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Note moyenne 3.55 /5 (sur 135 notes)

Nationalité : Suisse
Né(e) à : Genève , le 04/02/1944
Biographie :

Daniel de Roulet est un écrivain suisse de langue française.

Après une formation d’architecte, il a gagné sa vie comme informaticien, spécialiste des réseaux de télécommunications.

Depuis 1997 il se consacre entièrement à l’écriture. Une grande partie de son travail a été traduite en allemand. Ses romans ont aussi été publiés à New York et aux Pays-Bas.

Il court les marathons à temps perdu et habite la France (à Frasne-les-Meulières).

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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
Daniel de Roulet
cathcor   09 juin 2015
Daniel de Roulet
Science sans fiction n'est que ruine de l'âme .

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sumitsuki   27 mai 2011
Tu n'as rien vu à Fukushima de Daniel de Roulet
Je pense parfois à ce menuisier juif qui rabotait des planches pour les nazis et qui s'est retrouvé un jour au Struthof, enfermé dans un baraquement dont il reconnut le bois. Nous sommes pris à notre piège, nous avons collaboré à un système que nous savions porteur d'une mort atroce et nous n'avons eu qu'un courage intermittent pour nos propres idéaux. Je ne parle pas de renégats, mais de notre indifférence à la marche du monde, de notre opportunisme technologique.
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ErnestLONDON   19 novembre 2018
Dix petites anarchistes de Daniel de Roulet
Ni dieu, ni maître, ni mari.
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Croquignolle   12 décembre 2019
Le démantèlement du coeur de Daniel de Roulet
Quand on se trouve la tête sur le même oreiller, les yeux au fond des yeux sans parvenir à sortir un mot, coupé de toutes les histoires d'avant, au-delà de tout sentiment, alors juste là, ils n'auront que ce vieux cliché pour dire platement quelque chose qui leur donnera la chair de poule, envie de rire ou de crier sur les toits : "Voici l'amour de ma vie."
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Jevousdisquecestmoi   13 juin 2011
Tu n'as rien vu à Fukushima de Daniel de Roulet
L'étudiant avait dit qu'un Européen qui évoque Hiroshima dans un roman relève du même mauvais goût qu'un Japonais qui programmerait un jeu vidéo sur les fours crématoires d'Auschwitz. Je n'ai su que répondre, j'ai mis plusieurs années à comprendre cette remarque, aujourd'hui encore je conte l'anecdote pour faire partager ma honte d'alors. J'avais utilisé la fiction là ou trois générations de Japonais essayaient de se confronter à la réalité nue.
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sumitsuki   27 mai 2011
Tu n'as rien vu à Fukushima de Daniel de Roulet
Et maintenant puisqu'on en est là, vous et moi - je dis vous parce qu'en anglais, Kakyoko, je ne suis pas certain de dire tu -, maintenant je vais vous confier quelque chose d'indécent. J'ai visité plusieurs centrales, celles de Hanford dans le nord-ouest des États-Unis où le plutonium se fabrique à la chaîne. Savez-vous que, dès 1946, des tribus indiennes y ont été irradiées, comme ça, pour voir ce que ça leur ferait ?
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Croquignolle   18 décembre 2019
Le démantèlement du coeur de Daniel de Roulet
Il se laisse glisser de l'autre côté, parmi les merveilleux nuages, là où l'on devient autruche ou phénix, dissident solitaire, il va sans dire, novice face à la mort, dépassé, voire révolté par son mystère. Mais bienheureux de s'y abandonner.
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laplumevoyageuse   17 janvier 2014
Légèrement seul - Sur les traces de Gall de Daniel de Roulet
La différence entre le promeneur et le marcheur: le premier dort à la maison, le second change de lit souvent. Le premier habite, le second transite, n'écrit jamais sur la même table. Il ne retrouvera ce soir que ce qu'il emporte dans son petit sac à dos. Ainsi je me suis mis à aimer chaque objet que je transporte. Je ne suis pas pour autant un chemineau qui ne possède que ce qu'il emporte. Ni un vagabond. J'ai un but. Dans quelques semaines, je retrouverai un chez-moi, une chambre pleine de livres, des armoires avec d'autres chemises et chaussettes. Gitan intermittent, avec une carte de crédit.
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Arthore   30 juillet 2019
Dix petites anarchistes de Daniel de Roulet
Pour la centième fois, on en était à la même discussion entre ceux qui disaient que, dans l'anarchie, il faudrait juste pourvoir aux besoins élémentaires, manger et s'habiller et celles qui (comme moi par exemple) voulaient qu'on ne renonce à aucun confort, qu'on ait de la belle vaissellle, des machines à vapeur, des jupons brodés, des fours industriels, une cuisine raffinée. On n'allait pas se battre pour revenir à l'état de paysans en guenilles, on voulait tout, tout de suite. A quoi les utopistes à tendance paysanne disaient que beaucoup de ces choses là, on n'en aurait plus besoin, on se soignerait y avec des herbes, on danserait pied nus.
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mimo26   03 octobre 2018
Dix petites anarchistes de Daniel de Roulet
Où Valentine, en tant que rapporteuse, raconte les événements de 1851 dans un village horloger, quand le médecin israélite a été chassé par le gouvernement, mais défendu par les villageois.



