129) Voir plus Ajouter une citation
Extrait du "rebouteux des montagnes" de Daniel Crozes
Tout avait commencé à Saint-Laurent-de-Muret alors qu’il n’avait pas encore vingt ans et qu’il était cantalès d’hiver. Des habitants de la bourgade puis de la commune, constatant qu’il avait le « biaïs » pour remettre sur pied facilement les animaux, l’avaient convaincu qu’il pourrait procéder de la même manière sur les hommes et avec sûrement la même réussite. Il avait de la puissance, de la patience, de l’habileté, de la douceur, qualités requises pour un rebouteux. Saint-Laurent-de-Muret ne comptait aucun médecin. Les blessés et les malades n’avaient pas d’autre choix que de prévenir le médecin de Nasbinals, localité distante de dix-huit kilomètres, alors que son confrère de Marvejols qui était plus proche puisqu’une douzaine de kilomètres seulement séparaient Saint-Laurent-de-Muret et la sous-préfecture lozérienne. Les deux praticiens acceptaient rarement de s’y déplacer avec leur voiture à cheval, surtout entre la Toussaint et Pâques. Encerclés de sommets dépassant une altitude de 1200 et parfois même 1300 mètres, le chef-lieu et ses fermes ressentaient l’isolement pendant la période hivernale. Ils étaient bloqués par des tempêtes et des congères pendant des semaines. Les hommes se blessaient parfois dans les étables en s’occupant de leurs animaux, ou dans les granges en s’affairant autour des meules de fourrage, souffrant alors d’une simple entorse, d’une foulure, d’une luxation ou d’une fracture. Les accidents étaient ensuite nombreux dès que les éleveurs s’activaient à l’extérieur pour le domptage des bœufs, l’abattage des arbres qui étaient débités en billots pour le chauffage ou la réparation des murettes de clôture en pierres sèches dans les Devèzes et les champs. Pierrounet n’avait pas l’habitude de refuser un service. Malgré son manque d’expérience, il avait considéré que « rhabiller » une femme, un homme, un enfant ou un vieillard n’était peut-être pas au-dessus de ses forces. Sans promettre de résultats probants pour qu’il n’y ait pas d’amère déception, il s’y était essayé et il avait souvent réussi. Il n’avait jamais prétendu être médecin ou chirurgien ni les remplacer.
Commenter  J’apprécie          361
Les burons accueillaient le personnel qui s'occupait des troupeaux et fabriquait le fromage de Laguiole-Aubrac, l'une des richesses de l'Aubrac avec les boeufs dressés et les bourrets de l'année. On les distinguait en bordure d'un chemin, dans une combe abritée. Leurs toitures de lauses, disposées en écailles de poisson et ruisselantes après les averses de la veille, scintillaient sous les rayons du soleil qui s'élevait peu à peu de l'horizon.
Commenter  J’apprécie          320
On ne transigeait pas avec l'honneur, sur l'Aubrac.
Commenter  J’apprécie          280
Avec la Révolution, la France est entrée dans une ère nouvelle. Pour faciliter les échanges économiques entre l'ensemble de ses départements, elle se doit d'instituer un système unique de poids et mesures. J'ai suffisamment séjourné dans les provinces de France pour constater que la multiplicité et la complexité des mesures constituent une entrave sérieuse au progrès. Est-il logique, Delphine, que la longueur de la canne de toile soit différente à Sauveterre et à Rodez ?
Commenter  J’apprécie          50
On a volontiers affirmé que les hommes de Montagne ou du haut pays sont soucieux de leurs intérêts, âpres au gain, parfois roublards. Leur rapport à l'argent s'appuie sur une maxime à la logique irréfutable : "Le premier que l'on possède est l'argent que l'on ne dépense pas". (p 24)
Commenter  J’apprécie          210
les mathématiciens avaient découpé l'année en douze mois égaux, créé un système de décades et d'heures, inventé des horloges à double cadran. Le 22 septembre dernier, nous sommes donc entrés dans la deuxième année de la République. Pourquoi le 22 ? me rétorqueras-tu fort justement. Loiseleur nous a brillamment démontré qu'à l'équinoxe d'automne, l'égalité est parfaite entre le jour et la nuit. Comme la Convention n'a pas totalement oublié les principes de 1789, elle a choisi le 22 septembre comme premier jour de l'année, célébrant de ce fait l'anniversaire de la proclamation de la République.
Commenter  J’apprécie          00
A trois heures de relevée, Claire quitta la mansarde de la place de la Liberté. Au bas de l'escalier, elle se heurta à une patrouille dont les hommes la dévisagèrent sans scrupules de pied en cap. Insensible aux sifflements d'admiration, elle passa son chemin, la tête haute. Son fichu de linon flottait dans le vent. Elle avait revêtu une robe à l'anglaise, ajustée à la taille par une queue traînante et rehaussée par un corsage à basques minuscules dont les manches étroites descendaient jusqu'aux poignets. Ses yeux fardés et ses pommettes poudrées cherchaient manifestement à plaire.
Commenter  J’apprécie          00
Je refuse d'admettre le pouvoir des sorciers parce qu'il a été longtemps entretenu à dessein par l'Eglise pour mieux dominer le peuple.
Commenter  J’apprécie          00
Un orage avait éclaté la veille, dans l'après-midi, entraînant aussitôt une dégringolade des températures sur ce plateau de l'Aubrac dont l'altitude s'étageait entre 1 000 et 1 400 mètres. Le ciel s'était dégagé dans la soirée lorsque les derniers nuages couleur d'encre s'étaient éloignés en direction de la Margeride.
Commenter  J’apprécie          130
je ne contestais point la singularité et le charme des Landes que j’avais découverts grâce à notre professeur de français dans un roman de François Mauriac, Le Mystère Frontenac, que nous avions analysé en classe, mais je préférais "ma" vallée.
Commenter  J’apprécie          120

Acheter les livres de cet auteur sur
LirekaFnacAmazonRakutenCultura



Quiz Voir plus

Quiz sur des classiques connus

Victor Hugo:

Atlantide
Notre-Dame de Paris
La mer rouge

20 questions
11286 lecteurs ont répondu
Créer un quiz sur cet auteur