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Citations de Eric Dubois (73)


lepoetedelannee   24 mai 2020
Langage(s) de Eric Dubois
La parole retient le sable


soleil cicatrice d’ombre mâchée par des insectes


le rire omniprésent


Sosie de soi dans le quant à soi fleurit les fleuves et les sentiers


Les chants sont des oui attentifs et des non vigilants


Chercher dans les mots

le substrat du langage et le ferment des jours


Le mot est le soleil du langage

Son épicentre sa structure son ordonnée
Idem pour la course du monde elle tisse ses filets par-delà les visages

et empourpre les sourires
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Entre Gouffre et Lumiere de Eric Dubois
quand le silence opère

à l'intérieur


Le jour s'efface

Entre les tours

Mais c'est toujours comme ça
la saison

On cherche les poèmes dans les poches
semble durer encore
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Entre Gouffre et Lumiere de Eric Dubois
Comme un éclat
d'amertume

Qui sied bien
à cette manière d'égarement

Il pleut

Le jour s'efface

Entre les tours

Faux suicide

Mais quel est le bruit
qui résonne étrangement
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Entre Gouffre et Lumiere de Eric Dubois
Ces petites choses
l'automne va encore

Que tu veux appeler
divaguer

Chausser tes Nike
écris plutôt que de vouloir

Être célèbre
c'est si fragile de dire

Que vaut la gloire
quand on est mort?
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Entre Gouffre et Lumiere de Eric Dubois
Une explication
trop tard

Pas assez
dans les étoiles

A quoi ça servirait
c'est ainsi

Comment
quand la ville dort entre les tours

La bouche sèche de tant de mots
que la nuit est tiède des jours alanguis

Dans le printemps récalcitrant
prononce des mots sans suite

A l'aune des vies difficiles
et cherche à comprendre
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Entre Gouffre et Lumiere de Eric Dubois
Tu vis tant d'années
le soleil te fait face

Dans cette tour
la nuit te ressemble un peu

Que c'est devenu une habitude
les jours ont la marque de tes pas

De regarder par la fenêtre
tu as l'esprit en escalier

Et d'aimer ce que tu vois par-dessus tout
le cœur comme un ascenseur entre deux étages
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Le Canal précédé de Le Monolithe de Eric Dubois
STEREO



Et ton amour hume les cendres des planètes conquises x d’ dans l’orage en lisière de l’infini stéréo dans les oreilles pas un parasite ni vrombissement industriel au rond-point et au barrage tu regardes les guincheurs sous les saules pleureurs et le soprano sexe sax d’un coup sec secoue les synapses postés en vigies vigiles des oiseaux écoutent la fin programmée des planètes conquises
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Le Canal précédé de Le Monolithe de Eric Dubois
LE MONOLITHE ( extrait )



