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3.76/5 (sur 46 notes)

Biographie :

Douglas Cowie est né à Chicago, Illinois (Etats-Unis) en 1977. Il a grandi à Chicago puis à Toronto. Après avoir vécu à Berlin, il habite désormais à Londres.
Ses nouvelles ont été publiées dans diverses revues britanniques. Owen Noone et Marauder est son premier roman publié en Angleterre et aux Etats-Unis.

Source : www.christianbourgois-editeur.com
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Citations et extraits (7) Ajouter une citation
Comme personne ne comprenait quel merveilleux poête j'étais, je n'avais pas beaucoup d'amis et je marchais sur le campus, les poings dans les poches, en pensant au jour ou je serais célèbre et ou tous ces salopards de Bradley prétendraient m'avoir connu autrefois.
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Quand il y a la guerre, on ne peut pas changer les choses à l’intérieur du pays. Mais quand c’est le calme plat, il faut dénoncer toutes ces hypocrisies. On peut pas se contenter de rester assis sur son cul.
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« As-tu la moindre idée de ce qu’il faut faire ? » demanda Owen.
Soudain je me suis rappelé le bouquin de Lomax. A la fin se trouvait un appendice qui commençait par « Le Style de guitare folk américain ». Il y avait le dessin d’un type qui jouait de la guitare, plus un diagramme qui montrait toute une série d’accords différents, et où il fallait mettre les doigts pour les jouer. J’ai installé le livre, ouvert à la bonne page, sur mon ampli. Mi mineur m’a semblé être le plus facile et nous avons donc joué cet accord en premier. Le son qui sortait de ma guitare paraissait incroyablement réel et propre, il emplissait l’espace minuscule de ma chambre d’une musique que je n’avais jamais entendue, ni en studio ni en live, comme si quelqu’un d’autre l’avait jouée.
Owen s’est penché en avant, pour voir comment on s’y prenait, puis a tapoté les cordes. Avec au final le fracas d’innombrables pianos à queue tombant d’un toit à l’unisson, une émeute sonore qui m’a donné l’impression que ma chambre explosait, avant de se dissoudre en un perçant gémissement de feedback. Owen a plongé en avant pour couper l’ampli, mettant ainsi fin à la torture auditive et s’appuyant aussitôt sur l’ampli pour ne pas tomber.
« Je crois qu’on devrait jouer un tout petit peu moins fort », dit-il.
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" Putain, j'ai un de ces tracs, murmurai-je hors micro.
– Pourquoi ? dit-il en reculant avant de se pencher vers moi. On ne connaît pas ces gens. Et puis on est bons. Si ça leur plaît pas, qu'ils aillent se faire foutre. " Il s'est ensuite rapproché du micro. " Salut, tout le monde. Je suis Owen Noone. " Il m'a montré du doigt. " Voici le Maraudeur. On n'a jamais joué devant autant de gens et mon copain a un peu le trac, alors soyez sympaso. " J'ai senti mon visage virer au rouge. " Cette chanson s'appelle "John Henry". "

"Jaaaaaaaaaawwwwwwn ", commença Owen en étirant la syllabe tandis que je jouais un accord en do, puis sur le rythme rapide de " Henry " je jouais furieusement, martelant mon accord pendant qu'Owen chantait " Was a little baby boy / You could hold him in the palm of your hand ". Penché sur ma guitare, je regardais tantôt ma main gauche qui formait les accords sur le manche, tantôt ma main droite réduite à un vague brouillard glissant sur les cordes, mon bars s'activant avec rage pour transmettre mes accords au câble puis à l'ampli…
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Tout le monde connaît la fin de l’histoire. Voici le début.
La première fois que je rencontrai Owen Noone, c’était en 1995, j’étais étudiant de première année à Bradley University, dans l’Illinois. J’étudiais l’anglais, je me prenais pour un poète. (…)
Voilà à peu près ce que j’écrivais : des poèmes sans rythme sur des filles à qui je n’avais jamais parlé, à qui je ne parlerais jamais, mais pour qui mon coeur était supposé gémir. Comme personne ne comprenait quel merveilleux poète j’étais, je n’avais pas beaucoup d’amis et je marchais sur le campus, les poings dans les poches, en pensant au jour où je serais célèbre et où tous ces salopards de Bradley prétendraient m’avoir connu autrefois.
Je maudissais aussi tous les gens que je côtoyais parce qu’ils ne comprenaient rien à la musique. Je travaillais comme DJ à WCBU, la station de radio de Bradley, où une fois par semaine j’animais une émission de deux heures consacrée à la scène rock locale. Ils m’ont confié ce créneau horaire parce que j’ai écrit un long projet prétentieux sur des groupes obscurs, en insistant sur le fait que cette musique était vitale pour la communauté tout entière, pas seulement pour quelques étudiants branchés. Ces groupes étaient infiniment plus talentueux, intéressants et, comme ma poésie, voués tôt ou tard à l’immortalité, que les musiciens foireux adulés par les étudiants des fraternités qui sortaient avec les égéries de mes poèmes. Tout passait à la moulinette des radios commerciales – tout -, déplorais-je.
Voilà comment, ou plutôt pourquoi je suis devenu l’ami d’Owen Noone : à cause d’une discussion liée à la musique.
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Il vendait des poupées gigognes à l'effigie d'Owen Noone(leader du groupe).Dans Owen Noone se trouvait Kurt Cobain dans lequel se trouvait John Lennon dans lequel se trouvait Elvis Presley dans lequel se trouvait Buddy Holly.
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Tout le monde connaît la fin de l’histoire. Voici le début.

Première partie, p. 13
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