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Note moyenne 3.87 /5 (sur 154 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Toulon , 1974
Biographie :

David Coulon a commencé par écrire des nouvelles, en publier en revue papier (L’ours Polar, Lignes Noires, etc…) et à la radio (RTBF).

Il est actuellement psychologue, metteur en scène de théâtre (compagnies La Fille Du Guignol, et Kopasker), comédien.
Sur son site, vous trouverez quelques uns de ses écrits, mais pas tous, fort heureusement pour votre santé mentale, et la sienne ! Vous trouverez également des infos/actus sur les pièces de théâtre en cours de création, ou en jeu.
Il dirige plusieurs ateliers de théâtre et d’écriture.

Intéressé par les individus en phase de rupture mentale dans un univers social qui les broie, il allie univers très noir et humour.


site : http://compagnie-kopasker.fr/ et http://www.david-coulon.fr/
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Source : http://compagnie-kopasker.fr/ et Catalogue de la BNF
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Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
Yggdrasila   27 juin 2019
Je serai le dernier homme... de David Coulon
Les jardins secrets sont des cimetières dans lesquels nous enfouissons nos cadavres.
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Yggdrasila   24 juin 2019
Je serai le dernier homme... de David Coulon
INSOMNIE. JE PENSE À TOI. J’ESPÈRE QUE TU VAS BIEN. QUE TOUT S’EST BIEN PASSÉ. JE T’AIME. M.

Oui.

Tout s’est bien passé à Lille.

Entretien nickel.

Retour sans encombres.

Personne sur la route.

Ah si. Il y a eu une femme. Une femme que j’ai butée, mais c’est tout. À part ça, RAS. Elle attend sagement dans le coffre de ma voiture, mais elle va se tenir tranquille, t’inquiète, pas de souci.

Je coupe mon portable.
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Ziliz   04 mai 2019
Trouble passager de David Coulon
La vie, ta vie, c'est cette grande pièce ouverte, avec tout, ou presque, à portée de main. […] Ce que tu as construit est là, devant toi. Conjoint, enfant, amis, loisirs, travail. Tu es dans cette pièce, tu vis dans cette pièce. Quand la pièce te semble trop étouffante, tu t'enfuis. Sinon, tu y restes. Tu ne sais même pas qu'il est possible d'ouvrir la porte, et de bâtir ailleurs. En revanche, ce que tu sais, c'est qu'il y a un rideau rouge, là, au fond. Un foutu rideau tiré sur ce qui semble être les coulisses de ta pièce. Les recoins un peu cachés, honteux, de ta vie ou de tes pensées. On peut lire en toi comme dans un livre ouvert, mais personne ne connaît les paragraphes honteux, barrés, gommés, jetés à la corbeille. Tes pensées inavouables, tes désirs immoraux sont cachés derrière ce fichu rideau rouge. Le rideau te dit : « Ok, tu penses ça, ça et ça, mais je garde tout ce bordel bien planqué, hein, faut que personne ne le sache, et surtout, il ne faut pas que TU le fasses. » C'est le lieu des fantasmes, des interdits. Un psychanalyste dirait que c'est le lieu du Ça.

La vie, c'est cette grande pièce ouverte avec un rideau rouge au fond, et tu n'as qu'une envie, c'est d'ouvrir ce rideau rouge, car rien n'est jamais plus attirant qu'un interdit.
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Ziliz   04 mai 2019
Trouble passager de David Coulon
Il n'y a que des victimes et des bourreaux sur cette Terre, crois-moi.

Et les uns comme les autres ne cherchent qu'à fuir.

Pour rechercher leur part manquante.