On a été réveillées tôt par le bruit des pelles qui déblayaient la neige devant les portes, dégageaient les chemins jusqu’à la route où le triangle passerait. Toute la nuit il avait neigé sur le Vallon et ses villages. Les pères et les grands frères travaillaient dur et nous, les fillettes derrière les vitres de nos maisons, on voyait le panache de buée qui sortait de leur bouche. Une couche épaisse arrondissait le paysage, sans oublier les haies de buis du jardin potager, les murs de pierres sèches, les branches des sapins qui prenaient une jolie courbure. On allait s’habiller du dimanche pour accompagner nos parents au culte. Dès que la route serait dégagée, le père Grimm irait à pied, avec ses deux filles (c’est-à-dire Blandine, huit ans, et moi, Valentine, deux ans de moins).



Deux chevaux tiraient un triangle fait de deux larges planches en V, lestées de parpaings. Les bêtes peinaient dès que la route grimpait, la vapeur qui s’échappait de leurs naseaux semblait annoncer un épuisement définitif. Elles avaient suivi d’abord la Grand-Rue puis, par paliers, en montant, avaient déneigé les chemins qui longent les flancs de la montagne du Droit, étaient passées plus haut devant les fermes des parents de Colette et de Juliette.



Il était huit heures quand enfin la rue qui traverse la rivière Suze et mène devant chez les Grimm avait été raclée. On savait que le triangle irait ensuite libérer une à une les maisons isolées de l’Envers. Chaque village avait son équipement d’hiver tiré par un ou deux chevaux, selon l’importance de ses pentes. Dans les villages du Bas-Vallon, étalés sur un fond plat, un animal de trait suffisait. À Courtelary, un bœuf seul s’attelait au triangle.



À neuf heures et demie, les cloches des églises du Vallon, emmenées par celles de la collégiale de Saint-Imier, ont appelé au culte pendant tout un quart d’heure.



Grâce au son étouffé, on mesurait à l’oreille l’épaisseur de la couche de neige. Les derniers flocons atterrissaient en douceur. Les nuages glissaient vers la France, on espérait un ciel bleu avec un froid piquant pour la sortie du culte. En cette saison, le soleil ne brillait jamais sur l’Envers, se contentait d’illuminer la montagne du Droit d’un bel éclat qui donnait à la couverture neigeuse une teinte bleutée.



Au Vallon, même les vieux ont de la peine à prévoir le temps parce que personne ne voit jamais le ciel en grandes dimensions. Il est pris entre deux chaînes de montagnes couvertes de sapins. Les nuages se préparent cachés. Tout d’un coup ils sont là. Quand ils disparaissent derrière la crête, impossible de savoir où ils filent.



(Lors du cantique final, Blandine qui aimait se moquer de moi parce que j’étais plus petite qu’elle m’avait posé une devinette : Où s’en va le blanc de la neige quand elle fond ? Entre sœurs, on n’est pas tendres. Enfermée dans ma bouderie, je n’avais pas trouvé de réponse.)



On était le dimanche 12 janvier 1851, à Saint-Imier en Suisse, dans la partie francophone et jurassienne de l’État de Berne, juste avant onze heures, à la sortie du culte.







La poudreuse ne convenait pas pour tasser des boules de neige. La bande étroite de ciel au-dessus du Vallon était passée au bleu. Dans l’attente du défilé de la fanfare, la population s’était rassemblée sur la place du Marché et le long de la Grand-Rue. Colette et Juliette, qui allaient vers leurs treize ans, se faufilaient entre les adultes. On était là, les fillettes qui un jour émigreraient à l’autre bout du monde. Perchées sur les épaules de leur père, certaines d’entre nous distinguaient le porte-drapeau qui retenait dans son baudrier la hampe de la bannière brodée au premier rang des musiciens. Ils avançaient au rythme des tambours. Au coup de sifflet du chef, ils ont saisi leur instrument, compté trois pas, entonné le premier des quatre morceaux du répertoire.
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