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Note moyenne 4.06 /5 (sur 9 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Garnett, Kansas , le 23/08/1868
Mort(e) à : Melrose Park, Pennsylvanie , le 05/03/1950
Biographie :

Ses premiers écrits, pièces de théâtre et poèmes, influencés par Poe, Whitman, Shelley et Swinburne, parurent dès 1898.
Suite à la lecture des épigrammes de l'Anthologie grecque en 1909, Masters eut l'idée de composer un ensemble de plus de deux cents monologues constituant les prétendues épitaphes des habitants de Spoon River, village issu de la fusion imaginaire de Lewistown et de Petersburg, bourgades de l'Illinois. L'Anthologie de Spoon River brille par son surprenant mélange d'ironie et d'humanité avec ces confessions posthumes qui mettent en lumière les contradictions entre la moralité affichée de leur vivant par les villageois décédés et leurs véritables aspirations. L'amertume et la frustration, une violence vécue ou rentrée, le regret du non-vécu et les espoirs déçus donnent à cet ouvrage une tonalité unique qui en font un des chefs d’œuvres de la littérature des Etats-Unis .
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Bibliographie de Edgar Lee Masters   (3)Voir plus

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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
mosaique92   07 août 2019
Spoon River de Edgar Lee Masters
George Gray



Plus d’une fois j’ai étudié

Ce marbre gravé pour moi

Une barque, voile ferlée, à l’ancre dans un port

Cette image, en réalité, n’indique pas le terme,

Plutôt ma vie.

Car l’amour m’a tendu les bras, et j’ai craint d’être déçu

Le chagrin a frappé à ma porte, et j’ai eu peur.

Pourtant je n’ai cessé de chercher un sens à ma vie

Et maintenant je sais qu’il faut hisser la voile,

Prendre le vent du destin,

Où qu’ils portent la barque.

Trouver un sens à sa vie peut conduire à la folie

Mais une vie dépourvue de sens, c’est la torture

De l’inquiétude, du vague à l’âme

Une barque qui aspire à la haute mer et qui a peur.
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steka   22 janvier 2013
Spoon River de Edgar Lee Masters
Franklin Jones

Avec une seule année de plus

j'aurais pu terminer ma machine volante

et devenir riche et célèbre.

Je trouve donc très bien que l'ouvrier

qui devait me sculpter une colombe

ait sorti quelque chose qui ressemble plutôt à un poulet.

Car la vie, qu'est-ce d'autre

que naître et courir la basse-cour

jusqu'au jour où tombe la hache ?

Sauf que l'homme a un cerveau d'ange

et voit la hache venir dès le premier jour !

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AnnadeSandre   07 février 2017
Spoon River de Edgar Lee Masters
« Où sont Elmer, Herman, Bert, Tom et Charley, le veule, le fortiche, le clown, le poivrot, le bagarreur ?

Tous, tous dorment sur la colline.



L’un est mort de la fièvre,

l’autre brûlé au fond d’une mine,

l’autre tué dans une rixe,

le suivant a rendu l’âme en prison

et le dernier est tombé d’un pont

en trimant pour femme et enfants.

Tous, tous dorment sur la colline.



Où sont Ella, Kate, Mag, Lizzie et Edith,

le coeur tendre, l’âme simple, la criarde, la fière, la vernie ?

Toutes, toutes dorment sur la colline. »
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Rustyheart   15 novembre 2016
Des voix sous les pierres de Edgar Lee Masters
Andy le veilleur de nuit



Avec mon manteau espagnol

mon vieux chapeau mou,

mes souliers enveloppés de feutre,

Tyke, mon chien fidèle

et mon bâton noueux de noyer blanc,

j’allais de porte en porte sur la place

muni de ma lampe-tempête.

Les étoiles de minuit tournoyaient dans le ciel,

la cloche de l’église tintait doucement au souffle du vent,

les pas fatigués du vieux Doc Hill

sonnaient comme ceux d’un noctambule,

et au loin un coq chantait.

