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Note moyenne 3.77 /5 (sur 15 notes)

Nationalité : Algérie
Né(e) : 1808
Mort(e) le : 26/05/1883
Biographie :

Abd-El-Kader est élevé dans la zaouïa paternelle dirigée par si Mahieddine, il reçoit une éducation solide qu 'il complète auprès des maîtres éminents à Arzew et à Oran. Il apprend les sciences réligieuses,la littérature arabe, l'histoire, la philosophie, les mathématiques, l'astronomie, la médecine... Toute Sa vie, il étudie et développe sa culture.
Il effectue le pèlerinage à la Mecque avec son père en 1826 et prend contact avec l'orient.
Après la prise d'Alger en 1830, Si Mahieddine et le jeune Abd-El-Kader participent à la résistance populaire, Abd-El-Kader se distingue par son courage et son intelligence. Les tribus de l'ouest se réunissent et veulent choisir un chef pour détendre le pays. Abd-EI-Kader qui fait l'unanimité, il est investi en qualité d'Emir par une grande assemblée réunie près de Mascara, le 21 novembre1832. L'Emir s'engage à diriger la guerre contre l'occupation étrangère.
Le général Bugeaud nommé à Oran négocie un nouveau traité avec l'Emir, le traité de la Tafna est signé le 30 mai 1837. L'Emir contrôle désormais l'ouest, le Titeri et une partie de l'algérois. Il consolide l'état, bâtit des villes fortifiées, fonde des ateliers militaires, soumet les rebelles et les collaborateurs. La guerre reprend en novembre 1839. Bugeaud nommé gouverneur, veut occuper tout le pays, il pratique la méthode de la "terre brûlée', détruisant toutes les villes, les récoltes, troupeaux... L'Emir résiste avec énergie, remporte de brillants succès comme celui de Sidi Brahim (23 septembre 1845). Mais le pays est ruiné. L'Emir décide d'arrêter la guerre et choisit l'exil (décembre 1847). L'Emir est conduit à Toulon, puis à Pau et Amboise. Il est considéré comme prisonnier d'état jusqu'à octobre 1852, date à laquelle Napoléon III vient enfin le libérer. Il s'embarque pour la Turquie et s'installe à Brousse, puis se fixe définitivement à Damas où il reçoit un accueil triomphal. En dehors de quelques voyages et d'un nouveau pèlerinage, il ne quitte plus la Syrie et consacre son temps à la méditation, à la prière, à l'enseignement et aux oeuvres de bienfaisance. En 1860, les émeutes de Damas lui fournissent l'occasion de s'illustrer comme un personnage hors série. Il sauve des milliers de chrétiens du massacre et fait reculer les émeutiers. Plusieurs chefs d'Etat lui adressent des félicitations et des décorations, notamment ceux d'Angleterre, de Russie, de France... Célèbre et honoré, il s'éteint à Damas le, 26 mai 1883.

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Source : http://www.el-mouradia.dz et Catalogue de la BNF
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L'Emir Abd el-Kader
Citations et extraits (9) Ajouter une citation
enkidu_   24 juin 2014
Secret des Secrets de El-Qader El-Jilani
L'homme contient l'univers entier dans son être : c'est pourquoi on l'appelle l'unificateur de la multiplicité, le macrocosme. Allâh l'a créé de Ses deux mains, Sa main de grâce et Sa main de toute contrainte, broyant puissance et colère. Il est par conséquent un miroir qui montre les deux côtés, à la fois ce qui est grossier et épais et ce qui est subtil et raffiné.



