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Citations de Eric Dubois (73)


lepoetedelannee   24 mai 2020
Paris est une histoire d'amour: Récit de Eric Dubois
Laure est une chic fille, avec qui je partage une sexualité exacerbée, nous ne sommes pas officiellement amants, nous ne vivons pas ensemble. Aucun contrat entre nous, aucune histoire donc.
- Ah, tu me fais mal !
Je lui fais pourtant du bien. Elle n'est pas toujours de bonne humeur. Qu'importe ! Nous nous aimons. Comme c'est romantique et c'est à tomber ! Elle me tance afin que je trouve du travail, devienne un écrivain riche, célèbre et beau aussi comme Frédéric Beigbeder, avec qui je devrais prendre contact.  Il y a aussi Thierry Ardisson, le mythique animateur télé.
- Quand ton roman sera écrit et publié, tu le lui présenteras !
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Lunatic de Eric Dubois
Les Buttes Chaumont. 3 heures à épier l'ombre. Rien de tel pour émoustiller la mémoire défaillante. Henri parcourt de long en large le parc. Des rires fusent de Lunatic. Brahms ou Mozart. Les arbres enserrent Henri comme le font les chasseurs à leur victime sans qu'il se soit plié, aux circonstances, pour autant, mais … Des traces consumées pour peu qu'on y croie...

Sourire. Les rayons du soleil. On a mangé. Moi, je l'ai trouvée fatiguée. Catherine ne m'a pas semblé soucieuse ou inquiète, de prime abord. Il faisait beau. Tout pouvait repartir.
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Lunatic de Eric Dubois
Il la connaissait. Je le savais, je l'ai toujours su. Il parle mais c'est faux. Du mauvais Boulevard .
Fatal.

Je l'ai déshabillée. Elle se laissait faire. J'ai tiré les rideaux. Un moment, j'ai cru qu'elle pleurait.
Moi, je la respectais. Je lui ai massé les seins. Elle m'a embrassé l'intérieur de la cuisse.
Mes seins ont durci.

Je regarde Catherine. Catherine couche avec cette fille.
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Lunatic de Eric Dubois
Qu'est-ce que je fais avec une fille qui me traînera dans la boue, au moment le plus opportun, quand je ne m'y attendrai pas ? Henri se lève. Boire de l'eau. Elle est jolie, mais elle ne devrait pas s'aimer autant... Je lui dis qu'elle est jolie. Aussitôt, elle différente. Elle le montre. Elle joue à être agréable.
A se frayer un chemin dans votre esprit, insidieusement, à susciter une certaine forme de panique, tu flippes ? L'angoisse...Comment la dissiper ? Elle se nourrit de certitudes, vous emporte, vous conduit à Lunatic, nulle part, terminus.

