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Note moyenne 3.52 /5 (sur 27 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1946
Biographie :

Pédopsychiatre,professeur à la faculté de médecine et chef de service de psychiatrie infantilo-juvénile du CHU de Poitiers, Daniel Marcelli est l'auteur de plusieurs ouvrages.

Source : L'enfant chef de famille
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« J?ai la rage ! » : ce nouveau signe de ralliement des adolescents et jeunes adultes - là où jadis l?enragé était mis à l'écart - traduit son besoin exacerbé de reconnaissance: il pousse chaque individu à donner le meilleur de lui-même et soutient sa créativité. Mais hélas cette rage peut aussi se transformer en force aveuglément destructrice. Entre créer ou détruire, ce moment de basculement témoigne de la vulnérabilité du sujet: comment faire pour que cette rage trouve un chemin positif, devienne un moteur d?épanouissement ? Daniel Marcelli, pédopsychiatre, connaît bien cette détresse des adolescents qui se sentent incompris. Ils ont besoin d'une approbation, d'une écoute attentive et durable. Mais autour d'eux rodent des séducteurs en tout genre, habiles à attiser leur rage et à la transformer en haine de l'autre. Il faut donc ne pas se fermer les yeux, savoir repérer les signes inquiétants et réagir de manière appropriée à chaque âge: autant de repères précieux que le lecteur pourra trouver dans cet ouvrage. http://www.albin-michel.fr/ouvrages/avoir-la-rage-9782226323484

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Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
Lorraine47   03 novembre 2013
La surprise : Chatouille de l'âme de Daniel Marcelli
Le "coup de foudre" fait déposer les armes: celui qui aime renonce, se met à nu dans ses sentiments, livre sa vulnérabilité (narcissique, dira le technicien) et se laisse aller, abandonner à l'aimé(e) avec les risques que cela comporte.
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brigittelascombe   01 septembre 2012
L'Enfant, chef de la famille : L'autorité de l'infantile de Daniel Marcelli
Si jadis le désir d'affirmer quelque chose de soi était le moteur du conflit psychique,de nos jours le besoin persistant de lien social est ce qui,pour l'individu,fait conflit.
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brigittelascombe   31 août 2012
L'Enfant, chef de la famille : L'autorité de l'infantile de Daniel Marcelli
On dit d'un fleuve emportant tout sur son passage qu'il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l'enserrent.



Bertold Brecht
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lerital31   05 novembre 2014
L'Enfant, chef de la famille : L'autorité de l'infantile de Daniel Marcelli
Quand, à la naissance, le bébé est conforme aux attentes, quand il est inscrit dans la "normalité", ce qui heureusement est de loin le cas le plus fréquent, les parents attendent de ce bébé, de cet enfant qu'il suive une norme comme s'il était doté d'un logiciel cognitif et développemental se déployant selon un schéma fixé d'avance. (...) Dans ces conditions, grandir n'est plus une surprise source de découvertes, de plaisir et de conquêtes nouvelles pour l'enfant, ce que les parents observaient jadis avec sérénité, détachement relatif et amusement (...) Grandir tend à devenir pour l'enfant comme pour les parents une tâche développementale source d'angoisses et de soucis quand le logiciel semble se ralentir, s'arrêter un instant et plus encore dérailler.
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ChezLo   12 août 2015
La violence chez les tout-petits de Daniel Marcelli
Si l'on s'appuie sur l'étymologie du mot opposition (le préfixe op signifiant le renversement d'une position, le mouvement faisant qu'on se met en face ou face à face), on peut considérer que ce sont là les prémices de la phase d'opposition, et ce tant d'un point de vue concret que symbolique. En acquérant son autonomie motrice, le petit est bel et bien en train de quitter la position parentale ; il n'est plus exclusivement dépendant de leur bras et du portage ; il peut commencer à aller où il veut ; il peut entreprendre de créer son propre espace.
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brigittelascombe   01 septembre 2012
L'Enfant, chef de la famille : L'autorité de l'infantile de Daniel Marcelli
Il doit y avoir frustration parce que c'est par la frustration qu'un écart s'instaure entre le besoin,la pulsion et ce que le sujet pense peu à peu de son désir,c'est-à-dire qu'il puisse se représenter un manque avec l'objet susceptible d'y remédier.
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virgidoc2   09 février 2017
L'Enfant Chef de Famille de Daniel Marcelli
On dira que l'obéissance surmoïque répondait aux conditions suivantes dans la petite enfance, c'est-à-dire entre 12/18 mois et 3 ou 4 ans : c'est en ne faisant pas quelque chose que l'enfant obtenait le contentement et l'assentiment parental ( "ne touche pas ! " ..) ou en se soumettant à des ordres précis ( " dis : bonjour !", ...). De nos jours, l'"affirmation assertive" pourrait se définir comme le fait que l'enfant obtient le contentement et la satisfaction des parents en faisant quelque chose ( de préférence un peu en avance sur le programme développemental ) (...) et en affirmant son désir ou sa volonté : (...) "Il a de la personnalité !" Alors que l'interdit situe toujours le sujet dans un lien, précisément dans un "inter-dit", et que le Surmoi est toujours la traduction interne de ce lien social, l'affirmation assertive s'inscrit, elle, dans une négation de la place de l'autre : "Pousse-toi de là, c'est moi qui fais !"C'est : Moi d'abord !" consécration de l'individualisme érigé face aux autres, si ce n'est contre eux. Avec le Surmoi, le conflit psychisme se structure entre ce que l'enfant aimerait faire ( son désir ) et ce qu'il ne doit pas ( l'interdit ), ce qui revient à se soumettre à l'autorité et en cas de transgression à éprouver un sentiment de culpabilité par rapport à cet autre qui avait interdit. Avec l'assertivité, le conflit psychique se structure entre ce que l'enfant voudrait ( affirmation de soi ) et ce qu'il ne peut pas faire ( impuissance ), ce qui revient à se confronter à un sentiment d'impuissance et de honte devant cette impossibilité à faire ou de toute-puissance et de triomphe narcissique, excluant l'autre quand la chose est possible, indépendamment de ce qui est permis ou interdit.
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virgidoc2   27 janvier 2017
Le règne de la séduction : Un pouvoir sans autorité de Daniel Marcelli
Le regard introduit le poison de l'altérité au coeur de chacun.

