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Note moyenne 3.55 /5 (sur 63 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Didier Le Fur est docteur en histoire et spécialiste du XVIè siècle.
Editeur, il est auteur d'ouvrages historiques dont des biographies remarquées par la critique

Il reçoit le Grand Prix de la Biographie politique en 2017.

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Didier Le Fur - Peindre l'histoire
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
BazaR   10 février 2014
Henri II de Didier Le Fur
[A propos de la mort de Claude de France, épouse de François 1er]

C'est en souvenir de sa bonté et de sa douceur que Henri, devenu adulte, souhaita baptiser du nom d'une mère qu'il avait si peu connue ce fruit exotique rapporté d'Asie, une prune, que l'on imaginait cultiver en France (la Reine-Claude évidemment)
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BazaR   16 février 2014
Henri II de Didier Le Fur
[Relax67: Quand l'intolérance religieuse rencontre la phallocratie]



Enfin, François Ier, sur son lit de mort et dans l'espoir de se voir pardonner ses fautes, souhaita mourir bon catholique. Il accorda le privilège à un éditeur parisien de publier un nouveau texte antiprotestant d'une remarquable violence. là sont concentrés tous les mots déjà si souvent utilisés, qui fustigent ce "maudit Luther", homme orgueilleux, méchant et vicieux, "père et chef des menteurs", comme tous ceux qui le suivent et notamment les femmes. Car, injure suprême, il faut avoir un esprit féminin pour adhérer à des croyances aussi sottes. L'ignorance des femmes en théologie est notoire. Puisqu'elles ont la possibilité, aujourd'hui, de lire la Bible en français, elles se piquent de devenir théologiennes! Elles ne méritent donc rien d'autre que le feu!
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BazaR   15 février 2014
Henri II de Didier Le Fur
En ce milieu de XVIe siècle, les entrées royales constituaient la forme la plus achevée des fêtes officielles... Elles étaient préparées pendant plusieurs semaines et chaque détail était chargé de sens. Spectacles de rue, elles proposaient sur des estrades de véritables tableaux vivants où des acteurs amateurs jouaient des scènes empruntées à l'histoire ancienne, à l'histoire moderne, à la Bible ou simplement à l'histoire locale.
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BazaR   19 février 2014
Henri II de Didier Le Fur
[Relax67: je pensais que la propagande de l’État autour de "nos ancêtres les Gaulois" datait de la 3eme république. Loin s'en faut!]



Déjà, sous Louis XII, certains de ses publicistes avaient utilisés les origines gauloises pour justifier les prétentions du roi à la couronne impériale. En janvier 1509, quelques mois avant que ne commençât la guerre contre Venise qui cherchait à chasser le roi de France du duché de Milan, terre d'Empire, Jean d'Ivry publiait un long poème intitulé "Des l'origine des François". Tout en continuant à voir en Hector (de Troie) l'ancêtre du roi de France, il soutient que le peuple gaulois est le premier peuple de France. Dirigé par Brennus, il avait conquis l'Europe jusqu'en Macédoine, imposant sa culture au monde grec.
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BazaR   21 février 2014
Henri II de Didier Le Fur
[Relax67: à mon avis un excellent raccourci des guerres d'Italie, prononcé par Pasquier (un poète de l'époque je crois) alors qu'Henri II s'apprête à retourner dans la péninsule en 1556]



"parce que je crois que l'Italie nous aie servi d'autre chose que de tombeau, quand nous l'avons voulu envahir"

(à propos des Italiens) "Ceux qui nous facilitent du commencement le chemin pour la commodité de leurs affaires, saignent après du nez! Ils sont bien aise de mettre les choses en désordre pour parvenir à une bonne paix avec ceux qui les affligeoient. S'ils voient un heureux succès en nous, les potentats se liguent ensemble, ne voulant pas aisément permettre qu'un grand roi de France, proche voisin de l'Italie, y mette le pied."
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BazaR   08 février 2014
Henri II de Didier Le Fur
[Relax67: une propagande en forme de prophétie attachée aux rois de France: la Karolus filius Karoli]