Peu à peu, votre esprit est un terrain vague, lorsque la nuit tombe comme un couperet. Elle habite une chambre de bonne. Je ne couche pas chez elle. Je suis de passage. Pendant qu'elle tape sur son ordi, parce qu'elle travaille sans cesse, elle ne s'interrompt que pour me dire de débarrasser la table, vider les poubelles, surchargées d'immondices. Henri regarde les photos. Le mégot . On ne s'habitue jamais à cette aliénation de tous les instants, confortable, quand vous avez du fric, dangereux, autrement, jamais, c'est la faute à pas de chance.
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Lunatic de Eric Dubois
Je lui donne à peine deux jours pour qu'il tombe amoureux de moi. J'étais sûre de lui faire de l'effet, de le provoquer. Grâce à mon body. Je suis pute, un peu pute. Va-t-il me donner de l'argent ? Ma copine me dit que c'est dangereux d'aguicher les mecs comme ça. Je lui ai dit que j'avais mes règles.
Il n'a pas bronché. Esquissé un sourire faux, extatique. Il était aussi stone que moi.
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lepoetedelannee   24 mai 2020
Lunatic de Eric Dubois
Il n'y a plus personne. On a dansé sur ça. Dansé. Cela ne te rappelle rien. Quoi ? On a dansé sur ça.Tu me draguais ET je ne te connaissais pas encore. J'essayais de te faire la cour. Rectification. Tes mains autour de ma nuque, j'ai craqué. Je veillais à ne pas trop te brusquer. Je n'attendais que ça, je ne demandais que ça. Alors, je t'inspirais plus que de la sympathie ? J'étais soûle. C'était où ? Chez Bertrand. L'été dernier. Comme la pub pour les préservatifs
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testgt1   12 mai 2020
Paris est une histoire d'amour: Récit de Eric Dubois
Je n’ai toujours pas compris ce qu’il s’est passé cette fameuse nuit. Je regarde le plafond de ma chambre en espérant y trouver une réponse. Il y a quelques jours, je suis allé voir un médecin qui m’a dit que j’avais besoin de repos, et qui m’a donné quelques jours d’arrêt. J’ai dû rêver cette soirée d’étudiants ou alors on m’a drogué, on a pris mes clefs, on est entrés chez moi, et on m’a mis dans ce lit. Je n’ai pas vu Milena, et je ne m’explique pas son absence ni, pourquoi elle m’a invité. Hervé me dit que je suis en train de traverser une zone de turbulences, peut-être une dépression. Milena ne m’appelle pas, et je ne suis pas sûr qu’elle m’ait appelé un jour. Je doute même de son existence et de la véracité des faits. C’est une histoire littéraire, cinématographique, un roman, un film, où je perds pied. J’ai appelé Milena, ça sonnait occupé. Alors, je suis allé sur le Net, les réseaux sociaux, et j’ai cherché sur Facebook : Milena Moreau. J’ai trouvé quelques homonymes, dont certains mal renseignés, sans photo. J’ai essayé Linkedin, Twitter et Instagram, rien trouvé de concluant. J’ai rappelé Milena, elle m’a répondu.
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testgt1   12 mai 2020
Paris est une histoire d'amour: Récit de Eric Dubois
Je me suis réveillé comme au sortir d’un mauvais rêve. J’ai marché dans la pénombre à la recherche du poste de télévision, en vain. Je n’ai pas ce genre d’appareil. J’ai juste un ordinateur portable. Mais alors, hier soir, que s’est-il passé réellement ? J’ai appelé Hervé, je lui ai posé plein de questions relatives à Milena Moreau, il m’a demandé si je n’étais pas fou, car, jamais, je ne lui avais parlé de cette jeune fille. J’ai écourté la conversation, et je suis sorti précipitamment, ma voisine de palier n’était pas une vieille dame avec son chien, mais un couple avec un enfant en bas âge.
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testgt1   12 mai 2020
Paris est une histoire d'amour: Récit de Eric Dubois
Je dois bien admettre que je ne connais pas Milena et que je me fais des idées mais c’est plus fort que moi. Plus fort que ma vie d’assureur, de bureaucrate penché sur ses dossiers, le regard perdu dans le cadran de sa montre. Je fais appel de temps en temps, au service d’une prostituée, qui travaille chez elle, en toute discrétion, parfois pour quelques caresses bucco-génitales, parfois pour le grand jeu, quelques heures d’une nuit étrange parce que nous ne sommes pas des amants mais elle une pute et moi son client, elle s’appelle Samia et elle est maghrébine. Elle est beaucoup moins jeune que Milena, la quarantaine, et elle n’a pas ses états d’âme ni, les mêmes origines sociales. Il arrive qu’on parle plutôt que de baiser. Et ces quelques minutes qu’elle ne me facture pas m’apportent beaucoup, et peut-être davantage qu’une histoire d’amour imaginaire avec une étudiante qui peut-être ne pense plus à moi et m’oublie. Mais Milena demeure une obsession.
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testgt1   06 novembre 2019
L'homme qui entendait des voix de Eric Dubois
Un ami, Roberto, qui était un habitué des soirées au pub L'Aveyron, avait compris que je n'allais pas bien . Je lui parlais de lumières, de Dieu, de nuit, de fin du monde. Il faut dire que je ne sortais pas mais que j'errais, de plus en plus, sans but précis, parfois les pieds nus sur l'asphalte, la nuit, pour moi tout avait changé, le monde, la latitude, le climat, les pôles s'étaient inversés, et je naviguais bien sûr dans un Orient imaginaire. Et il y avait ces lumières, criardes, violentes, ces couleurs vives comme sous l'effet d'une drogue puissante. Épuisé et ravi, je me laissais aller à des rêves faits en plein jour, parfois, j'avais l'impression de voyager dans le temps, et observais chaque époque au coin d'une rue, mes ancêtres traverser les passages pour piétons, et aussi des petits êtres qui apparaissaient et disparaissaient en un quart de seconde. Les odeurs nauséabondes me poursuivaient également, là, où elles n'avaient pas lieu d'être. Et enfin les voix, Élie, Élie, Élie qu'elles disaient, pas méprisantes, pas ordurières, juste entêtantes, insectes de l'aube et du crépuscule, à certaines heures, mais toujours de courte durée.

– Votre famille ?

Un de mes frères s'en est inquiété auprès d'un de mes amis. Le 1er juin 1996, je fus hospitalisé par demande d'un tiers, en l'occurrence, ma famille, et, avec mon assentiment confus.
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testgt1   06 novembre 2019
L'homme qui entendait des voix de Eric Dubois
– Ça a commencé comment ces voix, quand précisément ?

