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Note moyenne 3.59 /5 (sur 38 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Morlaix , le 03/05/1939
Biographie :

Née le 3 Mai 1939 à Morlaix, dans le Finistère, Denise Le Dantec est l'auteure d'une œuvre variée, poétique, philosophique et romanesque. Plusieurs de ses livres sont consacrés à l’esthétique et à l’histoire des jardins. Elle est également l'auteur d'articles dans le Dictionnaire philosophique PUFet le Dictionnaire Culturel Robert.
Traduite en anglais, en allemand, en chinois, elle a obtenu le Prix Poésie-Bretagne(pour « Les Fileuses d’étoupe »), Prix de la Société des gens de lettres et le Prix de Poésie Wuhan (Chine) pour l'ensemble de son œuvre.
Entre 1966 et 1968, elle a étudié le théâtre aux côtés de Tania Balachova.
Elle est également peintre, auteur-compositeur (elle a travaillé en collaboration avec Colette Magny et a été primée, en 1981, au Festival de Madère pour son court-métrage " SGHIRIBIZZO" (Groupe Recherches Études Cinématographiques GREC),
Denise Le Dantec fait paraître le 10 janvier 2020 7 Soleils & autres poèmes, aux éditions L'herbe Qui Tremble.
Denise Le Dantec partage son temps entre l’île-Grande en Côtes d’Armor et Paris
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Source : Wikipedia
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Vidéo de

Viviane & Morgane ou les portes du poétique, selon Denise Le Dantec (France Culture, 1984) Une émission de Jean-Pierre Le Dantec diffusée le 2 juin 1984 sur France Culture. Présence : Denise Le Dantec.


Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
Biblioroz   10 septembre 2019
Emily Brontë, biographie de Denise Le Dantec
Moyennant une somme annuelle, une enfant recevait logement, vêtement, nourriture du corps, de l'esprit et de l'âme.

En vérité, la nourriture la plus abondante consistait en sermons édifiants, destinés à apprendre aux élèves quels châtiments effroyables s'abattent à l'heure du Jugement sur ceux-là qui, durant leur vie terrestre, ont commis la faute de ne pas savoir mépriser le corps, guenille périssable. La nourriture corporelle se trouvait quant à elle réduite : le matin, une bouillie d'avoine ; du bœuf bouilli et de la purée de pommes de terre pour déjeuner ; du pain sec accompagné d'un verre de lait coupé d'eau pour dîner. Les samedis, une espèce de pâté composé de tous les restes de la semaine constituait le menu.
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mumuboc   09 mars 2019
Emily Brontë, biographie de Denise Le Dantec
Mes grandes souffrances en ce monde ont été les souffrances de Heathcliff, je les ai toutes observées et ressenties dès le début : ma grande pensée dans la vie, c'est lui-même. Si tout le reste périssait et qu'il demeurât, lui, je continuerais d'être, moi aussi, et si tout le reste demeurait et que lui fût anéanti, l'univers me deviendrait terriblement étranger : je ne semblerais plus en faire partie. Mon amour pour Heathcliff ressemble aux rocs éternels du sous-sol : source de peu de joie visible, mais nécessaires.... Je suis Heathcliff. (p160)
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coco4649   03 octobre 2017
Mémoire des dunes de Denise Le Dantec
Vagues…





Extrait 2



Matière étale

et sourde,

séparée de son eau



excoriée



la phrase écrit sa phrase





dans la phrase
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coco4649   19 décembre 2017
et je t’embrasse de Denise Le Dantec
« CECI EST L’ESPACE DE LA TRANSPARENCE »…





« Ceci

      est

l’espace de la transparence »

jusqu’à

ce que je voie

ta propre image

              étendue

au milieu de mon sommeil

comme

une chemise d’été

              laissée

sur une volte de l’air

avec la mythologie

du :

« il y a »/ « il n’y a pas »

tandis

qu’il y a

ton polaroïd

        s’ouvre

— boitier

        recéleur de beauté

l’énergie du soleil

est comparée

à la fleur de feu

Rien à craindre

sinon

l’évidence

d’une vision hardie,

superbe

et je t’embrasse

je t’embrasse

t’embrasse
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coco4649   09 avril 2019
La Seconde augmentée de Denise Le Dantec
L'histoire…





Extrait 8



Les voitures volent

Sur une Seine néo-latine

Sea bubble   Sea bubble



Océans-villes

Mis à flot

Un arbre mort

Parmi les voies stellaires



« Un rien / nous étions, nous sommes / nous resterons en

fleur : la rose de rien de personne » (Paul Celan)



Roses Ô roses

Impitoyables

Avec une hâche !



