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3.84/5 (sur 168 notes)

Nationalité : Australie
Né(e) à : Brisbane , le 20/06/1934
Biographie :

David Malouf est un écrivain australien narrant l'histoire et les paysages de son pays. Son roman de 1993, Remembering Babylon (« Je me souviens de Babylone ») a été finaliste du Prix Booker Prize.

Malouf est né à Brisbane, au Queensland, d'un père libanais chrétien et d'une mère angloportugaise d'origine juive. Il est diplômé de l'Université du Queensland (1955) et a vécu en Angleterre, en Toscane et à Sydney où il a enseigné à l'université. Il a été élu membre de la Royal Society of Literature en 2008.
Son premier roman, Johnno (1975), est une histoire semi-autobiographique d'un jeune homme qui a grandi à Brisbane au cours de la Seconde Guerre mondiale. Son roman épique The Great World (« Ce vaste monde »)(1990) raconte l'histoire de deux Australiens et leur relation pendant les périodes de chaos des deux guerres mondiales, notamment leur détention par les Japonais pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce roman a remporté le Commonwealth Writers' Prize (Prix des écrivains du Commonwealth) et le Prix Femina étranger. Son roman « Je me souviens de Babylone » (1993) se déroule dans le nord de l'Australie pendant les années 1850, racontant la vie d'une communauté agricole isolée d'immigrants écossais troublée par l'arrivée d'un étranger, un jeune homme blanc élevé par les Aborigènes. le roman a remporté le International IMPAC Dublin Literary Award en 1996 et le Commonwealth Writers' Prize.
En outre, Malouf a écrit le livret de 3 opéras dont Voss (une adaptation du roman de Patrick Blanc ete produit pour la première fois à Sydney en 1986) et Baa Baa Black Sheep (musique de Michael Berkeley), un mélange d'une semi autobiographie de Rudyard Kipling avec son roman le Livre de la jungle.
Il a également écrit plusieurs recueils de poésie, trois recueils de nouvelles et une pièce de théâtre, Blood Relations (1988). Ses mémoires, 12 Edmondstone Street, ont été publiées en 1985.
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Source : Wikipédia
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Retrouvez vos livres dans notre librairie en ligne ! : L'Infinie patience des oiseaux de David Malouf et Nadine Gassie aux éditions Albin Michel https://www.lagriffenoire.com/105509-divers-litterature-l-infinie-patience-des-oiseaux.html Tu me vertiges de Florence M.-Forsythe aux éditions le Passeur https://www.lagriffenoire.com/109017-article_recherche-tu-me-vertiges.html Les Derniers Jours de Rabbit Hayes de Anna Mcpartlin et Valérie le Plouhinec aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/69157-divers-litterature-les-derniers-jours-de-rabbit-hayes.html Mon midi, mon minuit de Anna Mcpartlin et Valérie le Plouhinec aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/109097-article_recherche-mon-midi-mon-minuit.html La culture décontractée !!!!! ABONNEZ-VOUS A NOTRE CHAINE YOUTUBE ! http://www.youtube.com/user/griffenoiretv/featured (merci) La boutique officielle : http://www.lagriffenoire.com Facebook ? http://www.facebook.com/lagriffenoire Twitter ? http://twitter.com/lesdeblogueurs?lang=fr Retrouvez l'ensemble des coups de coeur de Gérard Collard et de vos libraires préférés ici : https://www.lagriffenoire.com/11-coups-de-coeur-gerard-coll? https://www.lagriffenoire.com/ #soutenezpartagezcommentezlgn Merci pour votre soutien et votre fidélité qui nous sont inestimables. Gerard collard? Jean-Edgar Casel #soutenezpartagezcommentezlgn #librairie #livres #livre #lecture #culture #passiondulivre #lirepourleplaisir #lirerendheureux #bookstagram #livrestagram #instaculture #instalecture #instalire #romans #roman #bd #bandedessinée #gérardpartenlive #émission

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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
Par le biais de leur nom, et aussi de sa main tandis qu’il en traçait soigneusement les lettres, ils sortaient de l’air et de l’eau pour entrer dans le Livre. Leur faire une place là, c’était leur donner vie sous une autre forme, reconnaître leur présence dans le paysage, du moins sa part de paysage à lui : leur offrir un « sanctuaire ».