Je ne saurais pas déterminer avec précision. Ça a commencé par l'angoisse simple, diffuse, sournoise, sûre de son fait. Un jour de février 1996 un médecin est venu me voir chez mes parents : tachycardie, spasmes, l'impression de mourir. Depuis quelque temps, j'avais une grosseur au poignet gauche. J'imaginais qu'une tumeur sans doute cancéreuse allait me prendre peu à peu. Je voyais des lumières étranges, la nuit venant, des sillons en forme de croix dans le ciel, le jour, au passage des avions. Les automobilistes, aux feux, semblaient me regarder attentivement, de manière exclusive, le doigt sur la bouche, comme pour dire qu'ils faisaient silence et qu'ils n'allaient pas répéter autour d'eux que mon heure était de dire quelque chose d'important à l'humanité. Car j'étais devenu une sorte de prophète, la réincarnation du Christ ou Élie et j'étais persuadé d'avoir des origines juives. Tout cela dans une sorte de confusion délirante. J'entendais des voix me dire Élie, Élie, Élie... Je voyais sur les toits de vieux immeubles, des chats se transformer en cheminées et vice-versa. Myriam, ma petite amie de l'époque, essayait tant bien que mal de me suivre. Dans mon esprit, elle était Marie Madeleine, la pécheresse. La première nuit, nous eûmes l'impression de nous être déjà connus, dans une autre vie, ailleurs, il y a très longtemps, des milliers d'années. Étais-je Jésus ? J'avais le sentiment que le vieil immeuble qui abritait Myriam et ses enfants en bas âge, tantôt chez leur père, tantôt chez leur mère, avait été le témoin d'un épisode tragique de la Shoah, en 1942, l'arrestation d'une famille juive.
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testgt1   06 novembre 2019
L'homme qui entendait des voix de Eric Dubois
Mes vrais amis, je les voyais de temps à autre. Il y avait Julien. Babos Velvetien , rencontré début des années 90 dans un club de vacances pour jeunes, il pratiquait une sorte de nonchalance étudiée dans la consommation expérimentale de certaines drogues. Il parvenait toujours à rebondir, protégé par des parents qui veillaient à ce que ses excès ne le conduisent pas au bord d'un gouffre insondable. Il m'entraînait dans ses frasques hallucinées et nous refaisions le monde un peu à la manière de Don Quichotte et de Sancho Pança. À certaines heures, reviennent en surface de l'être, des souvenirs, qu'on pensait enfouis pour toujours. Il est des soirs où l'abîme est si proche qu'il faut un don d'équilibriste pour ne pas tomber. Mais certains soirs, la brise du monde est comme une écharpe étoilée. Il faut toujours avoir présent à l'esprit, le monde. La vie ne me remplit pas d'aise mais elle m'étourdit par moments. De Julien, je garde de bons souvenirs. Car Julien invoquait les esprits de la fête. Il avait ce charme étudiant qui attirait les filles insouciantes, pas encore entrées dans la vie professionnelle. Moi, cinq ans de plus, je retrouvais l'état d'esprit du lycée, ce que j'aurais aimé vivre alors mais que je n'avais pas vraiment connu, parce qu'empêtré dans la retenue et le retrait. Je ne regrette pas avoir traversé avec lui ces quelques années de navigation à vue.
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testgt1   06 novembre 2019
L'homme qui entendait des voix de Eric Dubois
La vie n'a pas de plan préétabli, de schéma directeur. La vie se charge de nous mener là où elle veut, sans qu'on y décide quelque chose. Tout est question de voix, et ça, les voix, je vais connaître, d'appels, ça aussi, de commandements internes (ou externes ?). Le fleuve cru emporte nos pessimismes, nos beautés retranchées et nos rêves essorés par un quotidien terne et sans événements majeurs ou si peu. Le fleuve contigu des années, métaphore usée pour désigner l'immobilité mobile d'un temps, en fait, fragmenté, concassé en blocs disjoints, en dehors de toute logique véritable, semble couler en nous, apparemment et on veut bien y croire à l'existence magique de ce palimpseste que nous pensons sans cesse écrire et réécrire. Comment (r)établir la vérité des faits ? Tout est confus. Je garde du passé une image fixe. je dois rassembler ça et là des morceaux épars pour tenter de consolider l'ensemble. Comment tout ça a commencé ? Le temps passé filtre les pas erratiques, les déconvenues. Comment tout ça est venu ? Une espèce de schizophrénie ? Allez, les médecins posent le diagnostic, on n'en parle plus, on n'a plus qu'à vivre avec, avec ça. Dis-je, en avalant un comprimé de 200 mg de Solian et un autre de 20 mg de Deroxat, comme tous les jours, cela depuis des années, le premier depuis vingt-deux ans et l'autre depuis quelques années. Ma vie est coupée en deux. Il y a l' Éric d'avant 1996 et l' Éric
depuis 1996. Je rappelle que la schizophrénie ce n'est pas un dédoublement de la personnalité. C'est, m'a-t-on dit, la personnalité qui se scinde en deux. En gros, la schizophrénie c'est la cassure, la fracture. Puis-je en dire plus ? Je ne suis pas médecin. La maladie mentale, c'est quelque chose d'imprévisible, dans une famille. Cela a l'air d'un lieu commun mais c'est vrai ! On ne songe pas un instant qu'un de ses proches va en souffrir. J'allais avoir trente ans.

Quelques années, auparavant, je travaillais dans une société de marketing direct à Créteil. Employé de bureau, j'étais devenu, les derniers temps, la tête de Turc de certains de mes collègues, une victime toute désignée d'un bizutage intempestif.
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