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Note moyenne 3.82 /5 (sur 74 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 07/06/1975
Biographie :

Emmanuelle Lambert une écrivaine française.

Elle est agrégée de Lettres modernes et Docteur ès lettres avec une thèse sur Jean Genet. Elle a travaillé sept ans avec Alain Robbe-Grillet dans le cadre de ses fonctions à l’IMEC. Elle a été co-commissaire de l'exposition "Alain Robbe-Grillet, le voyageur du Nouveau Roman" produite par l'Imec à l'Abbaye-aux-Dames de Caen en 2002 et a co-édité avec Olivier Corpet les ouvrages suivants : "Le voyageur, textes, causeries et entretiens d'Alain Robbe-Grillet" (Christian Bourgois, 2001) et "Alain Robbe-Grillet, le voyageur du Nouveau Roman" (Imec, 2002).

Emmanuelle Lambert a également publié avec Olivier Corpet une édition des scénarios d'Alain Robbe-Grillet chez Fayard.

En 2011, elle est l'auteure d'un roman intitulé "Un peu de vie dans la mienne", puis en 2013 de "La Tête haute".

En 2018, elle publie aux éditions Stock un roman intitulé "La Désertion" et un récit, "Apparitions de Jean Genet" (Les Impressions Nouvelles).

En 2019, elle obtient le Prix Femina essai pour son livre "Giono, furioso".
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Source : http://www.10-18.fr/site/emmanuelle_lambert_&181&16123.html et catalogue de la BNF
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Emmanuelle Lambert - Giono, furioso


Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24   22 septembre 2019
Giono, furioso de Emmanuelle Lambert
C'est au collège que nous avons lu, pour la première fois, Jean Giono. Nous n'y avons strictement rien compris.

Je me souviens du -Chant du Monde-, de ses longues phrases et d'une réalité qui m'était parfaitement, hermétiquement étrangère. La montagne. Les radeaux. Les paysans. Tout cela était loin dans l'espace et dans le temps, le livre charriait des mots, des métiers et des lieux disparus ou inventés. Nous n'étions pas coutumiers d'une langue si vivace. (...) Disons-le : à la première lecture, tout cela m'a beaucoup ennuyée. (p. 98)
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Emmanuelle Lambert
sabine59   22 décembre 2019
Emmanuelle Lambert
La lecture, cette réaction chimique née du frottement entre deux imaginations, celle du lecteur et celle de l'auteur.



(" Giono, furioso")
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fanfanouche24   22 septembre 2019
Giono, furioso de Emmanuelle Lambert
On peut sans trop s'avancer dire qu'en termes de chaleur maternelle, de protection, de fusion, on a vu mieux. Si ces qualités, culturellement attendues chez les mères, sont déniées à Pauline, c'est aussi parce qu'elles sont attribuées à Jean-Antoine. C'est lui qui remplit la fonction éternelle de soin: il lave, soigne, rassure et veille. (...)

Sur les photos de sa famille, il a ainsi souvent un bébé ou l'autre dans les bras. Ses petites filles, il les touche, les soulève, les embrasse, quant tant d'hommes de sa génération ne s'intéressaient aux enfants qu'une fois doués de langage et d'autonomie. C'est un père charnel. (p. 118)
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fanfanouche24   23 septembre 2019
Giono, furioso de Emmanuelle Lambert
La guerre profite au capital. Pas à la vie, pas à l'avenir. Et dans "Recherche de la pureté", une fois qu'il a compris que la chair tendre des enfants jouant au soleil n'est que "viande bouchère", une seule chose lui reste à faire : "pleurer".



Son pacifisme n'a rien d'une philosophie de planqué, comme il serait aisé de le croire depuis aujourd'hui, tant il est simple de crier à l'irresponsabilité d'autrui quand on n'a jamais eu à risquer sa peau. C'est le cri de désespoir de celui qui dit ce que la guerre fait : rien, sinon déshumaniser les humains, et engraissent les industriels. (p. 152)
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fanfanouche24   21 septembre 2019
Giono, furioso de Emmanuelle Lambert
Dans ma bibliothèque, on trouve, au premier rang, au moins deux poètes autodidactes et merveilleux façonnés par leurs lectures grandioses. Leur langue est une chose si personnelle qu'on ne peut les rapprocher d'aucun de leurs contemporains.Littérairement, Ils sont sans famille.

il y a vous, Giono, et votre cadet de quinze ans, Jean Genet. (...)

