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3.74/5 (sur 294 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Oullins , 1959
Biographie :

Emmanuel Venet est psychiatre à l'hôpital du Vinatier depuis 1989. Il vit à Lyon.

Parmi ses écrits professionnels, "La Légende de saint Jean l'Hospitalier" paru dans "Trente ans de psychiatrie lyonnaise" (Césura-Lyon, 1991).

Sur le plan littéraire, un récit, "Portrait de fleuve", paru en 1991 chez Gallimard. Puis, chez Verdier, un recueil de textes courts : "Précis de médecine imaginaire" en 2005, "Ferdière, psychiatre d'Antonin Artaud", en 2006 et "Rien" en 2013.

En 2016, il publie le roman "Marcher droit, tourner en rond", un monologue intérieur pétri d’humour, dans lequel le narrateur (un homme de quarante-cinq ans atteint d’une forme d’autisme), évoque toutes les hypocrisies de la société.

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pour moi, l'amour suppose un engagement absolu, une constante préoccupation pour le bonheur de l'être aimé, et une droiture sans faille à son égard. (p. 25)
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On repère l'onde divinisante à cette singularité : un détail, toujours, cloche.
(p. 74)
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Je ne comprendrai jamais pourquoi, lors des cérémonies de funérailles, on essaie de nous faire croire qu'il y a une vie après la mort et que le défunt n'avait, de son vivant, que des qualités. Si un dieu de miséricorde existait, on se demande bien au nom de quel caprice il nous ferait patienter plusieurs décennies dans cette vallée de larmes avant de nous octroyer la vie éternelle; et si les humains se conduisaient aussi vertueusement qu'on le dit après coup, l'humanité ne connaîtrait ni les guerres ni les injustices qui déchirent les âmes sensibles. (p. 9)
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Ma tante Lorraine, encore elle, a obtenu de lire un poème de son cru dont l’indigence le dispute à l’insincérité: « Maman joyeuse, maman rieuse, maman gracieuse, maman rêveuse, maman chaleureuse, maman travailleuse, maman berceuse, maman fabuleuse, maman facétieuse, maman lumineuse, maman tricoteuse, maman audacieuse, maman généreuse, maman fougueuse mais
surtout maman heureuse. » Certes, ma grand-mère Marguerite entretenait sa maison et aimait tricoter, mais pour le reste le portrait prend beaucoup de libertés avec le modèle. Quitte à retenir cette forme littéraire simplette, à la place de ma tante Lorraine j’aurais personnellement écrit « Maman menteuse, maman grincheuse, maman teigneuse, maman coureuse, maman oublieuse, maman rabâcheuse, maman truqueuse, maman râleuse, maman boudeuse, maman sermonneuse, maman cauteleuse, maman querelleuse, maman chicaneuse, maman rancuneuse, et surtout maman malheureuse. (p. 12-13)
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Il leur fut sans doute plus facile de marcher dans les pas de ma grand-mère Marguerite et de considérer l'amour comme une activité à temps partiel, ou comme un mal nécessaire par quoi les humains se donnent l'illusion de n'être pas seuls.
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Y compris dans mon entourage proche, personne n'a jamais compris les raisons de mon amour pour le scrabble, à savoir la découverte de la vie propre des lettres et l'évacuation des significations grâce à quoi "naître" et "mourir" peuvent s'équivaloir exactement. Chaque fois que j'en ai parlé on m'a regardé avec des yeux ronds et une mine suspicieuse.
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Entendons-nous bien, je ne suis pas un fanatique de la vérité, j'admets volontiers qu'on maquille un cadavre pour le rendre présentable à la famille avant de visser le couvercle du cercueil, et je peux comprendre qu'on n'entre pas dans la description détaillée de tous les travers du défunt. Mais de là à présenter ce dernier sous un jour entièrement trompeur, il y a un fossé que je me refuse à franchir.
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Le jour où j'ai eu le malheur de faire observer à ma grand-mère Marguerite que Sophie Sylvestre avait, comme Brigitte Bardot, Michèle Morgan ou Antonin Artaud, les initiales du bonheur, ma grand-mère s'est emportée, m'a traité de nazillon et m'a dit en prenant un air supérieur qu'elle avait, elle, une toute autre idée du bonheur .
P 35
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On stigmatise à longueur de temps mon inaptitude à saisir les logiques sociales, mais en l’occurrence je vois mieux que personne la ligne de démarcation entre le dessus et le dessous de la terre, et qu’il vaut mieux accueillir le soleil sous une verrière que trop s’occuper de ce qui se passe dans l’ombre sous nos pieds.
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Notre époque a oublié cet ABERRANT SACRIFICE de
générations d'élèves doués et désireux d'aller au lycée
mais barrés à douze ans par leur extraction modeste.
votre mère, Charles Juliet, en a fait les frais.
lettres d'ami(e)s à Charles Juliet, attentivement.
(MERCI Monsieur Emmanuel Venet d'avoir mis au jour
cette abomination que vous nommez, avec justesse,
SACRIFICE : combien en furent victimes !! dixit charlottelit).
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