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Note moyenne 3.71 /5 (sur 246 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1980
Biographie :

Emmanuelle Favier est écrivain et dramaturge.

Elle est l'auteure d'un roman, "Le courage qu'il faut aux rivières" (2017), d’un recueil de nouvelles, "Confession des genres" (2012), et de trois livres de poèmes : "À chaque pas, une odeur" (Librairie-Galerie-Racine, 2001), "Dans l’éclat des feuilles vives" (éditions de la Musaraigne, 2005), "Le Point au soleil" (Rhubarbe, 2012).

Ses textes apparaissent dans un grand nombre de revues, blogs ou anthologies en France, en Belgique ou au Canada, qu’il s’agisse de nouvelles (Brèves, Rue Saint-Ambroise, Harfang) ou de poèmes (Poésie 1, Arpa, Bacchanales, Lieux d’être, Multiples, Le Journal des poètes, L’Arbre à paroles, Sarrazine, Pas d’ici, pas d’ailleurs…). Sa poésie a été primée à deux reprises.

Elle est également auteure de théâtre et sa deuxième pièce, "Laissons les cicatrices", a reçu le premier prix du concours d’écriture dramatique de la Manufacture des Abbesses en 2013.

Elle a en outre publié plusieurs articles critiques (Alternatives théâtrales, Mediapart, Poésie 1, Cahiers de théâtre/Jeu, Altermed…) et a soutenu en 2006 une thèse sur les adaptations au théâtre de l’œuvre et de la vie de Rimbaud.

Elle a participé à de nombreux festivals littéraires (Printemps des poètes, DécOuvrir, Paris littéraire, Festival des jeunes étoiles…) et, de 2008 à 2015, a donné ses textes à entendre avec le guitariste Fabien Montes dans le cadre du duo "Proses électriques". Entre 2013 et 2015, elle a organisé et animé des rencontres littéraires, notamment à la Maison de la poésie à Paris.

Elle est correctrice-relectrice pour Mediapart depuis 2011.
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Source : www.mediapart.fr
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En 2020, à l'occasion du Printemps des Poètes, les Éditions Bruno Doucey publient l'anthologie "Courage ! Dix variations sur le courage et un chant de résistance". La soirée de lancement s'est déroulée à la Maison de la Poésie de Paris, en compagnie de nombreux auteurs : Katerina Apostolopoulou, Louis-Philippe Dalembert, Emmanuelle Favier, Dimitri Porcu, Fabienne Swiatly & Murielle Szac. Musique par Fénia Papadodima & Yorgos Paliamotis. Une soirée animée par Bruno Doucey & Thierry Renard. Découvrir l'anthologie : https://bit.ly/2W598YO
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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
Bazart   18 septembre 2017
Le courage qu'il faut aux rivières de Emmanuelle Favier
D’une voix forte, elle profère les paroles rituelles, jure par la pierre et par la croix de rester vierge, de ne jamais contracter d’union ni fonder de famille. Elle regarde vers le bas, évitant les yeux ourlés de mauve de celui qu’elle fuit par le pouvoir des mots prononcés.
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Annette55   29 mars 2018
Le courage qu'il faut aux rivières de Emmanuelle Favier
" Être femme est une infirmité naturelle

Dont tout le monde s'accommode.

Être homme est une illusion et une violence

Que tout justifie et privilégie.

