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Note moyenne 3.5 /5 (sur 169 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Cambrésis , le 28/07/1942
Biographie :

Didier Cornaille est un écrivain français.

Fils d'agriculteurs du Cambrésis, après des études de comptabilité et de droit et quelques voyages en Europe et au Sahara, il a débuté sa carrière de journaliste spécialisé dans le monde rural et l'agriculture en avril 1966 au Figaro Agricole où il est resté 9 ans.

Installé dans le Morvan depuis 1975, il a exercé sa profession de journaliste indépendant pour la région Bourgogne pendant une quinzaine d'années (Le Progrès, les Dépêches, l'Usine Nouvelle, le Matin, le Monde, Forum International, Agri Sept, Marchés Agricoles, etc.)

Il a publié son premier guide de randonnée, "Les chemins oubliés du Haut-Morvan", en 1979. "Les faubourgs de Bibracte" ont suivi en 1989 avant qu'il entreprenne la réalisation, aux éditions Solar, à partir de 1991, d’une collection de 25 titres sur toute la France.

Son premier roman, "Le vol de la Buse", est paru en 1991 aux éditions de l'Armançon. Il a reçu le prix Sully Olivier de Serre en 1992 et a été réédité en format de poche par les éditions De Borée en octobre 2011.

Son intérêt pour l’histoire en général et celle de la Bourgogne en particulier l’a amené à publier en 2001 chez Albin Michel, "Histoires racontées de Bourgogne et du Morvan", puis, en 2004, aux éditions de l’Armançon, "Autun, toute une Histoire", ouvrage abondamment illustré retraçant les deux mille ans d’histoire de “ la cité d’Auguste ”. Dans ce même registre, il a publié en 2007 aux éditions Ouest-France, "Le haras national de Pompadour, toute une histoire".

Après "Le Prieuré" (Presses de la Cité février 2013), "Les Indignés de Montservier" (De Borée septembre 2013), la "Trace du loup" (Presses de la Cité février 2014) et "Les Compères" (De Borée juillet 2014), "L’Atelier de Capucine", paru aux Presses de la Cité en mars 2015, est son vingt-quatrième roman.

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Source : http://www.lireenpaysautunois.fr
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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
ssstella   25 avril 2015
L'atelier de Capucine de Didier Cornaille
Ils y allèrent. Paul était forestier. Entre tronçonneuses, crocs et bidons d'huile, l'état de sa voiture s'en ressentait. Elle était d'un modèle vénérable, mais n'en assurait pas moins son service avec vaillance pourvu qu'on la laissât souffler à la porte de chacun des bistrots judicieusement répartis tout au long de la route de Saint-Ignafion. Paul respectait scrupuleusement les souhaits de sa voiture.
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Krout   24 septembre 2019
L'alambic de Didier Cornaille
Il servit la goutte. On en dégusta quelques brèves lichettes en silence.

- Vrai qu'elle est bonne, dit Tonin. Presque autant que celle de son père.

- Presque, confirma Pierre.

- T'as essayé celle à l'Arsène ?
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ladesiderienne   28 mai 2013
La photo de classe de Didier Cornaille
L'affaire de Lucien n'est plus qu'un prétexte. Il lui sert à satisfaire une énorme curiosité qui s'est ouverte en lui. Avec un certain malaise, il mesure l'énormité du désintérêt des autres qui s'est saisi du petit monde dans lequel il vit. Comme des particules dans l'immensité du vide sidéral, ils se sont séparés et se sont oubliés. Chacun mène sa vie comme il l'entend ou, plus sûrement encore, comme elle lui est imposée, mais, quand le hasard les fait se rencontrer, ils ne se reconnaissent plus.

