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Note moyenne 3.59 /5 (sur 57 notes)

Nationalité : Mexique
Né(e) à : Paris (France) , le 19/05/1932
Biographie :

Elena Poniatowska est une journaliste, écrivaine et activiste politique mexicaine.

Née dans l'aristocratie princesse Hélène Elizabeth Louise Amélie Paula Dolores Poniatowska Amor, elle est la fille du prince Jean Joseph Evremond Sperry Poniatowski, descendant direct du roi Stanislas II de Pologne, et d'une mère mexicaine d'ascendance française.

Elle s'exile en 1942 au Mexique avec sa mère et sa sœur. Son père ne rentrera qu'après avoir participé à la victoire des Alliés.

Destinée à se marier avec un prince européen, elle préfère, dès 1953, commencer à travailler dans le quotidien Excelsior, avant de se faire un nom à Novedades.

Son premier livre est Lilus Kikus (1954), un recueil de contes. Elena Poniatowska est la première femme à recevoir le prix national du Journalisme en 1979.

Elle reçoit, en 2013, le Prix Cervantès.
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Elena Poniatowska .
Librairie El Salón del libro 21 rue des Fossés Saint-Jacques Paris 5e www.salondellibro.fr
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Piatka   22 septembre 2014
Cher Diego, Quiela t'embrasse de Elena Poniatowska
Je ne vivais qu'en fonction de la peinture ; je voyais tout sous la forme d'un dessin, le tournoiement d'une jupe sur le trottoir, les mains rugueuses d'un ouvrier mangeant non loin de moi, le pain, la bouteille de vin, les reflets auburn dans la chevelure d'une femme, les feuilles, les ramages du premier arbre. Par exemple, je ne m'arrêtais jamais à regarder un enfant dans la rue pour l'enfant en soi. Je le voyais déjà comme un tracé sur le papier ; je devais capter avec exactitude la pureté du menton, l'arrondi de la petite tête, le nez presque toujours minuscule, la bouche douce, jamais immobile.
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palamede   18 décembre 2016
Cher Diego, Quiela t'embrasse de Elena Poniatowska
Je t'aime, Diego, à l'instant je sens une douleur presque insupportable dans la poitrine. Dans la rue il m'est arrivé la même chose, le souvenir de toi me frappe et je ne peux plus marcher, cela me fait si mal que je dois m'appuyer contre un mur. L'autre jour un gendarme s'est approché de moi : " Madame vous êtes malade ? "

J'ai hoché la tête d'un côté, de l'autre, j'allais lui répondre que c'était l'amour, tu vois, je suis russe, je suis sentimentale et je suis femme, mais j'ai pensé que mon accent me trahirait et les fonctionnaires français n'aiment pas les étrangers. Je poursuivis donc mon chemin, je le poursuis tous les jours, je sors du lit et je pense que chaque pas que je fais me rapproche de toi, que les mois - oh ! combien nombreux - de ton installation passeront vite, que tu m'enverras bientôt chercher pour que je sois toujours à tes côtés.

Je te couvre de baisers,



Ta Quiela
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Piatka   23 septembre 2014
Cher Diego, Quiela t'embrasse de Elena Poniatowska
Toi, tu soulèves des tourbillons sur ton passage et je me souviens d'une fois où Zadkine m'avait demandé : "Il est saoul ?" Ton ivresse venait de tes images, des mots, des couleurs ; tu parlais et nous t'écoutions tous, incrédules ; pour moi, tu étais un tourbillon en chair et en os, et, en plus de l'extase dans laquelle je tombais en ta présence, auprès de toi le monde m'appartenait un peu. L'autre jour, Elie Faure m'a dit que depuis que tu es parti une source de légendes d'un monde surnaturel s'était tarie et que nous autres Européens avions besoin de cette mythologie nouvelle, parce que, en Europe, la poésie, la fantaisie, l'intelligence sensitive et le dynamisme de l'esprit était morts.



A propos de Diego Rivera
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Xav93140   18 janvier 2019
La Nuit de Tlatelolco de Elena Poniatowska
Une chose correspond à l'autre : la dépolitisation notoire du Mexicain s'accorde pleinement avec son évidente amoralité, avec l'irrémédiable flemme qu'il éprouve à la simple idée de s'indigner face à n'importe quelle forme d'injustice. Dépolitiser, ce n'est pas seulement convaincre tous les citoyens de l'inutilité de s'intéresser aux affaires publiques, du caractère inexorable des décisions, excluant d’emblée toute intervention de la volonté collective. Dépolitiser, c’est aussi priver une société de repères moraux, de sa capacité d’indignation. C’est anéantir la vie morale comme affaire de tous en la ramenant à un niveau individuel : c’est donc la mort de la morale sociale et l’incitation à la moralité petite-bourgeoise, fondée sur le besoin d’interdire, et jamais, comme dans le cas de la véritable morale, sur la capacité de choisir.



Carlos Monsivais, La culture en Mexico, 17 avril 1968
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ErnestLONDON   12 janvier 2018
La Nuit de Tlatelolco de Elena Poniatowska
Voici l’écho du cri de ceux qui sont morts et le cri de ceux qui sont restés. Voici leur indignation et leur protestation. C’est le cri muet qui est resté coincé dans des milliers de gorges, dans des milliers d’yeux exorbités d’effroi le 2 octobre 1968, la nuit de Tlatelolco.
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Elena Poniatowska
ErnestLONDON   12 janvier 2018
Elena Poniatowska
Voici l’écho du cri de ceux qui sont morts et le cri de ceux qui sont restés. Voici leur indignation et leur protestation. C’est le cri muet qui est resté coincé dans des milliers de gorges, dans des milliers d’yeux exorbités d’effroi le 2 octobre 1968, la nuit de Tlatelolco.
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calisson73   18 octobre 2014
Cher Diego, Quiela t'embrasse de Elena Poniatowska
Pas une ligne de toi et le froid ne recule pas dans sa tentative de nous congeler
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de   23 août 2013
Leonora de Elena Poniatowska
Il y a d’autres lignes de force sous la réalité
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ghyslainegattet   12 janvier 2014
Leonora de Elena Poniatowska
Les voix de Gaby et de Pablo, et l'angoisse qui la tenaille sans cesse, s'acharnent sur elle. Ses fils ont désormais leur vie personnelle, pourtant il lui est impossible de se détacher d'eux. Les voir et les entendre lui sont aussi indispensables que de manger.
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nilebeh   14 février 2016
La Nuit de Tlatelolco de Elena Poniatowska
« Éstos son los agitadores : ignorancia, hambre y miseria » (Voilà les agitateurs : ignorance, faim et misère)
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