Être est tout simplement un défi ."
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Bazart   29 septembre 2019
Virginia de Emmanuelle Favier
Elle songe à ce qu’est le temps présent, au fait que tout procède d’une brume, expire en un halo, au fait que les êtres meurent de vivre sans y songer. Elle songe qu’il y a partout des histoires et qu’il est impossible et vain de les raconter. Elle songe à l’eau qui peut mettre trois semaines à digérer un corps."
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Nat_85   07 août 2018
Le courage qu'il faut aux rivières de Emmanuelle Favier
Etre femme est une infirmité naturelle dont tout le monde s'accommode. Etre homme est une illusion de violence que tout justifie et privilégie. Etre tout simplement est un défi.
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LaRousseBouquine   03 septembre 2017
Le courage qu'il faut aux rivières de Emmanuelle Favier
Le monde qu'elle avait toujours connu était transfiguré, les impressions exacerbées. Tout était plus beau ou plus laid, ce qu'elle n'avait jusqu'alors jamais remarqué s'imposait à elle, que ce soit la splendeur d'une lumière d'hiver sur le couchant des montagnes ou la désolation sordide de la plupart des maisons qui l'entouraient. Un rien l'émouvait des paysages familiers qu'elle croyait à présent découvrir : levant la tête elle constatait des ciels de peintre, qu'elle observait longtemps se défaire entre les cimes et retomber au faîte des sapins en traînes dorées ou bleues ; ou bien c'était la virtuosité d'un flocon de neige qui, tout à coup, lui livrait des finesses jusqu'alors ignorées.
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Histoiresdenlire   23 mai 2020
Virginia de Emmanuelle Favier
Elle étouffe presque sous l’excès de ce qu’il y a à observer, suffoque de devoir sans cesse choisir ce qu’elle regarde. (…). Les choses et les êtres sont entourés d’un halo qui est celui du regard que l’on porte sur eux, et cette matière subjective, translucide, qui enveloppe le monde est celle, peut-être, de l’écriture.
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sld09   02 septembre 2017
Le courage qu'il faut aux rivières de Emmanuelle Favier
le lynx regardait Adrian. Seule trace d'affolement dans sa fixité, les oreilles bougeaient, captant à toute vitesse des signaux qui échappaient à l'homme. Les fines flèches noires à l'extrémité de leurs triangles veloutés étaient deux antennes à la précision meurtrière. Une patte moussue en suspension au-dessus de la roche, les muscles prêts à onduler dans une détente nette, le lynx évaluait le danger, l'opportunité d'attaquer ou de fuir.
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AnnaDelRio   30 juillet 2019
Virginia de Emmanuelle Favier
(...) la main de Gerald glisse sous les jupons petits et entre les cuisses petites, la main explore le corps petit et Ginia a un peu mal, mais cela semble le rendre si heureux, cette violence douce qu'il lui fait, et l'on apprend très tôt que c'est le bonheur des frères qu'il faut vouloir.
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leslivresmapassion   02 avril 2018
Le courage qu'il faut aux rivières de Emmanuelle Favier
Ses muscles étaient entraînés au-delà des exigences de son véritable sexe, et l'habitude de le dissimuler finit par se muer en conviction. Elle aurait presque fini par oublier qu'elle était une femme, à présent qu'on ne lui demandait plus de feindre d'être un homme. Elle n'avait jamais de difficultés à être accueillie ; sa longue physionomie brune et sa discrétion rassuraient. Les gens qu'elle rencontrait ne remplissaient pas uniquement leur devoir d'hôte, ils appréciaient sa compagnie. Elle n'avait pas eu l'occasion auparavant de mesurer l'affection qu'elle pouvait susciter, sa relation aux autres ayant été confinée dans les limites de la terreur exercée par son géniteur sur sa mère, sur ses sœurs et sur elle-même.
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nilebeh   20 novembre 2017
Le courage qu'il faut aux rivières de Emmanuelle Favier
L'une [des jattes] est remplie d'une substance noire et épaisse, l'autre d'un liquide blanc et crémeux. […] Elle joint ses paumes pour mêler le sang et le lait, les applique sur son visage, couvrant ses joues, son front, son nez d'un onguent brunâtre et nauséabond. […] D’une voix forte, elle profère les paroles rituelles, jure par la pierre et par la croix de rester vierge, de ne jamais contracter d’union ni fonder de famille. Elle regarde vers le bas, évitant les yeux ourlés de mauve de celui qu’elle fuit par le pouvoir des mots prononcés.
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