De quelle couleur

La futaie ?

Le prépuce du lièvre

(...)
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brinvilliers   30 juin 2018
Emily Brontë, biographie de Denise Le Dantec
Au contraire de son père dont le travail précoce, l'exil et les deuils interrompirent les rêveries, Emily se manifesta d'emblée comme un être extrêmement sensible, naturellement portée à pénétrer le mystère du monde.

Si tous les enfants du pasteur ont eu une expérience précoce de la mort, c'est dans la conscience de celle-ci qu' Emily et Anne, les plus jeunes, vécurent leur enfance.

Cette connaissance première et directe est très certainement ce qui distingue Emily Brontë des écrivains qui furent ses contemporains.

Pour Emily, la mort a toujours été familières, sans effort d'imagination ou de conscience.
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coco4649   03 octobre 2017
Encyclopédie poétique et raisonnée des herbes de Denise Le Dantec
 

 

  Je suis face à La Porte au chiendent peinte par Jean Dubuffet.

  Tout est clos: les deux pans de murs qui encadrent la porte,

le socle de la porte, la porte.

  À l'encontre du caractère haptique de la vieille porte encastrée dans les murs, heurtant le regard avec une violence certaine (on voudrait se ruer contre elle afin de l'ouvrir et d'apercevoir ce qu'elle cache), la masse végétale constitue une sorte de bas-relief qui nous touche.

  Haillonneuse, débridée, elle étoile la haute masse dure formée par les murs et par cette porte de bois qui y est encastrée.

  C'est par l'intermédiaire de cette méchante végétation que le tableau nous forcène.

  Tel Orion aveugle frayant passage vers on ne sait quelle merveille, on voit à la fois le peintre, son portrait, et celui qui contemple sa peinture : nous ?

  Comme dans le paysage peint par Poussin transparaît le stellaire.

  Le chiendent resplendit dans l'assombrissement quelconque de sa masse, telles les étoiles du ciel...

  La toile n'est pas la fenêtre ouverte, matissienne, mais bien le mur où sera édifiée l'image qui aujourd'hui réitère ce dont nous n'avons peut-être même plus idée : cette ruée contemplative, ce retournement qui forcène la merveille.

+ Lire la suite
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mumuboc   09 mars 2019
Emily Brontë, biographie de Denise Le Dantec
Comme se plaisait à dire Branwell, si Charlotte représentait le jour, Emily était la nuit. D'où pouvait venir une telle antipathie entre elles ? Emily se le demandait souvent. Elle avait le sentiment que Charlotte en voulait à son corps, comme si leurs "jeux" d'autrefois avaient laissé sur elle des traces irréparables. Tel était l'amer constat d'Emily, et l'hostilité qu'elle ressentait à l'égard de Charlotte se manifestait par une angoisse dont elle ne savait comment se libérer. (p139)
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coco4649   03 octobre 2017
L'Estran : Autour de l'Ile Grande de Denise Le Dantec
29 avril…





Extrait 1



  Coups de butoir du vent. Le schorre est vert grisé.

  Sur la lande haute la lumière des bruyères donne la substance mate des choses.

  Plus bas, entre les réseaux des filières, apparaissent des couleurs : orangé-noir des ajoncs Le Gall dont se nourrissaient les chevaux de retour des carrières d’Île à Canton, rouge des touffes d’obiones au bord des chenaux où se dressent les scirpes.

  Les ceintures d’ajoncs d’Europe flamboient dans le soleil.

  Les massifs de prunelliers qui entourent la Roche du Fort sont d’un blanc parfait.

  L’odeur des premières fleurs de l’arabette, parfois plantées à même le sable, déjà enivre.

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coco4649   08 septembre 2018
Les Fileuses d'étoupe de Denise Le Dantec
 

 

Maigres, assises, les jambes ouvertes sur les talus

Les fileuses d'étoupe tapent leurs assiettées de givre

Leurs yeux creux ne voient ni blé ni vache

dans ce terrain pierreux et froid



Entre l'os et la peau il n'y a rien

Rien entre le lit de pierre et l'eau



D'autres à Camlann ou à Portsmouth



Navigant pour toujours dans les mers allongent leurs

   doigts



Que ne suis-je Oiseau d'Owein

Pour du haut du ciel excrémenter la neige ?



— Deviens telle que je te trouverai quelque part
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