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Note moyenne 3.75 /5 (sur 299 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bastia, Corse , le 05/11/1969
Biographie :

Elena Piacentini est une auteur de polars.

Née en Corse, elle y a passé toute son enfance et son adolescence, entre le maquis et les bras de sa grand-mère. Ses études supérieures et sa vie professionnelle l'obligent à traverser la Méditerranée pour un périple toujours plus septentrional. Nice, puis la Normandie, Paris, et enfin Lille, où elle s'installe définitivement en 2003.

2008 marque un tournant. Profitant de l'essor de la collection "polars en nord", aux éditions Ravet-Anceau, elle leur propose son premier roman policier, commencé deux ans plus tôt. Le titre coule de source. "Un Corse à Lille" marque le début de sa collaboration avec cet éditeur, et connaît un succès immédiat, puisque les rééditions s'enchaînent à un rythme régulier depuis quatre ans.

Avec une régularité de métronome, elle poursuit un temps les pérégrinations de son flic ténébreux chez Ravet-Anceau : "Art Brut" sort en 2009, et "Vendetta chez les Chtis" en 2010.

Mais la vie étant faite de rencontres, de confiance et de paroles données, 2012 marque un tournant dans sa carrière littéraire. C'est le transfert de Leoni chez un nouvel éditeur parisien, "Au-delà du raisonnable". "Carrières Noires" est le quatrième opus des enquêtes de Leoni. Et avec lui, Elena Piacentini affirme ses ambitions et confirme ses promesses.

"Le Cimetière des chimères", sorti en 2013, reçoit l'année suivante le Prix Calibre 47 remis à l’occasion du Festival Polar Encontre à Bon Encontre et le Prix Soleil Noir de Vaison La Romaine.

En 2014 sort la sixième aventure de Pierre-Arsène Leoni, "Des forêts et des âmes", toujours aux éditions Au-delà du raisonnable, suivie de "Aux vents mauvais" en 2017.

Inspiré d’un fait divers, "Comme de longs échos" (2017) met en selle une nouvelle héroïne: Mathilde Sénéchal à la DIPJ de Lille. Il a été couronné dès sa sortie par le prix Transfuge du meilleur polar français.

site officiel : http://www.carrieres-noires.com/
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Vaste comme la nuit - Elena Piacentini - Coup de ♥♥♥♥♥ du traqueur
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Ziliz   28 août 2018
Aux vents mauvais de Elena Piacentini
Elle se mit brusquement à trottiner en direction d'un homme.

- Monsieur ! Vous avez oublié quelque chose ! Monsieur !

L'inconnu se retourna, hésitant, soupçonneux. Elle se baissa, ramassa l'emballage qu'il venait de jeter au sol et le lui tendit.

- Vous savez combien d'animaux meurent chaque année à cause des déchets plastique ?

Interdit, le type en âge d'être son fils secoua la tête en acceptant presque malgré lui le bout de cellophane.

- Un million cinq cent mille, continua Colette. Des poissons, des tortues, des baleines, des oiseaux et j'en passe ! Dans les océans, la plus importante zone de concentration des microparticules de nos cochonneries a atteint une taille de 3.5 millions de kilomètres carrés, soit 7 fois la France ! Votre papier, dans deux ans, si ça se trouve, il tuera un gypaète barbu ou il se retrouvera dans votre assiette. Maintenant, vous savez. Chacun de vos gestes a une conséquence. On a été dotés d'un cerveau et d'une conscience pour anticiper la portée de nos actes et en assumer les implications... Et contrairement aux concombres de mer, on a aussi des bras pour ramasser nos saletés !

Qu'il la prît pour une toquée hystérique ou qu'il fût impressionné par son autorité naturelle, l'homme déclara forfait et continu son chemin son ordure à la main.

(p. 178-179)
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Ziliz   29 août 2018
Aux vents mauvais de Elena Piacentini
Des [gamins comme lui], il s'en usinait en masse, sans limitation d'options. Déclinés dans les deux sexes, dans toutes les couleurs de peau et dans toutes les langues de Babel. Si les exemplaires 'bras armés de Dieu' avaient le vent en poupe, ils étaient également proposés en version athée, agnostique, sectaire et dogmatique. Personnalisables à l'infini. Rasés ou barbus. Scarifiés ou tatoués. En treillis, chemise brune et chapeau blanc pointu. Ou livrables sur commande en uniforme officiel avec carte et port d'arme. Ministrables, prévoir un délai d'attente. Egalement disponibles en costume chic et en col claudine. Chaussés de rangers ou de souliers vernis. En Louboutin, en Berlutti et même pieds nus. Des spécimens low cost assemblés à la hâte avec quelques matériaux de misère jusqu'aux modèles de luxe, tous les degrés de finition étaient possibles. Paysan planté sur son tas de fumier ou fumier passé par les fourches caudines des plus grandes écoles, chômeur ou milliardaire, l'éventail était large. [...]

L'industrie de la haine n'avait jamais été aussi florissante. Une course au surarmement soumise aux déséquilibres permanents de la terreur. [...]

(p. 221-222)
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Ziliz   07 septembre 2018
Aux vents mauvais de Elena Piacentini
- Bon, alors, c'est vous qui avez découvert le corps, si j'ai bien compris ? Il était quelle heure ?

- C'est moi, oui. Je sais pas trop... Vers les trois heures, je dirais. C'est ça. Un peu avant qu'on lève le camp.