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D'abord les hirondelles des arbres, mais celles-ci venaient toutes des îles alentour et uniquement pour se reproduire ; du jour au lendemain elles étaient là, en grands vols, déjà occupées à rebâtir d'anciens nids ; puis les pluviers à face noire et les bécasseaux maubèches ; les divers chevaliers - dont, un jour, un chevalier aboyeur solitaire ; et puis les bécasseaux à queue pointue, les chevaliers sylvains des Balkans, les courlis de Sibérie, les courlis corlieux, les pluviers argentés, les bécassines du Japon, les martinets de Sibérie ; et, bien plus tard, vers la fin de l'année, les bargettes de Térek et les glaréoles, individus étrangers mêlés, dans le même vol, aux autochtones, mais clairement identifiables.
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Cela l’émerveillait. Une chose pareille. De pouvoir, par une chaude journée de novembre, avec le soleil lui brûlant le dos, la terre fourmillant sous lui et le paysage tout entier étincelant et stridulant, observer une créature qui, à peine quelques semaines plus tôt, se trouvait de l’autre côté de la Terre et avait trouvé sa route jusqu’ici en traversant toutes les cités d’Asie, franchissant des lacs, des déserts, des vallées encaissées entre de hautes chaînes montagneuses, survolant des océans sans le moindre point de repère, pour se poser précisément sur cette berge et entrer dans le cadre rond de ses jumelles : complètement contenue là dans sa petite vie – poitrine et flancs rayés, ventre blanc, pattes jaunes, le long bec explorant une flaque d’eau en quête de nourriture, soulevant la tête de temps à autre pour émettre ce cri singulier sur trois notes – et contenant complètement, invisible quelque part au-dedans, ce monde blanc virginal de la calotte glaciaire du Nord et la connaissance, profondément inscrite dans la cervelle minuscule, des voies aériennes et des trajectoires qui l’avaient amenée ici. Savait-elle où, sur la surface du globe, elle était arrivée ?
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A quelques kilomètres de là, dans des nids en béton, les mitrailleuses, déjà installées, attendaient. Les machines à coudre de la mort étaient en train de piquer leurs linceuls.
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La mer a de nombreuses voix. Celle que cet homme cherche à entendre est la voix de sa mère. Il lève la tête, tend son visage à l'air glacial qui arrive du golfe, et goûte l'âcreté du sel sur ses lèvres. Le ventre de l'eau s'enfle et scintille, bleu-argent moiré, membrane étirée jusqu'à la claire transparence où naguère, durant neuf changements de lune, il a flotté, recroquevillé dans un rêve de préexistence, été bercé et réconforté. Il s'accroupit maintenant sur les galets en pente douce du rivage, ramène les pans de son manteau entre ses genoux. Menton baissé, épaules voûtées, attentif.
Premier paragraphes d'Une rançon
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«  Quoi qu’il puisse être par ailleurs, l’homme est une exception .S’il est inexact qu’une créature divine a déchu , alors nous pouvons seulement dire qu’un des animaux a complètement perdu la tête » .
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Il n’y avait aucun moyen d’exister dans ce pays, aucun moyen de s’y ouvrir une voie, hormis à ingérer les sons qui, donnés avec le souffle , en reliaient ensemble toutes les parties et les faisaient une.