Voici que la nuit ascendante tétanise les volontés.
L’homme qui écrit cela dort. Soudain, il ouvre un œil furtif. Il se dit que c’est une tentative de dépassement de soi. La pièce est jaune. L’homme qui a dormi dans cette pièce se dit que c’est une tentative de dépassement de soi d’ouvrir un œil furtif puis l’autre.
Sur la table de chevet, l’Idiot de Dostoïevski.
Quelques photos.
L’homme qui vient de dormir dans la chambre jaune se dit que c’est une tentative de dépassement de soi d’ouvrir un œil furtif puis l’autre sur l’Idiot de Dostoïevski et sur les quelques photos d’anniversaire.
Il a trente six ans.
L’homme s’aperçoit que sous son caleçon il a une légère érection.
L’homme qui vient de dormir et qui s’aperçoit qu’il a une légère érection se dit que c’est une tentative de dépassement de soi d’ouvrir un œil furtif puis l’autre sur l’Idiot de Dostoïevski et sur les photos de ses trente-six ans et sur sa légère érection.
Il sait qu’il est au milieu de la nuit et que le réveille-matin ne sonnera pas. Il sait qu’il ne travaillera pas.
L’homme qui a dormi dans la chambre jaune se dit que c’est une tentative de dépassement de soi d’ouvrir un œil furtif puis l’autre sur l’Idiot de Dostoïevski, sur quelques photos, sur sa légère érection et sur le réveille-matin qui ne sonnera pas l’heure du travail.
Alors, l’homme qui a dormi dans la chambre jaune et qui s’est dit que c’était une tentative de dépassement de soi d’ouvrir un œil furtif puis l’autre sur l’Idiot de Dostoïevski, sur les photos de son anniversaire, sur sa légère érection et sur le milieu de la nuit, décide de se coucher à nouveau après avoir longtemps pensé qu’il avait dormi et qu’il s’était dit que c’était une tentative de dépassement de soi d’ouvrir un œil furtif puis l’autre sur sa légère érection.
L’homme qui a dormi dans la chambre jaune a tenté d’écrire un journal. Mais il s’est lassé de consigner des remarques sans intérêt autour de son existence, de sa place dans la société, de ses vaines relations avec les femmes et de sa psychothérapie dite « analytique ».
L’homme qui a dormi dans la chambre jaune et qui a tenté d’écrire son journal intime, l’été 2002, abandonne provisoirement ce genre de littérature égotiste. Ce n’est pas qu’il ait mieux à faire ou à dire. Peut-être en a-t-il assez dit depuis plus de quinze ans qu’il envisage sérieusement d’écrire ?
L’homme qui a dormi dans la chambre jaune et qui a ouvert un œil furtif puis l’autre sur sa légère érection, après avoir consigné journellement des remarques sans doute ineptes sur ses vaines relations avec les femmes, dans un journal intime sans lendemain, s’est dit qu’il avait finalement tout dit. L’homme qui s’est dit qu’il avait finalement tout dit. L’homme qui s’est dit qu’il avait finalement tout dit n’a pas évoqué ses liaisons chaotiques avec Béatrice, ses orages sensuels avec une certaine Nathalie, caissière dans une boulangerie et son borderline mystique avec une secrétaire de type « stressée » avec enfants en bas âge, prénommée Marie quelque chose sans compter ses vieilles habitudes illicites avec des prostituées…
L’homme qui s’était dit qu’il avait tout dit, n’a pas tout dit. L’homme qui n’a pas tout dit, ouvre à nouveau un œil furtif puis l’autre sur sa légère érection.
+ Lire la suite
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Le Canal précédé de Le Monolithe de Eric Dubois
DELTA


Au delta des apparences tu cueilleras le fruit la substance pendant que la nuit fleurira
Ses douleurs sous-jacentes
Au delta tu plongeras ton abîme dans les cheveux du vent tu songeras à ces rues adjacentes ces places fortifiées ces repas pris en commun avec les loups
Tu diras aux bienheureux qui ignorent le goût du désastre que le fleuve avance toujours dans un seul sens sens de la vie vers le delta fédérateur
Tu leur parleras de moi de nous tu les encourageras à mieux encore dans le même sens vers le delta des apparences
Alors je partirai l’âme claire affronter d’autres climats
Affronter d’autres peuples affronter d’autres Moi
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Pavé mouillé de Eric Dubois
ECRIS POUR OUBLIER


A Paul Cash, Jules Dard


La conscience
Se fait
Vœu

Et pénètre
Les miroirs

Branche le micro
Si tu t’ensables

Bonnes vibrations
Interrogent
Les zombies

Et les filles sans visage
Répondent par des cendres

La conscience
Se fait vœu

Et confond
Les plaies

Oublie ton médiator
Si ton masque
Tombe

Et invoque le Marquis

Apprends à
Te perdre

A flotter
Dans l’absolu

Mets ton loup
Et conspire
Avec le vide

Prends un acide
Et arrache tes pansements

Ecris pour
Les orages
Ecris pour
Les symboles

Ecris pour
Transcender

Ecris pour
Lutter

Ecris pour
Trembler

Ecris pour
Etonner

Ecris pour
Oublier
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Pavé mouillé de Eric Dubois
LA VIE EST LUMINEUSE




Vanité
Vanité
Que frémir
Du même possible

La vie est lumineuse
La vie est belle
Rebelle

J’attends le printemps
Aurai-je le temps ?

