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Note moyenne 3.97 /5 (sur 247 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Moutiers-en-Cinglais , le 19/07/1929
Biographie :

Emmanuel Le Roy-Ladurie est un historien moderniste français.

Ancien élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm (promotion Lettres 1949), reçu à l'agrégation en 1953, il est d'abord passé par un poste d'enseignant dans le secondaire à Montpellier (1955-1957), puis devient attaché de recherche au CNRS (1958-1960), assistant à la Faculté de lettres de Montpellier (1960-1963) et maître-assistant à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

C'est durant cette période où il enseigne à Montpellier qu'il se lance dans la recherche, il soutient son doctorat ès lettres "Les Paysans de Languedoc" (1966), et publie plus tard son succès mondial "Montaillou, village occitan" (1975), qui s'insère dans un contexte qui voit l'émergence de l'anthropologie historique.

De 1973 à 1999, il a occupé la chaire d'Histoire de la civilisation moderne au Collège de France. Il deviendra l'administrateur général de la Bibliothèque nationale de 1987 à 1994.

Emmanuel Le Roy Ladurie fut l’un des animateurs majeurs de l'école des Annales et devint, dans les années 1970, une figure emblématique de la Nouvelle Histoire. Certaines de ses œuvres qui s'inscrivent dans le courant de l'anthropologie historique connurent un grand succès auprès d'un large public.

Chercheur éclectique, il s'est également intéressé à l'histoire des régions ("Histoire de France des régions", Seuil, 2004) et a joué un rôle pionnier dans l'histoire du climat.

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Source : Wikipedia
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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
LydiaB   16 juillet 2013
Montaillou, village occitan de 1294 à 1324 de Emmanuel Le Roy Ladurie
L'éthique cathare, théoriquement, est en vogue à Montaillou. Elle tolère qu'on mange du poisson ; mais elle interdit le lard et la viande de boucherie : consommer l'animal, ce serait, dans l'optique albigeoise, léser l'immense circulation d'âmes qui s'établit normalement à travers les oiseaux, les mammifères et les hommes, grâce au principe de la métempsychose.
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Nastasia-B   28 avril 2014
Histoire du climat depuis l'an mil. Tome 2 de Emmanuel Le Roy Ladurie
Quelle est d'abord l'incidence de l'hiver sur les rendements ? Pour la France, les études de météorologie agricole sont unanimes : l'hiver froid, sauf rigueur exceptionnelle, n'est pas dangereux mais, au contraire, favorable à un bon rendement des céréales. [...]

En réalité, l'hiver néfaste, pour la moitié nord de la France, n'est pas l'hiver rude, mais l'hiver pluvieux.
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Nastasia-B   06 septembre 2014
Histoire du climat depuis l'an mil. Tome 1 de Emmanuel Le Roy Ladurie
Le réchauffement est continu pour les 22 stations de l'Hexagone, et bien réparti sur cet espace français. On était à 11,4 ° de moyenne annuelle en 1901-1910 ; à 11,6 ° en 1911-1920 ; à 11,8° en 1921-1930. [...] La décennie 1990 est, comme je l'ai dit, la plus chaude du XXe siècle, avec 12,7 ° de moyenne.
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Jeanmarc30   17 avril 2020
Histoire du Languedoc de Emmanuel Le Roy Ladurie
La décadence économique, commune au Languedoc et à bien d’autres régions du sud de l’Europe, n’est pourtant ni fatale ni universelle. Dans l’Aquitaine moins développée, Toulouse, comme au XIXe siècle, marche à contre-courant de sa région, et donne depuis quarante ans l’exemple d’une éclatante fortune. Grande ville du Languedoc (155 000 habitants en 1911), elle est aussi en 1914 l’agglomération française la plus éloignée du front. Elle est donc choisie comme zone-refuge pour l’industrie de guerre (explosifs, aviation). Grâce à Latécoère, Daurat, Guillaumat, Mermoz, Saint-Exupéry, elle devient après 1919 la puissante cité française de l’aéronautique, tête de ligne de l’Atlantique-Sud et centre actif de production d’avions. En 1962Sud-Aviation, société nationale, venait en tête de la production européenne, grâce à la célèbreCaravelle. Quant à l’industrie chimique, fondée en 1924-1928 par l’État pour l’exploitation de brevets allemands dont les industriels français ne voulaient pas, elle détenait la première place en France pour l’azote industriel et ses sous-produits. L’énergie était fournie par les barrages des Pyrénées et du Massif central, et par le gaz de Saint-Marcet et de Lacq. Ainsi, les capitaux d’État, aidés par l’initiative locale, ont changé le destin de cette ville, que Basville en 1698, jugeait à jamais impropre au commerce et à l’industrie, en raison de « l’indolence espagnole » de ses habitants. L’évolution toulousaine a valeur d’exemple : dans le renouvellement des structures économiques, le fait urbain doit jouer un rôle aussi important que la reconversion agricole.