Alors que tous les Noms divins sont manifestations dans l'homme, toutes les autres créations ne sont qu'à un seul aspect. Allâh a créé le Diable maudit de Son attribut de colère contraignante. Il a créé les anges de Son attribut de grâce. (pp. 110-111)
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enkidu_   24 juin 2014
Secret des Secrets de El-Qader El-Jilani
Le Prophète (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) a dit :



« Une seule inspiration divine qui coupe quelqu’un du monde et répand sur lui le reflet des attributs divins, lui montrant les signes de l’Unité divine, vaut autant que l’expérience des deux mondes. »



et :



« Celui qui n’a pas fait l’expérience de l’extase et reçu par ce moyen la manifestation de la sagesse et de la vérité divines n’a pas vécu. »



Junayd (que Dieu soit satisfait de lui) a dit :



« Quand l’extase rencontre les manifestations divines à l’intérieur de quelqu’un, il est dans un état de joie très élevée ou de tristesse très profonde. »



Il y a deux formes d’extase : l’extase physique et l’extase spirituelle. L’extase physique est un produit de l’ego. Elle ne procure aucune satisfaction à celui qui l’éprouve. Elle est sous l’influence des sens. Elle est souvent hypocrite, se produisant de façon telle que les autres la voient et l’entendent. Cette forme d’extase est dépourvue de toute valeur parce qu’elle a un but, elle est voulue : celui qui en fait l’expérience continue à penser à ce qu’il peut faire, à ce qu’il peut choisir. Il n’est pas bon d’accorder la moindre importance à de telles expériences.



L'extase spirituelle par contre est un état totalement différent, un état causé par un débordement d'énergie spirituelle. Des influences extérieures – la récitation d'un beau poème, le Coran chanté par une belle voix, l'exaltation apportée par une cérémonie soufie de dhîkr – peuvent en général provoquer une élévation spirituelle. Celui se produit parce que, dans ces moments-là, la résistante physique de l'être est annihilée. La volonté, la capacité de l'esprit à choisir et à décider, sont dominées. Quand à la fois les forces du corps et celles de l'esprit sont amoindries, l'état d'extase est purement spirituel. Vivre ce genre d'expérience est bénéfique.



Allâh le Très-Haut a dit :



« Annonce la bonne nouvelle à Mes serviteurs qui prêtent l'oreille à la Parole, puis suivent ce qu'elle contient de meilleur. Ceux sont ceux-là qu'Allâh a guidés et ce sont eux les doués d'intelligence. » (Les groupes 39 : 17-18)



Le doux chant des oiseaux, la vue d'amoureux sont parmi les causes qui font bouger l'énergie spirituelle. Dans cet état d'énergie spirituelle, ni le mal ni l'ego n'ont leur place ; le Démon opère au sein des sombres royaumes des actions de l'ego et n'a pas droit à la parole dans les royaumes lumineux de la miséricorde. Dans le royaume de la miséricorde et de la compassion d'Allâh, le mal se dissout comme le sel dans l'eau, de même qu'il s'évapore lorsque que quelqu'un récite la phrase divine :



« Lâ hawla wa lâ quwwata illâ bi-Llâh l-'Alîyyi l-'Azîm »



Il n'y a de force et de puissance qu'en Dieu le Glorieux l'Exalté. (pp. 154-155)
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enkidu_   18 janvier 2016
Secret des Secrets de El-Qader El-Jilani
Notre Maître le Prophète (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) :



« Mon état de besoin total et ma pauvreté sont ma fierté. »



Le besoin total et l’amour d’Allâh sont à la base de la recherche du derviche. L’état de pauvreté qui fait la fierté de notre Maître n’est pas la pauvreté par manque du matériel. Elle est l’abandon de tout sauf le désir de l’Essence d’Allâh. Elle consiste à abandonner tous les biens – non seulement les biens de ce monde mais aussi ceux qui sont promis pour l’au-delà – et à se présenter en besoin total face à son Seigneur.



Cet état, c’est aller jusqu’au néant, disparaître dans l’Essence d’Allâh. C’est vider son être de tout ce qui est fait pour l’être et vider son cœur de tout sauf Son amour. Alors ce cœur devient digne de recevoir la promesse d’Allâh.