Si vos oeuvres n'ont rien à voir, votre rapport à la langue et à la culture est le même : il est strictement, rigoureusement intime. vous vous foutez tous deux des passages obligés. On ne vous commandera pas.



Vous avez d'ailleurs atterri dans la même prison militaire, à Marseille, à un an d'écart. Aujourd'hui, vous avez tous deux des manuscrits dans les archives de la Bibliothèque nationale et un dossier dans celles de la justice militaire. Tous les deux, vous n'êtes pas bien commodes. (p. 59)
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hcdahlem   29 mai 2018
La désertion de Emmanuelle Lambert
Quatre jours après sa disparition, il s’était rendu en bas de son immeuble. Il était resté longtemps immobile, face à la porte cochère ; elle n’était pas apparue. Il avait aussitôt regretté son inertie des premiers jours. Il était revenu le lendemain, le surlendemain et le jour d’après. Jamais elle n’était venue. Même, le cinquième jour, il s’était rendu dans le nord de Paris, en bas de chez l’homme qu’elle fréquentait et jusque chez qui, un soir, il l’avait suivie.

Il craignait alors que cette pute, cette petite misère stupide, ne se fût suicidée en laissant une lettre qui l’aurait accusé. Il avait souhaité mettre à profit les quelques jours restant avant le déchaînement administratif à venir (procédure de licenciement, signalement aux personnes disparues, enquête) pour tenter d’y voir clair, et peut-être la retrouver. 
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fanfanouche24   21 septembre 2019
Giono, furioso de Emmanuelle Lambert
Ce n'est pas qu'il s'ennuie. Giono est doté d'une faculté d'émerveillement à la fois épuisante et salvatrice. (...)

mais l'entrave du corps est plus forte que l'émerveillement. Il écrira plus tard qu'alors il était "enfermé entre deux plaques de schiste" où il devait "peu à peu devenir fossile". [*Giono était employé de banque]

Heureusement pour lui, il y a les livres. Il les accumule et les dévore en autodidacte. Le "Bleu" de Jean le Bleu est à la fois la couleur de son uniforme, et cette part de lui-même absolument personnelle, rêveuse, inaccessible à la contrainte. (p. 54)
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fanfanouche24   23 septembre 2019
Giono, furioso de Emmanuelle Lambert
["Les âmes fortes" ] Giono expose l'une des choses les plus importantes pour comprendre combien la bonté et la générosité sont chez lui des notions complexes sinon troubles. Il explique qu'il y a une fureur de la générosité, qu'elle revient à une forme de prédation de l'autre, toujours plus recouvert par les bienfaits qu'on lui dispense. La générosité, pour lui, c'est la faim de l'autre. (...)

Giono, vous êtes impossible, vous dit-on, et là vous exagérez : si vous nous enlevez le don, la bonté, alors que nous reste-il , qu'est-ce que vous nous faites à la fin ? (p. 131)
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fanfanouche24   20 septembre 2019
Giono, furioso de Emmanuelle Lambert
Je ne prends pas beaucoup de risques en avançant, péremptoire que votre livre le plus offert aujourd'hui est certainement - L'homme qui plantait des arbres. Car il y a les livres qu'on lit seul dans le noir et ceux qu'on fait circuler, heureux de donner un bout de notre âme aux gens qu'on aime - évidemment, il est plus aisé d'offrir des livres qui font du bien. Celui-ci, ce rejeton bizarre, a toutes les qualités requises. (...)

Ravi, -L'Homme qui plantait des arbres- a poussé sur les terres de votre oeuvre comme surgit parfois, dans une fratrie difficile, un enfant qui voit toujours le verre à moitié plein. Il rayonne d'une chose qui me paraît si loin de vous que c'en est curieux : l'optimisme. (p. 103)
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fanfanouche24   22 septembre 2019
Giono, furioso de Emmanuelle Lambert
Mais lorsqu'on revient au seul endroit où il est dans son élément, c'est-à-dire dans la fiction, on y lit constamment la lutte à mort. Des premiers livres aux derniers, elle est engagée entre l'homme et la nature, entre l'homme et l'argent, et de plus en plus resserrée vers le coeur du problème : entre l'homme et l'homme. (p. 108)
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