Un roi adolescent, arrivé au pouvoir à 14 ans, après avoir pacifié son royaume et rétabli la justice, partira à la conquête de l'Angleterre, de l'Espagne, puis de toute l'Europe. Maître de la chrétienté, il sera couronné roi des Romains à Rome et entreprendra la réforme de l’Église. Puis son destin le conduira en Grèce où il recevra une deuxième couronne, celle de l'Empire d'Orient. Enfin, après avoir chassé du reste de la terre toutes les hérésies et s'être fait roi de cette autre partie du monde, il entrera dans Jérusalem pour donner au Christ ressuscité ses couronnes, sur le mont des Oliviers. Alors cet empereur mourra et le monde sera sauvé pour l'éternité.
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wellibus2   29 mars 2016
L'Inquisition de Didier Le Fur
Selon la gravité de la faute, le prisonnier était astreint à l'un des trois types d'incarcération :

Le "mutus largus"

(mur large emprisonnement simple)

Le "murus strictus"

(mur étroit cellule fermée)

Le "murus strictissimus"

Le prévenu, convaincu d'hérésie et condamné à vie, portait les fers aux mains et aux pieds, dans un isolement complet, jusqu'à son trépas.
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Xian_Moriarty   03 juillet 2015
François Ier de Didier Le Fur
Conformément au testament qu'il [Maximilien Ier] avait fait établir le 31 décembre, sa tête fut rasée, ses dents brisées et son cadavre flagellé puis cousu dans plusieurs épaisseurs de tissu avant d'être déposé dans un cercueil déjà remplie de cendre et de chaux.
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Pseudo   28 juillet 2013
L'Inquisition de Didier Le Fur
Peine invariable du crime, la mort par le feu était une traduction de la loi romaine, et non un simple produit de la coutume. Les Romains l'avaient utilisée contre les parricides, les esclaves révoltés, les incendiaires, les magiciens auteurs de sacrilèges et les criminels de lèse-majesté. Elle fut maintenue par la législation barbare, puis par celle du Moyen Âge chrétien et, dès le XIème siècle, les princes laîcs se rallièrent au bûcher. Pour l'Eglise, la peine par le feu était l'anéantissement du corps (symbolique puisque le corps n'était jamais totalement consumé), peine de piété, acte de salut dont on devait se réjouir. La piété ne pouvait en rien céder à la pitié.



Le jour dit (généralement un jour de fête pour que la foule fût plus nombreuse et l'enseignement plus efficace), accompagné par un prêtre prêt à écouter jusqu'au dernier moment ses paroles de repentir dans l'espoir d'arracher, si possible, son âme au diable, le condamné était amené sur le lieu du supplice. Conduit à un poteau de bois dur, placé de façon à faire face à l'ouest, il y était attaché solidement par des chaînes ou des cordes passées autour des chevilles, au-dessous des genoux, à l'aine, autour de la taille et sous les bras. Une autre chaîne lui entourait le cou. On entassait ensuite autour de lui, et jusqu'à la tête, des fagots mêlés de paille. Puis, pour la dernière fois, on lui demandait s'il désirait abjurer son hérésie. Sur son refus, les autorités frappaient dans leurs mains et le bourreau allumait les fagots. Toutefois, il était fort rare que le condamné meure par le feu. Le plus souvent, il était asphyxié bien avant par la fumée. Le corps consumé était ensuite déchiré en morceaux et les os brisés ; ainsi réduit, on le jetait dans un second feu. Les cendres étaient finalement dispersées dans l'eau courante du fleuve ou de la rivière.





Pages 116-117
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Pseudo   28 juillet 2013
L'Inquisition de Didier Le Fur
Les peines infligées aux sorciers étaient les mêmes que celles prescrites pour les autres hérétiques, même si l'emprisonnement, en raison de la nature la plus individualiste du sorcier, n'était plus très pratiquée (on craignait que, leurs pouvoirs conservés, ils l'exercèrent contre leur entourage). On préféra donc souvent les abandonner au bras séculier et cela sans remords, puisque déjà l'Ancien Testament en donnait l'autorisation : "Vous ne souffriez point ceux qui usent de sortilèges et d'enchantements et vous leur ôterez la vie." (Exode XXX, 18).



Page 149
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