AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 4.13 /5 (sur 101 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Historienne. A été maître de conférences à l'Université Paris III-Sorbonne nouvelle

Source : Catalogue SUDOC
Ajouter des informations
étiquettes

Citations et extraits (9) Ajouter une citation
Dionysos89   12 septembre 2012
La Légende arthurienne de Danielle Régnier-Bohler
- Comment avez-vous nom, ami ?

Et lui, qui ne savait son nom, le devine et répond qu’il s’appelait Perceval le Gallois. Il ne sait s’il dit vrai ou non, mais il disait vrai, bien qu’il n’en sût rien.

Quand la demoiselle l’entendit, elle se dressa vivement devant lui et lui dit courroucée :

- Ton nom est changé, bel ami.

- Et quel est-il maintenant ?

- Perceval l’infortuné. Ah ! malheureux Perceval, comme il t’est mésavenu de n’avoir pas posé ces questions. C’eût été un tel bienfait pour le bon roi infirme qu’il eût retrouvé l’usage de ses jambes et eût été désormais capable de gouverneur sa terre. Et quel service rendu à tous les autres ! Mais maintenant sache qu’il en coûtera cher à autrui et à toi. Et c’est ton péché qui en est la cause, car tu as fait mourir ta mère de douleur.



Commenter  J’apprécie          130
TheWind   25 mai 2014
La Légende arthurienne de Danielle Régnier-Bohler
Puis apparaissait un Graal, que tenait entre ses deux mains une belle et gente demoiselle, noblement parée, qui suivait les valets. Quand elle fut entrée avec le Graal, une si grande clarté s'épandit dans la salle que les cierges pâlirent, comme les étoiles ou la lune quand le soleil se lève. Après cette demoiselle en venait une autre, portant un tailloir d'argent. Le Graal qui allait devant était de l'or le plus pur ; des pierres précieuses y étaient serties des plus riches et des plus variées qui soient en terre ou en mer ; nul gemme ne pourrait se comparer à celles du Graal.
Commenter  J’apprécie          90
Jacopo   28 février 2018
La Légende arthurienne de Danielle Régnier-Bohler
Quand Merlin eut accompli cette tâche , il vint à la cour d'Arthur, à Cardueil. Le roi fut très heureux de le revoir. Ses hommes lui dirent de demander au devin quelle était la signification de la pierre qui s'était ressoudée à la Table Ronde . Et le roi dit :

- Je lui demande très instamment de me l'apprendre , s'il y consent.

- Arthur, répondit Merlin, sache que c'est d e ton temps que s'est accomplie la plus haute prophétie qui fût jamais annoncée. Le Roi Pêcheur est guéri et les enchantements qui pèsent sur le royaume de Bretagne sont dissipés. Perceval est devenu le maître du Graal par la décision de Notre-Seigneur et vous pouvez juger quels sont ses mérites dès lors que Notre-Seigneur lui a donné en garde son précieux sang. Voilà pourquoi s'est ressoudée la pierre qui, sous lui, s'était fendue . Et vous, Gauvain, et Keu le sénéchal, apprenez que c'est ce même Perceval qui a remporté le tournoi du Blanc Castel et qui vous a jetés à terre de tout votre long. Mais je peux bien vous dire qu'il a désormais renoncé à la chevalerie et qu'il entend maintenant s'en remettre entièrement à la grâce de son Créateur.

En entendant les paroles de Merlin, le roi et ses barons fondirent tous en larmes et prièrent Notre-Seigneur de conduire Perceval à bon port. Merlin prit alors congé du roi, revint auprès de Perceval et de Blaise, et fit transcrire par ce dernier tout ce qui s'était passé .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
darkon31   20 février 2011
Voix de femmes au Moyen Age : Savoir, mystique, poésie, amour, sorcellerie 12e-15e siècle de Danielle Régnier-Bohler
Moi, Christine, qui ai pleuré onze ans en abbaye fermée, où j'ai toujours demeuré depuis que Charles (c'est chose étrange) le fils du roi - si j'ose dire - s'enfuit en toute hâte de Paris, moi qui me trouve enfermée à cause de cette trahison, maintenant je commence à rire ;



Je commence à rire de joie au départ de l'hiver pendant lequel je m'étais accoutumée à demeurer tristement en cage. Mais maintenant je vais passer des pleurs aux chansons, car j'ai retrouvé la bonne saison..., j'ai assez souffert.