de là viennent le besoin du regard et le sentiment de persécution par le regard : double contrainte qui aliène possiblement l'adolescent. Le regard est une construction familiale et sociale qui à la manière des poupées russes englobe successivement les pellicules protectrices du moi.

(...) Lorsque l'une d'elles [ chaque étape du bébé, enfant, adolescent ] a laissé des trous, l'adolescent ressent le besoin de cette reconnaissance comme une contrainte aliénante, ce qui par projection transforme le moindre regard dirigé sur sa personne en une insupportable intrusion ou une intolérable menace. En quelque sorte le regard retrouve la fonction prédatrice de la vision avec le risque d'être vu sans être regardé.

Si la vision est une fonction neurologique, le regard est une fonction psychique : il faut avoir été l'objet d'un transport/transfert de subjectivité bienveillante aux différentes étapes de la vie pour que la fonction prédatrice de la vision soit neutralisée.

(...) Ce paradoxe réalise pleinement ce qu'on appellera une séduction haineuse. L'adolescent ne peut supporter le regard social des autres et tolérer en soi le besoin de ces regards que s'il est lui-même habité par la trace d'un regard antérieur qui a reconnu son appel et lui a répondu de façon "suffisamment bonne". Voilà pour la dimension narcissique du regard.
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Daniel Marcelli
virgidoc2   09 janvier 2017
Daniel Marcelli
L'amour est une auberge espagnole où chacun met selon son entendement, ses dispositions, sa générosité, son oblativité ou sa perversité ! L'amour n'est pas l'antidote de la haine : il est la face opposée de la même médaille, celle du besoin de trouver un objet dans lequel l'affect puisse s'écouler ! L'expérience montre qu'il en faut parfois peu pour passer de l'amour à la haine ! Dans l'un comme dans l'autre cas, l'individu n'est pas isolé : c'est un sujet lié à l'autre "objet", chose ou personne.

De ce point de vue, le lien de haine est largement aussi puissant que le lien d'amour ! Car, à l'instant du basculement de l'amour à la haine, sur la ligne de crête qui les sépare, lorsque le narcissisme est "à vif", surgit la rage, rage de s'être fait avoir, rage d'être trompé et de s'être trompé, rage de se sentir dépouillé, abandonné, démuni, privé de ce que l'autre possède encore, rage narcissique de se sentir désarrimé...La rage est l'affect de la dé-liaison et sa résurgence alimenta alors les eaux tumultueuses de la haine. La haine est plus forte que l'amour parce qu'elle contient en elle les traces de la blessure narcissique. Aussi la haine ne veut ne veut -elle pas prendre le risque de perdre son objet, elle s'y cramponne et toute menace déclenche la rage.
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virgidoc2   10 février 2017
L'Enfant Chef de Famille de Daniel Marcelli
Résumons-nous : la symétrisation/égalisation des fonctions homme/femme, père/mère, le partage d'une autorité parentale conjointe mise au service de l'intérêt de l'enfant, la prééminence du lien de filiation sur les autres liens dans la constitution de la famille, la fragilisation du lien affectif qui unit deux adultes entre eux, le besoin persistant de chaque individu d'un regard d'autrui dans lequel il fonde son identité, l'indissolubilité du lien de filiation et l'imprescriptibilité du lien d'engendrement, la parentalité soucieuse d'être au service de l'épanouissement de l'enfant, cet enfant vu en droit comme un être humain achevé, la complexité de la psychologie du jeune enfant révélant ses besoins de stimulation et pas simplement ses besoins d'être protégé, l'idéalisation du statut de l'enfance, l'idéologie de l'individualisme qui conduit à favoriser chez l'enfant l'expression de sa singularité au détriment de l'obéissance à un code ou une norme, tout cela conduit à une constatation évidente. L'autorité ne s'adosse plus au passé, ne se réfère plus à l'expérience, elle se construit sur le futur. C'est l'autorité de l'infantile. Le risque est de voir cet "infantile" s'incarner dans l'enfant érigé ainsi en chef de famille potentiel.
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