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4.02/5 (sur 2054 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Indiana, Pennsylvanie , le 29/01/1927
Mort(e) à : Tucson, Arizona , le 14/03/1989
Biographie :

Edward Paul Abbey était un écrivain et essayiste américain, doublé d'un activiste écologiste radical.

Il grandit dans la ville de Home. Pendant cette enfance dans les Appalaches, Abbey regarde de nombreux films, des westerns en particulier, qui façonnent son imaginaire de l'Ouest américain : "J'ai toujours été très attiré par les paysages de l'Ouest, principalement du fait des films".

Entre sa troisième et quatrième année au lycée d'Indiana, Abbey entreprend une expédition vers l'ouest pendant l'été 1944, en recourant à l'auto-stop et au train. C'est alors qu'il tombe amoureux du désert de la région des Four Corners: "Je suis devenu un homme de l'Ouest à l'âge de 17 ans, pendant l'été 1944, en faisant de l'auto-stop à travers les États-Unis. J'ai eu le coup de foudre, une passion qui ne m'a jamais quittée".

De 1945 à 1947, il effectue son service militaire à Naples, en Italie. De retour aux États-Unis, après avoir fréquenté l'Université de Pennsylvanie à Indiana et travaillé quelque temps, il suit à l'université du Nouveau-Mexique des études de lettres qui l'amènent à effectuer un séjour d'un an à celle d'Édimbourg, en Écosse. Il obtient son master au Nouveau-Mexique en 1956, avec pour sujet de mémoire "L'Anarchisme et la Moralité de la violence". Il entame un nouveau cycle à Yale mais l'abandonne au bout de deux semaines et passe finalement l'année 1957 à Stanford.

Pendant une quinzaine d'années et jusqu'à plus de quarante ans, il travaille comme garde saisonnier dans plusieurs parcs naturels. À la fin des années 1950, Edward Abbey travaille deux saisons comme ranger dans le parc national des Arches, en plein cœur du désert de l'Utah. Lorsqu'il y retourne, une dizaine d'années plus tard, il constate avec effroi que le progrès est aussi passé par là. Cette aventure forme la base d'un récit envoûtant, "Désert solitaire" ("Desert Solitaire : A Season in the Wilderness", 1968).

Après le classique "Désert solitaire", le succès du "Gang de la Clef à Molette" ("The Monkey Wrench Gang", 1975) a fait de lui une icône de la contre-culture aux États-Unis.

"Le Gang de la clef à molette" inspira la création de l'organisation environnementale Earth First !
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Source : Wikipédia
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Citations et extraits (802) Voir plus Ajouter une citation
Edward Abbey
Comme en poésie ou en musique, les mots sous-entendent plus de choses qu’ils ne sauraient en dire explicitement.
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Je ne sacrifierai jamais un ami au nom d'un idéal. Je ne déserterai jamais un ami pour sauver une institution. Je ne trahirai jamais un ami au profit de la loi. Les grandes nations peuvent tomber en ruine, je ne les sauverai pas en vendant un ami.

p. 143-44
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Edward Abbey
Je déplore la destruction systématique du monde naturel au nom de l'avidité humaine.
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.
[...] j'écoute la quiétude profonde et pétrifiée du canyon .

Nul vent ,
nul souffle ,
nul oiseau ,
nulle eau vive ,
nul bruit d'aucune sorte hors ma propre respiration .

Seul dans le silence ,

je comprends un instant la terreur que le désert primal suscite chez de nombreuses personnes , la peur inconsciente qui les force à dompter ,
altérer ou détruire ce qu'elles ne peuvent comprendre , à réduire le sauvage et le préhumain pour lui donner taille humaine .

Tout plutôt que d'affronter de face l'ante-humain , l'autre monde qui ne terrifie pas par son danger ou son hostilité mais par quelque chose de bien pire : son implacable indifférence .

Ed .Gallmeister (Nature Writing ) p. 247
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Nous avons besoin de la nature, que nous y mettions le pied ou non. Il nous faut un refuge même si nous n'aurons peut-être jamais besoin d'y aller. Je n'irai peut-être jamais en Alaska, par exemple, mais je suis heureux que l'Alaska soit là. Nous avons besoin de pouvoir nous échapper aussi sûrement que nous avons besoin d'espoir; sans cette possibilité, la vie urbaine pousserait tous les hommes au crime ou à la drogue ou à la psychanalyse.
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Non, la nature sauvage n'est pas un luxe mais un besoin fondamental de l'esprit humain,aussi vital pour l'homme que l'eau et le bon pain. Une civilisation qui détruit le peu qu'il reste de sauvage, de vierge, d'originel , se coupe elle même de ses origines et trahit le principe même de civilisation.
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Edward Abbey
«  la joie est-elle un atout dans la lutte pour la survie darwinienne ? Quelque chose me dit que oui ; quelque chose me dit que les êtres moroses et craintifs sont voués à l’extinction. Là où il n’y a pas de joie il ne peut y avoir de courage ; et sans courage toutes les vertus sont vaines. »
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Je n'ai que d'excellents souvenirs de ces périodes, notamment des deux premières saisons (...), où le temps passait comme le temps devrait toujours passer : avec une lenteur extrême, des jours qui s'étirent et se traînent, longs et lents et libres comme des étés d'enfant.
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Edward Abbey
Il faut avoir vécu courageusement pour bien mourir.
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Prologue
Il y a dans l’Ouest une vallée où les fantômes se rendent pour ruminer leurs pensées sombres et pleurer les choses qu’ils ont perdues. Ils sont pâles, ils meurent de nostalgie et d’amertume. On les entend frémir et bavarder dans les feuilles des vieux peupliers de Virginie secs, mortels, sur les berges du fleuve — on les entend murmurer et gémir et feuler dans le vent qui passe sur les cônes noirs des cinq volcans à l’Ouest — on les entend au pied des falaises rouges des Sangre lointain à l’autre bout de la vallée, ils geignent, et leur passé s’envole avec les tourterelles et les oiseaux moqueurs — et l’on peut en voir, en toucher un, dans les silences et l’espace et l’effroi muet du désert quand, chevauchant, l’on s’éloigne de ce fleuve qui, sur ces terres arides, est le fleuve de la vie*. p 19

* le Rio Bravo (au Mexique), Rio Grande (au Etats-Unis)

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