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3.82/5 (sur 128 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Washington , le 12/03/1928
Mort(e) à : Montauk , le 16/09/2016
Biographie :

Auteur dramatique américain, né Edward Harvey, considéré comme un auteur dramatique de premier plan, appartenant à l'école du théâtre de l'absurde.
Adopté à deux semaines par Reed et Frances Albee, un couple propriétaire de plusieurs salles de spectacle et de cinéma. Il entretient des relations difficiles avec ses parents adoptifs, en raison de son homosexualité, au point que sa mère le mette à la porte à 18 ans et l’exclue de son testament. Il connaît une scolarité chaotique, ce qui lui vaut l'exclusion de plusieurs établissements scolaires.
Il commence tôt à écrire des poèmes, des pièces et des nouvelles, puis fréquente des artistes et des intellectuels, malgré le désaccord de sa mère.
Dans les années 1950, il emménage dans le quartier bohème de Greenwich Village à New York, où il fréquente les milieux artistiques d'avant-garde.
Après diverses tentatives dans le domaine du roman et de la poésie, il écrit une pièce en un acte, The Zoo Story (1958). Elle est montée pour la première fois à Berlin en 1959 (comme The Death of Bessie Smith) avant d'être présentée à Broadway l'année suivante.
Premier prix Pullitzer en 1967 pour A Delicate Balance.
Sa célèbre pièce Qui a peur de Virginia Woolf ? (Who’s Afraid of Virginia Woolf ?, 1962) avait elle été sélectionnée pour ce prestigieux prix mais ne l'avait pas décroché. Sous ce titre énigmatique se cache un jeu de massacre, une scène de ménage de légende, incarnée à l'écran en 1966 par le couple Elizabeth Taylor et Richard Burton. La pièce, qui avait été jouée 15 mois d'affilée à Broadway lors de sa création, remporte le Tony Award de la meilleure pièce de l'année 1963 et a valu à Elizabeth Taylor un Oscar (1967) dans son adaptation au cinéma.

Propriétaire d'une grange aménagée à Montauk, près de Long Island dans l’état de New York, il fonde en 1967 la Edward F. Albee Foundation, un lieu de résidence pour artistes et écrivains.
Deuxième prix Pullitzer en 1975 pour Seascape.

En 1990, il exprime ses sentiments vis-à-vis de sa mère dans Trois grandes femmes (Three Tall Women). Cette pièce lui vaudra un troisième Prix Pulitzer en 1994.
En 2005, il reçoit un Special Tony Award for Lifetime Achievement, prix qui honore une personne pour l'ensemble de son oeuvre.
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Source : ratsdebiblio.net
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Vidéo de

Bande annonce (VO) du film "Qui a peur de Virginia Woolf?" réalisé par Mike Nichols en 1967, adaptation cinématographique de la pièce de théâtre éponyme d'Edward Albee.


Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
Edward Albee
Pour pénétrer dans le coeur d'un homme, il faut passer sur le ventre de sa femme.
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GEORGE
Comment ils se sont mariés ? Eh bien ! ça s’est passé comme ça… Un beau matin, la souris s’aperçut qu’elle était toute gonflée ; alors elle trottina chez le Blondinet, lui colla son ventre sous le nez et lui déclara… « Regardez ce qui m’arrive… »
[…] « Regardez : je suis toute gonflée. » « Oh !... mon Dieu… » s’écria le Blondinet…
[…] … et après – pchchchchch…- elle se dégonfla… comme par enchantement… pchchchchch…
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Tous les paradis ont leurs frontières.
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Certains ratés ne peuvent pas supporter la valeur et le mérite des autres. La faiblesse, le vice et la médiocrité ont horreur de la force, de l’innocence et de la bonté.
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...(une femme) doit songer à faire elle-même de ses enfants des étrangers avant qu'ils le deviennent tout seuls; ça doit se préparer à ce déchirement.

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GEORGE
Nous grattons tous des étiquettes, ma petite fille… Et quand on a gratté la peau, quand on a percé le cuir, toute la graisse, fouillé à travers les muscles et farfouillé à travers les organes (à NICK)… quand ils existent encore… (à HONEY) et quand on arrive enfin jusqu’à l’os… vous savez ce qu’on fait ?
HONEY (très intéressée)
Non.
GEORGE
Quand on arrive à l’os, il y a encore tout un travail à faire. (Il pointe un doigt, un léger temps, sadique.) Hé !... c’est qu’à l’intérieur de l’os il y a quelque chose qui s’appelle… la moelle… et c’est la moelle qui est bonne, délicieuse !... C’est ça qu’il faut extraire…
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MARTHA
[…] George qui est si bon pour moi et que je traîne dans la boue ; qui me comprend et que je repousse : qui peut me faire rire… mais moi, je crèverais plutôt que de rire ; qui me tient dans ses bras, la nuit, pour me réchauffer… et que moi je mords jusqu’au sang ; qui comprend tous nos jeux, même si j’en change tout le temps les règles ; qui sait me rendre heureuse… mais… je ne veux pas être heureuse ! (Un temps.) Ce n’est pas vrai : j’ai envie d’être heureuse. (Un temps.) George et Martha : c’est une histoire triste, triste, triste !
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GEORGE
(ton de conversation mondaine et aimable)
Les goûts de Martha, en ce qui concerne les boissons, se sont beaucoup simplifiés, avec les années… ils se sont… épurés… Quand je lui faisais la cour –enfin… c’est une façon de parler, n’est-ce pas ?- mais, disons qu’à l’époque où je lui faisais la cour…
MARTHA (enjouée)
Où tu me prenais, mon chéri…
GEORGE
(apporte les verres à HONEY et à NICK)
Bref, lorsque je courtisais Martha, elle commandait des breuvages incroyables. Vous ne pouvez pas savoir ! Dès que nous entrions dans un bar, c’était toujours la même histoire… Elle fronçait les sourcils, se torturait les méninges et, brusquement, c’était la trouvaille : par exemple un Alexandra avec de la crème de cacao frappée, des cerises à l’eau-de-vie, du rhum flambé… Une explosion, quoi !
MARTHA
C’était rudement bon. J’adorais ça.
GEORGE
De vrais petits cocktails pour dames.
MARTHA
Hé ! il arrive mon alcool à brûler ?
GEORGE
(se dirige à nouveau vers le bar)
Mais, avec les années, Martha a appris à ne pas mélanger n’importe quoi avec n’importe quoi… Maintenant, elle sait qu’on met le lait dans le café, le citron sur le poisson… et que l’alcool pur (Il tend le verre à MARTHA)… tiens, mon ange… est réservé à la très pure Martha. (Il lève son verre.) A votre santé. 
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Le signe le plus évident d'un cancer social... c'est la disparition du sens de l'humour. Aucune dictature n'a toléré le sens de l'humour. Lisez l'Histoire et vous verrez.
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Edward Albee
Le signe le plus évident d'un cancer social... c'est la disparition du sens de l'humour. Aucune dictature n'a toléré le sens de l'humour. Lisez l'Histoire et vous verrez.
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