« Mes cieux ni Mes terres ne Me contiennent, mais le cœur de Mon fidèle serviteur Me contient tout entier. »



Le fidèle serviteur est celui qui exclut de son cœur tout ce qui n’est pas l’Un. Quand le cœur est purifié, Allâh l’élargit et S’y installe. Bâyazîd al-Bistâmî (que Dieu sanctifie son secret) décrit la taille d’un tel cœur en disant :



« Si tout ce qui existe dans le Trône d’Allâh, qui est la plus vaste de toutes les créations d’Allâh, et autour était placé dans un coin du cœur de l’homme parfait, ce dernier n’en sentirait même pas le poids. »



Ainsi sont ceux qui sont les bien-aimés d’Allâh. (pp. 118-119)
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enkidu_   27 avril 2016
L'accès au mystère de El-Qader El-Jilani
Comment le fou de Layla (Majnûn Laylà) pourrait-il être heureux sans Layla al-‘Amiriyya » ? Comment les amoureux pourraient-ils trouver le repos sans le souffle des arômes ambrés (venant de Sa Présence) ? Comment des corps liquéfiés par la réalisation de la « ‘ubudiyya » (servitude) pourraient-ils ne pas connaître le bonheur de s’asseoir dans Sa Proximité (‘indya) ? Comment ceux qui veillèrent les nuits opaques (passées dans Son souvenir) ne jouiraient-ils pas de Sa contemplation apaisante ? Comment des cœurs ayant savouré le lait de l’Amour (divin) pourraient-ils ne pas boire le vin seigneurial ? Comment des esprits, ayant connu la prison des corps sensibles, ne se repentiraient-ils pas dans les jardins sacro-saints, pour se repaître dans ces champs sublimes et boire aux sources qui étanchent toute soif ? Ils y parviennent au terme de leur intense nostalgie et trouvent l’explication de leur plainte. Le Juge des amoureux se dresse alors ouvertement et tranche la question.



Lors de la rencontre de leur Seigneur, c’est Lui qui commence par leur adresser la salutation. Il leur ordonne d’entrer dans les Paradis de l’Éden.



Mais ils s’y refusent et ils jurent qu’ils ne désirent pas regarder un autre que Lui, ni avoir une autre intention. Ils n’acceptent rien des mondes créés. Leurs demandes ne sont pas orientées vers le bas. Ils n’ont quitté les jouissances de cette vie que pour atteindre cette union sublime. Que l’échanson qui fait circuler le vin leur serve un verre dont la Pureté découle de Sa pureté. Boisson bienheureuse !



Et si (la coupe) s’éloigne des convives, elle revient tous les matins et soirs, augmentant leur nostalgie des lumières de Son Apparition radieuse.



Par Ta Vérité ! l’œil auquel Tu ne montres pas Ta Splendeur, est malheureux. Tu as anéanti par Ta Beauté tous les amoureux. Au nom de la Passion que l’on éprouve pour toi, sois prévenant avec tes sujets ! Des cœurs se liquéfient littéralement par nostalgie pour toi et la passion n’en laisse rien subsister.



Si je goûte, mais sans avoir encore atteint mon but, je n’oublie pas la recommandation de ta passion Je n’ai jamais désespéré, ô mon Dieu, même lors de la perdition, que Ta Bienveillance n’efface ma faute.



Comment pourrait-il y avoir refus (de Sa part), ô mes frères, alors que dans les moments qui précèdent l’aube il y a des instants seigneuriaux, des allusions célestes et des parfums angéliques ?



La preuve de la véracité de l’affaire gît dans les chants des oiseaux, avec leurs mélodies « davidiennes » ; dans le bruissement de l’eau, dans les jardins, dans la danse des branches des arbres, revêtues de leurs parures paradisiaques. Tout cela n’est que soumission et reconnaissance de son Unicité (wahdâniyya).



Ô gens de l’amour ! Le Vrai se manifeste (tajallà) au moment de l’aube (suhur). Il appelle : « Y a-t-il des repentants pour que je leur accorde un repentir agrée ? Y a-t-il quelqu’un qui demande Mon Pardon, pour que Je lui remette tous ses péchés ? Y a-t-il quelqu’un qui cherche l’obtention de bienfaits, pour que Je lui en prodigue avec abondance ? ».



