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Note moyenne 3.41 /5 (sur 163 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Nancy , le 26/05/1822
Mort(e) à : Champrosay , Essonne , le 16/07/1896
Biographie :

Edmond Huot de Goncourt est un écrivain français.

Une partie de son œuvre fut écrite en collaboration avec son frère, Jules de Goncourt (1830-1870). Leur style littéraire est basé sur deux grands axes : d’une part le réalisme et d’autre part, ce qu’ils appelaient «l’écriture artiste», dans laquelle le réel est considéré comme le sujet artistique par excellence.

Issu d'une famille originaire de Goncourt en Haute-Marne, il étudia, à Paris, au lycée Henri IV et en rhétorique au collège Bourbon. De 1842 à 1844, il est étudiant en droit. De 1846 à 1848, Edmond est comptable à la Caisse centrale du Trésor public. A la mort de leur mère, en 1848, son héritage autorise les frères à vivre en rentiers.

En 1860, Edmond et Jules publient "Les Hommes de lettres", texte écrit d'abord pour le théâtre, mais refusé et transformé en roman.En 1864, "Renée Mauperin", qui avait paru l'année précédente en feuilleton dans L'Opinion nationale, est publiée en volume, et dédiée à Théophile Gautier.

De l’œuvre des Goncourt, on a surtout retenu le Journal (8 tomes), qui pourtant n’était pas destiné à être publié. C’est seulement après la mort de Jules en 1870 qu’Edmond a commencé à faire éditer les cahiers et continuera d'associer la mémoire de son frère à toutes ses activités.

"Le journal", tenu assidûment pendant des années, est devenu un document historique et sociologique important, un témoignage intéressant sur la deuxième partie du XIXe siècle.

Mécontent de l’Académie française qui avait refusé l’immortalité à de grands esprits (Flaubert, Maupassant, Zola, Baudelaire), il fera d’Alphonse Daudet son exécuteur testamentaire à charge pour lui de constituer une société littéraire (à laquelle il lègue sa fortune) et de créer un prix. Prix qui en raison d’un procès intenté par les héritiers, ne sera délivré qu’à partir de 1903 mais qui aujourd’hui fait rêver tous les écrivains.

La fondation posthume d’une académie à leur nom (voulue par Edmond dans son testament et pour le financement de laquelle il lègue ses biens) et de son prix est devenu aujourd’hui la plus courue des récompenses littéraires françaises.

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Voir l'émission : https://www.web-tv-culture.com//emission/jean-christophe-rufin-le-flambeur-de-la-caspienne-51792.html La médecine, la diplomatie, l'écriture, voilà les trois piliers de l'existence de Jean-Christophe Rufin. Elevé par son grand-père, lui-même médecin, Jean-Christophe prête serment à Hippocrate pour se spécialiser en neurologie et psychiatrie. Parallèlement, à l'instar de Bernard Kouchner, il se lance dans l'humanitaire à la fin des années 70 et part en mission en différents points du globe. Ces engagements l'emmènent vers les ministères puis la diplomatie. En 2007, il est nommé ambassadeur de France au Sénégal. L'année suivante, il entre à l'Académie française, une distinction qui vient couronner un autre engagement, celui pour la littérature. Car effectivement dans ce riche parcours professionnel, Jean-Christophe Rufin n'a jamais oublié son amour des livres et son goût de l'écriture. Après plusieurs essais liés à ces engagements humanitaires, il publie en 1997, « L'Abyssin » qui reçoit le prix Goncourt du premier roman, prélude au Goncourt De 2001 avec « Rouge Brésil ».Depuis, la bibliographie de JC Rufin s'est considérablement enrichie entre romans historiques, « Le collier rouge », « Le grand coeur » par exemple, des romans contemporains, « La Salamandre », « Check point » ou des titres liés à sa passion pour la montagne et la marche à pied, « Immortelle randonnée ». Mais JC Rufin avait aussi par une écriture plus légère, de s'essayer au polar et de raconter la diplomatie par le petit bout de la lorgnette. Voilà comment est né Aurel Timuescu, devenu consul un peu par hasard, fainéant comme pas deux et toujours envoyé dans des pays où aucun de ses collègues ne voudraient mettre les pieds. Cet anti-héros un peu looser mais tellement attachant se retrouve toujours dans des situations pas possibles où trainent un ou deux cadavres. Après « Le suspendu de Conakry » et « Les trois femmes du consul », voici « Le flambeur de la Caspienne » et nous retrouvons Aurel en Azerbaïdjan, à Bakou. A peine est-il arrivé dans cette nouvelle affectation qu'il apprend que la femme de l'ambassadeur a été tuée. Mais par qui et pourquoi ? Piétinant l'enquête officielle, l'intrépide Aurel va jouer les détectives. On s'amuse beaucoup à suivre ce personnage iconoclaste, qui multiplie les gaffes. Mais surtout, avec une écriture pleine de verve et d'enthousiasme, JC Rufin nous raconte un pays méconnu, l'Azerbaïdjan en égratigne le mythe de la diplomatie en dévoilant quelques ressorts. Dépaysement et fous rire garantis avec « Le flambeur de la Caspienne » de JC Rufin, aux éditions Flammarion.

