AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.69 /5 (sur 703 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Osset, West Yorshire , 1967
Biographie :

David Peace entreprend des études à l’école d’enseignement technique de Manchester. En 1991, il arrête sa formation et part à Istanbul pour y enseigner l’anglais. Depuis 1994, il poursuit son enseignement à Tokyo avec sa famille.

Toute sa scolarité a été bouleversée par les activités de l’éventreur du Yorkshire. C’est cela qui a développé chez lui cet intérêt pour le crime. En effet, jusqu’en 1981, Peter Sutcliffe, « the Yorkshire Ripper », a assassiné treize femmes. À cause d’un concours de circonstances, David Peace a cru pendant longtemps que le tueur était son père.

Il a beaucoup écrit de 1985 à 1993 mais sans aucun résultat. Tout son travail tourne autour de l’assassin et de son lieu de naissance. Il est obnubilé par cette affaire à tel point qu’il est soulagé lorsque le tueur est arrêté le 2 janvier 1981. Il pensait même que sa mère serait la prochaine victime.

La publication de son Quartet du Yorkshire (The Red Riding Quartet) - 1974, 1977, 1980 et 1983 - rappelle beaucoup le Quatuor de Los Angeles de James Ellroy, influence qu'il revendique.

Certains critiques comparent le style de David Peace à Sade ou Lautréamont, de par la noirceur extrême de ses textes. Son style très particulier mêle courant de conscience et lyrisme dénué de tout espoir, dans une expérimentation textuelle croissante.

Il se consacre ensuite à une trilogie de romans noirs contant des crimes réels au sein d'une Tokyo ravagée par la défaite et la destruction de 1945. Sont pour l'instant parus Tokyo Année zéro, et Tokyo Ville occupée.

On peut également citer GB 84 (récompensé du Prix James Tait Black Memorial), chronique de la révolte des mineurs sous Margaret Thatcher, ou ses romans ayant trait aux coulisses du football, 44 jours, et Rouge ou Mort.

Le Quartet du Yorkshire est adapté à la télévision en Red Riding Trilogy.
+ Voir plus
Source : www.polars.org , Wikipedia
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Le mercredi 20 juin 2018, la librairie Charybde (129 rue de Charenton 75012 Paris - www.charybde.fr ) avait la joie d'accueillir Thierry Corvoisier (éd. Rivages) et Sébastien Wespiser (éd. Agullo) en tant que libraires d'un soir. Ils nous parlaient de : 1. Jim Harrison, "Dalva" (04:20) 2. François Médéline, "La politique du tumulte" (16:40) 3. Gregory McDonald, "Rafael, derniers jours" (24:01) 4. Grégory Nicolas, "Là où leurs mains se tiennent" (30:14) 5. Robert McLiam Wilson, "Eureka Street" (40:10) 6. François Guérif, "Du polar" (48:45) 7. David Peace, "Le quatuor du Yorkshire" (58:00) 8. David Peace, "Rouge ou mort" (1:01:51)
+ Lire la suite
Citations et extraits (99) Voir plus Ajouter une citation
jeranjou   26 septembre 2013
1977 de David Peace
Au cercle de la presse, on noyait notre chagrin.

Georges disait :

- Le problème, avec les courses, c’est que c’est comme le sexe : des préliminaires formidables, mais c’est terminé en deux minutes trente-six secondes et quarante-quatre dixièmes.

- Parle pour toi, dit Gaz.

- Sauf si on est français, fit Steph avec un clin d’œil.





Je précise que Steph est le diminutif de Stéphanie dans le roman, une anglaise qui a dû avoir une expérience heureuse avec la gent masculine française ! C'est une interprétation parmi d'autres...

Commenter  J’apprécie          294
jeranjou   24 juillet 2013
1974 de David Peace
L’avenir, comme le passé, est écrit. On ne peut le changer, mais il peut contribuer à guérir les plaies du présent.
Commenter  J’apprécie          230
Renod   13 décembre 2017
1977 de David Peace
Je posai un genou au bord du siège, la portière toujours ouverte.

Elle remonta la robe noire, tendit les mains vers moi.

Puis je la sautai sur la banquette arrière, déchargeai sur son ventre, essuyai le foutre déposé sur l’intérieur de sa robe avec ma manche et la serrai, la serrai dans mes bras tandis qu’elle pleurait, là, sur la banquette arrière de ma voiture, son collant et sa culotte suspendus à une cheville, là, sur le terrain de jeu, sous la lune du Jubilé, alors que les feux d’artifice et les feux de joie éclairaient le ciel brun et, tandis qu’un autre feu d’artifice silencieux tombait en tournoyant jusqu’à la Terre, elle demanda :

- Qu’est-ce que ça veut dire, Jubilé ?

- C’est juif. Tous les cinquante ans, il y avait une année de réhabilitation, une période d’absolution et de pardon des péchés, la fin de la pénitence, donc c’était une période de fête.

- De jubilation ?

- Ouais.
Commenter  J’apprécie          160
Renod   22 décembre 2017
1983 de David Peace
Dehors, deux jeunes filles sont assises sur ce qui reste d’un banc. Elles boivent du cidre et du sirop pour la toux. Un chien aboie au passage d’un enfant effrayé dans une poussette, une bouteille de vin vide roule sur le béton. Les filles ont de courtes queues de rat teintes, de grosses jambes marbrées, des vêtements bleu turquoise et des bottes pointues en daim.

