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3.62/5 (sur 139 notes)

Nationalité : Suède
Biographie :

Elisabeth Norebäck vit à Stockholm avec son mari et ses trois enfants. Diplômée en sciences de l’ingénieur, elle a commencé à écrire lors de son congé maternité avant de se consacrer à plein-temps à l’écriture. Rien qu’à moi est son premier roman.

Source : http://www.milady.fr/auteurs/view/elisabeth-noreback
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De nos jours, les gamins sont gâtés, tout est simple pour eux. Leurs opinions, en revanche, sont inflexibles, incontestables, mais non fondées sur l’expérience. Ils se prétendent tolérants et ouverts d’esprit ; pourtant, dès qu’on est en désaccord avec eux, on devient le méchant. Ils se sentent insultés, harcelés. Aujourd’hui, les gosses accusent leurs parents de tous les maux, ils se croient autorisés à les juger et à les condamner.
Grandissez, leur dis-je. Arrêtez de geindre. Vous ne savez rien de la vraie souffrance.
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Arrête de penser à ce que tu as fait.
Arrête de penser à elle.
Arrête de penser.
Arrête.
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Mon mari est fidèle à lui-même, mon fils aussi. Notre belle maison n’a pas changé. Et pourtant, tout me paraît étranger. Comme si je m’étais transformée en quelqu’un d’autre. Comme si j’étais une étrangère dans ma propre vie.
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- Qu'est-ce que le deuil ? demandé-je. Qu'est-ce que le manque de quelqu'un ? Quand une personne vous est enlevée, elle emporte un morceau de vous avec elle. Un morceau qui ne peut jamais être remplacé par quoi que ce soit. Le deuil reste là pour toujours. Et ça fait mal. Ça saigne, c'est douloureux. Ça devient une croûte qui gratte, puis qui tombe. Et ça saigne de nouveau. Un jour, ça devient une cicatrice. La blessure guérit, mais la cicatrice reste.
Tout le monde a les yeux rivés sur moi. Le silence est oppressant.
- Au bout de quelques années, la tristesse et la perte vous ont changé, poursuis-je. Elles sont devenues une partie extériorisée de vous. Elles participent à la construction du reste de votre vie. Pas un jour ne s'écoule sans que le chagrin soit présent. On n'oublie jamais. Ca fait partie intégrante de vous, de qui vous êtes.
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Quatre vis. Quatre écrous. Fermer le zip. Dans le carton.
Jour après jour.
Heure après heure.
Semaine après semaine.
Les mois passent.
Je purge ma peine.
Année après année.
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Peut-on haïr sa propre mère ? C'est atroce d'éprouver un sentiment pareil. Je voulais parler de ça, la dernière fois, mais je n'ai pas osé. Je voulais aborder le sujet dès mon premier rendez-vous avec Stella, mais je n'ai pas pu. C'est comme porter un animal sauvage à l'intérieur de soi. Qu'arriverait-il si je le libérais ? Me dévorerait-il ? Ou bien me dévore-t-il déjà de l'intérieur ?
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Alice.
Son vrai prénom.
Il ne signifie rien pour Isabelle. Elle ne sais pas qui je suis. Je pourrais bien être n'importe qui à ses yeux. Je suis une étrangère.
Elle ne m'a pas recherchée. Elle ne m'a pas pistée. Elle n'a pas pensé à moi. Elle ne m'a pas attendue, espérée. Je ne lui manque pas. Elle ignore que je l'ai sentie grandir en moi. Qu'elle est ma fille et que je l'ai portée pendant neuf mois. Que j'ai passé une nuit interminable à endurer pour elle les pires douleurs de ma vie. Elle ne sait pas que je l'ai nourrie à mon sein, que j'ai regardé au fond de ses yeux, qu'elle a dormi dans mes bras. Pour ma propre enfant, je n'existe pas.
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Tout le monde a peur. Tout le monde. Mais on sourit et on fait semblant, on utilise notre visage pour mentir, afin que le vrai soi ne transparaisse pas.
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Les liens du sang ne sont pas éternels et ne signifient rien quand nos proches nous ferment toutes les portes. J’étais un membre malade de la famille, un membre nécrosé qu’il fallait amputer. Ce n’est ni bien ni mal, c’est un fait. Quant à mon père, nous nous étions perdus de vue depuis longtemps.
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Ma mère était toujours sur scène, où qu’elle se trouve, toujours prête à être admirée. Elle se déplaçait comme une reine, elle saluait de la main et souriait, prenait le temps de bavarder avec tous ceux qui s’adressaient à elle. Pourtant, elle était elle-même. Ce n’était pas une posture, rien d’artificiel. Être Kathy, la coqueluche de toute la Suède, était aussi naturel pour elle que de respirer.
Si elle avait été à ma place, elle aurait bien sûr agi comme d’habitude. Elle aurait fait une entrée fracassante dans la salle d’audience. Rayonnante, elle aurait entonné un de ses plus grands tubes et aurait signé un autographe au juge.
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