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Note moyenne 3.57 /5 (sur 34 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Cornwall, État de New York , le 12/06/1892
Mort(e) à : Greenwich Village , 1982
Biographie :

Djuna Barnes est une romancière, dramaturge et artiste américaine.
Elle a parfois utilisé le pseudonyme de Lydia Steptoe.

Journaliste pour Vanity Fair et The New Yorker, elle vit deux ans avec un rédacteur de presse, Courtenay Lemon. Elle compte parmi ses amies Jane Heap ou Peggy Guggenheim. En 1915 paraît son Book of Repulsive Women qu'elle illustre elle-même.

C'est en 1919 ou en 1920 qu'elle se rend à Paris, où elle s'installe, attirée par cette capitale culturelle, la liberté des mœurs qui y règne, et par la communauté d'Américaines qui y est déjà installée : elle rencontre Natalie Barney, Gertrude Stein, Janet Flanner, Berenice Abbott, Sylvia Beach... Elle devient l'amie de James Joyce et fait partie du mouvement moderniste.

En 1927, elle s'éprend de la sculptrice Thelma Wood, avec qui elle vit au 9 rue St-Romain. Elles rompent en 1931. En 1936, Grâce à T. S. Eliot, qui ampute cependant le manuscrit des deux tiers, Nightwood (Le Bois de la nuit) paraît à Londres. Elle souffre de dépression et ce n'est qu'en 1958 que paraît sa longue pièce en vers The Antiphon.

Djuna Barnes est un auteur d'avant-garde affilié au courant moderniste. Elle s'est essayée à tous les genres : journalisme, roman, nouvelle, poésie, théâtre, et a illustré elle-même certains de ses ouvrages. Elle a produit une œuvre expérimentale et subversive, affranchie des codes sociaux et littéraires de son époque.
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Source : Wikipédia
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"Nightwood" by Djuna Barnes. "This is a book I wish I had read in class to really take the time and dive into all the things I din't get by just reading it. Also, lesbian and (I think) queer characters." 1book1review

Citations et extraits (8) Ajouter une citation
Jooh   20 septembre 2018
Le Bois de la nuit de Djuna Barnes
Les sages disent que le souvenir des choses passées est tout ce que nous avons pour avenir.
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SZRAMOWO   13 novembre 2015
La passion de Djuna Barnes
Et voilà, madame, on était à Paris, ma sœur Moydia et moi.

Moydia avait quinze ans et moi dix-sept et on ne se sentait pas

de jeunesse. Moydia a la peau si fine que je reste à la regarder en

me demandant comment elle fait pour avoir des opinions. Elle est

toute blanche sauf ses pommettes qui étaient alors d’un rose

rouge. Ses dents sont des dents de lait et elle a une drôle de petite

figure très jolie. Elle avait envie d’être comme les Françaises de

la grande époque, tragique, triste et «terrible » à la fois, mais en

plus féroce, enmoins pur peut-être, et elle voulait pourtant mourir

et renoncer au cœur comme une vierge. Voilà bien une noble

mais impossible ambition, n’est-ce pas, madame ? C’était ainsi

avec Moydia. Quand on vivait en Norvège, on s’asseyait au soleil

pour lire Goethe et on n’était pas d’accord avec lui du tout:

— Il est pompeux, trop assuré et bien trop facile, cet individu,

elle disait en serrant les dents. Oui, mais dans ce cas les gens

disent que nous n’y connaissons rien.

Moydia et moi on est russes et on n’aurait jamais su que notre

grand-mère était juive s’il n’était arrivé quelque chose de terrifiant,

un accident tel qu’on n’en avait encore jamais connu…

Comment ça? C’est que notre grand-mère a eu la permission de

boire du champagne sur son lit de mort et, vous savez, le champagne,

leur religion l’interdit aux juifs.
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Maphil   17 août 2012
Le Bois de la nuit de Djuna Barnes
C'est dans l'acceptation de la dépravation que l'on saisit plus pleinement le sens du passé. Qu'est-ce qu'une ruine, sinon le temps en train de se délester de l'endurance. La corruption est la vieillesse du temps. C'est le corps et le sang de l'extase, de la religion et de l'amour.
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Bernardbre   25 juillet 2014
La passion de Djuna Barnes
Le fait même qu’une femme puisse faire quelque chose d’aussi déraisonnable que d’avoir un enfant devrait lui donner le don de prophétie.
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rabanne   25 avril 2016
Le Bois de la nuit de Djuna Barnes
Des confusions et des anxiétés vaincues, voilà ce qui nous compose, tous tant que nous sommes.
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Bernardbre   25 juillet 2014
La passion de Djuna Barnes
La contemplation mène au préjugé.
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michelekastner   23 juin 2015
Le Bois de la nuit de Djuna Barnes
Comme les jours s'écoulaient, ils passèrent de nombreuses heures dans les musées, et Félix, tout en y prenant un plaisir sans mesure, fut surpris de voir que le goût de Robine, après avoir apprécié les plus belles choses, s'en détournait pour embrasser également le médiocre et le vulgaire avec une émotion aussi réelle. Quand elle touchait un objet, ses mains semblaient se substituer à ses yeux. Il pensa : "Elle a le toucher des aveugles qui, parce qu'ils voient davantage avec leurs doigts, oublient davantage en esprit."
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michelekastner   23 juin 2015
Le Bois de la nuit de Djuna Barnes
L'amour devint le dépôt du coeur, de tous points analogue aux trouvailles d'une tombe. Comme dans l'un d'elles est marquée la place occupée par le corps, son vêtement, les ustensiles nécessaires à son autre vie, ainsi dans le coeur de l'amant se retrace, telle une ombre indélébile, ce qu'il aime. Dans le coeur de Nora reposait le fossile de Robine, intaille de son identité, et alentour, pour sa conversation, courait le sang de Nora. De la sorte le corps de Robine ne pouvait jamais laissé d'être aimé, ni se corrompre, ni être jeté au rebut. Robine était à présent au-delà des changements temporels, excepté dans le sang qui l'animait. Le fait qu'elle pouvait en être vidée gravait dans l'esprit de Nora, avec une affreuse appréhension, l'image de Robine en train de marcher - de Robine seule, traversant les rues, en danger. Son esprit se pétrifiait de telle sorte que, sous l'effet de sa peur, Robine apparaissait énorme et polarisée, attirant à elle, sujet magnétisé, toutes les catastrophes ; et Nora, hurlant, s'éveillait de son sommeil ; pour retraverser le flot des rêves où son anxiété l'avait jetée, entraînant le corps de Robine avec elle dans leurs profondeurs, de même que les créatures du sol entraînent un corps, avec une minutieuse persistance, dans la terre, laissant son motif sur l'herbe comme si elles brodaient tout en s'enfonçant.
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