Le chien renonce à terrifier le bébé qui hurle, il se tourne vers toi et gronde.

Une des filles dit :

-T’as envie de tirer un coup, gros lard ? C’est dix livres.
Commenter  J’apprécie          150
Darkcook   07 septembre 2015
1983 de David Peace
Qu'ils aillent se faire foutre...

Eux et la musique déprimante ainsi que les jingles irritants de la radio, la pluie incessante et le vent tiède, les clébards qui aboient toute la nuit et chient toute la journée, les plats mal cuits et le thé tiède, les boutiques pleines d'objets dont tu ne veux pas à des conditions que tu ne peux pas te permettre, les maisons qui sont des prisons et les prisons qui sont des maisons, l'odeur de la peinture qui masque l'odeur de la peur, les trains qui n'arrivent jamais à l'heure dans des endroits qui se ressemblent tous, les bus que tu n'oses pas prendre et ta voiture qu'on abîme toujours, les déchets qui tournoient, poussés par le vent, dans les rues, les films dans le noir et les promenades dans le parc pour tripoter ou baiser, un doigt ou une queue, le goût de la bière qui émousse celui de la peur, la télévision et le gouvernement, Sue Lawley et Maggie Thatcher, les Argies et les Falklands, UDA et LUFC bombés sur les murs de ta mère, la swastika et la corde au-dessus de sa porte, la merde dans sa boîte aux lettres et la brique à travers sa fenêtre, les coups de téléphone anonymes et les coups de téléphone orduriers, la respiration haletante et la tonalité, les sarcasmes des enfants et les injures de leurs parents, les yeux plein de larmes qui ne brûlent pas à cause du froid mais à cause de la frustration, les mensonges qu'ils disent et la souffrance qu'ils apportent, la solitude et la laideur, la stupidité et la brutalité, l'indifférence perpétuelle et fondamentale de tout le monde, à toutes les minutes, à toutes les heures, tous les jours, tous les mois, toutes les années de toutes les vies.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
Renod   21 décembre 2017
1980 de David Peace
Yorkshire, putain de Yorkshire…

Yorkshire primitif, Yorkshire médiéval, Yorkshire industriel…

Trois âges, trois âges de ténèbres…

Âges des ténèbres locaux…

Décrépitude locale, décrépitude industrielle…

Meurtre local, meurtre industriel…

Enfer local, enfer industriel…

Enfers morts, âges morts…

Marécages morts, usines mortes…

Villes mortes…

Les corbeaux, la pluie, et leur Éventreur…

L’Éventreur du Yorkshire…

Ce putain d’Éventreur du Yorkshire.
Commenter  J’apprécie          132
Renod   28 décembre 2017
Le Quatuor du Yorkshire de David Peace
J’ai le doigt sur la détente de l’arme que je tiens dans la main. Je ferme les yeux…

Je vois mon étoile, mon ange…

Mon ange ensanglanté, silencieux…

En enfer.

J’ouvre les yeux…

Nous sommes tous…

Disque du jukebox rayé…

En enfer…

— Tuez-les ! crie Bill. Tuez-les tous !
Commenter  J’apprécie          120
CorinneCo   24 mars 2016
Tokyo Année Zéro de David Peace
Je ne veux pas me souvenir. Je ne veux pas me souvenir

"Elles n'ont pas voulu regarder mon visage. Elles ont dit que Noma était mort...."

Mais, dans la pénombre, je ne peux pas oublier....

"Elles n'ont pas voulu regarder mes pieds...."

Ils nous punissent tous....

"Elles ont dit que j'étais un fantôme...."

Nous avertissent tous....

Personne n'est qui il paraît être.
Commenter  J’apprécie          110
CorinneCo   10 août 2014
1974 de David Peace
Barry fixa le sol, se passa la main dans les cheveux et dit :

- Si un homme t'aborde dans la rue et te demande une adresse, il est perdu ou il t'interroge ?

Je souris.

- Big Brother.

- Il te regarde.
Commenter  J’apprécie          110
fannyvincent   23 novembre 2014
Rouge ou mort de David Peace
Et Bill dit, Tu n'as droit à rien quand tu finis deuxième, mon gars. Parce que, si tu es deuxième, tu n'es rien. Tu n'es nulle part -

Premier, c'est premier. Deuxième, c'est nulle part.
Commenter  J’apprécie          110
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Céréales quiz !

Poursuivis par la police, Walter, un truand sans envergure, et Francesca, sa maîtresse, se réfugient dans un campement de «mondines», ces repiqueuses de riz de la plaine du Pô, où ils découvrent le dur travail des ouvrières agricoles. Ils y font la connaissance de la belle mais dangereuse Silvana. Celle-ci, voyant clair dans le jeu des deux fugitifs, dénonce Francesca au sergent Marco et, une fois la voie libre, devient la maîtresse de Walter. Le truand tombe vite sous le charme de cette femme aux mœurs libres et à l'allure farouche. Les deux amants, sentant tourner le vent, décident de s'enfuir. Le sergent Marco se lance à leur poursuite...

Riz amer
Blé amer
Orge amer
Seigle amer

11 questions
27 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , céréales , films , bd adulte , romans policiers et polarsCréer un quiz sur cet auteur
.. ..