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Citations et extraits (204) Voir plus Ajouter une citation
Edmond de Goncourt
colimasson   12 juillet 2014
Edmond de Goncourt
On dirait vraiment qu’il [Emile Zola] a vécu enfermé dans une malle où il y avait un trou par lequel on lui donnait à manger, et un autre par lequel il faisait l’amour avec le vagin d’une femme qu’il n’a jamais vue.
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Edmond de Goncourt
isajulia   08 avril 2013
Edmond de Goncourt
L'argent n'est que la fausse monnaie du bonheur.
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Jean-Daniel   07 mai 2020
Madame Gervaisais de Edmond de Goncourt
Dans son sommeil du matin, Mme Gervaisais sentit sur son visage une lumière et une chaleur. C'était comme un doux éblouissement qui aurait chatouillé, dans leur nuit, ses paupières fermées.

Elle ouvrit les yeux : elle avait sur elle un rayon glissant d'une persienne mal fermée et frappant en plein sur son oreiller.

Elle sortit de son lit, heureuse de ce réveil nouveau dans le plaisir de vivre, auquel les maussades matins de Paris habituent si peu les existences parisiennes ; et jetant un peignoir sur ses épaules, ouvrant la fenêtre toute grande, elle se mit à contempler le ciel d'un beau jour de Rome : un ciel bleu, où elle crut voir la promesse d'un éternel beau temps ; un ciel bleu, de ce bleu léger, doux et laiteux, que donne la gouache à un ciel d'aquarelle ; un ciel immensément bleu, sans un nuage, sans un flocon, sans une tache ; un ciel profond, transparent et qui montait comme de l'azur à l'éther ; un ciel qui avait la clarté cristalline des cieux qui regardent de l'eau, la limpidité de l'infini flottant sur une mer du Midi ; ce ciel romain auquel le voisinage de la Méditerranée et toutes les causes inconnues de la félicité d'un ciel font garder, toute la journée, la jeunesse, la fraîcheur et l'éveil de son matin.
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Cath36   17 octobre 2013
Germinie Lacerteux de Edmond de Goncourt
-Sauvée ! nous voilà donc sauvée, mademoiselle, fit avec un cri de joie la bonne qui venait de fermer la porte sur le médecin, et, se précipitant vers le lit où était couchée sa maîtresse, elle se mit avec une frénésie de bonheur et une furie de caresses à embrasser, par-dessus les couvertures, le pauvre corps tout maigre de la vieille femme, tout petit dans le lit trop grand comme un corps d'enfant.

La vieille femme lui prit silencieusement la tête dans ses deux mains, la serra contre son coeur, poussa un soupir, et laissa échapper :

-Allons ! il faut donc vivre encore !
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ElGatoMalo   14 mai 2016
Hokousaï - L'Art Japonais au XVIIIe siècle de Edmond de Goncourt
De ces volumes sur l’architecture, sur les peignes et les pipes, on pourrait rapprocher le Shingata Komon-tchô, Album de petits dessins pour nouveautés, publié en 1824.



Une série de planches, où l’ingénieuse combinaison de l’enlacement, de l’entre-croisement, de l’enchevêtrement de carrés, de ronds, de losanges, fait le décor de robes, et qui devait être suivi d’un autre volume consacré aux broderies qui n’a pas paru.



En tête de ce volume, la préface de Tanéhiko dit : « Les artistes qui dessinent librement, sont d’ordinaire maladroits avec le compas et la règle, et ceux qui font des dessins géométriques ne savent pas dessiner librement. Hokousaï, lui, fait tout bien, et il arrive à faire avec sa règle et son compas, à faire non pas seulement des dessins artistiques, mais encore des dessins d’une invention infinie. »
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denis76   18 septembre 2019
La fille Élisa de Edmond de Goncourt
La jeune détenue se trouvait sous le coup d'un jugement pour adultère.
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Cath36   19 octobre 2013
Germinie Lacerteux de Edmond de Goncourt
L'hiver de cette année dut assurer à Melle de Varandeuil une part de paradis. Elle eut à subir tous les contre-coups du chagrin de sa bonne, le tourment de ses nerfs, la vengeance de ses humeurs contrariées, aigries, et où les approches du printemps allaient bientôt mettre cette espèce de folie méchante que donnent aux sensibilités maladives la saison critique, le travail de la nature, la fécondation inquiète et irritante de l'été.
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Cath36   19 octobre 2013
Germinie Lacerteux de Edmond de Goncourt
Ce prêtre était jeune. Il était bon. Il avait vécu de la vie du monde. Un grand chagrin l'avait jeté, brisé, dans cette robe où il portait le deuil de son coeur. Il restait de l'homme au fond de lui, et il écoutait, avec une pitié triste, ce malheureux coeur d'une bonne.
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denis76   17 septembre 2019
La fille Élisa de Edmond de Goncourt
Élisa en avait assez de la laborieuse domesticité que demandaient les lits, les feux, les bouillons, les tisanes, les cataplasmes de quatre chambres, presque toujours pleines de pensionnaires.
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Edmond de Goncourt
dido600   29 mars 2019
Edmond de Goncourt
« On a calomnié les chats. Ils ont une tendresse, et une tendresse intelligente. Quand je suis bien portant, la

chatte saute sur le pied de mon lit et s’y tient coite ; quand je suis malade, elle se couche contre ma poitrine,

et comme elle a horreur de la barbe, elle me lèche de temps en temps le bout du nez comme un baiser. »
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