Dans cette perspective cependant, le Languedoc tout entier paraît bien placé. La construction d’un axe Rhône-Rhin, les techniques d’avant-garde (canalisation du Bas-Rhône, usines atomiques diverses, certes contestées), le tourisme enfin confèrent un avantage décisif à cette province voisine de la mer et d’un grand fleuve à vocation européenne.



L’implantation massive des« pieds-noirs »,de 1960, l’a bien montré : mer et autour soleil, au XXe siècle, peuvent être des motifs de peuplement plus importants que vigne et charbon.
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Coco574   24 mai 2020
Histoire de France des régions de Emmanuel Le Roy Ladurie
Une histoire des minorités françaises, de leurs conflits avec la « grosse majorité » et plus encore de leur intégration souvent réussie à l’ensemble national pourrait se concevoir à deux niveaux. En premier lieu, il s’agirait bien sûr des minorités linguistiques ; elles se localisent toutes, ipso facto, à la périphérie (certes largement conçue) du royaume, puis de la République. Leur liste exhaustive inclut les Alsaciens-Lorrains de langue germanique (= alémanique et « francique »), les néerlandophones de Dunkerque et Hazebrouck ; les celtophones de Bretagne occidentale ; les Basques français du Labourd, de la Basse-Navarre et de la Soule ; les Nord-Catalans du Roussillon (Pyrénées-Orientales) ; les Corses ; les dialectophones de langue franco-provençale en Savoie et Dauphiné ; enfin les Occitans, au midi d’une ligne approximative qui inclut, vers le sud, Bordeaux, Limoges, Clermont-Ferrand, Valence et les Alpes de Provence.

En second lieu, on pourrait évoquer diverses « minorités » d’un tout autre genre, et cela au sens que les publicistes anglo-saxons donnent à ce mot. Il s’agirait, en cette deuxième hypothèse, de groupes mainte fois, mais pas nécessairement, militants ; ils se rattachent à des entités ethniques, religieuses ou sexuelles ; elles ne disposent point, dans l’Hexagone, d’un territoire particulier (à la différence des Alsaciens, Corses, Basques, etc.). Parmi ces groupes non strictement territoriaux, citons les protestants, les juifs, les Arméniens, les immigrés de toute sorte, Européens (tels que Portugais ou Polonais), mais aussi Maghrébins, Africains, Tamouls, sans oublier les vastes immigrations du passé, parmi lesquelles celles des Irlandais jacobites et catholiques des XVIIe voire XVIIIe siècles, fuyant les persécutions d’origine protestante infligées par l’Angleterre dominatrice. Erin opprimée par Albion a contribué ainsi au repeuplement, tant élitaire que populaire, de ce qui deviendra ultérieurement Marianne : il suffisait d’y penser. À ces diverses « entrées humaines » venues des nationalités ou ethnicités les plus diverses, depuis les Gitans jusqu’aux Algériens, en passant par les Portugais, il conviendrait d’ajouter (au titre de ces mêmes minorités de toute sorte, exogènes ou endogènes, ne disposant point d’un territoire particulier dans l’hexagone) deux catégories qui eussent étonné dans cette liste, voilà quelques dizaines d’années, mais que diverses militances récentes et principalement nord-américaines nous incitent à évoquer pour le coup : les homosexuels et les femmes. Le statut minoritaire et mainte fois militant de ceux-là ne fait de doute pour personne. Celles-ci, par contre, sont légèrement majoritaires sur le plan démographique : mais l’expression particulière, idéologique parfois, que le féminisme donne de leur situation ou de leurs demandes éventuelles n’intéresse activement qu’une minorité, certes visible.