En l'an 1429 le soleil se remit à briller ; il ramène les beaux jours qu'on n'avait vraiment pas vus depuis longtemps, ce qui avait désespéré beaucoup de gens - dont moi - mais je ne m'afflige plus de rien, car maintenant je vois ce que je désire.



(Christine de Pizan - Le ditié de Jehanne d'Arc)
Commenter  J’apprécie          30
darkon31   20 février 2011
Voix de femmes au Moyen Age : Savoir, mystique, poésie, amour, sorcellerie 12e-15e siècle de Danielle Régnier-Bohler
Sachez pour aussi vrai que l'Évangile que si la chausse d'une femme ou d'une fille se détache au milieu de la rue et qu'elle la perd, c'est signe, et cela ne manque jamais, que son mari ou son ami la trompe.

Glose. Â ce mot, une nommée Transie d'Amour, jeune de soixante-sept ans, s'arrêta de filer et dit qu'il n'y avait rien de plus vrai ; "car je n'ai pas vu mon ami Joliet depuis mercredi dernier, parce que ce même jour j'ai perdu ma jarretière dans la rue".



(Évangile des Quenouilles)
Commenter  J’apprécie          30
AuroraeLibri   15 novembre 2016
Voix de femmes au Moyen Age : Savoir, mystique, poésie, amour, sorcellerie 12e-15e siècle de Danielle Régnier-Bohler
"Notre enseignement sera fondé sur l'amour et la crainte de Notre Seigneur"



Nous, les trois soeurs, filles de Dieu, nommées Raison, Droiture et Justice, nous adressons notre salut et nos sentiments d'affection à toutes les princesses, impératrices, reines, duchesses et nobles dames qui règnent en souveraines dans le monde chrétien, et plus généralement à toutes les femmes. L'amour du prochain nous pousse à désirer le bien, l'honneur et le bonheur de l'ensemble des femmes : voilà donc, sachez-le, ce qui nous conduit à vous exposer notre enseignement. Venez donc toutes à l'école de Sagesse, dames de haute condition, (...) pour écouter nos leçons. (...) Et puisque les vertus sont les mets présentés à notre table, nous voulons en donner d'abord à celles à qui nous adressons, c'est-à-dire aux princesses. Notre enseignement sera fondé en premier lieu sur l'amour et la crainte de Notre Seigneur, car là réside le principe de toute sagesse.

Nous parlerons de la manière de se gouverner et de se conduire sagement, selon Prudence. (La dame) fera éduquer ses filles par des dames sages et vertueuses. La dame ou la demoiselle qu'elle chargera d'élever sa fille devra jouir d'une bonne réputation, être pieuse, avoir la connaissance et la pratique des usages du monde, afin qu'elle sache bien lui montrer les bonnes manières, la contenance et le maintien qu'il convient à une fille de prince d'adopter et de connaître. Quand sa fille sera en âge d'apprendre à lire et une fois qu'elle saura ses heures et ses prières, la princesse voudra qu'on lui fasse lire des livres de dévotion ou qui traitent de morale. Une mère sage sera donc très attentive à l'éducation et aux leçons données à ses filles et y mettra d'autant plus de soin qu'elles avanceront en âge et en connaissance. (...)

Prudence, comme je l'ai dit, conseillera la jeune princesse sur lamanière d'organiser sa vie. Selon ses indications, elle se lèvera tous les jours de bon matin; ses premières paroles seront pour Dieu. (...) Quand elle sera prête, la princesse ira suivre les offices. Après cela, si elle s'occupe des affaires du gouvernement, elle se rendra au conseil les jours où il se tiendra. (...)