Décomposition d'une forme de société qui a fait son temps. Ce ne serait rien si autre chose s'était reconstruit derrière. Après tout, il n' y a rien d'immuable. Que nous le voulions ou pas, nous évoluons tous les jours, à l'image de notre environnement. Ce serait terrible et d'un ennui mortel si les choses venaient à se figer. Mais de là à se diluer à ce point ! En quelques années, l'étroite et patriarcale société villageoise aussi vieille que le monde s'est perdue dans le marais de l'indifférence. Chacun pour soi.
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ladesiderienne   21 janvier 2014
Les terres abandonnées de Didier Cornaille
L'homme que Roland aurait le plus aimé connaître était pourtant un Allemand, un "casque à pointe", un Boche... Mais un homme dont il pressentait qu'il n'était pas bien différent de lui, même s'il parlait le français en le malaxant rudement de son lourd accent. Etait ce là une différence qui compte ? Celui-là l'avait écouté. Dans l'incroyable dialogue qu'ils avaient établi de tranchée à tranchée, dans l'infinie perdition où tournoyait l'esprit de Roland, dans cette nuit où avait basculé sa vie, il avait senti tant de simple, de pure amitié de la part de cet homme-là, que, depuis, au fond de lui subsistait comme une douleur latente de n'avoir jamais pu savoir qui il était ni ce qu'il était devenu.
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ladesiderienne   30 juin 2016
Le vol de la buse de Didier Cornaille
Depuis le temps, il n'y prenait plus garde. Il avait son jardin secret à lui, le Gaston Piéjut, où ne l'atteignaient plus les sarcasmes de ses amis et les imprécations de sa femme. La fourche à la main, le dos rompu du travail de toute une journée, il était capable de s'immobiliser, de rester figé dix bonnes minutes à se délecter simplement de l'émotion que faisait monter en lui l'embrasement d'un coucher de soleil ou l'élégance nonchalante du vol plané de la buse... L'instant d'après, il reprenait son labeur comme si de rien n'était et ne s'expliquait toujours pas comment ces brefs moments de rêverie lui redonnaient une ardeur nouvelle au travail.
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ladesiderienne   23 mars 2017
Les gens du pays de Didier Cornaille
Car Youssef n'entendait pas se déplacer autrement qu'en charrette à âne. Cela faisait plus de quarante ans qu'il opérait ainsi et il ne voyait pas de raison de changer ses habitudes.

- Tu es riche, Youssef, le blaguait-on. Tu t'achèterais un vélomoteur, ça irait tout de même mieux !

Il hochait vigoureusement la tête et défendait son âne.

- Et pourquoi je changerais ? disait-il. Ça va bien comme ça. Je n'ai pas besoin de plus. La vitesse ? Pour quoi faire ? J'ai tout mon temps, moi. Et ma bourrique ? Qui c'est qui la fera sortir, si je vais en vélomoteur ?
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mireille.lefustec   30 juillet 2016
Le pays d'où je viens de Didier Cornaille
Rien ne me semble plus dérisoire et dénué d'intérêt que les vœux qu'on émet par habitude pour l'occasion, identiques à eux-mêmes d'année en année et toujours aussi creux...

p 237
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Annabelle31   28 avril 2016
Les voisins de l'horizon de Didier Cornaille
Lazare se laissa à nouveau captiver par le silence immobile des bois, des prés et même des hameaux qu'il devinait, en dessous de lui, découpant avec une surprenante netteté, dans cette lumière immanente et sans ombre, les formes régulières de leurs pans de murs et de leurs toits. Adossé à la grange, il tirait sur sa pipe, qui lui faisait oublier sa faim. Et il se sentait étonnamment bien.
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ladesiderienne   27 avril 2015
La Croix de Fourche de Didier Cornaille
Couturée... C'était le seul mot qui lui venait à l'esprit. Elle était aussi couturée de cicatrices, cette vieille croix-là, qu'un vieux grognard. On l'avait harnachée de toute une série de prothèses dont le secret de la façon devait tenir dans l'héritage des forgerons du pays. Ils étaient un peu vétérinaires et rebouteux, dans le temps. Peut-être détenaient-ils aussi les secrets qu'il faut pour que tiennent droites les croix que les plus élémentaires règles de la physique auraient dû jeter bas.

Elle tenait bien droit, la croix de la Croix de Fourche.

"La croix de la Croix de Fourche... Un joli nom, se disait benoît sans savoir détacher le regard de l'étrange calvaire. Un nom qui sonne clair. Un nom qu'on a envie de répéter rien que pour le plaisir : la croix de la Croix de Fourche... la croix de la Croix de Fourche..."
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ladesiderienne   12 janvier 2014
Les labours d'hiver de Didier Cornaille
Elle ne l'aimait pas trop, cette mine. C'était une fierté, chez les Laniaud, que d'afficher son mépris, voire sa haine pour la mine. Sans trop en connaître les raisons, Marie avait été élevée dans la crainte de la mangeuse d'hommes et le dédain qu'on se devait de lui manifester quand on était un paysan qui n'avait d'autre compte à rendre qu'à sa terre à qui on devait tout et sur laquelle on régnait en maître.
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