A la sortie du garage
La rebouteuse fait l’aumône
De quelques viscères

Et tumeurs oniriques

Hier soir une fille sans visage
M’a dit que j’étais malade

A propos
Et vous ?

La vie est lumineuse
La vie est belle
Rebelle

Où est passée mon ordonnance ?

Vanité
Vanité
Que frémir
Du même possible
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Pavé mouillé de Eric Dubois
LES FLOTS BLEUS BLUES



On me dit
Que sept ans
Est l’âge de raison
L’âge de raison
L’âge de comprendre
Comprendre que
Ce sera fini
Entre la voie ferrée
Et la rue Barbusse
La rue du Viaduc
Et l’allée de la Voûte


1973
J’ai sept ans
Pourquoi vivre
De l’autre côté
De la voie ferrée
Dans le confort
Et la modernité
Ça dépasse
Mes compétences
Je préfère
Les chats errants
Et les habitués
Des Flots Bleus

C’est mon terrain de jeux
Alger Tunis Nouakchott
Des chants kabyles
Des chants habiles
Des jardinets
Des mélopées
Des transistors
Qui criaillent
Des grincements
De Teppaz
Et faire pipi
Au fond de la cour

Et le brouhaha
Des poules
Et le cri fat
Du coq
J’ai sept ans
Pourquoi vivre
De l’autre côté
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Vague à l'âme : Poèmes, 1998-2001 de Eric Dubois
LA LANDE


Il faut comprendre
Les candélabres
Les étoiles saintes
Les sacrifices
Les mots offrandes
Et repentirs
L’espoir affleure
La lande
Les soifs ne cessent
D’en finir

Il faut comprendre
Le sable le sabre
Les femmes peintes
En haut des cuisses
Le sombrero qui sombre
Les fugues à l’étude
L’exemplaire
La loi du nombre
Qui excède
Exulte exsude

Comprendre
Attendre
Surprendre
Suspendre

Les éclats les états
La redondance l’abondance
Les repos les repas
Le hasard qui se cherche
A tâtons
La traversée du miroir
Revêche
Sans rime ni saison
Sans rire ni raison
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Vague à l'âme : Poèmes, 1998-2001 de Eric Dubois
FORET


J’irai
Dans ta forêt
Profonde
Lécher
Tes plaies
Armer
Tes sentinelles
Protéger
La veuve et l’orphelin
J’irai
Ramer
Dans tes ramures
Faire chanter
Tes seins
Secouer
Les escarcelles
J’irai
Dans ta forêt
Profonde
Lécher
Tes plaies
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Vague à l'âme : Poèmes, 1998-2001 de Eric Dubois
ARBRE



A Jacques Décréau





Arbre de vie
Arbre aux ailes
Déployées

D’infini

Arbre aux tresses
De bronze

Je t’observe nu
Mort

Ici s’écrit le Temps
La Voie

Qui se dresse du nœud
De souffrance

A la branche maigre
De printemps oublié

Je sais que tu
Refleuriras

SOLEIL !

Dans un soupir
De vent et de chaleur
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Acrylic Blues : Poèmes, 1998-2001 de Eric Dubois
REVES PARASITES/CRIS GHETTOS



