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3.82/5 (sur 157 notes)

Nationalité : Russie
Né(e) à : Dzerjinsk (Russie) , le 22/2/1943
Mort(e) à : Moscou , le 17/03/2020
Biographie :

Edouard Limonov est un écrivain politique franco-russe et dissident politique, fondateur du parti national bolchévique.

Après son adolescence en Ukraine, devenu idole de l'Underground soviétique sous Brejnev, il s'est ensuite exilé aux États-Unis. Écrivain branché à Paris, soldat perdu dans les Balkans, il a vécu l'après guerre de Russie avant de devenir le chef charismatique d'un parti de jeunes despérados.

Selon Emmanuel Carrère, son biographe, « sa vie symbolise bien les rebondissements de la seconde partie du XXe siècle ».

Source : Le Monde
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Emmanuel Carrère LimonovEmmanuel Carrère - Limonov : Où Emmanuel Carrère tente d'expliquer d'où est venue son envie d'écrire un livre sur Edouard Limonov, à partir de quoi "Limonov" a été écrit; -ses rencontres avec Limonov et la lecture de ses livres, et comment il en a fait un roman d'aventures et non une biographie , et où il est question aussi d''Alexandre Dumas et du "Comte de Monte-Cristo", de la Russie et de l'Union Soviétique, à l'occasion de la parution de "Limonov" d'Emmanuel Carrère aux éditions POL, à Paris, le 29 juin 2011 - Эдуард Лимонов - Россия - СССР

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Citations et extraits (97) Voir plus Ajouter une citation
Nous irons nous baigner. L'eau est bonne. Nous plongerons nos corps dans le lac. Le lac ne contient pas l'anxiété de la mer ou de l'océan. Nous nous allongerons dans l'eau fluide, bien qu'ayant plus de mal à flotter. Nous nous tournerons sur le dos... apercevrons le crépuscule de bronze et les nuages lourds. Et nous revivrons le passé et pleurerons dans l'eau. Et sur la berge passera un homme avec un sac, ou bien un cabas. Nous irons nous baigner longtemps chacun séparément et des jours différents. Toi et moi ne sommes plus mari et femme depuis longtemps. Simplement nous avons eu une jeunesse commune.
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Je n'ai jamais rencontré la personne devant laquelle je pourrais m'agenouiller, m'incliner jusqu'à terre, dont je baiserais les pieds. Puis la suivrais et la servirais... Non, cette personne n'existe pas. Tout le monde sert. Personne ne mène. Personne n'entraîne sur un nouveau chemin.

Il n'y a personne sur le chemin.
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Il m'arrive de penser du bien de la police. Elle nous protège de nous-mêmes, seuls et désespérés. Que nous n'allions pas nous massacrer les uns les autres. Mais en cas de révolution, elle n'a plus qu'à se mettre sur la touche. Ne vous mêlez pas de ça, les moustachus, ce n'est pas vos oignons, vous n'empêcherez rien. Le changement est en marche. Fondez-vous dans le peuple, ou c'est lui qui vous piétinera. Nous vous piétinerons. Si vous voulez, participez. Notre révolution vous appelle aussi. Elle convie même les riches. Elle n'est pas contre les gens, elle est contre cette civilisation.
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Cette cassette, sommairement tournée par des gens qui avaient déjà décidé de la mort de Nicolae et Elena, ne visant au Elena-Ceaucescu demeurant qu'à les clouer au pilori, ne témoigne que de leur amour, de leur simple majesté. Dans notre monde avare de manifestations d'amour, c'est un témoignage tragique, splendide de fidélité et de dignité. Certainement, lui et elles étaient coupables de quelque chose, d'ailleurs il est impossible que le leader d'une nation ne le soit pas. Le plus innocent a forcément signé quelque chose, n'a pas gracié untel, n'a pas sauvé ceci, a détruit cela. C'est le métier de leader qui le veut. Mais coincés dans l'angle d'une pièce par des tables de fornica, manquant de sommeil, se préparant à la mort, désemparés, ils nous ont donné en vrai une représentation digne des plus belles tragédies d'Eschylle ou de Sophocle. Elena et Nicolae Ceausescu ont rejoint les couples immortels de l'histoire mondiale...Je rappellerai que le Duce Mussolini a été fusillé, sa compagne Clara Petacci est restée à ses côtés jusqu'à la dernière seconde et a insisté pour mourir avec lui. Et je ferai remarquer que les leaders des régimes "dictatoriaux" et "totalitaires" et leurs compagnes savent mourir tragiquement. Ce que l'on ne saurait dire des leaders des régimes démocratiques, lesquels meurent généralement d'une crise hémorroïdaire ou d'une autre manière tout aussi lamentable."p.33
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En marchant dans les rues de New York je rongeais mon frein et je rêvais, je pensais au monde, à des problèmes de sexe, aux hommes et aux femmes, aux riches et aux pauvres. Pourquoi y a-t-il des enfants qui naissent dans des familles riches et qui reçoivent tout ce que l’argent peut apporter, alors que d’autres… j’imaginais les autres comme étant des gens comme moi, pour qui le monde est une injustice.
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Parmi les peuples s'installent généralement des ratés. La grande et vaillante tribu des ratés est disséminée sur toute la terre. Dans les pays anglo-saxons, on les appelle communément des "losers", c'est-à-dire des perdants. (...)
A signaler un de leurs traits caractéristiques: les hommes et les femmes de cette tribu qui réussissent renient facilement leurs congénères, ils adoptent les us et coutumes du peuple au sein duquel ils ont fait fortune, et plus rien ne vient alors rappeler qu'ils appartinrent une fois à la glorieuse tribu des ratés.
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C'est comme ça que j'ai toujours voulu vivre : dans la bigarrure, l'éclat et le risque. Aujourd'hui, la prison et le statut de criminel d'Etat m'ont indiscutablement imposé. Ils m'ont coulé dans le bronze. Qui osera désormais mettre en cause mon honnêteté et ma dimension tragique?
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Il se trouve que j'ai repêché dans l'océan temporel les objets les plus essentiels pour moi. Après avoir relu les quarante premières pages de mon manuscrit, je n'en ai découvert que deux : la guerre et les femmes. Pour résumer simplement mon existence, il n'y a eu que des fusils d'assaut et ma semence dans les orifices de mes femelles adorées.
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Il faut affronter la mort avec fermeté et en beauté. Posant, provoquant, plastronnant, comme à la fête. Il vaut mieux en sourire.
Il le faut, qu'on le veuille ou non, qu'on sache ou pas. Les genoux qui flageolent? Calme-les, bouge un peu, que ça ne se voie pas , et si les larmes te viennent, esclaffe-toi, qu'on croit que c'est du rire.
La mort est l'affaire la plus grave. Il faut s'y préparer. Une mauvaise mort peut gâcher la vie la plus héroïque. Si notre naissance ne dépend pas de nous, notre mort, si. L'hystérie, la précipitation sont à déconseiller.
Il faut de la mesure. De toute façon on s'en ira. Mais on n'en a jamais envie.
Alors va t'en soit avec un air important, sec, mesuré, ou bien mieux, disparais en voyou, en sifflant et en jetant: "Putain d'ta mère!"
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les français n’avaient pas envie d’avoir chez eux un type sans papiers. Pour les étrangers, les temps sont devenus plus durs en 1984, même si t’étais blanc et que tu demandais pas d’argent. Je voulais juste une carte de séjour.
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