Disons-le tout net : nous ne considérerons point, dans le présent ouvrage, ce second niveau. Quant aux groupes à dominante sexuelle ou bien d’immigration, ils représentent à beaucoup d’égards, comme tels, un problème relativement contemporain. À moins de parler, bien sûr, dans des chapitres concernant l’histoire économique de la France, du rôle des banquiers allemands et des marchands italiens à Lyon, au XVIe siècle ; ou des pionniers du négoce hollandais à Nantes au XVIIe. Mais telle n’est pas notre tâche en ce livre.

Il sera donc uniquement question, dans les pages qui vont suivre, des minorités linguistiques, périphériques, géographiques. Elles peuvent, à leur tour, être classées en deux sous-groupes.
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Celkana   31 juillet 2015
Montaillou, village occitan de 1294 à 1324 de Emmanuel Le Roy Ladurie
Les discriminations de longue durée qu'introduira plus tard l'école paroissiale, réservée par préférence aux garçons, n'existent pas ou pratiquement pas. Le discours féminin est donc, à cette période, tout aussi chargé de sens et de sérieuxque le discours masculin. Car le premier n'est pas encore devalorise par la scolarisation, qui magnifiera le second.
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Coco574   24 mai 2020
Histoire de France des régions de Emmanuel Le Roy Ladurie
S’agissant des minorités non latines, la Lorraine, précisément, n’aurait point figuré dans notre recension, si n’avait eu lieu l’épisode fondamental des invasions germaniques du IVe siècle, au cours desquelles les Francs et les Alamans franchirent le Rhin et s’installèrent en zone gallo-romaine. Jusqu’à cette date, en effet, la Lorraine (dont le nom n’apparaîtra comme tel qu’ultérieurement, à partir de l’époque carolingienne) participait aux avatars de l’ensemble gaulois, dans ses modalités celtiques, puis romaines. Il n’est pas impossible, du reste, que l’invasion des armées de César, de 58 à 52 avant notre ère, dans cette région cisrhénane, comme ailleurs, ait eu pour but (notamment) d’empêcher un déferlement germanique qui, de toute façon, se produira quelques centaines d’années plus tard. Aux IER et IIe siècles après Jésus-Christ, la ville de Metz et ses alentours bénéficiaient d’une prospérité que matérialisent aujourd’hui encore, après exhumation, les restes des thermes, des amphithéâtres, des mosaïques. À partir du dernier quart du IIIe siècle, cependant, et jusqu’au début du Ve, les populations de l’aire « allemande » (comme on dirait aujourd’hui) se déplacent vers l’ouest, non sans violences, et font bouger la frontière linguistique : elle va courir désormais au sud-ouest du Rhin inférieur, aux dépens de la peau de chagrin gallo-romaine. Ainsi se trouve implantée, aujourd’hui encore, une population germanophone dans la région de Thionville, Saint-Avold, Forbach, Sarreguemines, Bitche et Sarrebourg. Le pointillé sémantique a pu quelque peu trembler, derechef, depuis la fin du Ier millénaire22 ; la langue romane, qu’incarnent les dialectes et puis le langage français, a récupéré, de ce fait, une bande frontalière d’un couple de lieues en direction du nord-est ; le legs des grands débordements alémaniques et franciques demeure néanmoins durable. La germanisation, en tout état de cause, évolue pendant l’Antiquité tardive et sous les Mérovingiens à l’intérieur de limites restreintes… et même restrictives. Elle est contrebalancée par des faits, synchrones ou non, de romanisation d’arrière-saison. Ainsi les vignobles, venus du sud, s’étaient-ils enracinés non loin de Metz à partir des dernières décennies du IIIe siècle (les « vins gris » de Lorraine resteront célèbres). Surtout, le christianisme s’instaure, dont l’avancée majeure entre Meuse et Sarre intervient pour l’essentiel après les années 300-350 ; il lui faudra plusieurs siècles encore pour parvenir à des implantations définitives, et somme toute monopolistes.
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Jcequejelis   06 octobre 2015
Le territoire de l'historien de Emmanuel Le Roy Ladurie
Selon Baroja, les choses se sont corsées, dans le midi de la France, avec l'agonie du catharisme. Vers 1330, un inquisiteur, à l'époque ou ses collègues en Inquisition sont mis au chômage par suite de l'extermination des derniers hérétiques, reconvertit son organisation en l'orientant vers la chasse aux sorcières. Avec des éléments « réels » du folklore pyrénéen et aquitain, et en s'aidant de racontars de bonne femme probablement obtenus par la torture, ce persécuteur-bricoleur fabrique la version fameuse et standardisée du sabbat, où les participantes adorent de toutes les manières un diable-bouc ; cette version contient également quelques thèmes anticathares et antisémites : les crises de la fin du Moyen Age, au cours desquelles on cultive volontiers le « bouc émissaire », popularisent de nouveau stéréotype du sabbat, qu'on appelle précisément « synagogue pute ». Le sabbat-stérotype en question, vulgarisé par les procès d'Inquisition eux-mêmes, se répand sans tarder, au prix de quelques adultérations, hors de son aire folklorique originelle (Pyrénées, Aquitaine, Catalogne, nord de l’Espagne). Les montagnes de Suisse, fort ensorcelées depuis belle lurette, sont spécialement réceptives à cette propagande. Et puis, en 1486, deux frères prêcheurs d'Allemagne, reprennent à leur compte ce bric-à-brac médiéval. Ils publient le célèbre « Malleus malficarum » ou « Maillet des Maléfiques ». Avec la puissance de multiplication propre aux nouveaux « masse média » de l'époque, ce livre d'antisorcellerie – le premier à être lancé dans la «  Galaxie de Gutenberg », - va désormais imposer à tout l'Occident l'image standardisée du diable-bouc.