Dans mes
Rêves
Parasites
Il y a
Des trafiquants
D’orgasme
En plein
Marasme
Crash
Blues
Crash
Blues
Des poumons
Kleenex
Il y a
Des robots
Mutants
Qui musèlent
La muse
Pantelants
Pantalons
Il y a
Des moutons
Sanguinolents
Des poissons
Saucissons
Il y a
Monsieur Chien
Et Madame Chienne
Sabre au clair
Pas très clean
Pas très clairs
Qui habitent
L’abîme
Pas de rime
A urine
Pas de rime
A latrines
Urine
Usine
Latrines
Latines
Dans mes rêves
Parasites
Paraboliques
Architectoniques
Pleuvent
Des camés
Transistors
S’ébouriffent
Des lesbiennes
Comédiennes
Gémissent
Des alcooliques
Egocentriques
En odeur
De sainteté
S’échangent
Des propos
Contrits
Confits
Pas de parade
Que des riffs
Que des riffs
Que des rixes
Que des rixes
Poignards
Et Monsieur
Chien
N’aime plus
Madame Chienne
Ils ne vivent
Plus
Dans l’osmose
Apothéose
Et Monsieur
Chien
Boit
Et Madame
Chienne
Aboie
Tous aux abris
Tous aux abois
Parasites
Sinusite
Tilt
Blues
Tilt
Blues
Plus de
Sitting
Home
Que de coups
Dans le dos
Que des cris
Ghettos
GHETTOS
+ Lire la suite
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Acrylic Blues : Poèmes, 1998-2001 de Eric Dubois
FREE JAZZ


A Pilote le Hot


Des filles soûles
Armées de panamas
Soleils

Panament à Paname
La douce

Quel panard !

Champipi champignon

Juché sur un tabouret
Un mutant muté là

Fonctionnaire fonctionnel

Arrose ses glandes sa glotte
De bourbon cul sec

Glou glou glou

Champipi champignon

Le magnétisme
On l’élève en vertu

Le magnétisme
De ces filles soûles
Est une pulsation électrique
Qui vous déchire le bas-ventre
Et vous tord la bite

Savent-elles que j’existe
Et que je n’ai pas la peste bubonique

J’ai pris ma tête
Et je l’ai posée là
Sur le comptoir

J’attends qu’on me masse
Le cerveau
J’attends

Champipi champignon

Peut-être bien
Que je la laisserai là
En souvenir
Ma tête


Pour l’instant
Je me clone sur le sofa
En buvant des cafés allongés

Et je taxe des billets
Pour le taxi
De demain matin

Champipi champignon
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Acrylic Blues : Poèmes, 1998-2001 de Eric Dubois
DOUTE DERIVE SEPARATION


A Marie-Isabelle P.


Je doute
M’épanche
Saigne

Dans la
Chambre
Eden

Enchaîne
Dis-je
A celle
Que j’aimais

Je doute
Pas de veine
Larsens

Jeu
Aveugle
Ferme
Les persiennes

Quels poux
Quelles teignes
Geignent
Au creux
De mon oreille ?

On se saborde
On déborde

L’ange miroir
S’est lézardé

Je doute
Que tu reviennes
Un jour

Je doute
De l’amour

L’horizon
S’est ensablé

Les questions
Macèrent
Mes mots butent
Contre la pierre

Chapeau
Le chapiteau
S’est envolé

Nos actes
Nos baisers

Nos secrets

Je doute
Que tu reviennes
Un jour

Je doute
De l’amour
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lepoetedelannee   24 mai 2020
L'homme qui entendait des voix de Eric Dubois
Quelques années, auparavant, je travaillais dans une société de marketing direct à Créteil. Employé de bureau, j'étais devenu, les derniers temps, la tête de Turc de certains de mes collègues, une victime toute désignée d'un bizutage intempestif. Rien de méchant, apparemment, pas de violence physique ni sexuelle, ils me considéraient comme un "ami ", qui fait rire, certes, un pitre dépressif, mais un "ami". Ils m'aimaient à leur manière et bizarrement, je les aimais. On passait même des soirées ensemble, le week-end, souvent. Pourtant, avec amour, ils m'humiliaient dans leurs jeux sadiques.
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Paris est une histoire d'amour: Récit de Eric Dubois
Voici notre entretien. Autour d’un crème, pour moi, et pour Frédéric, un cocktail ( j’ai oublié le nom ) dont il raffole.

- Bonjour Frédéric !
- Bonjour.
- Comment allez-vous ?
- Je vais bien. Et vous ?

Un long silence.

- Bien aussi. Je vous ai fait venir, Frédéric, car j’ai le complexe de l’écrivain.
- ?
- La peur de la page blanche et le refus d’être visible.
- ?
- Et je suis un poète. Autrement dit, je suis un pigeon malade.
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