Les esprits, lorsqu’ils retrouvent leur pureté, irradient Sa Joie. Ils deviennent indifférents aux divers états et tout malheur leur est facile à supporter. (pp. 326-328)
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El-Qader El-Jilani
niouar_allaouz   08 mars 2017
El-Qader El-Jilani
La foi est un oiseau qui vient de l’invisible...



Il ranima leur stagnante détermination à atteindre leurs lieux sublimes.

Ce fut alors que ces esprits s’envolèrent sur les ailes de leur ardeur dans l’immensité de l’amour.

Épuisés par les efforts investis sur la voie, ils se posèrent sur les branches du désir.

A l’aube, ils modulèrent leurs émois, nostalgiques qu’ils furent de la beauté de " …et Il les prit à témoin " .

Les souffles du vent de la passion les incitèrent à retrouver les délices de ...

Certains de ces oiseaux sortirent, de leurs cages contenus dans les poitrines, à la recherche des traces de leurs anciennes envolées.

Ils aspiraient à humer un parfum provenant du lieu où ils avaient bénéficié des premiers entretiens.

Ils se rappelaient leur vie à l’ombre de l’arbre des grâces qui leur avaient été dispensées.

Et se plaignaient de la douleur éprouvée, sur terre, suite à leur éloignement de leur Bien-Aimé....



Dîwân

Editions Akhbâr Al-Yawm, Le Caire, 1990.



(pp 234-239)

Traduits de l’arabe par Khaled Roumo
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Almas   07 janvier 2017
Secret des Secrets de El-Qader El-Jilani
Soyez tels un océan dont l'apparence ne change pas, mais où les noirs soldats de votre égo se noient.
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El-Qader El-Jilani
sheila   02 décembre 2013
El-Qader El-Jilani
"Ne demandez jamais quelle est l’origine d'un homme, interroger plutôt sa vie et vous saurez ce qu'il est."
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Danieljean   19 décembre 2016
Le réveil des coeurs : 33 sermons de El-Qader El-Jilani
Envole-toi vers le Vrai avec les ailes du Coran et de la sunna, entre chez Lui en mettant ta main dans celle du Prophète, fais de celui-ci ton ministre et ton maître, laisse sa main t'embellir, te peigner et te faire entrer chez ton Seigneur
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Danieljean   04 octobre 2015
Le livre des haltes de El-Qader El-Jilani
La halte, la station du Pôle, est celle de la pure existenciation [al-îjâd as-sarf] ; il exécute le Commandement (divin) et dispense (yusarrifu) la sagesse. Des liens subtils (raqâyiq), (dispensateurs) de bien et de mal d'une manière égale, le relient aux cœurs de l'ensemble des créatures, sans qu'aucun de ces deux aspects ne prenne le pas sur l'autre : pour lui, ces liens ne sont ni un bien ni un mal, mais simplement une possibilité de manifestation qui n'apparaîtra comme telle (bien ou mal) qu'en s'existentiant au lieu prédisposé à cette manifestation.



(Vue de l'extérieur), la condition du Pôle est des plus communes ; il n'y a rien en lui qui semble le distinguer d'autrui. Bien qu'il ait entre les mains les trésors de la Générosité divine [khazâ’in al-jûd] (12), il ne mange pas de nourriture céleste (min al-ghayb), ne vole pas dans les airs, ni ne marche sur les eaux. Tous les Pôles, sans exception, reçoivent (de Dieu) dans une même proportion les sciences qui sont caractéristiques de leur fonction. Cependant, Dieu peut accorder à certains d'entre eux d'autres sciences supplémentaires qui ne sont pas une conséquence de celle-ci. Le Pôle n'entre en possession de sa fonction qu'après avoir synthétisé en lui tous les états spirituels et toutes les stations que doivent parcourir les « itinérants » (sâlikûn), stations dont la première est le repentir [at-tawbah] et la dernière, la permanence [al-baqâ’].
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Danieljean   06 mars 2020
Quinze missives de El-Qader El-Jilani
Le jardin de ton coeur sera rapidement verdoyant grâce aux averses de pluie de miséricordes



Nous faisons descendre du ciel une eau bénie, pour faire pousser des jardins et le grain de la moisson
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