AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.64 /5 (sur 51 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1963
Biographie :

Didier Goupil vit actuellement à Toulouse. Professeur de lettres, il est aussi scénariste et dramaturge.

Son premier ouvrage, « Maleterre » un recueil de nouvelles, a reçu le prix Thyde Monnier de la Société des Gens de Lettres. « Femme du monde », son roman paru en 2001 chez Balland, a fait l’objet d’une pièce radiophonique produite par France Culture, et d’une adaptation théâtrale, avant d’être réédité en 2003 au Serpent à plumes : une écriture épurée et ciselée pour décrire le portrait d’une femme née avec le 20ème siècle. Son dernier roman, "Castro est mort", a paru aux éditions du Rocher.

www.didiergoupil.com

Source : sites.radiofrance.fr
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Des extraits de Cellule K, de Didier Goupil, présentés par le comédien Dominique Pinon. Interview croisée de l'auteur et de l'interprète...


Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24   09 septembre 2019
Brûler le Louvre de Didier Goupil
L'Ogre ou le Deuil de l'orgueil [ Monet ]



Alors, vous avez séquestré la peinture dans cet atelier qui tenait à la fois de la remise et de la serre et c'est là que, saison après saison, bien loin des rumeurs de la grande Ville, ignorant d'un même mépris les somptueuses pénombres des salons et les murs moisis des musées, vous vous êtes expliqué avec elle, seul à seule, sans public ni critiques, sans marchands. Je crois que vous l'avez bien malmenée. Vous l'avez honnie, écharpée, saccagée. En un mot, adorée. (p. 86)
Commenter  J’apprécie          140
QueLire   29 septembre 2015
Journal d'un caméléon de Didier Goupil
La plupart de ceux qu'il croisa dans les couloirs le dévisagèrent avec ébahissement. Comment pouvait-il rejoindre sa chambre au lieu d'aller manger ? Qu'est-ce qui l'autorisait à mépriser de la sorte le pain du seigneur ?

Estève ne répondait pas. Il avait pourtant la réponse à ces questions mais il préférait la garder pour lui, la répétant à voix basse dans sa tête : "Seuls les poissons morts suivent le sens du courant"
Commenter  J’apprécie          140
fanfanouche24   10 septembre 2019
Brûler le Louvre de Didier Goupil
Charlot se lève tôt



Franciam peint le plus souvent avec ses mains, quand ce n'est pas avec ses poings.

Franciam Charlot vit comme il peint, à mains nues, et son atelier devient vite un ring, sa toile un punching-ball autour duquel il trépigne, emporté dans une étrange transe. (p. 97)
Commenter  J’apprécie          120
fanfanouche24   10 septembre 2019
Brûler le Louvre de Didier Goupil
Est-ce ainsi que les peintres vivent ?



[ Roger Cosme Estève ]



Ses toiles n'ont jamais été aussi abstraites. Et aussi noires. (...)

Le noir, aime-t-il à répéter, c'est la couleur de l'univers. Contrairement à ce que croit le quidam, le noir ne signifie pas la nuit, l'obscurité, mais au contraire ouvre sur la lumière, sur sa transcendance. (p. 108)
Commenter  J’apprécie          90
fanfanouche24   10 septembre 2019
Brûler le Louvre de Didier Goupil
L'Ogre ou le Deuil de l'orgueil [ Monet ]



Ensuite vous l'avez renvoyée [La peinture ] dans le Grand Monde- ou bien on est venu vous la reprendre : on ne sait jamais véritablement qui de l'artiste ou du monde vient chercher l'autre. (...) Après l'avoir entourée de son tumulte, l'avoir invectivée, interrogée, appréciée dans l'éclat des lustres et des parures, à mille lieux des brousses provinciales, méprisant d'un même revers de gant beurre frais le vent vif des vergers et vos mains gercées, le Grand Monde a décidé de l'admirer.

Dès lors vous aviez du génie. Il ne vous restait plus qu'à vaincre les murs médusés des musées. Vous ne vous en êtes pas inquiété, vous avez continué à peindre avec orgueil. (p. 89)
Commenter  J’apprécie          70
fanfanouche24   09 septembre 2019
Brûler le Louvre de Didier Goupil
En exergue



"Demain je vais dessiner jusqu'à ce qu'arrive la couleur." ---Van Gogh, Arles, 1888
Commenter  J’apprécie          90
Didier Goupil
kimberlite   15 juillet 2013
Didier Goupil
"Vous avez de la chance. vous allez perdre une mère au moment où vous êtes capable à la fois d'en souffrir et d'en jouir (d'en jouir atrocement), en un mot de le comprendre. Moi, j'ai perdu la mienne sottement, j'étais trop jeune. Je me suis délivré d'une présence obsédante et j'ai raté l'une des grandes chances de la vie : la mort d'une mère."
Commenter  J’apprécie          60
mandarine43   20 septembre 2013
Les Tiroirs de Visconti de Didier Goupil
[ Incipit ]



ARNYS



Paul M. ne portait que des vestes Arnys.

Avec le temps, c'était devenu comme une seconde peau et il avait pris l'habitude de porter une veste tout au long de la journée, qu'il soit dehors ou bien chez lui.



« Dehors je porte des forestières, reconnaissables à leurs épaules naturelles et à leur col droit boutonné très haut. Un modèle qui s'inspire directement des vestes des gardes-chasse telles qu'on peut en voir dans ''La Règle du jeu'' de Jean Renoir. À l'intérieur, dans mes appartements, ce sont des vestes en velours côtelé, aux couleurs acidulées, prune, moutarde ou vert anis.

La forestière a été créée à la fin des années quarante par Léon Grimbert, le fondateur de la boutique, à la demande de l'architecte Le Corbusier. Celui-ci souhaitait une veste souple, libérant le mouvement, avec des manches tombant juste même lorsqu'il travaillait au tableau. Léon Grimbert, se souvenant de la veste des gardes forestiers qu'il rencontrait dans son enfance, lors de ses vacances au bord du Cher, décida de la redessiner, lui donnant une forme déstructurée qui n'est pas sans rappeler le kimono ou le deel, la tunique traditionnelle mongole.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais paradoxalement ce sont ces emprunts à des formes ancestrales qui aujourd'hui encore lui confèrent son aspect avant-gardiste. [...] »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Didier Goupil
kimberlite   15 juillet 2013
Didier Goupil
"J'ai entendu hier Elise, ma femme, dire à quelqu'un : "Chacun a une vertu propre, qu'on est seul à voir quand on l'aime. Par exemple, je vois bien tout ce qu'il manque à Marcel, mais pas plus trd qu'il y a un moment, je le regardais. Personne autour de lui n'était digne de délier sa chaussure.""
Commenter  J’apprécie          50
Didier Goupil
kimberlite   15 juillet 2013
Didier Goupil
Paul M; n'était pas croyant. Il pensait que l'essentiel n'était pas de croire en Dieu. L'essentiel était que, si Dieu existait, celui-ci crût en nous.
Commenter  J’apprécie          50

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Interro surprise (2) :))

Arthur Rimbaud a publié un recueil de poèmes en prose, intitulé " Une saison ........"

blanche et sèche
vers l'automne
au paradis
pleine d'envies
pluvieuse
en enfer

15 questions
51 lecteurs ont répondu
Thèmes : culture générale , littérature , histoire , musique , peinture , écrivainCréer un quiz sur cet auteur

.. ..