À l’heure qu’il est, un autre veille sur Spoon River,

comme d’autres veillèrent avant moi.

Et nous voici, le vieux Doc Hill et moi,

là où personne ne cambriole

et où le veilleur est inutile.
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steka   22 janvier 2013
Spoon River de Edgar Lee Masters
Benjamin Fraser

Je sentais le battement de leurs cœurs sur le mien,

comme les ailes de mille papillons.

Je fermais les yeux, et je sentais leurs cœurs vibrer.

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Rustyheart   15 novembre 2016
Des voix sous les pierres de Edgar Lee Masters
Sonia la Russe



Née à Weimar

d’une mère française

et d’un père allemand, savant, professeur,

orpheline à quatorze ans,

je suis devenue danseuse sous le nom de Sonia la Russe.

À Paris j’ai fait les Boulevards,

maîtresse d’une flopée de ducs et de comtes,

et plus tard de rapins et de poètes.

À quarante ans, finie, je me suis dirigée vers New-York.

Sur le bateau j’ai fait la connaissance du vieux Patrick Hummer,

plein de verdeur malgré sa soixantaine

qui s’en retournait chez lui après avoir vendu

un plein bateau de bétail dans la ville de Hambourg.

Il m’a amenée à Spoon River et nous avons vécu ici vingt ans — on nous croyait mariés !

Ce chêne près de moi est le rendez-vous favori

des geais qui babillent tout le long du jour.

Pourquoi pas ? Car ma poussière même rit

en pensant à cette affaire drôle qu’est la vie.
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steka   22 janvier 2013
Spoon River de Edgar Lee Masters
Jones l'Indigné

J'étais, moi le menuisier, embourbé dans un marécage

que j'avais pris pour un pré

avec une souillon pour femme et, pour fille, la pauvre Minerva,

que vous avez tourmentée jusqu'à la mort.

Je me suis traîné comme un escargot

tous les jours de ma vie.
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steka   22 janvier 2013
Spoon River de Edgar Lee Masters
Benjamin Pantier

Ici gisent réunis Benjamin Pantier, notaire,

et son chien Nig, compagnon fidèle, ami, consolation.

Par la route grise, amis, enfants, hommes et femmes,

quittant la vie un à un, m'ont laissé seul

avec Nig pour associé, copain de lit et de bouteille.
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Rustyheart   15 novembre 2016
Des voix sous les pierres de Edgar Lee Masters
Doc Hill



À toute heure du jour et de la nuit

j’arpentais les rues, allant ici et là,

soignant les pauvres frappés par la maladie.

Savez-vous pourquoi ?

Ma femme me détestait, et mon fils allait à la dérive.

Je me suis donc tourné vers les gens, pour déverser mon amour.

Comme il m’était doux de voir les foules sur les pelouses le jour de mes funérailles,

et de les entendre murmurer leur amour et leur chagrin.

Mais, ô mon dieu, mon âme a tressailli, à peine capable de se tenir au bastingage de la nouvelle vie,

quand j’ai vu Em Stanton derrière le chêne

qui abrite ma tombe

se cachant, elle et sa peine !
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Rustyheart   15 novembre 2016
Des voix sous les pierres de Edgar Lee Masters
Minerva Jones



J’étais Minerva Jones, la poétesse du village,

la risée des rustauds de la rue

à cause de mon corps lourdaud, de mon oeil qui louchait et de ma démarche dandinante. Mais ce fut bien pis encore quand «Butch» Weldy

m’eut prise à l’issue d’une chasse brutale.

Il m’a laissée à mon sort chez le docteur Meyers,

et j’ai sombré dans la mort, sentant le froid me gagner depuis les pieds,

comme quelqu’un qui avance pas à pas dans un ruisseau glacé.

Quelqu’un ira-t-il au journal du village

rassemble dans un livre les vers que j’écrivais ?

J’avais si soif d’amour !

J’avais si faim de vie !
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