- Et donc... Mais, au fait, qu'est-ce qui vous a donné envie d'aller jeter un coup d'oeil à la cave ? Ça vous arrive souvent de visiter les baraques que vous foutez en l'air ?

- Non, non, mais là... J'ai cru entendre un chaton.

Grégoire Parsky passa la main dans ses cheveux ras puis se gratta la mâchoire, qu'il avait massive. Il haussa les sourcils d'un air étonné. 'Un chaton ? Ben celle-là !' Les doigts de Boudraa se mirent à balayer les saletés et résidus divers jonchant la surface mélaminée jusqu'à former un terril miniature.

- Attendez que je voie si j'ai bien compris. Vous êtes en train de manoeuvrer la boule de démolition, la façade ouest est déjà à terre, écroulée, et là, juste avant d'attaquer le mur du fond, vous entendez miauler une bestiole grande comme la moitié de ma main. Et donc vous coupez les moteurs, vous arrêtez tout pour voler à sa rescousse. C'est ça ?

- A peu près, oui.

- Pourquoi ? Vous pensiez filmer le sauvetage et mettre la vidéo sur le Net pour avoir tout plein de 'J'aime' ? Dites, vous vous foutez de ma gueule, ou quoi ?

- Non, mais...

- Mais quoi, hein ? Est-ce que j'ai l'air du type qui croit encore aux lutins et à la poussière de fée ? Parce que, dans le monde réel, un faux témoignage dans une affaire d'homicide, ça peut vous valoir un paquet d'embêtements du type passage par la case prison, vous me suivez ?

- Oui, souffla Boudraa.

- Vous m'avez pas l'air d'un mauvais bougre. Alors je vais oublier votre version de joueur de flûte, puis vous allez m'expliquer, bien calmement et dans le détail, comment les choses se sont vraiment passées.

- Ok, ok, mais je veux pas avoir d'histoires avec les collègues.

(p. 21-23)
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Ziliz   02 septembre 2018
Des forêts et des âmes de Elena Piacentini
Toute petite, Juliette aimait se déguiser en dame ou en princesse. Une tendance 'fifille' somme toute assez banale, à laquelle sa mère cédait volontiers, comme d'ailleurs au moindre de ses caprices. Il faut dire que sa génitrice appartenait elle-même à l'espèce des femmes apprêtées, plus soucieuses du contenant que du contenu. Chorale, arbre de Noël, spectacle de fin d'année, chacun des petits événements qui rythment l'école primaire furent autant d'occasions pour Juliette de parader sur les podiums, poudrée d'artifices peu en rapport avec son âge, habillée, coiffée et fardée par les mains expertes de sa mère qui trouvait là l'occasion de manifester la supériorité éclatante de sa propre beauté.

(p. 16)
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Ziliz   12 septembre 2018
Des forêts et des âmes de Elena Piacentini
Nouvelles maladies, nouveaux patients, nouveaux médicaments, nouvelles molécules miracles... Des étiquettes de la maladie à celles des boîtes de médicaments, il n'y a qu'un pas.

Et, faute d'inventer de nouvelles molécules, les laboratoires n'hésitent pas à muter des molécules en fin de carrière sur un segment donné vers le traitement de maladies nouvelles. Une forme de mobilité interne. Comme pour le Prozac dont le brevet est tombé dans le domaine public en 2001 et qui a été recyclé sous le nom de Sarafem pour traiter le 'syndrome prémenstruel sévère' (ces cinq jours par mois qui peuvent provoquer irritation ou tension chez les femmes), qui concernerait 3 millions d'entre elles aux USA. On change la couleur de la pilule, son nom, on multiplie son prix par quatre (normal, car la patiente ne le consommera qu'une semaine par mois) et le tour est joué. Certaines molécules deviennent ainsi des panacées.



(postface : 'Le fond de l'histoire...')
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Ziliz   31 août 2018
Aux vents mauvais de Elena Piacentini
Dans la poche droite, des préservatifs. Il avait prévu large. De là à dire qu'il était prêt, c'était une autre histoire. Il en crevait d'envie autant qu'il était mort de trouille. Ses désirs et ses craintes gribouillaient des loopings dans son ventre. Il pétochait de ne pas assurer, de passer pour un nul. Un puceau... Ce qu'il était.

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missmolko1   24 janvier 2017
Vendetta chez les Chtis de Elena Piacentini
Tu vis chacune de tes enquêtes comme un défi personnel. Une fois l’énigme résolue, tu semble enfin être en paix avec toi-même, peut-être même en paix avec les victimes. C’est à elles que tu rends des comptes, n’est-ce pas ?
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Ziliz   05 septembre 2018
Des forêts et des âmes de Elena Piacentini
Le rire de Jauffre s'échappa encore, libre et frais, avec l'accent de ces âmes natures pour qui la ligne droite reste le meilleur chemin pour se rendre d'un point à un autre.

(p. 145)
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Ziliz   30 août 2018
Aux vents mauvais de Elena Piacentini
Samuel n'a que mépris pour les politiciens. Il les juge hypocrites, retors, menteurs, calculateurs, sournois, ambitieux, sans foi ni loi, dépourvus d'honneur, tombés d'une autre planète, mais il n'a pas la candeur de les croire stupides. Ils sont malins, dans le sens diabolique du terme.

(p. 277-278)
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Mimi6231   21 mai 2020
Carrières noires de Elena Piacentini
Le noir se déversa à flots dans la cathédrale souterraine, soufflant la magie du lieu de son froid baiser.
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