(p. 17)
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Amaranth   08 août 2015
Le village des ténèbres de David Coulon
Il arracha la redingote de la clocharde. Découvrit un torse décrépit par les ans, creusé, jauni. La vieille ne portait pas de soutien-gorge, Luc vit deux petits seins flasques, pendant comme deux filtres à café usés par le passage de l'eau chaude. Il posa les mains sur son torse, cherchant son coeur. Il entreprit le massage cardiaque. Fit le décompte. Se rappela qu'au bout du décompte, il devait faire du bouche-à-bouche à la vieille. Poser sa bouche à lui sur cette bouche dégoulinante de sang.
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Amaranth   09 août 2015
Le village des ténèbres de David Coulon
C’était un couloir sombre. L’archétype du couloir que craignent les petits enfants lorsqu’ils sont encore à l’âge auquel on croit aux fantômes et aux sorcières. Un couloir de pierre, sans lumière, aux murs suintant l’humidité. Un couloir sans fenêtre, ne menant que dans une seule direction. — Sorcières ou pas, il va bien falloir y aller, murmura Luc pour se donner du courage. Il serra fort les manches du petit couteau et du hachoir qu’il tenait dans chaque main et avança dans le boyau étroit. Le couloir semblait interminable. Le sang frais des deux clochardes coulait de son hachoir, il laissait des traces à chaque pas. Il serait aisément repérable, mais il n’avait pas le choix, il fallait qu’il avance. Au bout d’une trentaine de mètres, le couloir faisait comme un coude, sur la droite. Il y avait de la lumière. De la lumière et du bruit. Des voix. Il serra les deux armes un peu plus fort, se plaqua contre le mur, et avança lentement, essayant de se faire le plus discret possible, tout en saisissant des bribes de conversation. Mais les voix étaient lointaines. Il devait y avoir d’autres clochardes, comme celles qui l’avaient attaqué au-dehors, et celles qui voulaient le découper. Il bondit dans le coude, les deux armes à la main, prêt à égorger quiconque se trouverait face à lui. Personne.
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Amaranth   05 septembre 2015
Lumpen de David Coulon
Tu chasses le cauchemar dans lequel tu te débattais. Le DRH, celui que tu as buté, celui qui est marié, deux enfants aux dents blanches impeccables, ce DRH-là était en train de te sodomiser avec son moignon. Le lieu était incertain, tout était blanc, pourtant tu penses qu'il s'agissait de l'atelier noir et malodorant de l'usine. Toujours est-il que ton anus se dilatait et saignait sous les coups de boutoir de sa main tranchée.
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bgn   19 mars 2016
Le village des ténèbres de David Coulon
Luc était pris la main dans le sac.

Qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ? Salut, chef, j’étais caché là pour vous observer vous taper une petite branlette ! C’était bien sympa !

Il entendit le bruit caractéristique d’un cran de sûreté que l’on ôte.

Je ferais peut-être mieux de sortir, pour éviter de prendre une balle dans la tête, s’il ne m’identifie pas tout de suite.

Il allait se mettre en mouvement lorsqu’il entendit plusieurs bruits sourds. Des pas dans l’escalier. Et la voix de la femme de l’adjudant dans le couloir.

— Tu fous quoi ?

— J’ai entendu une, une musique… une musique, minou.

— Une musique ?

— Oui, une musique, là, derrière le miroir.

— Pauvre alcoolo, siffla-t-elle. Tu feras attention en remontant. Tu as mal refermé ta braguette. Allez, dépêche. Passe devant.

L’adjudant s’exécuta.
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rkhettaoui   18 juin 2015
Le village des ténèbres de David Coulon
La guerre la plus importante, la nouvelle guerre mondiale est, disons, plus économique. Les Chinois, les Africains, les Indiens font travailler leurs gamins pour très peu d’argent. Nous avons la chance d’avoir des centaines d’enfants qui ne sont recensés nulle part, qui n’existent pas officiellement. Et nos militaires les forment à des travaux techniques, qui ne coûteront pas un centime au pays. Ils seront des ouvriers dociles, des esclaves non répertoriés ! Ils seront les soldats du XXIe siècle, lieutenant. Ils participeront à la grande guerre économique mondiale.
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collectifpolar   01 octobre 2019
Trouble passager de David Coulon
l serait un promeneur, un randonneur dans le village.

Il hésita à laisser un mot à Lucie, puis se rétracta. Cela n’avait aucun intérêt. Il ferait l’aller-retour jusqu’à la Butte au Diable et à 15h30 ou 16 heures, il prendrait la route en sens inverse. Au pire, il serait de retour pour 17 heures. Lucie ne remarquerait même pas son absence.

Il prit ses clefs de voiture, démarra.

Il ne pouvait pas se douter qu’il ne serait pas de retour pour 17 heures.

Ni plus tard dans la soirée.

Ni le lendemain.

Ni les jours suivants.

Que Lucie et Gaspard seraient inquiets, très inquiets. Mais qu’à l’inquiétude succéderaient bientôt le dégoût, la honte, et la haine.

Mais ces sentiments ne s’ancreraient pas aussitôt. D’abord, ils auraient une sensation de chute. Et de vertige. Une sensation terrifiante.

Celle d’avoir côtoyé, toute leur vie durant, un inconnu doublé d’un monstre.
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