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A la fin de l’été et tout l’automne, Jim avait vu la plaine de Salisbury peuplée de milliers d’oiseaux. Et plus tôt dans l’année, après le long trajet en train depuis Marseille, quand pour la première fois ils avaient traversé la Manche, il avait aperçu depuis le bastingage tout un vol de chevaliers guignettes, avec leurs ailes étrangement arquées vers le bas, évoluant au ras de l’eau huileuse, et, clairement identifiables parmi eux car beaucoup plus gros, des bécasseaux maubèches, certainement descendus de l’Arctique, le corps rougeâtre en cette saison – les mêmes bécasseaux qu’il aurait pu voir le long des bancs de sable sur les côtes australiennes, arrivant au printemps et repartant au début de l’automne, exactement comme ils le faisaient ici. Il était réconfortant de voir ces créatures familières, capables de venir d’un bout à l’autre du globe dans le cours naturel de leur vie, et de constater qu’elles étaient à peine touchées par l’activité déployée autour d’elles : les ferries crachant de la fumée, le déchargement des gros cuirassés, les cris, les coups de sifflet, les hommes débarquant le long des passerelles et se formant en rang sur le quai, les moteurs vrombissant des camions, les chevaux paniqués, descendus ruant et hennissant par des treuils, le son des cornemuses écossaises. Il enregistra le cri de ces chevaliers locaux – kitty wiper, kitty wiper -, qui était nouveau pour lui, et, plus étouffé, celui du bécasseau maubèche, si familier qu’il sentit son cœur se retourner et aurait pu se croire de retour dans les dunes chaudes, pieds nus, les yeux posés sur un long déroulement de lame. Ça faisait thu thu, un doux sifflement sur deux notes. Puis, encore plus doucement, wut. Très bas, mais son oreille le capta.
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Mais à Armentières, cette toute première fois-là, c'était depuis le centre-ville qu'on arrivait à la guerre. Après avoir traversé la Place de Onze-heures-et-demie (on l'appelait ainsi parce que c'était l'heure à laquelle l'horloge de l'hôtel de ville s'était arrêtée lors d'un des premiers bombardements ; tout ici avait été renommé, et puis nommé encore tandis que lieux et rues, un bosquet, un corps de ferme renonçaient à leur histoire ancienne et entraient dans la nouvelle), vous tourniez à gauche puis traversiez la Place des Barbelés jusqu'à vous trouver devant un grand bâtiment rouge appelé le Magasin des Cuissardes. Là, après avoir été équipé de bottes en caoutchouc qui vous arrivaient à mi-cuisse, et avoir piétiné quelques minutes pour vous habituer à les porter, vous étiez emmenés dans les sous-sols d'un autre bâtiment plus grand, en brique celui-là, qui était un asile d'aliénés ; à partir de là, empruntant l'Allée des Fous, vous rejoignez les lignes. L'Allée des Fous commençait comme une rue pavée, puis devenait un chemin de terre, et, avant d'avoir pleinement réalisé ce qui vous arrivait, vous vous retrouviez sur des planches. A partir de là, en dépit de tous leurs tours et détours, les caillebotis conduisaient tout droit à la guerre.
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La dernière fois qu'il était venu ici, il y avait des paysans dans les champs. A présent, la zone derrière les lignes était entièrement dévastée. La terre y était un vaste étal de chiffonnier, jonchée des restes épars des deux camps : des éclats d'obus et des obus entiers de toute taille, dangereusement intacts, de vieux sacs de sable piétinés et enfoncés dans la boue, une boucle avec sa longueur de sangle, le fer d'un outil de fortification, des photographies écorchés, des cartes à jouer, des paquets de cigarettes, des pages de romans à quatre sous et des dépliants imprimés en anglais, allemand, français, des débris de papier d'emballage, des fourchettes et des cuillères tordues, des lambeaux d'étoffe dépareillés qui auraient pu être vert-de-gris, bleu horizon ou kaki - il n'était plus possible de les distinguer ; des bidons fracassés, des timbales cabossés, et partout des fragments d'humanité adhérant encore au bois, au métal, au tissu, ou flottant dans l'écume verte des trous d'obus, ou vomis de la gueule des rats. Ils se frayèrent un chemin à travers tout ça. Une fois encore, ils creusèrent.
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