2727 – [p. 414] Le sabbat et le bûcher
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SZRAMOWO   06 mars 2016
Le carnaval de Romans. De la Chandeleur au mercredi des Cendres 1579-1580 de Emmanuel Le Roy Ladurie
Reste, par-delà les confréries et les royaumes, le problème général de la fête d'hiver, et plus précisément des festivités d'avant carême : il faut poser cette question carnavalesque au plan dauphinois-méridional, européen même. On ne peut éclairer les conduites romanaises de février (1579 et surtout 1580) si on ne les replace pas dans une conception plus vaste, et plus comparative du carnaval. Tel qu'il était vécu dans les diverses cultures provençales et méditerranéennes ; françaises, mais aussi savoyardes ; helvétiques, autrement dit germaniques...Toutes ces cultures étant voisines et cousines de la civilisation dauphinoise du XVIème siècle. Nous distinguerons à ce propos, en allant du temps abstrait au temps concret, les aspects et rôles a) calendaires-annuels, b) chrétiens-païens, c) saisonniers-hivernaux, d) agricoles-fécondateurs, e) socio-conflictuels, f) symbolico-rituels, du carnaval.

Formellement, le Carnaval dauphinois a longtemps fonctionné comme fête de fin d'année ou de changement d'année. L'année, en Dauphiné au Moyen Âge et parfois jusqu'au XVIème siècle, commençait tantôt le 25 septembre, ou le 25 décembre ou le 25 mars. Le Carnaval est donc l'une des périodes qui marquent la fin d'un cycle annuel et le début ou recommencement du suivant.
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tristantristan   23 décembre 2019
Montaillou, village occitan de 1294 à 1324 de Emmanuel Le Roy Ladurie
La maison possède aussi des dépendances variées: une cour ou basse-cour la jouxte: on y prend le soleil en compagnie des volailles. Elle est généralement décorée d'un tas de fumier sur lequel grimpe, telle servante curieuse, qui peut espionner ainsi, au niveau du solier, ce que ses patrons et les parfaits se racontent les uns aux autres.
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