Il est légitime et raisonnable que toute princesse et grande dame, dans la mesure où elle est placée au-dessus des autres femmes par son rang et sa condition, les surpasse également toutes par sa vertu, sa sagesse, ses qualités, sa conduite et son comportement, afin qu'elle constitue le modèle sur lequel les autres dames, et même toutes les femmes, doivent toujours régler leur attitude. Dans sa position, il faut qu'elle montre de la piété vers Dieu, qu'elle ait une attitude ferme, calme et sereine, et qu'elle soit mesurée e discrète dans ses divertissements, qu'elle rie doucement et jamais sans raison; que son maintien soit noble et sa contenance modeste, sa tenue digne; que pour tous elle ait des réponses courtoises et des paroles aimables; que sa tenue et sa toilette soient riches, mais sans coquetterie; qu'elle fasse aux étrangers un accueil plein de sérénité (...); qu'à aucun moment elle n'apparaisse coléreuse, méchante ou méprisante, et difficile à servir; qu'avec ses femmes et ses serviteurs, elle soit humaine et bienveillante, sans se montrer trop hautaine, et qu'elle donne avec largesse mais équitablement; qu'elle sache discerner par mi les gens ceux qui se distinguent le plus par leurs qualités et leur vertu, et parmi ses serviteurs ceux qui sont les meilleurs; qu'elle n'ajoute pas foi aux flatteurs et aux flatteuses, mais qu'elle les perce à jour et les chasse loin d'elle; qu'elle ne croie pas à la légère ce qu'on lui rapporte; elle ne doit pas se tenir trop souvent enfermée dans sa chambre et solitaire, mais elle ne doit pas non plus paraître trop souvent en public à la vue des gens : il faut qu'elle se retire à certaines heures, et, qu'à d'autres moments elle soit en société.

Christine de Pizan, Le livre des trois vertus, traduction Liliane Dulac
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
darkon31   20 février 2011
Voix de femmes au Moyen Age : Savoir, mystique, poésie, amour, sorcellerie 12e-15e siècle de Danielle Régnier-Bohler
L'homme qui bat sa femme, quelle qu'en soit la cause, n'obtiendra jamais, malgré toutes ses prières, la grâce de Vierge Marie, s'il n'a d'abord obtenu le pardon de sa femme.

Glose. Marie Ployarde dit sur ce chapitre que celui qui bat sa femme commet le même péché que s'il voulait se désespérer lui-même, "car, selon ce que j'ai ouï dire à notre curé, un homme et une femme unis par le mariage ne sont qu'un seul corps".



(Évangile des Quenouilles)
Commenter  J’apprécie          20
darkon31   20 février 2011
Voix de femmes au Moyen Age : Savoir, mystique, poésie, amour, sorcellerie 12e-15e siècle de Danielle Régnier-Bohler
L'Âme : Tantôt je chante, tantôt je déchante, et tout cela pour ceux qui ne sont pas encore libérés, afin qu'ils entendent quelques points concernant la liberté, et le chemin qu'il faut parcourir pour l'atteindre.



(Marguerite Porete - Miroir des simples âmes anéanties)
Commenter  J’apprécie          20
Jacopo   16 avril 2018
La Légende arthurienne de Danielle Régnier-Bohler
Après la mort d'Uter Pendragon, le royaume resta donc sans héritier. Au lendemain de l'enterrement du roi, les hauts barons et les prélats de l'Église se réunirent pour décider du gouvernement du pays mais ils ne purent s'accorder sur un nom. Ils résolurent donc de demander conseil à Merlin car ils n'avaient jamais trouvé sa sagesse et ses conseils en défaut et l'envoyèrent chercher d'un commun accord.

- Merlin , lui dirent-ils lorsqu'il fut parmi eux, nous connaissons ta sagesse et nous savons que tu as beaucoup aimé les rois de ce pays. Or, comme tu le vois, ce royaume n'a pas d'héritier, et une terre sans maître ne vaut guère. C'est pourquoi nous te demandons instamment de nous aider à choisir un homme qui la gouvernera pour le plus grand bien de l'Église et la sauvegarde du peuple .
Commenter  J’apprécie          00

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Listes avec des livres de cet auteur
Lecteurs de Danielle Régnier-Bohler (210)Voir plus


Quiz Voir plus

Richard Coeur de lion

Richard devint roi d'Angleterre en 1189, mais qui était son prédécesseur ?

Henri II Plantagenêt
Edouard le Confesseur
Guillaume II le Roux
Henri Ier Beauclerc

10 questions
19 lecteurs ont répondu
Thèmes : histoire médiévale , chevalerie , Rois et souverainsCréer un quiz sur cet auteur