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4.27/5 (sur 67 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) : 1975
Biographie :

Danny Tyran (un pseudonyme) est un auteur canadien.

Il se consacre à l'écriture de romans érotiques, gays et bisexuels. Ses écrits sont très fortement influencés par le BDSM, après qu'il a lui-même expérimenté les relations de Domination et de soumission.

Il vit dans un village du Québec.

Twitter : https://twitter.com/danny_tyran

Source : http://dominiqueleroy.izibookstore.com/auteur/212/Danny%20Tyran
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
Je me lève et vais dans l’autre chambre pour chercher mes vêtements. Je me regarde de dos dans le miroir géant. J’ai quelques belles stries sur le dos et les fesses. Elles sont encore un peu boursouflées. Elles me semblent être les strophes d’un poème dédié à la Domination / soumission et écrit en braille, un poème que je pourrais lire du bout des doigts même dans la nuit la plus sombre.
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Pourquoi lui ai - je obéi et me suis - je rallongé ? Je ferme les yeux et joins les mains sur ma poitrine comme un pénitent en prière. J’essaie de ne penser à rien, mais je n’y arrive pas. Je me vois arrivant aux urgences avec une main ensanglantée entre mes jambes et ma queue dans l’autre main, demandant à ce qu’on me la greffe au plus vite.
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Mon maître sort alors de petites boîtes de chandellons, de ceux que l’on met sur les gâteaux d’anniversaire. Plusieurs personnes l’aident à les allumer. On fait s’écouler quelques gouttes de chacune d’elles sur mes cuisses et on les y fait adhérer. J’ai bientôt trente-huit chandellons allumés sur les cuisses. La chaleur des petites flammes s’intensifie à mesure que la cire fond et se répand sur moi.
— Souffle dessus. Éteins-les toutes et fais un vœu, m’ordonne alors mon maître. Je souris. Je n’en crois pas mes yeux. Je suis mon propre gâteau d’anniversaire. J’espère qu’on ne projette pas de me découper en pointes. J’essaie de trouver assez de souffle pour éteindre toutes ces chandelles avant que leur flamme soit si près de mes cuisses qu’elle me brûle. Je souhaite mentalement : « Faites que Max et moi soyons éternellement amoureux et heureux ensemble », puis je souffle.
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Je me suis souvenu d’un article que j’avais lu sur la psychologie canine. Ce texte disait à quel point le bonheur d’un chien peut être centré sur celui de son propriétaire. Si le chien peut faire quelque chose pour plaire à son propriétaire, son alpha, son maitre, il est au nirvana canin.
J’avais l’impression que la psychologie du soumis était assez proche de celle du chien. Ce qui m’a fait sourire, jusqu’à ce que je me rappelle Pécari. Accepterais-je un jour d’être déguisé en chien et de japper pour mon maitre ? S’il l’exigeait et que cela le rendait heureux, y trouverais-je mon bonheur, moi aussi ? Est-ce que Christian se mettrait à m’appeler Cabot ou Cleb ? Pour le moment, j’espérais qu’on n’en arriverait jamais là. Mais qui sait ou l’aventure de la soumission me mènerait.
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Puis, un matin, en sortant de chez moi à huit heures, je ne regarde pas ou j’allais et il m’est rentré dedans, me projetant au sol. Il avait retrouvé difficilement son équilibre. Un peu plus, il s’étalé sur moi. Je l’ai regardé et j’ai vu de l’inquiétude dans ses beaux yeux verts.
Vous n’avez rien ? m’a-t-il demandé.
Comme j’aurais aimé avoir plusieurs blessures à soigner ! Mais je n’avais qu’une minuscule égratignure sur la paume d’une main.
Non rien du tout. Excusez-moi. Je ne regardais pas ou j’allais, ais je dis.
Non, ça, c’est mon texte, a-t-il répondu en souriant.
Quoi ?
Je me préparais à vous demander de m’excuses de ne pas avoir regardé ou j’allais, a-t-il ajouté, toujours avec le même magnifique sourire.
Pendant que nous nous parlions, il m’avait aidé à me relever. J’ai brossé mes vêtements d’un rapide coup de main. Il m’a contourné. J’ai cru qu’il allait s’éloigner et que je le perdrais encore. J’avais imaginé un accident comme celui-ci pendant des semaines. J’en avais rêvé et je m’étais même masturbé en y pensant. Je n’allais pas laisser passer une telle occasion de faire connaissance.
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Il a dit ne pas te vouloir de mal, mais qu'il souhaitait t'aider à te dépasser. Je lui ai répondu qu'on ne peut pas dépasser ses propres limites. Il a ri, il a répondu que parfois ce qu'on croit être une limite infranchissable peut en réalité être franchie, mais que même lorsqu'on ne peut pas dépasser certaines limites, il est très important d'essayer d'y parvenir malgré tout, parce que c'est ce qu'on appelle vivre, que sinon on n'a plus qu'à s'assoir et à attendre la mort.
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Maitre, esclave ?
N’est-ce pas quand le dominant et le soumis vivent ensemble ?
Oui, le plus souvent, mais pas forcément. Et il y a des gens qui vivent ensemble et pratiquent des activités BDSM, mais ne se considèrent pas comme Maitres esclaves. Ils se contentent de s’amuser à l’occasion, quand ça leur tente. Le reste du temps, ils vivent comme un couple vanille. Tu sais ce que veut dire par vanille, n’est-ce pas ?
Oui, c’est quand notre relation et notre sexualité sont… conventionnelles.
Oui, c’est pas mal ça.
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La fois suivante, je lui récite une partie du poème de Rumi sur le désir et l’amour.
Un amoureux ne connaît que l’humilité,
Ne vous inquiétez pas, il n’a pas le choix.
Il s’égare dans vos allées la nuit,
Ne craignez rien, il n’a pas le choix.
Il aspire à embrasser chaque mèche de vos cheveux,
Ne vous inquiétez pas, il n'a pas le choix.
Dans son amour effréné pour vous,
Il aspire à briser les chaînes de sa prison,
Il n'a pas le choix.
Un amoureux a demandé à son bien-aimé,
« T’aimes-tu toi-même plus que tu m’aimes ? »
L’aimé a répondu :
« Je suis mort à moi-même, mais je vis pour vous,
Je suis disparu de moi-même et de mes attributs,
Je ne suis présent que pour vous…
J’attends dans la silencieuse passion,
Un geste, un regard de vous. »
Venez fusionner avec moi,
Laissez ce monde d’ignorance,
Soyez avec moi, j’ouvrirai la porte à votre amour.
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Je ne savais pas si j'été vraiment gay. Le corps des hommes me troublait plus que celui des femmes, certes. Mais le cœur des femmes et leur bon sens m'attiraient davantage.
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Oh, là, là! Il ne me disait rien pour me rassurer. Mais même si ma tête me disait d'être prudent, je sentais la chaleur envahir mon ventre et ma bite palpiter contre ma cuisse gauche dans mon pantalon. Comme me disait un ami, les réactions des soumis sont comme la gamme olfactive des parfums: il y a les notes de tête et les notes de queue.
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